MOSQUÉE D'AMROU
rée appelée Xatr'eek-Chemmd, ou lia maison des chrétiens; il est entouré plus communément Dèiren-Nasàrah, \ de hautes murailles et fermé de portes.
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L«5 murailles sont de construction I de la forteresse de Babylone. Cette fomaine; l'enceinte a dû être celle I forteresse paraît avoir été, al ongme.
EGYPTE. — LE CAIRE
la résidence assignée par Ramsès II à des prisonniers assyriens, qui lui donnèrent le nom de leur patrie. Ce nom se retrouve aujourd'hui dans celui d'un couvent voisin : JOetr-Bohylon. Dans la portion S.» une porte d'ordre dorique, flanquée de deux tours rondes et surmontée d'un fronton avec une inscription illisible, est murée et entourée jusqu'au cintre.
Une des deux tours (celle de TO.) a, dans une chambre supérieure, de curieuses sculptures sur bois du temps de Dioclétien. Véglise copte est dédiée à la vierge Marie (Siti Mariam) ; on y montre avec grande vénération une chapelle souterraine où la tradition rapporte que la vierge Marie se retira pendant^ quelques jours lors de sa fuite en Egypte. L'église, en forme de basilique, est à trois nefs, formées par deux rangs de colonnes ; noire, sale, mai entretenue, elle produit une fâcheuse impression; des croix coptes forment le seul ornement des murs, dans lesquels sont pratiquées des niches. Un enfoncement dans la paroi S. contient les fonts baptismaux.
Parmi les constructions contenues dans l'intérieur de l'ancienne enceinte, se trouvent une tynagoQue et le couvent grée de Saint - Georges , qui conserve dans sa cour un fragment bien conservé du mur romain ; à l'extérieur et du côté du S. sont trois cloîtres parmi lesquels le Deir- Babylon, et au N. ceux d'Abou- Siphûm et de Saint-Ména, dont le nom rappelle celui de Menés le premier roi égyptien. Tous ces couvents possèdent des châsses et des sculptures intéressantes.
Le port du vieux Caire présente une grande animation. Le Nil s'y montre dans toute sa majesté, et l'œil peut suivre son cours assez loin vers le S. ; sur l'autre rive on aperçoit Gizèh et les beaux bois de palmiers qui couvrent la plaine des Pyramides. A chaque instant, de gros bateaux transportent d'une riveàl'au-
tre hommes, femmes, enfants, àn«s et chameaux. L'embarquement des animaux est un spectacle amusant:
le chameau fait entendre un grognement maussade et enjambe maladroitement le bord du bateau, que l'âne franchit au contraire avec légèreté; ce passage des animaux a toutefois diminué beaucoup depuis la construction du pont de Kasr el-Nil.
Pour une piastre, on se fera passer dans
L'Ile do Raoudah {Gésiret el- Aooudaii), qui s'éiend en face du vieux Caire. A la pointe S. se trouve le Nilomètro, en arabe Mékydt (mesure), destiné, comme son nom TiQdique, à mesurer les crues du fleuve.
Avant que les Arabes fissent U conquête du pays, le Nilomètre était pla(^ au bourg de Halouân, vis-i-vis de Memphis. L'an 96 de l'hégire (715), Oçama, gouverneur de l'Egypte, écrivit au khalife Soleiman Abd-el-Mélek que le mékyas d'Ualouân avait été renversé. Le khalife lui commanda d'en élever un autre dans l'Ile située entre Postât et Gizèh. Il fut obéi. La colonne que l'on voit aujourd'hui doit être celle qui a été élevée du temps de Solelman, bien que plus d'une fois on ait été obligé de la réparer ou de la relever. L'an 199 de l'hégire (815 de J. C), le khalife abbasside Ël-Mamoun fit reconstruire l'édifice. Plusieurs des inscriptions sont de cette époque. En 233 de l'hégire (848 J. C), le mékyas fut encore réparé, ainsi que l'attestent plusieurs inscriptions. Ayant été renversé cent quarante-neuf ans après sa fondation (245 de l'hégire, 859 de J. C), il fut rétabli à la même place par ordre du khalife abbasside el-Motawâkil, et reçut le nom de nouveau Mékyas; ce même khalife ôta aux chrétiens la charge qui leur était réservée jusqu'alors de mesurer la crue du Nil et la donna en privilège héréditaire à la famille d'Abou-Raddat. Le Nilomètre, encore réparé par le khalife Mostanaer-Billah, en 485 de Thé-