‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 144 sur 408 · TRIB. LEO. II. TR. FORT. GBR · texte numérisé non relu

TRIB. LEO. II. TR. FORT. GBR

Cette inscription avaitdoncété faite 'M l'honneur de Marc^Àurèlêj la huitième année de son règne, par les tribuns de la 2* légion, nommée Traytha fonts germanica. Nous avons ^ignalé plus haut (K. p. 282), l'écocomie misérable qui a causé la destruction de roppidum. On a résolu- 2ient démoli ces ruines grandioses, n Ton a converti en matériaux de construction pour des bâtisses mo- <lernes sans valeur les pierres de ce tournent d'architecture militaire (^'■maine, ainsi que celles du cimetière voisin, où étaient ensevelis les sDldats des légions qui y tenaient t^riuson. Quelques autres restes int^ressantSy qui se trouvaient autrefois près du camp, ont également dis- \'iT\i. De même plus loin sur le ^Tage a disparu le petit édicule do- ^qae qui, à la distance d'un kilomè- ^^e environ du camp dos Césars (Oppidum), surplombait presque les Sots de la mer. Ce n'était qu'une <^^pelle funéraire ou Héroon au-dessos d'un tombeau, mais il avait été désigné par Colonna Cecaldi, sous le

û'*m de temple de Venut Arsinoé;

^^diûce était ciselé en monolithe

sur la masse du rocher. La pierre calcaire, tendre et dégarnie de son enduit en plâtre est tombée en délitescence par Taction des exhalaisons salées de la mer, el les vents en ont dispersé la poussière.

On entre alors à

Ramléh, qui n'est ni une ville ni un viliajL^'e : c'est une agglomération de maisons de campagne, peintes en bleu, en rose, en jaune, de toutes nuances, placées çà et là, sans ordre, sans symétrie, sans rues, et bâties sur le sable {liamUhf en arabe, veut dire sable). Celte colonie, qui sert de lieu de repos aux riches propriétaires d'Alexandrie, s'est éle~ vée, depuis quelques années à peine, sur remplacement de laucienne Nicopolis {vUle de la victoire) y ainsi nommée de la victoire définitive qu'Auguste y remporta sur Antoine et ses derniers partisans; le lieu s'appelait auparavant Juliopolù, Les terrains, presque sans valeur il y a peu de temps, sont aujourd'hui trèarecherchés, et elle pourrait prendre pour devise : Ileri solitudo, hodiè vi^ cuSf mane civilas.

Parmi ces habitations et ces jardins cbétiTs se dressent des tentes de Bédouins et des campements nomades; le cheîiih répond des méfaits qui pourraient se commettre l'hiver, en l'absence des propriétaires, et pour mieux les prévenir, on a confié à la bonne foi des Arabes la garde môme de ces maisons. Autour des jardins, on ne voit pendant les trois quarts de Tannée que du sable, mais au mois de janvier, s'il a plu en décembre, on se trouve au milieu de quelque végétation. Les Arabes ensemencent ce sable avec du blé, et telle est la fertilité de l'Egypte, que ce blé pousse aux premiers rayons du soleil en février, mûrit en mars, se récolte au commencement d'avril. Dès lors, souffle le Khamsin qui dessèche tout, enlève jusqu'aux traces des moissons et chasse au loin le Bédouin lui-

ÉGYPTlj;.

même. C'est en lévrier et en mars que lo bolaniste peut aussi faire à Uamlèli une récolte fructueuse. Toutes les étendues sablonneuses se recouvrent d'une flore aussi brillante ' que variée. Beaucoup d'espèces sont spéciales à ce lieu même, toutes sont curieuses et rares. Pendant le reste de l'année, on ne trouve plus que des plantes persistantes, capables de résister à Taridité du sol et à la chaleur.

Après le palais Moustapha- Pacha se présentent des stations rapprochées qui toutes portent le nom de À' un des fondateurs de la ligne, FUmingj Bulkeltij, Bakos, Seffer et Schuts.

Fleming est une station dont les environ» sont surtout habités par une colonie d'habitants anglais.

Bulkeley. C'est à ce lieu même que fut livré, le 13 mars 1801, l'engagement meurtrier désigné sous le nom de bataille de Nicopolis, entre l'armée anglaise, qui venait de débarquer à Aboukir, sous les ordres d'Abercrombie, et un corps de 8000 français mal commandés par le général Menou. Cet affaire, où le général Abercrombie fut mortellement blesscp prépara le traité d'évacuation de l'Egypte, que Menou dut signer cinq mois plus tard, à Alexandrie.

Bakos. Celte station est le centre commerçant de Bamlèh : d'un côté, , entre le chemin de fer et la route d'Aboukir et de Rosette se trouve Vhôtel Péricone; au N. de la route, s*étend le bazar et de l'autre côté, s'élève le village arabe, avec sa mosquée et son cimetière.

Seffer. La station de Seffer est située au pied d'une colline élevée, couverte de terrasses et de jardins.

Au sommet , près de la route qui conduit à la mer, on a découvert des sépultures grecques et romaines.

Presque toutes les hauteurs do Hamlèh, qui sont de nos jours couvertes de villas et de maisons de plaisance, cachent dans leur sein des vestiges

d'édifices antiques. On y a trouvé des sarcophag^es grecs et romains en mar bre, des sépultures de cadavres en tiers dans des jarres doubles, et de cendres de morts enfermées dans de amphores égyptiennes et dans d^ cruches extrêmement allongées; o y a trouvé même des hypogées égyp tiens composés de plusieurs cham bres, mais d'une valeur médiocre.

Schutx. Tête de ligne, prend son nom d'une famille habitant le pays.

Une tour romaine en blocs énormes et en pierres de taille, découverte il y a trois ans près de celU dernière station, a été démolie pe de temps après son déblaiement, e les pierres en ont disparu. — A rivage de la mer de Ramlèh, oi trouve des bains romains taillés dan:

le roc, et où l'eau ne pénètre qu< par une étroite ouverture : ils son presque ensablés aujourd'hui. Il y 3 quelque danger à se baigner sut ce rivage, à cause des courants ciw la voracité des requins, dont cellfl mer abonde. j

Au delà, au sommet d'un prom^nj toire élevé de 20 met. au-dessus d^ la mer, on voit une grande construc tion peinte en bleu; c'est le palai:

Ztztnta, presque abandonné.

A 400 met., un rideau de palmier:

s'étend de la mer à la route de KM sette : c'est l'oasis de Siouf, dont nou^ parlerons plus loin.

B, Par U roat« 6m t«rr«.

Ce trajet peut se faire à âne en 1 henrci

On sort d'Alexandrie par la porte de Rosette (K. p. 274)^ et l'on arriva bientôt à un embranchement situj en face des cimetières chrétiens e( dont une bifurcation conduit, sous Id ombragesdesacaciasLebbek,aupalai^ n' 3. En continuant à suivre directej ment la roule vers l'E., on eniri^ bientôt dans la grande tranchée nouj vellement ouverte à travers les lignes françaises déjà décrites (p. 282). Un a trouvé quelques débris d'antiqui*

aEXAJÎDRIB A ROSETTE.

chemin.

ouvelle, bien de Sngmeali irnée de fou- 30, olTreat de

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