‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 148 sur 408 · LE NIL. — SAIS · texte numérisé non relu

LE NIL. — SAIS

à Koéaèèk, qat se trooTe à environ S kil. *n snoat du fleuve. Pendant l'inonde* tiQo, le pUine est coarerte d'eau et tra- Tersée de canaux qui sont difficilement [caticables aTant le mois de novembre.

Sus a servi de capitale et a donné sm nom à plusieurs dynasties, et, en particulier , à la xxvi* dynastie •sallel, 666 à 527 avant J. G. Elle ra;>pe!iit alors comme aujourd'hui Stê f^is). La déesse de cette ville était Stith, la Minerre des Grecs; ee sont des colons partis de Sais qui lâraissent avoir fondé Athènes et insr«diiit en Grèce le culte de Minerve.

On célébrait à Sais les mystères d'Osiris et la fête de Gérés appelée Tbesmophoria dont les pratiques furent transportées en Grèce par les filles de Danaûs qui les enseignèrent aox femmes pélasges. Ces cérémonies attiraient une grande affluence de toutes les parties de T Egypte, surtout la nuit on se célébrait « la fôte des Lampes», et ceux qui ne pouvaient pas se rendre à la fSte alluniaient des lampes chez eux.

Sais fut conquise par les Perses, sous Cambyse. qui mit fin à la xxvi* dynastie (527). Hérodote rapporte, daprès les Égyptiens, que Gambyse i Tioia les sépultures des rois saltes, et, en particulier, celle d'Amasis; le eorps de ce roi aurait été retiré du I tombeau et brûlé après avoir subi di- ! vers outrages; mais ce récit s'accorde peu avec la conduite modérée de Cambyse, au début de sa conquête.

ÈtaU actuel. — Les ruines de Sais se composent de blocs brisés, de débris de maisons et surtout d'un mur d'enceinte en briques crues, qui n'a pas moins de 80 pieds de hauteur et de hk pieds d'épaisseur. L'enceinte a la forme d'un parallélogramme dont les petits côtés ont environ 439 met. et les grands 558 met., ce qui fait plus de 2135 met. de périmètre.

Le côté N. est occupé par un lac mentionné par Hérodote, oii sac^ «ompiissaient certaines cérémonies

mystérieuses en rhonneur d'Osiris; il était circulaire à Tépoque de l'historien grec; sa forme actuelle, allongée et irrégulière, fait supposer qu'il a empiété sur l'enceinte du temple de Ncith; il est à sec depuis le mois de mai jusqu'au moment de l'inondalion; il sert alors à arroser les parties de terrain situées en contrebas des ruines ; ses rives sont couvertes de roseaux où le chasseur trouve en abondance, dans la saison, des canards sauvages et autres oiseaux d'eau. Du côlé de TE., sont des monticules de décombres formés de débris de briques crues, et, çà et là, des murs encore debout, portant des traces d'inoendie; cette partie s'appelle aujourd'hui ElrQaiûh^ M la citadelle », parce qu'elle est, en elfet, située sur un terrain plus élevé que le reste des ruines, et qu'elle porte à ses deux extrémités des restes de constructions massives qui paraissent avoir été des forts. Peut-être est-ce sur cet emplacement que s'élevait autrefois le palait rùyalf d'où A priés sortit pour attaquer Amasis, et où 11 ne rentra que comme prisonnier après sa défaite.

Dans la partie occidentale des ruines, sur les côtés d'une sorte d'esplanade, on peut suivre des débris de murs qui formaient sans doute le téménos (enceinte sacrée) du temple de Neith; cette enceinte paraît avoir environ 219 met. de largeur. Elle renfermait les tombeaux des rois nés dans le nome saïte, et particulièrement ceux d'Apriès et do son rival Amasis, édifices funéraires dont Hérodote a donné la description. Le temple lui-même était d'une grande magnificence ; l'historien grec décrii longuement ses propylées, ses obélisques, ses colosses, se<; sphinx à tête humaine taillés dans des blocs de granit apportés des carrières d'As> souân, lesquelles se trouvent à plus de quarante Jours de distance de Sais. Il ajoute que ce qu'il y avait de plus admirable dans cet édifice,

[aoUTE

lit un monolithe, venu d'Élé- Uine. Il n*avait pas fallu moins de I mille hommee occupés pendant

ans pour rapporter jusqu'à . Au moment où on avait voulu roduire dans le téménos, il était )é, écrasant tous les ouvriers qui mie valent. Ce terrible accident considéré par Amasis comme un ste présage, et le colosse resta en •rs de l'enceinte.

arrière le temple de Neith (Miej, se trouvait, d'après Hérodote, imbeau d'Osiris, avec son ente, dans laquelle était compris le lont nous avons parlé, ampollion a reconnu dans la de enceinte diverses nécropoles une renfermait plusieurs étages chambres, funéraires; l'illustre geur y trouva un de ces grands i de terre cuite (eanope) qui serit à renfermer les intestins; il )n tenait plus qu'une matière bineuse.

1000 pas environ au S. du mur i grande enceinte, se trouvent lues ruines de maisons qui mart probablement l'emplacement mcienne ville; le village mo- ) est situé à Textrémité S. de uines; on n'y trouve d'autres ) de sculpture que quelques lents de pierre dans les mos-

et sur la porte d'une maison ;

»rtent le nom de Psamétik I«%

déesse Neith et de la ville de

fouilles nouvelles ont été fai* sais dans ces dernières années . Mariette-Bey^ mais elles ont BU fructueuses, et n'ont servi lémontrer l'impossibilité de déler d'une manière certaine remuent des monuments décrits irodote. Une nécropole située à ) N. E. et à l'extérieur de l'en-

principale a été découverte, ireusement l'humidité du tervait rendu méconnaissable la t des objets qui y ont été res, et les travaux de Saîs ne

sont représentés dans Tinventaire^ néral des fouilles dirigées par M.

riette que par un énorme sarcopl de serpentine verte destiné à laj pulture d'un « gardien des porU de la ville, nommé Apriès. N< ajouterons que, il y a quelques nées, le hasard a fait trouvera des làhs cherchant du sebakh, la ma^ fique collection de bijoux en or poque romaine (diadème, chati bracelets, agrafes) qui est auj( d'hui conservée dans le musée Boulaq.

Après avoir visité les ruines, voyageur se dirigera au S. £.» ri &odabèh, où il se rembarquera, avoir pa.<»é (3 kil.) NikCèht on cûd^ tourne une lie allongée, dont l'extréi mité S. est en face de (8 kil.) Dahi^^ rièh. A l'O. de Daharièh, à une di»* tance de 15 klL, près du canal Abou-Dibab, se trouve Homtù, qui rappelle évidemment une ancienoi, ville de Rapisés passée sous silenoi par les historiens profanes. Elle esti trop éloignée de l'endroit où vivaient les Hébreux pour être le même Ramses qui porte avec Pithom le nom d4 cité des Trésors dans l'Exode, et d'oii les Hébreux sont partis pour la mer Rouge; on ne signale d'ailleurs à Ramsis aucun reste d'antiquités.

Immédiatement au S. de Di^iarièb, le Nil forme un coude très-accusé vers i*E.; c'est à ce point qu'il est traversé par le grand pont du chemin de fer d'Alexandrie au Caire, et, sur la rive E., on rencontre (13 kil.) le village et la station principale de Kafr-ei^Zaiat (K. p. 292, b).

Après Kafr-el-Zaîat, le Nil fait un ooude du N. £. au S. 0., puis une sorte d'S autour de trois Ilots avant d'atteindre (18 kil.)

yégtièh, village sans importan* ce, près duquel on trouve des traces d'un canal qui se dirigeait au N. 0., vers ûamanhour, et qui s'appelle aujourd'hui Abou-Dibab. C'est une des branches de terminaison du Bahr-Youssouf{ V, p. 37), que l'on sup-

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SAÏS. — TERANÉH.

fùsi?, peat-étre avec raison, dtre Tanfmnf' branche canopique du NU. Non Jmc df là, s'élevaient sans doute ^l'ifrfopolis et Andropolis, qui pcutc> ae formaient qu'une seule ville, 'uJt i dont on n'a rien trouvé. Rien à 'v^r jusqu'à (9 kil.)

Teiriéh, situé à l'origine de Tan- Kfaeanal de llariout [Lycus eanalis) '^^ étsit la terminaison du BabrioQ<so\if daos le lac Maréotis, et Ion- -'*ni de près le pied de la chaîne 'i^rqae. Cest à 2 kil. au N. de T' nèhque le lit du Bahr-Yoossouf a Fis A nouvelle direction vers le N.

^ i'O. du cakial de Mariout, à 3 ou t lui. de Teirièh, sont les vestiges f^e antique ville, qui porte le nom B(*d«me de THl-eh-Odamèh (le tertre t^ os) ; on y trouve des amas de décombres et d'ossements brûlés.

£n continuant à remonter le Nil, tt arrive au fond d'un vaste coude '«fs I'E.,ou se trouve (18 kîl.)^adtr, ■r la rive droite ; là, déboucbe une tKienne branche du Nil, nommée f^raonique, qui unissait le Nil de Miette au Nil de Rosette et sur Quelle se trouve l'importante ville ^ Mentmf. Rien n'est à mentionner iû*iu'à(|9kiï.)

Tdranèh (rive g.), d'où part la ryute qui conduit aux lacs de Na> ^'un; Is village, qui est grand et Surissant, doit m prospérité au corn- "^co du natron ( F. p. 57), que les "i^biianu transportent des lacs, si- '••«s à qualorxe heures du Nil (F.

Teraoèh a sans doute remplacé 'Clique Terennihii, dont le site est Probablement marqué par un amas ^^^idérable de décombres, situé à '^il- à l'O. de cette ville.

^autres ruines que Ton voit près de flemof (5 kil.) sont peut-être celles !^' la cité de Ménélas, frère de Plo- *aiéei«; le Nil fait, à partir de là, un ^Mth VE., puis à ro. ; entre Abou- ^ithiti et Bem-Salamèh^ se trouve

^ kil.) l'embouchure du canal ouvert ^*^ M«hémet-Ali, en 1820, qui con-

duit les eaux du Nil jusqu*à Alexandrie. Ce canal se dirige d'abord au N., quelques degrés 0., en suivant le lit du Bahr-Youssouf» à une faible distance de la branche de Rosette, passe tout près de Teirièh, atteint la ligne du Caire, à 1 kil. environ au S. 0. de Oabarièh,et arrivé à une petite diatance au N. 0. de Chebrekhet, il tourne à l'O. vers Damanhour, où il suit le lit de l'Abou-Dibab (ancien

cours du Bahr-YoussouO et rejoint le canal Mahmoudièh à 6 kil. au N.'de Damanhour. Son parcours est de 120 kil. environ.

Entre Ouardan et Àchemimnf où se trouvent aussi de vastes décombres (mais sans restes de sépulture), on aperçoit du rivage, pour la première fois, à rborixon, les grandas Pyramides de Gizèb. Le sable du désert envahit le lit du fleuve, sur la rive 0. Aièoti-(rAa2^{>,onvoitles pyramides, de la rivière môme, et, à partir de ce point, elles restent en vue jusqu'au Caire. On laisse sur la gauche (32 kil. de Teranèh) Omm-^d-Dinar, et Von arrive à l'Ile de Chalagané, entre les deux brancbes de Damiette et de Rosette. C'est à l'extrémité S. de cette tle, à la bifurcation môme des deux branches (appelée par les Arabes bcUn-el-Baqrah, Ventre de la Vache), qu'est établi (8 kil.)

Le Barrage, dont on aperçoit les tours massives et les grandes arches (V. R. 12, § VII). Il existe à la naissance actuelle du Delta un véritable banc de rocbes qui fait obstacle au cours direct du Nil et le force à se diviser en deux branches; autrefois la tête du Delta était plus au S. qu'aujourd'hui, et trois branches s'y formaient : la pélusiaque, la .sébennytique et la canopique, qui donnaient à leur tour naiseanca aux autres branches (V. p. 38).

Au delà du passage, le Nil, semé de vastes fies, décrit encore une double sinuosité.

Après avoir dépassé (19 kil.) le palais de Cboubrah, on aperçoit les

nombreux minarels du Caire; ou peut ici mettre pied à terre, et entrer par la longue et belle avenue d'arbres qui aboutit à la porte N. 0.

de la ville. En continuant à remonter le fleuve, on aperçoit à dr. sur la rive g. Embabèhf où se livra la grande bataille des Pyramides (F. R. 11), et sur la rive dr.,à gauche, se montrent les palais et les maisons de campagne situés entre Choubrab et (6 kil. 5) Boulaq (r. dr.) qui peut être considéré comme le port du Caire. C'est H Textrémité N. de Boulaq que le voyageur jettera Tancre, à côté d'un grand nombre de dababiëhs et de barques de toute sorte amarrées : et l'animation qui règne dans le petit port, relevée par la diversité des costumes et des types, lui offrira un spectacle plein d'intérêt; de Boulaq, il pourra gagner le Caire (15 min.) par la route de Boulaq, qui débouche sur la place de TEzbékyèh, d*où il se rendra facilement à Thôtel qu'il aura choisi ( V, RetueignementM gênérflw.T).

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