IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS
U caltare d» b canne à •uere, après divener altenatÎTes de hausie et
de biîsse provoquées par des coUures rivales, a produit, en 1871, la quantité énorme de 1 &30 508 kantars de sucre, sans compter b\ 613 charges de ^Éuneani et nse quantité représentée par une valeur de 2 551 915 piastres, soit plus de 510 000 îr. La culture et la production de la canne à sucre ont eoQ^dérablement augmenté depuis Tannée 1871, notamment dans les pro- Ttœes de Eénèh, Minièh, Payoum, Dakalièh, Charkièh et Béhérrah, et tout
itx prévoir que, lorsque cett^ culture se sera étendue dans le Soudan, la prodittion de TÉgypte pourra s'élever à plusieurs millions de kantars. MflOO acres de la Daîra du khédive sont plantés de canne à sucre, tt l'on eoopte 12 grandes sucreries en activité, qui sont pourvues d'un outillage très-complet emprunté à l'Europe. Malheureusement ces établissements ont été construits trop chèrement. Plusieurs ne se trouvent pas au centre des phntatlons, mais près du chemin de fer ou du Nil. il en résulte que la matière première, les cannes doivent être amenées de loin par des locomotiîes, ee qui oecasionne des dépenses considérables de charbon ; aussi plusleoTs fibriques ont dû être aJMtndonnées, et leur matériel précieux laissé »&s usage. Les comptes de culture ont été compliqués par une admiustntion défectueuse. Aussi le sucre égyptien, d'un prix de revient élevé, ubit-il la concurrence du sucre raffiné français, même sur les marchés in* âigènes.
Des améliorations importantes sont étudiées pour remédier au mécompte qaî l'est produit sur cette culture. Une grande amélioration a été déjiréali- ^ par l'utilisation des rebuts de sucrerie pour en faire des engrais, et par le oeilleur emploi des mégots ou tiges de osnne qui, maintenant, remplacent presque absolument le charbon, soit pour faire fonctionner les machines, soit pour évaporer le sucre.
&i 1872, U France a reçu d'figypte 243 886 kantars de sucre; l'Ângletene 100812 ; l'Italie 85 262 ; le reste a été répandu en Autriche et en Orient. L'exportation totale du sucre a été, en 1873, de 926384 kantars; en 1874, (ie 896835; en 187S, de 828000.
Milgré le succès croissant du coton et de la canne à sucre, la culture des céréales s'élèvie, dans la production, à un chiffre considérable, et l'année 1972, dans laquelle la production du sucre et du coton a atteint son maxi- ^^m, est aussi celle qui a vu exporter le plus de céréales. Sur 350000 acres. ^ la Daira du Khédhre, 120 000 sont oonsacrées à ce que l'on appelle la cflltore d'hiver, c'est-à-dire, les céréales et les légumes de diverses sortes.
1^ tableau suivant, dû à la statistique de M. de Régny-Bey, pour Tannée 1971, donnera une idée suffisante des principales cultures de l'Egypte et ^ leur rendement annuel :
Cotott (égrainé) 3007420 kanUrs.
Sacre (saere et mélasse prodoits) i sto SOS —
Socre — — SI 61S charges de chameaux.
Saere — — 3 S5l 9tS (valeur en piastres)
Blé 3 040455 ardebs.
Orge. 2156040* —
Mais sêîfe, ordinaire 3S02570 —
Ifalsnili 958997 —
]%ves... tS4e3S7 —
lentilles 307M4 —
174 EGYPTE MODJSRNE.
Dans un grand nomWe de piovinôes on s'adonna, en outrai à l'élèye des bétes de somme et des héin à laine, telles que taureauz, bœufs, vackies^ buffles, chevaux et jumeats, mulets, Anes, chameaux, moutons, cbèrres.
On fait un commerce considérable de poules, poulets et pigeons; réclosion artificielle des œufs s*obtiettt au moyen de fours établis sur une grande échelle; on comptait, en 1871, 603 fours à poulets, au moyen desquels on obtient Une couvée annuelle de plus de 10 000 000 de poulets.
S II. Industrie. — Les produits minéraux de TÉgypte en exploitation sont : le natron, le nitre et le sel marin (F. p. 67).
Le natron s'exploite dans la province de Béhérrah, en deux localités différentes : Terranèh et Hararah près Bamoughi. La quantité de natron extraite dans ces deux localités a été en 1871 de 6 410 140 oques.
La quantité moyenne de nitre brut produite annuellement par les Uuii nitrières du gouvernement est évaluée à 14 ou 15000 kantars de 100 rotolis (650000 kil.).
Douze salines sont en exploitation; elles occupent plus de 600 ouvriers, elles ont produit, en 1871,72211 ardebsde aeU L'etportation du selàDjedda pour Talimentation du Yémen, d'Aden et des Indes s'élève A près de 4 mil* lions de kantars. Une autre partie du sel est exportée par les caravanes jusqu'en Abyssinie.
Parmi les arts chimiques, nous citerons les teintureries, les fabriques d'amidon, les fabriques d'essences de fleurs^ telles que essence de roses, eau de roses, eaux de fleurs d'oranger, eaux de menthe, etc., — les fabriques de bougie du Caire produisent plus de 200 quintaux par an. — i^es presses à huile sont nombreuses au Caire et à Alexandrie ; on en trouve à Damiette, à Rosette, et dans les moudirièhs de Dakalèb, de Girgèh et d'Ësnèh.
Les environs du Caire et d'Alexandrie possèdent un grand nombre de moulins à vapeur, moulins à vent et mouttns à chevaux. Le gouvernement a au Caire et à Alexandrie une fabrique de biscuit et de pain de munition.
Dix-sept fabriques de sucre sont en exploitation dans les différentes provinoes et cinq en construction — les fabriques les plus nombreuses et les plus importantes sont dans la moudiriM de Minièh. Ces vingt^leux usines pourront produire annuellement 146000 tonnes de sucre; le prix moyen du sucre a été, en 1872, de 31 fr. 30 c. le kantar; la quantité de. sucre exportée par le port d'Alexandrie s'est élevée à 456 000 kantars. Nous avons donné, p. 173, les chiffres croissants de l'exportation de ce produit.
Les industries dos matières textiles, les fabriques de laine, îles filatures de coton et de lin, la fabrication et la vente d'un grand nombre d'objets confectionnés (voiles de femmes, coifl'ures en soie, couvertures algériennes, pantouflei en laine, tapis, bonnets en feutre, ceintures, manteaux en laine, toile à voile, toiles pour tentes, etc.), occupent au Caire et à Alexandrie un personnel considérable.
L'industrie des métaux compte un grand nombre d'ateliers au Caire et à Alexandrie : fonderies de fer, forges, ferblaïUeries, orfiweriet et bt/oulert'ef , thaudronnieries.
La part du gouvernement dans l'industrie des métaux est représentée par les établissements suivants, destinés à pourvoir aux besoins de la marine et de l'armée : 1* une fabrique d'armes à Alexandrie ; 2* un atelier de mou^
INDUBTBIE. — MONNAIES. 175
lÊge de euMKis an Oairv; 3^ une fonderie de canons au Cake; V une fkbriqse de carabinée ; 6* lee ateliers de la marine» eaToir : l'arsenal de r£tat i Alemidrie; i*ateUer des paquebots-poste à Alexandrie, Tatelier de Suez.
Les industries du cuir, les bois ouvrés, les arts céramiques et toutes les professions qui en dépendent alimentent de nombreux ateliers.
La papeterie de Boulaq, propriété de la Daira du kbédive, occupe environ 200 employés et produit annuellement 65 000 rames de papier*
la typographie a 5 ateliers au Caire, et 4 i Aleiandrie ; la iitbogrepbie, S atelier* au Caire. Les librairies de la capitale de TÉgypte sont au nombre de23.
Les abattoirs du Caire ont abattu, en 1875, 197 793 têtes de bétail.
$ 13. ■ooaaiea, poids et meforei. — Divisioaa du tempe — Un. décret du khédire, de l'année 1875, a établi en principe Vapplioation gradaelle da sytl^me méirique éMmiU firançais, en Egypte, en commençant par les administrations publiques et par la Dafra. Mais son application a été remise à plus tard à cause de la nécessité de fabriquer de nouveaux étalons. Le sysiteie actuel de l'Égyple, dont la trace subsistera sans doute encore bien des années après la réforme promise, est le suivant:
L*»iiei^ «wm^letre ^^plienne est la piaare, monnaie d'argent, du poids de l^'ydâ; elle vaut O'yt&S, soit à très-peu prè» 36 centimes de notre mon* aate; elle se subdivise en 40 paras*
Les principales monnaies d'or égyptiennes sont :
La guinée Ytlant leo piastres et 2Sfr. 92
La 1/2 guinée — 5e — et 12 H
Le 1/4 — — 25 — et < 48
La pièce de lo — t Se
La pièee de s — fl se
Ces deux dernières sont peu nombreuses et peu employées dans le commerce : on lee voit souvent dans la bijouterie, ou dans les cérémonies arabes, les noees, par exemple (F. jrcBiiff).
Les monnaies d'argent sont :
Le talari ancien Talent 20 piastres 10 paras et Sfr.ll
Le talari nooYeao (dit de Paris) IS piastres 30 paras et s 00
Le 1/3 talari, ekkilili le -- — et 2 89
Let/4talari — S — — et 1 30
La piastre 1 — — et 0 2ft
La 1/S piastre i/2 — - et 0 13
L«i/4 — 1/4 — — et 0 065
Les pièces de cuivre, sont :
De 20 paras, Talaat 0 fr. 13
De 10 — — 0 065
De 5 — — 0 032
Les sommes considérables se comptent par boursêty comme dans toute la Turquie; la bourse, simple expression de compte, est de 500 piastres et ^Hit ecmaéquemment aujourd'hui, d'après le tarif légal, à très-peu près, l»fr.
ÉGTPTE MODERNE.
Motmàiêt éiranfiêrêt. Le tarif légal, modifié depuis U dépiéolatton r^ cente de l'argent, établit comme 11 sait le rapport actuel des piÎBOipalea monnaies étrangères à la piastre égyptienne :
piastres.
paras
Pièce de l fr.
Pièce de S fr.
Napoléon d'or.