MŒURS. -* USAGES. -^ BAINS
apièi tof^Uas Tim da ees actes da porifleation da?anait néoMsain. Il senjt £utidieaz da déclarer ici les cas nombreux, inoonnus en Occident aux personnes les plus propres, où la purification devient un devoir. ÏL» se rattachent d'ailleurs aux détails les plus intimes et les plus secrets de la toi? Iett0, et ne sont connus du voyageur que par induction, lorsqu'une ciroon- «tuse particulière^ un voyage en mer, foit de la vie commune une véritable Qiecnîté. Bornons-nous à parier des tiains.
Ui keûif deviennent un centra de réunion et de conversation. Certains joan «I certaines heures de la journée (raprès-midi) y sont réservés aux f«iiae& Ces établissements sont ordinairement composés de trois pièces, l^fnmière, appelée rncflaM, sert de vestiaire; au centre, est» une fon- ^ÙK en marbre, alimentée par de petits jets d'eau; de chaque côté, court oetttmde en marbre, garnie de tapis et de divans : c'est là que l'on se <iHitobiUe ; une fois débarrassé de ses vêtements, le baigneur, la tète entourée d'une sorte de turban de coton, couvert depuis la ceinture d'une piiee de cotonnade serrée à la taille, hissé sur des patins en bois de 6 i S eentîBiètres de hauteur, soutenu par le garçon qui doit le servir, est oon- <iBit dans une seconde salle. Là, l'air est déjà saturé de vapeur d'eau à un àtpé élevé, et, dès cette première épreuve, quelques Européens éprouvent de ladii&ciUté i respirer. Un séjour de quelques minutes, pendant lesquelles on vous fjiit asseoir, puis étendre sur une grande table en marbre où i'«i procède à un massage superficiel, habitue à cette température; la neor commence à perler sur le visage ; on vous conduit alors dans une trtisitoe salle. La difficulté déjà éprouvée se présente ici plus forte; mais, comme précédemment, les premiers instants donnent seuls quelque inqutétsde ; on est conduit dans la partie la plus chaude de la pièce, auprès du foanwan ménagé au-dessous du sol et au moyen duquel l'eau se vaporise; <ians cette atmosphère, une transpiration abondante ne tarde pas à se détenainer; le garçon vous fait asseoir et commence le massage ; ce n'est pas sans angoisso ni sans douleur que le baigneur inexpérimenté aent craqtier, sous l'effort du masseur, les articulattona de ses épaules, de ses biu, et enfin de ses vertèbres. Mais on se rassure bientôt et, la transpira- ^Q croissant, la friction commence ; le masseur vous fait alors étendre % le marbre presque brûlant, et, armant sa main d'un gantelet de poil de diâmean, il passe cette sorte de rabot sur tout le corps, produisant ces rouleaux longs et grisâtres que Théophile Gautier appelle spiritueileuent des copeaux balnéatoires; des abluUons d'eau puisée dans un bassin placé à côté et muni de deux robinets, l'un d'eau tiède, Tautre d'eau froide, saivent cette opération; puis vient le lavage au savon, qui se fait au moyen «fane étoupe de chanvre ou plutôt de filaments de palmiers (lî/f), et aussi «Hnplet que possible; après quoi, on vous inonde d'eau tiède que l'on vous verte i grandes écuelles sur la tête, jusqu'à ce que vous demandiez grâce; A est libre alors de se plonger dans un bain d'eau tiède ou d'eau froide, selon les goûts ; le bain est terminé, et, traversant en sens contraire les tnxksitions de température déjà décrites, on revient à la place où l'on a déposé ses vêtements. Là, enveloppé de chaudes couvertures, moelleusement tUoagé sur le divan, ranimé par la limonade, le café, le tohibouck ou le urghilèh, on éprouve cet état particulier auquel les Orientaux ont donné le nom de Uef, sorte de rêverie somnolente dont l'expérience seule peut
SQO ÉaTPTB MODERNE.
faire apprécier les charmes; ce qui est oertaiOi c'est qu*on sort de là reposé, allégé et réconforté.
Cafés, ^ L'usage du café est général en Orient, surtout chez les musulmans : offrir le café et la pipe est Tacte le plus élémentaire de la civilité. On en consomme ainsi des quantités qui seraient excessives en Occident, mais qui sont sans danger en Egypte, grftce à la manière spéciale dont on le prépare. Le café, réduit en poudre impalpable, pur ou mêlé avec le sucre en poudre, est mis avec Teau dans une petite bouilloire en métal, que l'on chauffe rapidement Jusqu'à l'ébuUition. Cette simple décoction est immédiatement versée chaude dans une tasse très-petite avec le marc, que le véritable amateur avale en même temps. Ainsi fait, le café n'a pas le goût empyreumatique et la force du café préparé à l'européenne. La poudre, qui reste mêlée au liquide, répugne d'abord aux Occidentaux, mais on s'y fait rapidement, et on apprécie bientôt ce qu'elle ijoute de fin et de réconfortant à la saveur de cette boisson. Les petites tasses rondes en porcelaioe (findjan), dans lesquelles on sert le café, n'ont pas de pied et ne sauraient se tenir en équilibre; on les pose sur une sorte de godet ou de coquetier {surf), qui, le plus ordinairement, est en cuivre, et, chez les riches, en filigrane d'argent.
Les caféa sont très-nombreux en Orient ; l'acquisition du matériel est à la portée des industriels les moins riches. Ce matériel se compose presque uniquement d'un fourneau, de quelques cafetières en cuivre dans lesquelles se confectionne le café, de quelques tasses, enfin de pipes. Quelques tabourets eu paille fort bas, un divan circulaire ou disposé contre les murs, parfois établi en plein air, composent l'ameublement. Le local dans lequel ces cafés sont installés est ordinairement ouvert à tous les vents; les consommateurs se tiennent souvent à l'extérieur. Le café sert en môme temps de boutique de barbier; c'est là qu'on voit le plus souvent les Arabes se faire épiler ou raser la tète ou le menton.
La consommation du café et celle du tabac sont presque toujours simultanées; aussi croyons-nous devoir dire quelques mots sur ce dernier produit et sur la manière dont on le consomme. Ce tabac est de plusieurs espèces. L'expérience apprendra mieux que nous ne pouriions le faire les mérites divers de chaque qualité. Il est d'ordinaire débité par des Grecs, par des Arméniens ou des Syriens qui le tirent de la Syrie, de l'Asie Mineure et de la Turquie. Il se consomme le plus généralement dans des tchi' houekt, pipes dont le tuyau est composé d'un long bâton, dont le fourneau {lulé) est en terre rouge, et dont Tembouchure est en verre, en ivoire ou en ambre, suivant la fortune de leurs propriétaires. Chez les personnes riches, les tuyaux sont de jasmin ou de cerisier, et la monture d'or est quelquefois enrichie de pierres précieuses ou même de diamants. Toutefois il est à remarquer que depuis quelques années, par suite de l'impôt établi sur le tabac et qui en a plus que quintuplé le prix, l'usage de la cigarette tend à se substituer peu à peu à celui du tchibouck.
Le fMrghilèh ou chiehèh est aussi très-communément employé. Cet appareil se compose d'une carafe, d'une monture en cuivre sur laquelle repose le fourneau, enfin d'un long serpenteau en cuir serré par du fil d'archal, et terminé par Tembouchure. Cette manière de fumer a un charme particulier, mais l'excès peut avoir des inconvénients que nous croyons utile de signaler. Le