‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 140 sur 408 · IX. ANTiQurris · texte numérisé non relu

IX. ANTiQurris

Alexandrie contient beaucoup moins d'antiquités qu'on pourrait le croire, en songeant qu'elle a été la capitale de l'empire des Lagides et

valeur artistique. Cependant, cette forteresse et cette mosaïque étaient .encore intactes en 1872. » (Néroutsos- Bey, Buliet de rinst. Égypt., 187:).) Ces justes doléances, qu'avait déjà, en 1841, précédé le fameux pamphlet de G. Gliddiou, adressé aux antiquaires de V Europe sur la destruction des monuments de l'Egypte, n'arrêtent malheureusement pas ce vandalisme, car les antiquités gréco»

romaines ne sont pas placées sous la protection de Mariette-Bey, comme les antiquités pharaoniques. C'en ainsi d'ailleurs que, dans tout le monde oriental, pour épargner quel-

d'édihces importants a été le résultat des luttes civiles et religieuses tout autant que des guerres de race et de la conquête musulmane. A proprement parler, la ville moderne ne présente que deux monuments sub-

^i^^^^bJ?- ^^^^^^ ^^^^ d^ Pompée, et 1 obélisque, plus quelques hypogées : le reste ne comprend que des fragments d'architecture cpars, et des subsiructions d'édifices où l'archéologue a peine à retrouver les vestiges incertains des grands édifices signalés par Strabon.

« Les catacombes de la grande Nécropole macédonienne de TO. sont déjà en grande partie détruites, et le reste est comblé; les catacombes chrétiennes, au delà du Sérapéum ont eu le même sort, comme aussi les sépultures juives, chrétiennes et païennes de la petite nécropole, à l'E. de la ville, sur le rivage de la mer. Les derniers vestiges des ruines du temple de Gérés et Proserpine à Eleusis (aujourd'hui Khddra) ont disparu; et il ne reste plus aucune trace de la forteresse romaine devant Nicopolis (Ramlèh), plus connue sous le nom de camp des Césars, avec ses tours, ses bains, son pré-

toire, et le superbe parquet de ce __ ^^ «^.,..«.v,

'lornior fin mosaïque d'une grande servi d^deraTurerTùgénéraî Bona

journellement les restes d'antiquité les plus précieux.

On peut voir quelques fragments de sculpture antique, dans le pa/ou Zizinia, sur la place Mohammed-Ali; au rez-de-chaussée, un vaste vestibule pavé en mosaïque renferme plusieurs bustes antiques de marbre : la statuaire est loin d'être parfaite, et accuse le !!• s. de J. C Cependant, une tête de femme, négligemment coiffée, les yeux peints, se fait remarquer par la grâce de l'expression. Dans la cour, en arrière de ce vestibule, se trouvent deux statues d'hommes, en marbre, sur lesquelles on a remplacé avec du plâtre les morceaux qui manquaient.

L'un et l'autre portent le costume de généraux romains. Elles ont moins de valeur au point de vue de l'art qu'à cause des indications qu'elles fournissent sur la tenue militaire à cette époque. Ces statues ont été trouvées en fouillant les fondations d'anciennes constructions situées au bord de la mer, à Ramlch, au lieu même où s'élève aujourd'hui un autre palais appartenant aussi à la famille Zizinia. (K. R. 7, Ramlèh.)

Tout près de là, dans la cour tic rokèl Française, maison située près de Tintendance sanitaire, et qui «'»

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