‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 164 sur 408 · ÉCOLES. — HOPITAUX · texte numérisé non relu

ÉCOLES. — HOPITAUX

médecine, l'école des sages-femmes aîec un hôpital réservé aux femmes et aux enfants. (F. VII, $ i.)

L'hôpital général européen a été établi sur la route de TAbbasièh dans une maison donnée par le khédive :

il est administré par les Sœurs de ^aiQt-Joseph.

Bibliothèque,— Grâce à Tinitiative de S. Exe. Ali-Pacha-Moubarek, on a iostalié au ministère des travaux publjcs, à Darb-el-Gamamis, une bibliothèque qui renferme environ ^000 volumes; ce qui mérite surtout d'être remarqué, ce sont d'anciens manuscrits, fort bien conservés, eo canctères extrêmement nets; on y montre un exemplaire du Coran l'crit par Giafar eç çadig (le véridique), écrit de l'an 83 à Tan 146 de l'hégire, c'est-à-dire, au vm* s. de notre ère; un autre, en lettres d'or, par Ahmed Tousouf; quelques-uns de ces manuscrits ont i",Û5 de longueur sur 0*,35 de largeur, ils sont ornés de gracieuses enjolivures, plus ûnement et plus élégamment dessinées que celles de nos manuscrits du moyen âge; l'un d'eux contient l/>ut le Coran en 30 pages : c'est un chef - d'œuvre de délicatesse; un cours d'histoire persane est enjolivé de dessins représentant des personnages et des scènes de la vie relif^ieuse; ces manuscrits méritent d'être vus, car le génie et la patience arabe en ont fait des oeuvres d'art.

La Bibliothèque possède encore une ^le pour les ouvrages français, al- >inands, etc. A cêté, est une grande '^le de cours établie depuis 1873, où des professeurs arabes enseignent l'arithmétique, la géométrie, This- ^ire, la géographie, et commentent >' Coran; pourquoi les sciences jadis cultivées avec gloire par les Arabes n'i Qeuriraient-elles plus parmi eux?

1^ directeur de la Bibliothèque est |ut jeune )iomme qui a fait ses études i Paris,. il s'exprime très-bien en (raoçaiset est d'une très-grande o)>li- -'eance.

Gouvernement locài, — A la tête de l'administration est un gouverneur particulier; les cas de simple police sont portés devant le Zahit, ou préfet de police, dont le bureau est à la Zaptiêh, près de la rue qui mène au palais d'Abdin; on a essayé d'établir une police municipale; les crimes et délits commis par les étrangers sont portés devant la cour consulaire du délinquant ; jes causes civiles entre indigènes et étrangers, de nationalités différentes, ainsi que certains délits particuliers, sont jugés par le tribunal mixte nouvellement établi (F. p. 154). Les questions de propriété et les causes civiles sont du ressort du Hekké* meh, ou Cour du Cadi, qui a son quartier général au Caire. Cette cour occupait une portion de l'ancien palais des sultans, habité au xn* siècle par'Saladin, et qui était un des Kes* rain ou « deux palais » construits par Gewbèr-el-Kaïd; le nombre des litiges portés devant le cadi est considérable, et cela n^a rien d'étonnant, si l'on considère que les plus petites querelles de famille lui sont soumi* ses; les cas de divorce surtout sont fréquents ; ainsi, dans l'année 1871, pour 1952 mariages, il y a eu 552 divorces. Les quatre cinquièmes des rétributions provenant des différentes causes appartiennent au cadi ; le dernier cinquième revient au bach-Kateb et aux adtres scribes placés sous ses ordres.

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