VOYAGE DANS LE DÉSERT
Uum. Que le voyageur sache donc se restreindre, on dort fort bien sur IlsaieJas étendu à terre sous la tente; on vit très-bien de provisions trèsta^ auxquelles on peut ajouter de temps à autre un mouton ou quel- ^i^JaiUes achetées chez les Arabes; enRn, et c*est là le point capital, I^niàe conseille de renoncer au vin au moins le'matin et toute la journée, Cf.9ifsiiiictù>n générale, hygiêrui), cette boisson devant être réservée pour leKfBflu soir.
^ irons décrit la selle et le harnais du dromadaire (p. 305), le voya-
P^ i^rendra rapidement à s*y tenir à Taise pendant le voyage, î y
^'^ A position; des femmes ont su le faire sans grande difficulté
■^^GasparîD, Miss Martineau, et bien d'autres). Au harnais de
^■«Kàiimadaire, le voyageur apprendra bientôt à suspendre les objets à
*^ «ttse personnel, armes, instruments d'optique, sacoches remplies de
^^(lilbums, etc. Les précautions contre la soif sont do première im-
f'^3^, et tandis que les chameaux de charge porteront la provision d*eaù
** <ie larges outres (^Gerhèh), ou même dans des barils pour Teau ré-
*^ à la boisson des voyageurs, le touriste lui-môme fera bien d'avoir
^ ^ propre monture un petit tonnelet d'eau, et quelques gourdes ou
W^ recouverts d'osier (préférable aux zemiemiyèh, ou sacoches de cuir,
^K2imuniquent un goût désagréable à la boisson). On remplira ces vases
^^^ citron, de spiritueux, de café concentré, pour couper la crudité
^' Aj. Le café étendu d'eau est la boisson par exccllGnce, celle qui désal-
'^^aueux, celle qui tonifie el modère la transpiration.
^'^ U pharmacie de voyage, pour les vêtements et la coiffure, voyez no-
> Mflniclion générale :
P voyageur n'a pas à s'occuper de l'équipement des chameaux de charge.
■^^^ténel spécial consiste dans une tenle ou deux pour les voyageurs,
*^e lente pour les serviteurs ; une cantine pour le service de table, les lits,
^«issesde vivres, les provisions, l'eau, etc. Quelques voyageurs em-
^^"teotdes volailles vivantes dans des cages.
^ Qoaibre des serviteurs varie naturellement selon le nombre des voya-
^«îrs et celui des chameaux. Chaque voyageur a sa monture» ainsi que le
f^^iin. Le nombre des chameaux de charge varie selon le bagage que
^^^ exporte. Les chameliers vont à pied à côté de leur bête. Le cuisinier a
^T^Tenacnt un âne, quand le voyage permet de se servir de cet animal.
"^ traités relatifs à ces voyages doivent être conclus au Caire ou à la
''^^^ Il plus voisine, devant le consul. Il faut bien stipuler les prix et les
^'^Uo&s que l'on demande. Les prix varient naturellement selon les exi«
^cesdu voyageur. En moyenne, dans une excursion de quatre voyageurs,
* Pfjx sera de quarante francs par jour (vins non compris), parce que
^^^penses se partagent. Un nombre moindre de voyageurs paye relative-
?*^Plus cher. Une excursion de 20 jours au Sinaî, faite en 1875, a coûté
*jfr. pour un seul voyageur, soit 90 fr. par jour. Le baghchich du drog-
^"^ et des chameliers est en sus. 11 est d'environ 100 fr. par mois pour le
^'«ûan, de 20 fr. pour le cuisinier, et de 5 à 10 fr. pour les autres. On
*^e ordinairement un baghchich collectif aux chameliers.
mi un voyage au désert, plus encore que dans le voyage sur le Nil, le
''5'*Reur doit avoir soin de garder une dignité froide, pour maintenir son
, ''^'^^^ morale.
246 KGYPTE MODERNE.
Nous donnerons, pour chacune des excursions que nous décrirons ptf suite, les indications particulières qui pourraient s'y rapporter.
§ 4. Saison favorable, hygiène, impression générale. — La m leuro saison pour visiter l'Egypte est l'automne ou l'hiver. On peut m la basse Kgypte à peu près en toute saison, sauf en été, où les chalc sont trop fortes, et où le pays est couvert par l'inondation. En ocioLn novembre, les grandes chaleurs sont passées, et l'on aura le spectacle rinondation à sa période dér.roissanle. Le voyage de la haute Egypte i être fait de la fin d'octobre à la fin de mars au plus tard. Comme la p mière partie du voyage doit se faire à la voile, en remontant le fleuve faut éviter autant que possible l'époque oîi régnent les, vents du sud (ma juin) qui rendraient le trajet interminable, et surtout les mois de mai et juin, qui sont les plus exposés au khamsin et au iemoum. L'époque cli sie pour voir l'Egypte doit, du reste, se combiner avec les projets uIutc: du voyageur. Si, par exemple, il se propose de visiter ensuite le Sin:î la Syrie, il devra revenir de la haute Egypte à la fin de février; consac*»^ mois de mars à la péninsule arabique, pour arriver en avril dans la M* tine méridionale. Réciproquement, le voyageur arrivant de la Pales:]'? ^ du Sinaï, devra être au Caire vers le milieu de janvier au plus tard, et p tir immédiatement pour la haute Egypte. Le moins que l'on puisse d'oa à l'Egypte proprement dite, c'est deux mois. Les voyages au Fayoum. '» Oasis ou au Sinaï doivent être comptés en sus. Le printemps, mars, .V'f est la saison du voyage au désert; en hiver, il faut y craindre des f.oJ souvent très-vifs, et en été, la chaleur excessive.
C'est surtout en Egypte que le voyageur devra suivre dans toute » ' gueur les règles d'hygiène posées dans notre introduction générale. Il '< vra se garder de l'extrême chaleur, en ne s'aventurant pas au soleil r • danl les heures chaudes du jour y éviter les coups de soleil, qui pcir.'!Î être mortels, en se couvrant avec soin la Icte d*un épais tarbuuc:.. < même, dans la haute Egypte, de plusieurs tarbouchs superposés, et en '""J brageant le front, le cou et les épaules sous les plis d'une épaisse koufî '"'i se prémunir contre l'éclat de la lumière et contre les ophthalmies en p 'I tant des conserves bleues, ou un voile de soie vert ou bleu; porter de \ flanelle sur la peau, et surtout une ceinture sur le ventre, pour éviter Ij refroidissements brusques et la diarrhée ; combattre celle-ci dès le Jt^'^ comme la dysenterie et la fièvre intermittente. (F. Introduction générale C'est surtout par une alimentation modérée, par des vêtements cntr»-''.* naat une température égale et douce qu'on en préviendra l'invasion- L< personnes malades de la poitrine qui viennent demander au climat cliau et égal de rÉgyplc une guéri son attestée aujourd'hui par de nombreux sni ces, devront se diriger comme il suit : arriver en Egypte vers la fin de >^î tembre, et s'installer au Caire jusqu'à la fin d'octobre; les malade"*, M^ n'ont encore qu'une atteinte légère, pourront môme, sur l'avis des m^' -^ cins européens du Caire, se contenter du séjour de cette ville, où l'i^^^'*^ se marque à peine par deux ou trois semaines de pluie. Mais à un d( v'î plus avancé, le climat du Caire serait insuffisant; à partir de novembre, i faut se rendre dans la haute Egypte, passer l'hiver sur une cange conlor tablement équipée, et s'installer à Louqsor, à Assouàn, etc. Dès le rQ'^> d'avril, il faut être revenu au Caire, et retourner proraptement en Europ