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MŒURS. — CAFÉS. -- BAZARS. SOI

taille ^étitl qui m famo dani le ntrg^Ué, le Umbéki, bien que lavé deux on trois fois immédiatement avint son emploi, eonserre encore des proprté« ^ tthê-ê/Aiyts dues aux principes qui le eomposent, et notamment à la beUadoae qn*ony ajoute en proportion notable.* L'aspiration forcée à lafidld oblige l'usage des narf^lés peut, en outre, déterminer une fatigue i{tt nous conseillons d'éviter en se bornant à fumer deux nargbilèbs ou trois •a plus dans la journée.

Le Itâddth, préj^aration enivrante du cbanvre, était encore fréquem**

Beat «ployé en Egypte il y a vingt ans. Il est aujourd'hui prohibé et on

uleesosume plus qu'en fraude. On mélange aussi souvent au tabac une eentioe quantité d^opium, qui rend l'emploi des cigarettes ainsi préparées Atigiatpottr les Kuropéens.

liisrv (le nom de bazar, adopté par les Orientaux, est un mot persan). -* le loxe des boutiques est absolument inconnu en Orient ; elles sont réanias dins des galeries couvertes au moyen de planobes ou de nattes Mnées à intercepter les rayons du soleil ; la lumière, tamisée à travers ce toit, laisse tomber un demi-jour fort apprécié dans ces pays de grand »teil; sasst les banrs sont- ils le rendez*vous fsvori des promeneurs et de} femmes; celles-ci s'y rencontrent en grand nombre, arrêtées devant l«i boutiques; chaque nature de produits a son quartier spécial; chaque nagtsin se compose d'une petite loge, dont la partie la plus avancée est gande d'une sorte d'établi en planches, ou le marchand est assis et d'où il peut aisément atteindre les marchandises disposées dans, des rayons à ses cMs et derrière lui. les marchés se font fréquemment sans entrer dans la bootique, oft l'espace et le jour manqueraient également; le plus souvent nftme, dans les anciens bazars, il n'y a pas de boutique proprement dite, H l'on s'assied sur la banquette à hauteur d'appui, à câté du marchand; Itslammes se tiennent debout; il n'est pas rare de voir le marchand yous offrir du café et du tabac.

Tous les magasins, même ceux des chrétiens, sont, au bazar, exclusiveloent tenus par des hommes. La rigidité musulmane ne supporterait pas daas une boutique la présence d'une femme.

Toutes les industries sont représentées dans les bazars des grandes villes, Repais le vulgaire épicier jusqu'à l'horloger et au marchand de pierres précieuses et de diamants; les richesses de ce dernier genre se rencontrent dans ctt boutiques de l'apparence la plus ordinaire. La fermeture des magasins i liea de très-bonne heure; elle se pratique au moyen d'un volet, qui, relevé il matin à l'aide d'une perche et accroché au-dessus de la boutique, est 'laiiBé le soir et fermé de ferrures et de cadenas.

frmntnades, — La plupart des grandes villes d'Orient ont, comme celles de l'Europe, dans leur voisinage, des localités oh les populations vont passer leoTi Jonrs de fête, le vendredi pour les musulmans, le dimanche pour les dirétiens. On sait le rôle que jouent à cet égard les cimetières de Constantinople, remarquables par leurs beaux bois de cyprès et l'élégance de leurs tombes de marbre doré. Il n'en est pas de même en Egypte. Les cimetières, litaés pour la plupart dans la zone des sables, ne présenteraient aucun ^^aent Les rives du Nil, les chaussées qui y conduisent, les planta- UoBs qui les avoisinent, et, dans les villes, des places plus ou moins vastes» ^nent de lieu de promenade.

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(Mre e6s lieux dé re&d««*TOtta populaires, de belles avennes, des Jardins à rearopéenne ont été orées et sont devenos le rendez-vous du monde élégant ; nous décrirons ces promenades ^vec les localités où on les trouve.

Il est souvent difficile de se promener la nuit daos les villes égyptiennes, perce que, en 'général, elles ne sont pas éclairées ; les règlements de police obligent i ne sortir cpi'aveo une lanterne, sous peine d*arrestation ; c*est une mesure utile, au point de vue de la sûreté publique, et d'aillenrs indispensable, car les rues seraient impraticables dans l'obscurité ; nous devons ajouter que les principales villes, comme Alexandrie et le Caire, sont aujoord*bui en partie éclairées au gax ; on peut sortir la nuit, sans crainte, dans les quartiers éclairés.

Anes et dniers. — Les ftnes sont la monture la plus usitée en Egypte ; employés pour les courses Journalières dans les villes et les environs, ils le sont encore d'une ville à l'autre, d'Alexandrie à Rosette, par exemple ; il est toujours utile, avant d'engager un âne , de faire le prix avec l'Anier. Celui-ci n'entendant presque jamais que l'arabe, a recours , le plus souvent, à un voisin, à un passant qui parle l'italien ou quelque peu le français et s'offre obligeamment à servir de drogman, i cette occasion. Dans tous les carrefours et places d'Alexandrie et du Caire se trouvent des ânes de louage, et leurs conducteurs vous les offrent à l'euvi, mettant leur monture en travers du cbemin.

L'&nier et l'âne, inséparables l'un de l'autre, sont les types les plus amusants de l'Egypte. L'inler est généralement un jeune garçon, souvent un enfant, vêtu d'une simple chemise nouée à la ceinture, à la mine éveillée, à l'oeil vif, agile et intelligent ; pour peu qu'on lui adresse quelques mots, son. visage s'anime d'un large et franc sourire, et il se met tout entier à votre disposition, nommant dans sa langue les particularités qui s'offrent sur la route, en s'aidant d'un vocabulaire bixarre, à voire usage, moitié arabe, moitié italien, avec quelques mois de français ou d'anglais* ; il suit l'âne en courant, l'excite de la voix par un cri guttural, oâ 1 oâl ikit ranger les passants et guide la béte en lui touchant la tête avec un petit bâton ; le voyageur n'a qu'à se laisser porter ; l'âne n'obéit guère qu'au petit ânier et celui-ci vous conduit sûrement à l'endroit indiqué; sa bonne humeur, son entrain, son agilité ne sont pas un des moindres charmes de ces courses aimées des touristes.

Tout voyageur de l'Egypte se rappellera toujours avec plaisir ce modeste et natf serviteur, toujours prôt à baiser avec respect la main du maître, toujours humble et soumis devant un mot de reproche ou de colère, toujours prêt à revenir le premier par un geste, par un regard affectueux, à l'instar du chien dont Buffon a si bien décrit l'inaltérable dévouement.* Pour peu qu'on prolonge son séjour au Caire, ou qu'on emmène un de ces âniers pour le voyage de la haute Egypte, on s'attachera de plus en plus à ce fidèle compagnon. Nous avons gardé, pour noire part, un souvenir attendri de notre fidèle Mansour, qui, pris dans les rues du Caire, nous avait suivi avec ses deux bêtes jusqu'aux cataractes. Tous les matins, au débarque-

1. NOUS donnons pins loin, à la fin du vocabulaire arabe, les expressions les plus employées des âniers et les plos néoessaires ponr qae le voyageur lal-même puisse Indiquer la direction, les haltes, les contre^marcbes.

MCBQRS. — ANfiS BT AMIBRS. S43

mMt on m CÊmfvmeni, dans la foale un peu nombraosa qui nous entou* nit, nom «ri Tm Mamour! le faisait accourir avae sas davz ânas toot har^ Biebés; l\m nous serfait de moulura, Taatra portait nos apparaila photognphiquas. Eu quelques jours notre bon ftniar avait appris à emballer d à détellar ces instrumenta déiiaais, à dresser le pied triangulaire, à Tis« ior ctà déviawr le» abambiM noires; il ne touchait qa'aTeo un respect re- U^îwii la boite aux objeoUfs, i telle qui contenait les glaces sensibilisées. &nu»aons besoin d'un personnage pour un premier plan, Mansonr courait K poster à l'endroit désigné, et dans l'attitude voulue, immobile comme un onikn. Sans la plaine de Thèbes, oonvarta par Tinondation, il entrait dans l'Miitduis la boue f usqu'à la ceinture pour nous frayer le diemin ; vouliona- IMS reposer quelquca-heures i l'abri d'une ruine, il savait, en un instant, dupoier à l'endroit le mieux ombragé, nos couvertures pour nous allonger, M na pour reposer notre téta : il veillait sur notre sommeil comme une aère lar son aniant. Voulions-nous escalader un pan de mur ou un ro« te, fOB genoa, sa main, son dos nous servaient d'esaabeau, et au milieu de tous ces soins pour le maître , l'àne n'était pas oublié ; l'àna , objet cousant de ses soins et dé ses caresses, recevait à temps sa pâture, sa boisno, ou, dédiargé de son harnais, il pourait aussi goûter le repoe, M ansoor Msl semblait n'en prendre jamais, et c'est encore un problème pour moi ^ avoir à quels moments oe brave garçon mangeait, buvait ou dormait pour réparer aas forces. Après ces journées de travail, un pourboire de IMlqaes firanes en sus de son salaire convenu lui arrachait des cris de joie ttdes protaslations de dévouement à ne pas inir.

Lh Inès de la basse Egypte sont de douces, vaiUantea et patientes bétes, <lû méritent l'antique réputation de lenr espèce : toutefois elles n'ont pas l'air abattu et humilié de nos ânes trop souvent maltraités. Sous leur élégant t^^nnis, les ànea du Caire relèvent la tète avec une cerUine fierté, Us se anbrsnt et piaflent quelquefois comme un cheval de race ; une (bis qu'on les t en&uieliéty ils partent aveo pétulance sans attendre le signal du cavalier, ^ c'est riaier seul qui se fait écouter de la monture. Leur trot fin et >^am est une allure pleine de douceur qui ne rappelle en rien les saccades ^>ntt^es de nœ ânes d'Europe. Leur course est rapide : pour un rien ils pnaaeat le galop; toutefois il faut fkire attention : bien qu'en général leur pied soit sûr, ils butent assez souvent des pieds de devant : il faut donc »otr la précaution de les bien tenir en bride, sans jamais abandonner les f^iMs, et d'engager seulement la pointe du pied dans l'étrier, de façon ^j si une chute a lieu, on puisse se retrouver aisément sur ses pieds. Si ^ ^gege un Ane pour une longue course, il faut, autant que possible, le f^oir la veille, et avoir l'œil à ce qu'il soit bien reposé et bien nourri* ^ ânes d'Egypte sont habitués au sable du désert et servent pour toutes les courus de la | vallée du Nil, comme pour celles de la ville. On peut se ^r à eux et â leur guide, mais il fiuit avoir soin de les faire boire de temps m temps^ et ne pas les surmener. Un âne ne doit pas ûùre plus de deux heures ou deux heures et demie de marche sans repos : il est bon alors de lui sGcorder au moins vingt minutes, de lui faire donner de l'eau, si cela est possible, et au moment on l'on descend de selle, de lui faire enlever son harnais. Le hanaîs se compose le plus souvent d'une selle bien rembourrée de joQcs étendus horixontalemant, et recouverte d'une tepisserie asses sem-

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blàUeàun tapU de gros caiieyu et bariolée de vires eottleurs; d'une bride, dont on devra, avant tout, éprouver la solidité; oette dernière reoomman* dation doit surtout s'appliquer aui étriers , sur lesquels il ne fkudra jamais s'appuyer : les étriers n'ont d'autre but que de soutenir les pieds à une hauteur convenable ; prendre sur eux son point d'appui, c'est se vouer i une chute certaine. On doit aussi recommander au voyageur de se tenir sur l'arrière de la selle, le corps droit, rejeté un peu en arrière; car le centre de gravité doit porter, non sur le milieu du dos^ mais sur le bipède pos* térieur de l'animal.

Les femmes du pays, fellahines, arabes, levantines et grecques même, montent à àne à califourchon comme les hommes. Pour les Européenne», un semblable train n'étant pas de coutume, il est boa de savoir que les selles ci-dessus décrites ont à l'avant, au-dessus des arçons, une proéminence assez recourbée pour pouvoir toujours et en tous cas servir de fourche. Une Française un peu hardie peut donc, dès son arrivée en Egypte, monter sur le premier âne venu et s'y maintenir aussi bien que si elle Mait assise sur une selle à l'anglaise.

Chietu, ektvmum, vaiiurts. — Les musulmans traitent les animaux avec une grande douceur; comme dans tout l'Orient, un nombre ooosidérabie de chiens errants vivent et dorment sur la voie publique, sans que personne songe à leur faire du mai. Ces animaux vivent en Ikmille, et un chien étranger est infailliblement dévoré, s'il pénètre dans un quartier qui n'eat pas le sien. Ils s'entr'aident pour se défendre contre leurs ennemis communs. Ils font l'office des balayeurs des rues en dévorant tout ce qui est mangeable dans les immondices, les résidus de boucheries, etc. Au reste, ces diiens sont d'une grande douceur et n'attaquent pas les hommes, bien qu'ils aboient quelquefois d'une façon menaçante. La vue d'un fouet, d'une pierre surtout, les met en fuite. Les musulmans voient avec déplaisir qu'on frappe ces animaux. La rage n'est pas, comme on Ta dit, inconnue en Orient, mais elle est assez rare pour que oette quantité de chiens errants n'offre pas de dangers. Il y a une punition pour ceux qui maltraitent les animaux; qui tue un chien doit fournir une certaine quantité d'huile pour la mosquée; qui: tue un chat doit fournir des balais ; les oiseaux volent librement dans les mosquées, ils font leurs nids sur les corniches et on les voit venir saisir des brins de paille, à terre, à côté des croyants; les ibis et les garde-bœufs sont respectés dans les champs; une des mosquées du Caire a reçu un legs pieux, destiné à nourrir les chats ; à l'heure du repas, ces animaux s'y rendent de divers côtés, et le cheikh lui-même préside à la distribution; les jeunes fellahs n'ont pas la sotte manie de prendre les nids des oiseaux.

L'Ane est la monture habituelle de l'figypte (F. p. 2(tt), mais on y trouve aussi d'excellents chevaux, montés par de bons cavaliers ou conduits par d'habiles cochers; l'Européen se fait difilcilement aux anciens harnais des Arabes et surtout à leurs selles étroites et dures, comprises entre deux proéminences, antérieure et postérieure ; les étriers sont de vastes plaques quadrangulaires de fer battu, sur lequel on peut poser tout le pied; leur angle postérieur sert en môme temps d'éperon. Aiqourd'hni les harnais européens, selles, brides et étriers à l'anglaise, se trouvent à peu près partout en Egypte. Les anciennes voitures turques ne sont plus employées ;

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