Le reïs ne devra prendre à bol marchandises ni voyageurs
Signatures.
jours de l'art. 5, M. N... n'aurait pas à en tenir compte an réïs.
7. Le propriétaire du bateau n'a droit à aucun dédommagement pour les accidents qui pourraient sur\'enir pendant le
Les barques qui naviguent sur le Nil varient de forme, de grandeur è nom. Les plus grondes, djerms (prononciation égyptienne guerm), ne vent guère que durant Tinondation, ou pour les voyages d'Alexandrie ports de la Méditerranée. Elles jaugent depuis 800 jusqu'à 2000 ar^ et plus. Elles ont deux mâts et deux grandes voiles latines, comm^ généralité des barques du Nil. Le màdil, appelé aussi kiyâs, ne dij de la djerm que par de moindres dimensions.
On distingue encore le macLSch^ barque de transport pour les marct dises et les bagages, et la daJiabièh proprement dite; celle-ci est la vét ble barque de voyage sur le Nil; le ghareb est une petite dahabièb| mot cange {kanghèh) est le nom turc de ces mêmes barques.
Le prix de location d'une barque se règle sur sa grandeur et son équ ment, et aussi sur l'époque de Tannée. Une barque très-grande et parf^ ment tenue, coûtera de 12 à 15 et jusqu'à 1800 fr. par mois. Les plus gantes atteindront même un prix exorbitant de 3, 4 et jusqu'à âOOO fr. mois. Unedababièh de 200 à 250 ardebs, plus simplement équipée, ne tera en décembre que de 8 à 900 fr.; mais en octobre et novembre, on i payera pas moins de 1000 fr. En janvier, où le nombre des voyageu beaucoup moindre, on pourra trouver une barque au prix de 500 fr mois. La barque, ghareby (4 liommes et un reïs), se loue 300 fr. par La solde de réquipage est comprise dans le prix ; mais il est d'usa donner un mouton à Syout et à Ësnèb ou à Àssouàn, et d'accorder un^ gère gratification, que les matelots réclament en arrivant dans toulQ villes. Le bagbcbich de l'équipage ne devant pas dépasser 60 à 80 fr. en I il faudra proportionner à cette sonmie ce qu'on donnera chaque fois, t d'usage d'inviter le reïs à dîner de temps en temps; il est très-sensi] cet honneur. On fait un contrat particulier avec le drogman, en tan( drogman, lui payant une somme convenue pour le voyage (soit 500 fr. | deux mois) et un salaire prévu pour les jours qui dépasseraient le t^ convenu (soit 20 fr. par jour); il s'engage à fournir les meubles, le linj table, de toilette et de nuit, et les ustensiles de cuisine.
Reste rapprovisionncment. Les indications suivantes sont une m^ convenable pour trois personnes et un voyage de huit semaines. Beai^ de drogmans remplissent en même temps l'office de cuisinier ; autreq il faut en engager un, qui coûtera de 100 à 120 Ir. par mois.
ApproviaioancmMit d'une barqae
PODR TROIS P£RS0NN£a £T UN VOYAGE DE HUIT SEMAINES.
Poules, œufs, beurre, vi.inde de ton et de bœuf. — On ne fer sortes de provisions que d*uo4 tion k une autre.
2 oka de pâte d'abricots.
1 — gros raisin sec.
1 — amandes.
1 — prunes sèc es.
300 oranges.
20 oka de riz.
i;i — macaroni et vermicelle.
30 farine de froment pour le pain.
18 — pommes de terre.
2 — haricots blanc&.
2 — lentilles.
6 — ognons.
2 ' orge mondé.
~ gruau.