VIII. ÉTABLISSEMENTS PUBLICS. — ADMINISTRATION, ETC
L'Institut Égyptien, avec sa Bibliotliéque et ses collections, est établi au rez-de-chaussée de Tancien hôtel d*An^leterre, donnant sur la mer au fond du Port-Neuf et devant les Okèls Française et Anglaise.
L'Institut Egyptien est une sorte d'académie, s'occupant de toutes les questions d'histoire, d'archéologie, de linguistique, d'anthropologie et d'histoire naturelle relatives à r£gyple. Il se recrute parmi les hommes les plus distingués, la plupart euroropéens, qui se sont établis dans le pays. Il publie un bulletin annuel qui contient des mémoires très-intére^^sants. L'Institut possède déjà quelques collections formées par les dons de divers habitants du pays. Un certain nombre de médailles ont été classées; la conchiologie, l'ornithologie, et les diverses branches de l'histoire naturelle sont représentées par de nombreux échanliilons
Parmi les antiques, on y voit des lampes romaines, des urnes lacrymaloircs, plusieurs inscriptions trouvées près de l'oppidum de Ramlèli, et, entre ancres objets, un petit bas-relief en terre cuite, représentant un personnage romain, assis, drapé dans sa toge, tenant à la main un manuscrit roulé, et porteur d'une tête d'àne : six scribes, à tête de singe, sont assis à leurs pupitres, et écrivent au pied du siège; d'autres singes entourent le principal personnage, et semblent lui faire des ni-
ches : c'est, on le voit, un monument de l'histoire de la caricature politique chez les anciens, une satire des habitants du pays contre quelque magistrat romain envoyé en Egypte.
— On peut j ustemcnt espérer que celle collection d'antiquités s'enrichira rapidement des objets que l'on trouve fréquemment dans les fouilles qui sont pratiquées pour les nouvelles constructions de la ville.
L'Intendance générale sanitaire, dont les bureaux occupent l'étage supérieur d u même édifice, est chargée de la santé publique dans l'intérieuc du pays et sur les frontièrei. Elle se compose d'un double corps à la fois délibératif et administratif, qui func* tionne sous la direction d'un président et d'un vice-président; l'un, appelé Conseil général^ traitant touieà tes questions de salubrité publique, mais surtout les questions interna- j tionales, par exemple, les quaranlai' nés; l'autre, le Conseil médical^ char* gé de la partie médicale et de l'hygiène, principalement dans l'intérieur du pays. Le conseil général est coiUposé de sept employés du gouvernement et de onze délégués des gouvernements étrangers. Le conseà médical se compose de cinq membres, choisis parmi les principaux médecins, pharmaciens et chimisies.
L'exécution des mesures de Tinteudanco est confiée à Voffice central, qui se divise en deux sections; l'une, chargée des quarantaines, l'autre, de la salubrité publique. Le personnel du service de santé se monte à j»'c> de 4000 personne?:. Cette organisation est l'œuvre de Mohammed-Ali, et remonte à 18'42 ;les règlements actuels datent de 18G6. Elle tient sous sa dépendance les délégations sanitaiTfi de riiitérieur, au nombre de quinze pour l'Egypte et une pour le Soudan, présidées chacune par un médecin inspecietir, ainsi que les délégations sanitaires des frontières et dos principaux ports de la Méditerranée et de la .mer Rouge, lesquelles ont rendu
iROUTE 6} ADMINISTRATIONS DIVERSES.
i airei adminiilTatioru fgypHtnm. Le liège de ces administra Lions tndmi 11 Tille lurque, dam la p^riieC. daTHeptasladion. Le divan du ^"■'rmoral (en arabe, Jfohafiiia) esi ii.V' dans la rue Raz-el-Tin, sur le Wda Pon-PieuFi le Tribunal fioti (*' luuallé au Gouveroorat; en se np,in>chaoi de la villa, on Irouve d^v.la niJme rue, la Préfeclure de yAicioa Zaptiih et, àcAté, le Mtbké- *e: celui-ci est à la fûts le Divan qui iii.ttt les litres de pnipnéUs et le î':!>iiaal qui juge les aiïaires reli- ^^usm; le Uehkéiué est présidé pirlekadi d'Alelsndrie.
CoTuulaU. le consuls généraui ^jui accrédités auprès du gouverne' £t(Tit égyptien, k Alexandrie; de c( vncim, 9 sont agenis diplomali- '^m; ce sont : les consuls d'Angle' icrre, d'Autriche, d'Allemagne, des Ltals-Uais, de France, de Grtce, d'Iiaiie, de Russie et de Perse; ce dernier seul réside au Caire.
Il'our Isa détails, yair Rtmtigne- ■fnti jenerau*),
Tribunaux. La ville possédait aU' Ircluisun Tribututi de commerce mixte «1 un giand nombre de Tribunauz roniuJairei. L>cpuis la nouvelle l ui^Iion Judiciaire, un Tribunal, de fumihe inttAnee et une Cour d'op- Kl ont été institués à Alexandrie; «ibibunaux, comme ceuideZagazig Il du Caire, créés dans le même but.
1 les c vile et c
lim en matière c tille entre indigènes et étrangers e 'ntre étrangers de natioDalitês ditTé- '•n'Lci; et aussi de certains critaes e "iiiiï. ir. p. 1ÔG-Ib8.)
Ihittn Ziiinia. C'est un édilîce tun gracieux, situé boulevard Isnail {tue de la Promenailo ou rue de "O'.eile), et bâti sur le plan des iliiiipes européens. On y joue alter- WKemenl l'opéra ou la comédie, sel>ra iei troupes européennes qui
viennent donner des représentai ions 1 Alexandrie.
Itùiribulion deVeaii. — l'ÈlabUatinsnl dei eaua situé en dehors de 1»
porte de RoscLte, est formé de bâtiments bien aménagés précédés d'une belle cour aici: un joli sphinx. Cet établissement fut fondé en 1858; l'eiploiiation a commencé le l" juillet IHtjO. L'eau est prise dans le ca.nal Moharem'Be7 ; elle est amenée, par UQ conduit souterrain de 4(10 met.
de langueur, aui deux lillres placés de cbaque ci'>Iè du bilimenl de^ machines; après qu'elle a été filtrée, elle est élevée par trois machines à vapeur et envoyée dans un réservoir situé au somoiet de la butte de Kûuied-Dilc, d'oii elle descend dans tous les quartiers de la ville. I.a pression "~ - ■- pour la laire monter
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fontaines, au nombre de 7b, permettent de ',i livrer en abondance aux takkilt ou porteurs d'eau, qui la vendent par toute la ville. Les bureaux de la Socièti iei taux sont rue de l'Ëglise-Écossaise.
.Éclairage ou gai. MU. Eugène Lebon et Cie sont concessionnaires de l'éclairage de la ville. L'usine est située à Karmoùs, sur le bord du canal Mali nu ud lût) ; la ville est éclairée au gaz depuis lUGï.
Chemins de fer. Le chemin d« fer du Cairt, létc de ligne de presque tous U-s clicuiiiis de fer égyptiens, a sa gare des marc lia ndises au S. 0. de la ville pri's de (iabari, au delàdu pont ncur du canal llalimoudièh.
Cette gare n'a rien de monumental.
Elle e^ embranetiement
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branchement du clic Caire en dei;à du cant destinée aux voyagei et dont la nout'f (le gai deste, est située inira irémilé de la lue Cl pied de la colline
EGYPTE. — ALEXANDRIE
(fort Crétin), et devant la pprte de Moharem-Bey ( Bâb-es-Sîdra ) et- la caserne des sergents de ville oui v touche. ^ ^
Le chemin de fer de Ramlèh, véritable ligne de banlieue, a sa gare au jN. b. de la ville, tout près de l'obélisque. C'est une gare en miniature, et d une installation toute primitive.