‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 130 sur 408 · PLANS POUR LB VOYAGE DQ NIL · texte numérisé non relu

PLANS POUR LB VOYAGE DQ NIL

f» ciifoos.

Chocolat, sucre, café, thé.

1 ^acoD de saace à poisson.

^ utiles de conserres de Ugumei verts.

l okilaud iee.

f-teiagcs.

• lia Je biscuits.

I i' rss de sel blanc (dans une botte

38 fer-blanc).

É:,ces,poiYre,etc. , * '-ii éi S4Ton pour le linge.

• --'ti^ dliaile d'olive.

• ii chuile k brûler.

3 — moutarde.

120 bouteilles de vin.

20 — bière.

8 ^- eaa-de-Ylc.

t — rhum.

k oka de bougies.

6 ~ tabac djébeli. Cigares.

Tasses & café turques et ordinaires.

Assiettes, plats, couverts, etc.

Linge de lit, de Uble et de toilette.

3 flambeaux, i lampe.

Ne pas oublier, pour les achats dans les villages, un sac de 500 piastres en > iieilies de vinaigre. 1 petites pièces,

'«^iîs de sardines. I Report... 3600 fr.

jc??3icDt et provisions, env. 1800 fr.

j^*' El de la barque pour 6o j. 1800 à\i drogman, s'il remplit

BÉSl'MONS CES DÉPK.N'SES:

aussi l'ofûce de cuisinier 80C

Provisions achetées en route... 300

Guides, montures, baghch., etc. 3oo

A reporter... 8600 fr.

Total pour trois personnes.. 5000 f.

^ peut toutefois réduire cette somme avec quelques exigences de ^' quant au nombre do matelots (6 suffisent à la rigueur), au nombre des

; Xi on est pressé par le temps, il faut faire prix pour le voyage aller P^ii, et non à tant par mois, car alors l'intérêt du rei's serait de perdre

Mm de règle qu'en remontant le fleuve, les descentes i terre pour vi*

'^ monuments sont subordonnées au vent. Si le vent le permet, ou

•«J ne presse le voyageur, on visitera en allant les localités d'un inté-

ifctndaire, plutôt que Thèbes, qu'il est bon de réserver pour le retour,

<<} consacrer autant de temps que* possible, outre qu'après celles-ci,

[^ires ruines perdent de leur intérêt, au moins pour le plus grand nom-

^ voyageurs.

pourrait étendre beaucoup les recommandations; mais il faut laisser uc chose à la réflexion et aux circonstances. Il est cependant une Uion qu'il est indispensable d'indiquer ici; quoi(iue la navigation du • îoii pas, en général, périlleuse, elle est sujette cependant à des coups '^■it subits, surtout à certains tournants, comme au Djebet-el-Tair, au ^■-Abou-Faîdah ; il faut exiger constamment, et avec la plus grande ^•li'. que la corde de la voile appelée shoufoul ne soit pas attachée et ^'i:« khâlass (libre). C'est pour avoir négligé cette précaution que plu- ^'' ^ yageurs ont eu le malheur de faire naufrage sur le Nil. ^J-'f-t à lattitude morale que l'on doit garder, elle se résume en deux '«Maintenir son autorité ^vis-à-vis de l'équipai^re, tout à la fois avec "^'«elavec justice. On fera bien aussi de ne jamais laisser ses hommes **'i^her sur l'article très-essentiel du lavage journalier et de la propreté ta.-que.

-.^îues voyageurs ont pu, dans ces dernières années, faire un voyage ^''^' ^n allant par les bateaux à vapeur jusqu'à Assouân, et faisant dans ^ marque particulière le voyage de la seconde cataracte. Ce système de- ^' l.'e recommandé surtout aux personnes, qui se proposeraient d'aller

. jusqu'à Dongolah, ou Rhartoum, et de faire de la Nubie, l'objet princip: leur voyage {V, IV* partie). Si au contraire, on ne doit pas dépasser Ou; Halfa, cette combinaison ne nous parait pas présenter grand avantage les bateaux à vapeur. Les monuments de Assouàn à Ouady-Halfa, s pour la plupart, moins intéressants que ceux de la lliébaîde. C'est tout dans celle-ci qu'il importerait d'aller lentement. Espérons que ( un temps rapproché, l'ouverture du chemin de fer jusqu*à Kénèb m liera entièrement le voyage de la haute Egypte. On pourra sans d( alors se rendre directement du Caire à cette ville, où commence seulen la région des grands monuments, et ne prendre la barque qu'à partii cette région, évitant ainsi l'interminable voyage en barque de Boulai Kénèh, qui parait déjà long à la remonte même en bateau à vapeur serait toujours temps de détailler les bords du Nil à la descente, le qu'on n'aurait plus qu'à se laisser porter par le courant.

Voyage dans le désert, au Sindi ou aux Oasis, — Ce voyage ne ressem

en rien à celui dont nous venons de nous occuper. Au lieu des embaii

lions du Nil, c'est au navire du désert qu'il faut avoir affaire. Nous h^

déjà parlé du chameau et du dromadaire au point de vue de l'histoire i

turelle (p. 49*50), et nous avons indiqué (p. 205-207), la manière démon

ce singulier animal. 11 nous reste à compléter ces indications pour le voj

geur qui devra en faire usage dans les voyages spéciaux dont nous D<|

occupons en ce moment. î

D'abord, pour entreprendre un voyage à dromadaire au Sinaî ouaj

Oasis, il faut s'en rapporter entièrement à l'expérience des gens du pa^

La civilisation européenne n'a rien à voir avec l'équipement de cet ania

qu'elle ne connaît pas. On fera donc bien de s'en rapporter à un bon d(^

man, lorsqu'on aura des références suffisantes sur son honnêteté et sa cap

cité auprès des consulats, pour le choix des montures et de leur harnacbi

ment. Un voyageur émérile dans ce genre d'expédition peut seul avoir i

prétention de choisir lui-même ses chameliers et ses montures. Il aura ce

tainement alors une économie d'argent à choisir des chameaux à Stt<

plutôt qu'au Caire, mais il faut bien se tenir en garde contre les erreurs i

ne pas trop présumer de ses connaissances personnelles. Tout au plus pcu|

on choisir soi-même le dromadaire ou hedjtne (prononciation égyptienij

^guîne), que l'on devra monter. Le voyageur fera donc mieux en géoera

une fois son homme de confiance trouvé, de s'en rapporter à lui potir 1

choix de» botes, des serviteurs et le matériel du voyage; il n'aura à stipu

1er avec lui que les exigences auxquelles celui-ci est tenu de satisfaire

Sous ce rapport, nous recommanderons au voyageur d'être modeste. H ]

a vingt ou trente ans, celui qui entreprenait un voyage au désert se ré

signait d'avance à certaines privations, notamment à celles du vin et de i^

bonne chère. Il comprenait que la sobriété était nécessaire dans des cxcuri

sions oii il faut emporter tout avec soi, jusqu'à Teau potable, ju&qu'à l'ea^

des ablutions. On se contentait pour dormir, du matela^ garni de cuir sol

l'une de ses faces et que l'on étendait par terre sur des nattes. Aujourd'hui]

on veut emporter toute une cave, on se munit de liis de fer, de tables, d^

chaises, etc. Tout cela est possible en multipliant les bétes de charge, en

payant très-cher tout ce luxe : le voyage, loin d'y gagner en agrément, y

perd son charme spécial, son caractère d'etrangeté, ainsi que sa liberté

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