X. — Aperçu (éaéral d«« monnaneni
ùoammnéê dans !• mosé« ûm Boulaq.
L'inventaire général des monuments compris dans la collection du musée de Boulaq comprend principalement :
Des statues (statuettes, figurines).
Des stèles.
Des amulettes.
Des sarcophages (cercueils, cartonnages, momies).
Des objets du culte.
Voici quelques notions générales destinées à faire connaître au visiteur d'où ces objets proviennent, en quelles circonstances ils ont été trouvés, les usages auxquels ils ont été primitivement destinés.
SUiiuet, — Il y a des statues de dieux, des statues de roiSj des statues de parttcuiiers.
Quand les statues de divinités sont de grandes dimensions, elles proviennent des temples et portent ou doivent porter les cartouches du roi, qui les a consacrées comnio un monument de sa piété envers le personnage divin dont elles sont l'image (n" 579, 580, 8à7, 868 du catalogue); plus rarement elles proviennent des tombeaux (n*' 3\î, 3HG, 387). Quand elles sont de petites dimensions (statuettes, fi Kl' ri ne s), elles ont pour origine les fouilles faites, soit dans les to:ubeaux où elles accompagnent les momies {V, salle du Centre, cage A), soit dans les fondements de certains temples qu'elles
EGYPTE. — LES ENVIRONS DU CAIRE. [R. Wr
avaient pour mission de sanctifier (n- 105 et suivants, 689).
Les statues de rois sont en général le produit des fouilles exécutées dans les temples Les rois mettaient ' leurs propres statues dans les temples en souvenir des constructions quiis y avaient élevées, des agrandissement<; qu^ils avaient ordonnes, ou bien encore, comme des monU" nienls commémora tifs des fondations pieuses par lesquelles ils avaient assuré Texercice du cuile. Les statues représentant des rois et trouvées dans le-s temples sont nombreuses [V. n- 1, 2, 5, 20, 21,558, 866, IcOG, 1007, 1008, 1009, etc.). H est bien rare qu'on en trouve dans les tombeaux;
Les Uatues de particuliers , comme les statues de rois, sont recueillies soit dans les temples, soit dans his tombeaux. Les particuliers partageaient en eilet avec les rois le droit assez peu déterminé jusquMci, de faire déposer leurs propres images dans les temples (n" 31, 32, 33), probablement en souvenir do quelque service rendu par eux au pays ou de Tillustration qu'ils avaient acquise.
Bien plus souvent les statues de particuliers sont recueillies dans les tombeaux, et leur destination s'explique par le lieu même où elles sont truuvces. Elles jouent alors le rôle de pénates, et sont destinées à recevoir les hommages et les prières des survivants. Il e^t toute une classe du statues de particuliers que nous ne devons pas passer sous silence : ce sont celles qu'on appelle des statuettes funéraires, et qu'on recueille quelquefois au nombre de plusieurs centaines, à côté des momies. Elles représcnleni alors le défunt lui-même (n • .i99, 4ul et suivants).
Stèles. — Les ^tf'les sont ces dalles plates, quelquefois rectangulaires, plus souvent arrondies par le haut, dont tous les musées, et particulièrement lo musée de Boulaq, sont si riches. Elles sont couvertes sur la face
principale (rarement sur la face pq> térieure et les tranches) de tablea| entremêlés de textes plus ou moi serrés en écriture hiéro^lyphiqu'\(
Les stèles appartiennent à da^ types. j
Les stèles du premier type sonld) documents d'un caractère plu!^ 4 moins officiel qu'on déposait danrik temples, si^ les murs d'enceinte dj villes, dans les nécropoles. Un d| cret émanant de l'autorité du rui 4| des prêtres, un récit dont on \ci conserver le texte, une compositid poétiiue qu'on désire transmettre • la postérité, y sont gravés (n** 69 817 et suivants, 1013, 1014). Ces sii| les du premier type sont des doci ments d'oil le culte des morw4 banni. On les a déposées à la plad qu'elles ont quittée pour venir ai musée de Boulaq, comme des esp ces d'affiches monumentales destin nées à être lues de tous les'pi> sants.
Les stèles du deuxième type soni les stèles funéraires, c'est-à-dire da épitaphes ou des pierres tumulairts.
Le musée de Boulaq en possède yài centaines. Le sens général de la coiO' position est presque toujours le m<^ me : au premier registre, le défunt, assisté de ses parents, comparait dc^ vaut les dieux de l'enfer égyptien, f\ leur fait ses offrandes en pains, ea fleurs, en liquides, en végétaux; ai^ registres intérieurs, ce sont les pi^ rents qui à leur tour se présentent devant le défunt et lui adressent à la fois leurs prières et leurs offrandey Suit une courte invocation aux dieui, que le défunt est censé prononcer.
Parmi les stèles de l'Ancien Eiiip:' re, lesquelles sont quadrangulaires, le plus souvent colossales, taillées cii forme de façade d'édifice, à rainur< • prismatiques (K. p. 85), nou^ noi; ;• les suivantes : n** 38, 39, 40, 41, V^ Les stèles du Moyen Empire sont rudes; elles ont conservé la forme quadrangulaire, dépouillée des ornements à rainures prismatiques (o**
lOUTE 12}
MirsÊE DE BOULAQ.
k, 805). Dans les stèles de la xn* dy- BtJe. dont quelques-unes sont aradies par ie haut, le défunt est re> ésenté au milieu des siens et assisit aux offrandes par lesquelles ses bes sont honorés (n~44, 45, 46, 47, U9, 50). Sous laxm* dynastie, les iies deviennent confuses, hérissées iQoms propres. La famille envahit Iplus en plus le champ du monutat, et, en général, ses divers mem- ^ sont représentés, à dr. et à g. de >HMe, alignés sur deux lignes ver^ blés. Du reste, sur tous ces monu-.
Ints, on ne remarque aucune rel^entation de divinités. Sous le kvel Empire, les stèles sont, en Nral, disposées delà manière suinte : le premier registre est tout mr religieux; certains dieux, prinpement Osiris, en occupent la pie principale. Devant eux, le dé- Pt debout, suivi de sa femme et de Mques personnes choisies de sa cille, est dans une des postures t l'adoration. A ses pieds est une ^ chargée des offrandes habi telles qu'il présente à Osiris. Le 'coQd registre nous montre, comme ^ les stèles de TAncien Empire, '«léfunt assis devant la table des 'nndes et recevant l'hommage de *> Parents debout ou agenouillés de- ^t lui. Un dernier registre contient * formule des prières (F. o?* 65 , 66, •ï. 68, 69, 70, 71, 74, 76, etc.).
Amulettes, — La croyance aux es- ^^, aux talismans, aux influences piques, a été très-répandue chez ^ Égyptiens. Osîris, principe du ^, avait été vaincu et l'était en- *fï tous les jours, par Typhon, prince du mal. De là mille pratiques 'Qpemitieuses pour aider Osiris dans ^ lutte, et empêcher son étemel en- ^^\ de rapprocher et de le trahir.
^'nsi s'explique la présence de ces 'QDombrables amulettes de toutes '^^tières et de toutes formes qu'on JfouTe dans les tombeaux et dans 'intérieur des momies. Ils avaient ^^ objet de terrifier Typhon par
leur sainteté et de le forcer à fuir.
Le musée de Boulaq est très-riche en monuments de ce genre. Le visiteur étudiera particulièrement les vitrines L, M, N, 0 de la salle du Centre.
Sarcophages, — A cette série appartiennent les gros sarcophages do. .
pierre, rectangulaires, à couvercle plat ou arrondi par le sommet (n** 6, 7, 8, 9, 12, 13, 970, 971, 972, etcî, les cercueils à visage humain de pierre ou de bois (n" 10, 11, 80, '81, 82, 84, 85, 728, 730, 732, 733, etc.), les cartonnages cousus par derrière et ayant contenu la momie (n** 729, 736, etc.), les masques de momies, les découpures et en général tout ce qui sert directement à Thabillement du mort après la momification. Ce sujet est si complexe, il embrasse des variétés si nombreuses, qu'il serait impossible de le traiter ici complètement. Nous nous contenterons de quelques renseignements généraux.
Sous l'Ancien Empire , le sarcophage, rectangulaire, sans chevet ai- rondi, taillé dans une sorte de basalte noir, dans le granii rose ou dans le calcaire, est, en général, dépourvu d'ornements. Les inscriptions ne sont que le nom et les titres du défunt-, le couvercle est plat comme une dalle ou voûté par-dessus avec quatre oreillettes carrées aux angles; on y gravait, par exception, la formule des cérémonies à accomplir à certains anniversaires (F. n"* 6 et 7). Un cercueil de bois, à face humaine, composé de plusieurs pièces assemblées à l'aide de chevilles aussi en bois, est placé dans l'intérieur du sarcophage. Ces cercueils n'ont pas de peintures. Sur le devant de la poitrine, on lit cependant quelquefois la formule : 0 toi^ N,,,, enfant du Ciel, né de Ui déesse Ifout.
Sous le Moyen Empire, on trouve dans des caveaux d'une exécution médiocre, des objets dignes d'attention; ce sont des chaises, des tables, des tabourets, de grands coffres, des va*