KOVTZ 6] ASPECT GÉNÉRAL. — PLACE
□archiode), remplis do tout ce qui sert aux accessoires maritimes^ toile i vAle, cordages, etc.; puis, à g.
de vastes chaatiers de bois de chaufive et de construction; un poste ^ police, la douane, le bureau des ^i?se<ports, des entrepôts pour les :iu:cbaodises ; les bureaux, halles et <'^i^ des diverses compagnies de ct^iè>iion à Tapeur, anglaise» franî4.^,iolrichienne.
i^ que Ton a laissé derrière soi
'^ t-^ et la douane, on entre dans
^ rJle; le quartier turc, que Ton
pircourt d^abord, présente à peine un
^'aclère oriental. Sans les moucha-
alis des fenêtre^, les maisons res-
^mUeraient à celles de Tltalie mé-
fiionale et de TEspagne. Quelques
Cdatumes arabes, quelques chameaux
yiûoncent bien qu'on est en pays
Qjdulman, mais plus on avance,
plus on reconnaît Tinfluence euro-
;*e«nne, qui prédomine aujourd'hui
JiDs cette ville.
l^s maisons de ce quartier sont d'apparence chétive, trisie et misé- ^le, les rues étroites et assez mal (^treteoues. Mais dès que Ton a Çwilé, en tournant à dr., cette ;*eiuiere rue, on entre dans la rue K'dnque : celle-ci est beaucoup plus ^ifflee et plus commerçante que la P'emière : on s*aperçoit déjà que peu ^ Villes présentent à l'œil un tafôau aussi varié de nationalités, de 'ongage, de costumes, de mœurs iïi'Aleitndrie.
La me Franque ne renferme cer-Qdaat rien en elle-môme de bien Remarquable : il s'y trouve beaucoup •"'ûorlogers et de bijoutiers. Nombre ^^ ceux-ci sont italiens et rivalisent 'dire&se avec les Orientaux dans la ^^iitection de ces ornements légers '^ filigrane d'or et d'argent, fort ^préciés des Européens. C'est la '^ule rue d'Alexandrie qui renferme ^^core quelques-unes de ces bouti- ^^i comme on en trouve tant au ^estein de Stamboul, et où s'en- ^Qt, sur les tapis de l'Asie Mi-
neure, les burnous rouges brodés d'or ou à rayures soyeuses, les poignards damasquinés, les ambres façonnes en colliers et en embouchoirs de tchibouks , les knuffièhs et autres produits de l'industrie orientale.
La rue Franque débouche sur la place Méhémet-Ali ou place des Consuls , vaste parallélogramme , orienté du N. 0. au S. E., et qui mesure 400 met. de longueur. Elle est garnie de larges trottoirs, de deux rangées d'arbres, protégées par des bornes que relient des chaînes de fer, et de deux bassins à jets d'eau aux extrémités; elle porte, à son centre, la statue équestre, en bronze, de Ifehémet'Ali, élevée sur un piédestal do marbre. Le régénérateur de l'Egypte est représente dans le majestueux costume des anciens Turcs avec le turban, dans l'attitude du commandement. Cette statue, bel ouvrage due à M. Jacqucmont, a figuré à l'exposition de Paris en 1872. La place est le centre européen d'Alexandrie et le lieu où l'on se rencontre et où Ton revient incessamment. Les maisons qui l'entourent ont malheureusement peu de caractère : ce sont des hôtels, des banques et des consulats.
11 y a quelques années à peine, cette place formait une vaste esplanade nue, poudreuse, brûlée par le soleil en été, fangeuse et inondée, l'hiver; de récents travaux en ont fait, comme on vient de le voir, une promenade agréable en tout temps.
Les bassins qui la rafraîchissent, et en ornent en même temps les deux extrémités, sont entretenus par le vasic système de distribution des eaux d'Alexandrie, dû à un ingénieur français, M. Cordier, et qui fournit à toute la ville de l'eau empruntée au canal Mahmoud! éh : les plau talions d'arbres (acacias Lebbek) lui sont également ducs.
A l'angle N. 0. de la place, s'élève le palaii Zisinia^ où l'on pourra voir plusieurs sculptures antiques, puis le grand bâtiment appelé l'Okel-Neuvc,
EGYPTE. — ALEXANDRIE
renfermant un grand nombre de magasins (étoffeS; vêtements, cristaux, etc.). Au delà, s*élève le bâtiment du consulat général de France : c'est un vaste édifice, sans architecture, et contenant, outre la poste française, la chancellerie, la Société de secours, le tribunal, le greffe, et un jardin ouvert au public toute la journée. — A l'angle N. E. s'élève Véglùe protestante anglaise, édifice assez élégant, dont les fenêtres et l'ornementation extérieure affectent un peu la forme de l'ogive outre-paasée et le style arabesque ; l'intérieur en est très-simple. Les jardins qui s'étendaient il y a quelques années autour de cette église ont été récemment occupés par de grand.s bâtiments, où se trouvent aujourd'hui le club Mohammed'Âli, et différents établissements.
La place est fermée du cdté de TE., par le palais Tossizza, qu'occupait, il y a quelques années, l'ancienne municipalité; il sert actuellement de palais de Jtutice et renferme les tribunaux, la cour d'appel et toutes leurs dépendances. Sur la face de la place, s'étendent les bâtiments de la poste anglaise, puis en regard du consulat de France, des magasins européens assez brillants, et richement fournis, et enfin le Grand Hôtel de l'Europe. Derrière celui-ci, sur une petite place attenante, à l'angle N. 0. de la grande place, se trouve la mosquée de Chetkh' Ibrahim, entourée d'une sorte de bazar.
Les rues. — La place Méhémet-Ali est non-seulement le centre européen d'Alexandrie, c'est aussi le centre ou plutôt le point de départ de toutes les grandes voies qui ont été ouvertes dans ces dernières années.
Nous croyons utile de faire connaître immédiatement le nom et la direction de ces rues principales, qui permettront au voyageur de soricnter rapidement dans la ville. : au N. de la place, la rue Zizinia, la rue de la Poste-Française, la rue de rKglise-
Écossaise, la rue de l'Ëglise-Anglaise, la rue de la Bourse, se dirigent parallèlement vers le Port-Neuf; la rue de la Bourse donne accès dans la rue de l'Obélisque ou Boulevard de Ramlèb, dont le nom indique assez la destination; dans la rue de TObélisque, débouchent la rue de l'Église-Coptc et la grande rue du Nébi-Daniel, qui sépare l'Église Copte de la Synagogue. En suivant la façade N. de h place Méhémct-Ali, vers TE., à l'angle du palais de Justice, on entre dans la large rue de Chérif-Pacha, qui aboutit au boulevard Ismaîl ; deux autres rues, parallèles à la rue Chérif-Pacha, la rue Méhémel-Tawfick, qui part de l'angle S. £. de la place Méhémet-Ali, et la longue rue de la Mosquée-d'Atarine, mènent ép* lementau boulevard Ismaîl; celui-ci passe au N. du Kôm-el-Dik et du fort Crétin ou Kôm-el-Dtmâs et s'arrête derrière l'église Sainte-Catherine; ce nom de boulevard Ismaîl a été tout récemment donné à la rue de la Portede-Rosette, qui répond à la grande voie antique appelée Voie Canopi' que; on la nomme aussi rue de la Promenade. C'est dans cette rue que se trouve le théâtre Zizinia. Sur la face S. de la place Méhémet-Ali, débouchent : la rue Achmet, qui longe le square Ibrahim et se croise avec la rue de la Sakié; la grande rue Ibrahim, dont nous avons déjà parlé, qui mène à la gare du chemin de fer du Caire, par le Pont-Neuf, sur le canal Mahmoud ièh; la rue d*Anastasy, qui passe au pied du Kôm-el-Nad6ura, appelé aussi fort Gaffarelli ou fort Napoléon:
sur la face 0. de la place, deux rues principales mènent dans la ville turque; la longue rue Raz-el-Tin, qui passe près de la Zaptièh, près du Gouvemorat, et tournant ensuite à 1*0., mène à V Arsenal et au palais de Ras-el-Tin, et la rue du Meîdan, qui part de la place de la Mosquée du Chelikh-Ibrahim et, par des rues latérales, mène au cœur du quarlier arabe et juif, et, de là, à la douane.
îroOTE 6J LA VILLE TURQUE. — LE PHARE.