‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 88 sur 511 · VII. EXCLUSION AU CAP SUNILM · texte numérisé non relu

VII. EXCLUSION AU CAP SUNILM

Cette eicursion demande de 8 à 3 j.

Deux routes conduisent d'Athènes an cap Sunium, lune par le N. de l*Hyn>eUe,lt Mésogec, K'eratia et Thoricos ; l'autre par le S. de l'Hyraette, Van , Olympos et Le pian a. La première route demande 11 à 12 heures. On peut aller en voiture légère jusqu'à Keiatia (7 h. d- Athènes). La seconde demande 10 h. Ou passe!»

nuit à Legrana ou a Keratia. Nous conduirons le voyageur par l'une de ce» route» et nou» le ramènerons par l'autre

A. O'ATHÈNE» A SUNIUM PAR LA MBSOtttK, PORTO-RAPHT1, KERATIA ET TUOBICOS

On suit la route du Pentéliqne jusqu'à (30 m.) Ambélo-Kypos (F .

Excurs.î'. Laissant alors à gauche le chemin de Céphissia. on se dirige ver3 l'extrémité N. de l'Hymette, au pied duquel (r0 ni.) on rencontre une colonne de marbre blanc, avec une inscription du moyen âge. Le défilé qui sépare l'Hvmetie du Pentélique était gardé par deux dèmes importants :

Pallènc et Gargette. MM. Leake et Hanriot s'accordent à reconnaître la position de Pallène dans des ruines helléniques très-étendues, qui se voient à l'extrémité N. de 1 Hvmelte, sur une hauteur isolée, à gauche de la route, près de deux petites églises. -(iargette, où se trouvait Te tombeau o'F.ury«thee, est placé par les mêmes auteurs au ham. de Garitô, à 2 kilom. 5 au ;n.- E. de Pallène. -La position de Pallène en faisait une place importante; aussi fut-elle souvent le théâtre de luttes sanglantes :

Thésée et les Pallantides , Eurysthée et les Héraclides, Pisistrate et lesAlcméonides, y vidèrent leurs différends par les armes. C est * que Pisistrate gagna la bataille qui le mit pour la troisième foi»

en possession de la souveraineté.

,Rovte 4.J D'ATHENES

Au delà de Pallène, on entre dans la Mésogée; la route de cbars se dirige directement au S.-E-, presque en droite ligne, jusqu'à kératia (7 b. d'Athènes\ laissant à droite le v. de Liopesi (Pœania , patrie de Démosthène } ; puis Koursalaa (Sphettos). Plus loin, à gauche, est Marcopoulo (6 h. d'Athènes . l'ancienne Céphali , selon M. Hanrîot , station a*sez favorable pour ceux qui voudraient étudier en détail cette contrée.

Enfin, cette route, longeant le S.

du mont Mérenda, et passant près des v. Khalyvia de Kouvaras, et Kouvaras, atteint Kératia.

Mais à cette route directe nous préférerons une route un peu plus au X., qui passe par quelques localités intéressantes : c'est d'abord, à partirde l'angle N. del'Hymette, le v.de(30m.) Kharvati{ïlngnousj ; on y a trouvé récemment beaucoup "d'antiquités , notamment des sculptures et les restes d'un aqueduc. Traversant ensuite la Balana, petite rivière qui limite au N. la plaine de la Mésoçée, on passe par (25 m.) Paeangelaki, puis on entre dans un dénié qui semble avoir été fortifié. Toute cette contrée est couverte de chapelles en ruines. Laissant à droite Bala, on traverse (15 m.) Jalon, ou Gtallou; puis on laisse à droite Spata, et à gauche Vathy-Pigadi {Phréar, patrie de Thémistocle). — On arrive alors (1 h.; sur un plateau, naguère encore embelli dejardins, qu'entourent deux branches de l'Erasinus. et qui est regardé comme le site de Bran r on, cité représentée aujourd'hui par les deux très-petits v. de Palxo- Vraona et de (30 m.) Vraona. « Ce fut l une des douze villes de la confédération ionienne.

Elle était célèbre par le culte d'ArtêmU Brauronienne , dont le temple, à ce que pense M. Hanriot. occupait précisément la hauteur de Mereouriou, sommité située un peu plus au N., près du rivage, et où existe actuellement une chapelle de Si-Jean. On v remarque des débris considérables.

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