‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 168 sur 408 · II. BODIJLO- BHBAB^^H · texte numérisé non relu

II. BODIJLO- BHBAB^^H

On se rend à Boulftq par une large avenue qui se détache à 1*0. de rEzbékyèh, et dont l'embellissement est dû à Méhémet-Ali. Elle est constamment animée par un mouvement de promeneurs, de gens afTairés, de portefaix, d'ânes, de chameaux et de voitures. A g., vers le S., les terrains se continuent avec le quartier Ismaïiyèh; â dr., au N., s'étendent encore de vastes terrains couverts de décombres et d'eaux croupissantes :

c'est cette région qu'il aurait surtout été utile d'aplanir, de percer d'avenues nouvelles et de couvrir de bâtisses européennes; on n'aurait rien eu à y regretter.

Boulaq est situé sur la rive dr. du Nil, à 2 kil. à l'O. de l'entrée du Caire et à 5 kil. 1/2 au N. de Postât. C'est un des deux ports du Caire.

C'est iâ que s'arrêtent toutes les barques qui remontent le Nil depuis Alexandrie ou le Delta, de même que celles qui descendent de la haute

Le port de Boulaq offre de l'animation, mais le fleuve, resserré par rile basse appelée Géziret-Boulaq ou Gésiret t^Koraiyèh, ne présente pas un aspect aussi majestueux qu'au vieux Caire. Il faut remonter jusqu'à

la partie N. du bourg pour Toir fleuve dans toute sa largeur, aperçoit en face, derrière la poinj septentrionale de l'île, EmbaK (lieu où s'est livrée la célèbre taille des Pyramides, F. p. 301). Bof laq renferme de 4 à 5000 hab. Ci un village pittoresque, avec quelquol mosquées, mais sans édifices remj quables, sans en excepter le paU élevé par Ismaïl-Pacba, fils de If cl met-Ali, grand édifice qui a chan( plusieurs fois de destination; Boulai possède une imprimerie fondée pj Méhémet-Ali en 1822, d'où sont sor tis déjà un très-grand nombre de vo lûmes en turc et en arabe, don!

beaucoup sont des traductions d'uuk vrages européens. Il y a (} ^2, <>« environs beaucoup de januus ei de maisons de plaisance. On pourn encore visiter à Boulaq l'usine hydraulique de M. Cordier, le magnifique établissement Darblay qui alimente les boulangeries de TKgypte, l'usine à gaz, l'arsenal de bateaux à vapeur de la compagnie Azizyèh, la fonderie, la manufacture d'armes, l'école des arts et métiers, et surtout les ateliers de précision où l'on fabrique les instruments de topographie et d'arpentage. Boulaq possède encore : une papeterie nouvellement établie, qui est remarquable en ce qu'elle utilise les chiffons, le coton, le lin, l'alpha et la canne à sucre, un hôpital pour les aliénés et deux églises, l'une aux Catholiques Latins et l'autre aux Grecs-Unis.

Moté* de BoaUq.

On peut se rendre de quartier européen du Caire au m usée de Bonlaq en moins d'une demi-heure; le trajet en voiture ne demande pas plus d'un qaart d'heure. Le musée est situé dans une rue latérale, à dr., en arrlyant par i'a« venue de Boulaq.

îjt musée est oovert tous les jours, le vendredi excepté, de 8 h. et demie du matin à 5 h. du soir. Il n'est besoin d'aucune permission pour copier les monuments exposés dans le musée.

MUSÉE DE BOULAQ

te qui întéreHsert surtout le voyam ï Boulaq et réclamera son Intion, c'est le remarquable musée kiintiquitéâ égyptiennes formé par H». as de M. Mariette-Bey, et qui se ep'j^e presque uniquement des mo laents mis au jour par les fouilles te a courageux sayant. Ce musée, cêales intentions de son fondateur, téé organisé pour senrir à l'étude {ue de régyptologie, et on y a i tous les fragments trouvés qui paru toucher par un côté quelae aux intérêts do la science; nous plaisons à reconnaître que Mariette-Bey a rencontré dans S. A.

khédive un prince admirablement k»'isé à seconder ses vues et à fa ci- ^<*»' -eJherches. 11 est vrai que galei^ds où 'sont conservées aud'hûi les précieuses collections insuffisantes à les contenir tou- : de plus, elles sont établies trop Ib du Nil, et il est à craindre que leourant^ qui est fort en cet endroit, Kbranle les fondements du modeste Ifice qui les renferme. HeureuseteDt la construction d'un musée tcaumental qui doit s'élever dans lie de Gézirèh, située en face de l'jQlaq, a été décrétée depuis quel- [■•e temps déjà par S. A. Ismaîl- ^ba; et nous aimons A penser que ^M sage résolution ne tardera pas iètre mise à exécution. Le prince iclàjré qui gouverne l'Egypte, après '^o'.r, par sa munificence, aidé les b^Qts explorateurs à faire sortir i^^l tant de précieux monuments, f'i'lra donnera ces monuments un ^le digne d'eux et de la civilisation T'i.s représentent. Parmi toutes les ^'Tres de son règne, aucune ne sera • «^ glorieuse et ne recommandera ^Tiauge son nom à ses successeurs ^■'t la postérité.

^Qe partie seulement des monu- Ctots découverts par M. Mariette ^&l trouvé place dans les galeries du Qosée; quant aux autres, on a dû ^ conserver dans des magasins ou ^^ laisser sur place jusqu'au moment

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où ils pourront être transportés au nouveau musée.

Nous diviserons en deux parties notre description du musée de B )ulaq. Dans la première, nous donnerons un aperçu général de la nature et de la provenance des monuments en présence desquels le visiteur va se trouver. La seconde sera réservée aune description particulière de ceux des monuments conservés dans la collection du musée qui méritent une mention spéciale.

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