‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 174 sur 408 · Memphis. Saqqarah. Calcaire · texte numérisé non relu

Memphis. Saqqarah. Calcaire

Stèle funéraire dans le modèle simple des façades de chapelle usité dans le Nouvel Empire. Sur le listel qui surmonte la corniche dont la stèle est couronnée, nous remarquons les phrases suivantes mises dans la bouche du défunt Mal et extraites du chapitre 12S du Rituel. Le. mort, admis en présence du juge suprême, s'écrie : < Je me suis attaché à Dieu par mon amour; j'ai donné du pain à celui oui avait faim, de l'eau à celui qui avait soif, des vêtements & celui qui était nu ; j'ai donné un lien d'asile à Tabandonné.... »

77. Memphis. Saqqarah. Stèle funéraire en forme de façade de naos. Sur le linteau, deux cynocéphales adorent le soleil levant; ils sont suivis de chaque côté de l'un des chacals, guides des chemins du nord et du midi, et de l'oiseau, symbole de l'&me.

D. Cercueih det momiee,

80. Memphis. Saqqarah. Cercueil ayant contenu les restes de la dame Betefia.

Remarquer la finesse extrême des gravures qui décorent le monument. Vu l'incomparable dureté de la matière, chaque hiéroglyphe devient (dit M. Mariette) un sujet qui a dû être traité à part selon les procédés de la glyptique, c'esi-â-dire de la gravure sur pierre une.

85-86. Memphis. Saqqarah. Basalte vert. Convercle et cuve d'un cercueil de momie gravés au nom de Hor-em-heb^ fils de sa mère Térou. Les Égyptiens prononçaient Harmhavi que l'on retrouve dans la forme archaïque grecque 'af|i«f t« *AftMt«. (Note de M. Maspero.) Nous copions textuellement dans le livre de

EGYPTE. — LES ENVIRONS DU CAIRE. [R, lî]

M. Mariette l'explication des légendes gravées sor ce cercueil, parce qu'elles font vivre sous nos yeux les croyances religieuses de rancienne Egypte (K. p. 128 et 120). • Sur la poitrÎDe, Tàme de Hor-emlieb est figurée par un épervier à. tête humaine tenant dans ses serres les deux anneaux de l'éternité. Au-dessus d'elle, comme une image de la nouvelle vie qui attend le défunt, se lève le soleil rayonnant du matin, assisté dans son cours par Isis et Mepbthys. La scène est couronnée par une figure du scarabée de la résurrection. Le même anneau de réternité et les deux plumes, signes mystérieux de la victoire que l'àme a dû remporter sur les génies du mal avant d'être admise à jouir de la lumière éternelle, sont près de lui. Enfin, des pattes de devant de l'insecte régénérateur, s'échappent les trois emblèmes de la pureté, de la stabilité et de la vie divine. Le dessous de Ja cuve est orné de longues prières en faveur de Horem-heb, et, au milieu des représentations qui décorent cette partie du monument, on aperçoit les images des quinze pylônes que gardent des génies armés de glaives, et dont le défunt doit successivement franchir les portes en justifiant de ses bonnes actions sur la terre. Les deux faces inférieures du couvercle et de la cuve n'ont pas été oubliées dans l'ornementation du monument. Sur la partie supérieure (F. le dedans du n* 85) est l'image du ciel sous la forme d'une femme, les bras étendus au-dessus de la tête, nageant dans les espaces célestes. La ;a.rtie inférieure (n* 86) est au contraire occupée par ce que nous appelons l'enfer, représenté par une femme, les bras pendants, le signe hiéroglyphique de VAmenti sur la tête. Quand la dépouille mortelle de Hor-em- 'ii b était encore enfermée dans son cercueil, le défunt était ainsi comme sus pendu entre le ciel supérieur et le ciel inférieur. Toutes les croyances égyptiennes sont là. La vie est semblable au soleil qui accomplit au-dessus de nos tètes sa resplendissante carrière ; le soleil nocturne Hst l'image de la mort. > E. TabU$ d'offrandet, 93. Memphis. Saqqarah. AlbAtre. Monument qui devait servir aux libations funèbres dans le tombeau où il a été trouvé Deux lions sont debout côte à côte et regardent en face. Les queues sont pendantes et ramenées de manière à enserrer un vase, placé à la partie

postérieure des deux qnadropèdes. Sor leur dos est posée une table inclinée.

Une rigole y est tracée qui devait coqduire jusqu'au vase le liquide qu'on j versait. Les offrandes consistaient eu pjins sacrés, en liquides.

F. Monuments divers,

100. Édicule appelé naos. Deux personnages sont assis au fond de cette sorte de petite châsse, que l'on fermait par une porte 4 double battant : les trous des gonds dans lesquels cette porte tournait sont encore visibles. L'un de ces personnages est un premier prophète ifOsiriêt l'autre est sa femme qui l'aime, la dame Maut-Nefer,

D. — Balle de l'Anoienrlmplre.

On a réuni dans cette salle les monuments les plus anciens do la civilisation égyptienne, qui sont par conse ^ueat ks monuments les plus anciens da monde. Le visiteur ne manquera p^ d'être frappé de ce fait très-étrange : c'est que rien, dans ces vénérables débris, n'atteste un art dans l'enfance.

Tout y est au contraire d'une exécution aussi parfaite que possible. L'origine de la civilisation égyptienne se perd ainsi littéralement dans la nuit des temps- H faudrait décrire tous les monuments exposes dans la salle de l'Ancien Empire; le visiteur portera principalement son attention sur les suivants :

970. Sarcophage en granit rose ayant servi à la sépulture d'an fonctionnaire nommé Khoufou^nkhf qui vivait il y ^ environ six mille ans. C'est le modèle h plus parfait que nous connaissions des sarcophages de ce temps.

98d-992. Quatre panneaux de bois qui couvraient le fond de quatre fausses portes dans le tombeau d'/7o«t. On remarquera l'extrême finesse de la sculpture, le profil accentué du personnage, la dis^ position inusitée des ustensiles qu'il tient à la main, les formes rares d'hiéroglyphes.

994-995. Deux montants de porte extraits du même tombeau. Monument antérieur à Chéops.

999. Autre fausse porte, tenant lieo de stèle, trouvée dans le tombeau d'un personnage très-ancien, nommé Scheri.

On trouve dans le cours des inscriptions et des titres de Schéri : deux cartouches, l'un qui se lit Sfnt et qui représente le Seihénèë de Manéthon (u* dynastie) (Y. p. 70) ; l'autre qui se lit Per-absen

[Route 12]

MUSÉE D£ BOULAQ

et qui partit iei pour la première fois. 997-M8. Deax immenses dalles for- "^ant les deux cdtés d'une stèle monoli- ' " placée dans le tombeau de Sabou^ à >(Hiarih. Le côté g. porte le n* 997. Le 'if-atki aTec tons ses titres est assis devjDL QQe table chargée d'offrandes. Le '''" W (c6té dr.) nous présente Sabou i^ma milieu d'une sorte de palanquin *')flteu sur les épaules de ses servileon. D'autres serviteare accompagnent le cortège. Ceux-ci apportent à la cham- Lk do tombean de nouvelles offrandes, ceei-U brûlent l'encens devant les statuts da défunt. Huit femmes conduisant ^ animaux en laisse, et portant sur la ^it des eonffes pleines de victuailles, \fa)bolisent les terres da défunt dési- >nees par lui poor assurer après sa °)<Tt rapport dans son tombeau des dons faneraircs. L'emplacement de six de ces fropnétés est indiqué. Elles étaient situées dans les nomes Libyque, Athribite, I-^topolite, Héliopolite oriental, Arabi- 7°< et Hermopolite. Les représentations ^s trois registres inférieurs s'expliquent felles-méraes. On dépèce les taureaux dallas. Le défunt navigue sur le Nil, etc. Soile de douze bas-reliefs recueillis ïi et là dans la nécropole de Saqqal*^ Aq registre sopérieur, scènes de 'apport des dons funéraires. Joutes '-Qr l'eaa. Des serviteurs amènent une S42elle et uq^ antilope. Le registre mo- ;<:n noas offre des femmes emplissant ^- grands vases d'une matière incon- °ae. Nonvellet séries d^offrandes. On coap« par quartiers les animaux immo- '^ Tableau quadrillé d'offrandes d'un *^yle très-ancien. Des vaches passent un So«. suivies d'one barque de roseaux.

■^a registre inférieur, scènes analogues. L'n marchand défend ses oignons et ses ^Q&des contre an singe. On prépare '^0 poisson. On pèse et on enregistre un '^ de blé. Des scribes font les comptes. ■^0 fabrique des meubles. On taille des *^tues. On vanne le blé, etc.

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