‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 137 sur 408 · V. MOSQUÉES · texte numérisé non relu

V. MOSQUÉES

^^cxïndrie ne possède aucun de ces «"^ids édifices religieux musulmans

qui font yadmiration des voyageurs dans la plupart des autres villes de l'Orient. Les mosquées y sont petites, modestes; et ne peuvent guère exciter la curiosité que des personnes qui n'ont encore vu aucun édifice de ce genre. Aucune ne vaut la peine d'être visitée à l'intérieur, bien qu'on puisse le faire sous la seule condition d'ôter ses chaussures, de s*y comporter décemment et d'offrir un léger bagh~ chich au gardien. Le voyageur fera bien de réserver pour le Caire l'étude des édifices religieux musulmans, et de se borner à voir en passant les mos« quées que nous lui signalons ci-aprèi : Mosquée du cheikh- Ibrahim — (Garni Cheikh-Ibrahim), Elle s'élève au milieu d'une petite place, située derrière l'hôtel de l'Europe, près de l'angle S. 0. de la place Méhémet-Ali, et qu'on appelle le Baxar neuf. C'est une grande construction rectangulaire massive, portant sur une de ses faces longitudinales de petites boutiques sur lesquelles sont accroupis des marchands arabes, abrités par un* auvent de nattes soutenues par de longues perches. Au-dessus est un collège ae théologie musulmane, c.t une galerie extérieure, formée de colonnettes supportant des arcs en fer à cheval et munie d'une balustrade en bois. A la partie supérieure du mur règne une corniche'en boi6. L'édifice est surmonté d'un minaret à pans coupés, terminé par une galerie hexagone, soutenue par un encorbsllcment, et au-dessus de laquelle s'élève une colonne cylindrique terminée par une petite coupole bulbeuse et un croissant. Les colon nettes à chapiteaux di fl'érents i nd iq uent un assemblage de matériaux empruntés à des monuments antérieurs. La porte étroite et peu ornée do la mosquée est près de l'angle de celte façade; on y monte par un escalier de cinq ou six marches. Celte porte présentait aussi une décoration a^sez élégante, mais aujourd'hui tout est délabré.

ÉGYPTlî. — ALEXANDRIE. [ROUTE 6]

La mosquée d'Abd-él-Latif ^ située au centre de la ville turque, présente aux regards une porte flanquée de murs élevés terminés en forme de créneaux, qui lui donnent l'aspect d'une forteresse. Elle est surmontée d'un minaret octogone.

Mosquée d'Abou -'1-Abbâs , la plus ancienne de la ville lurq^je, du ^6lé E. de la presqu'île du Pharos, et tout près de celle-ci la Mosquée (TAhoussirj richement restaurée par l'eu Saïd-Pacha.

La mosquée des mille et une colonnes [GamV bin hir Derek), située près du port et de la porte de Gabari ou porte de la Nécropole, à PO. de la ville, oflre un intérêt historique. Elle marque remplacement probable de l'ancienne église de Saint-Marc, qni conservait le siège du patriarche, et avait été construite sur l'endroit légendaire où l'évangéliste avait reçu la mort. L'église fut détruite en 1219, par le sultan Milekel-Kamil, au moment oii les Croisés vinrent assiéger Damiette et mon^icer Alexandrie. Cette mosquée, sauf le {^rand nombre de ses colonnes, qui est d'ailleurs bien loin de repondre à son nom, ne présente rien de remarquable. Après avoir servi, pendant lexpcdition française, comme dépôt de de rartillerie, elle a été transformée en hôpital militaire et de la marine sous Méhémet-Ali, et, dans ces derniers temps, en caserne du corps des gardes municipaux.

Le plus ancien sanctuaire musulman de la ville est la petite 3Iosquée d'AmroUj devant la porte des Colonnes (Z^ab-M-i'aouart), à l'endroit où A'mrou-ibn-A'as à la tête des Arabes a mis le premier son pied eu entrant dans la ville d'Alexandrje.

La mosquée d'Attarin était aussi une des plus grandes avant l'expédition française, et répondait probablement à l'ancienne église d'Athanase.

Aujourd'hui il ne lesie de l'ancien édifice de la mosquée qu'un petit fragment, situé derrière l'église grecque,

et devant le commencement de la rai d'Attarîn.

Le tombeau de S&ïd Pacha, <i tué au S. du boulevard Ismaîl et ai pied du fort Crétin ou Kôm-ed-Dimâ^l est un petit édifice à coupole suri baissée ne présentant aucun mèritl architectural. i

La mosquée dé Nébi-Danial o^ Nébi-Daniel, située tout à côté dj ce tombeau, présente une porte cari rée, au ras du sol, surmontée d'unbaie découpée en trèfle et d'un tam bour percé à jour, supportant uni coupole bulbeuse. Les murs sont très simples, unis, surmontés de créneau] et percés de fenêtres carrées. Le mi naret est élégant, assez semblable î celui des mosquées précédentes, mai:

plus fin et plus élancé. Au milieu di la mosquée est une sépulture sou terraine magnifique , et le peiiph d'Alexandrie croit que le proph^u Daniel y est enterré. L'existence dan le voisinage et sous les décombres di la colline Kôm-ed-Dimâs de plusieur autres sépultures grecques, romaine"?, chrétiennes et mu'îulmanes (ces dernières du temps des Fatîmil^es) comme aussi la signification du non de la localité Kôm-ed-Dimâs, c'tsl-â dire liuHe des sépultures^ donnenl lieu à croire que dans cet endroit d* vait être l'ancien quartier du Sôma.

avec les sépultures des rois et celle d'Alexandre. (T. § IX. le Sôma.)

Kn général toutes ces mosquées présentent une construction analogue : elles sont en briques cuite-, posées sur une bonne couche tic nv rtierde chaux et sable de 5 inilliiji.

d'épaisseur. Les murs sont reliés a chaque mètre de hauteur par df*-^ ch Assis ou cadres en bois de l'épais'îeMf d'une brique, qui servent de tirant cl consolident les murs. Les bri(|iuj= sont tirées de Rosette; c'est dans h basse Egypte que ce* matériaux son!

le mieux fabriqués. Elles ont les por-plus serrés et la brique est mieux équarrie. Leur dimension est de I'» c ^ de long, 9 de large et 7 d'épaiss'jur

[Rolte 6]

toUSES CHRÉTIENNE.

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