‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 175 sur 408 · I. — Salle des Bycsos · texte numérisé non relu

I. — Salle des Bycsos

^ ane époque postérieure de quel- '^O's anoèes seulement à Abraham, des ^<ies barbares, venues de l'Asie cen- >^«, envahirent l'Egypte par lïsthme de ^^1, mirent le pays k feu et à sang, ^t pendant plus de cinq siècles regnè- ^«nt lar les bords du Nil. C'est au mu- ^■t deBoulaq seulement, et dans la salle ^** Bycsoa, que se trouvent les monu-

ments qui peuvent fournir quelques renseignements sur cette curieuse époque de l'histoire égyptienne. Ils proviennent des fouilles faites au Fayoum et à Tanis.

i . Granit gris. Groupe de deux persoonages debout sur un socle commun.

D'énormes perruques dispoitées en tresses épaisses leur couvrent la tête. Leurs traits sont durs, accusés et offrent une grande ressemblance avec ceux des sphinx A crinière de lion. La lèvre supérieure est rasée, mais les joues et le menton sont ornés d'une longue barbe ondulée. Chacun d'eux soutient, sur les mains étendues, des groupes ingénieusement arrangés d'oiseaux aquatiques et de poissons mêlés à des fleurs a^cAntn. Ce sont probablement deux rois Hycsos inconnus.

2. Granit gris. Partie supérieure d'une statue colossale brisée, qui représente un roi debout. Pas d'inscription. On remarquera la forme générale de la tète, les pommettes saillantes et osseuses, les lèvres épaisses, la barbe ondulée qui couvre le bas des joues. Le roi était vêtu de peaux de panthère.

869. Partie antérieure d'un sphinx brisé. La face est ronde, anguleuse, les yeux sont petits, le nez écrasé, la bouche dédaigneuse. Une épaisse crinière de lion encadre le visage et en augmente encore l'énergie. Trois souverains ont orné successivement le monument de leurs légendes; ce sont : Apappus, dernier roi de la xvii« dynastie, Ménephtah, fils de Hamsès II, et Psouscnnès. Mais le sphinx est antérieur h.

Apappus et représente un des rois prédécesseurs de ce prince, peut-être Saltès ( V. p. 71). On a remarqué la re'sseinblance frappante qu'offre la physionomie de ce sphinx des Hycsos avec le type des populations vivant encore aujourd'hui sur les bords du lac Menzaleh.

1001. Sorte d'autel destiné à perpétuer le souvenir d'un service d'offrandes fondé dans un des temples de la ville de Tanis par le roi pasteur Apapi, dont le prénom se lit : Ra-aa-Kefien.

Les monuments de la période des Hycsos n'étant pas assez nombreux pour remplir la salle qui porte le nom de ces conquérants, on a profité de la place laissée libre pour exposer quelques stèles ou inscriptions, royales pour la plupart, dont l'importance n'échappera à personne. Nous signalerons à l'attention du visiteur :

EGYPTE. — LES ENVmONS DU CAIRE. [R. 12]

902. Pierre provenant d^nn des basreliefa d'une grande salle de Deir el-Bfthari. Ces bas- reliefs célèbres représentent des épisodes d'une campagne de la tégente Hatasou (xviii* dynastie) dans le pays de Pount. M. Mariette avait fait déblayer les parois de cette salle pour en rendre l^ccès et l'étude plus faciles aux voyageurs.

Une nuit, des Européens, de passage à Thèbes, y pénétrèrent et, pour en enlever une des pierres, démolirent la moitié du mur, commettant ainsi un acte incroyable de vandalisme. La pierre conservée au musée de Boulaq est la seule des pierres du mur démoli que M. Mariette 'n'ait pas réussi & remettre à sa place antique.

Elle nous offre un curieux tableau. Le chef ennemi arrive en suppliant, suivi de sa femme; celle-ci a la chevelure soigneusement tressée et ramenée en queue épaisse par derrière. Un collier, formé de gros disques enfilés, orne son cou. Elle a une grande chemise jaune, sans manches, qui lui descend jusqu'au milieu des jambes. Ses traits sont assez réguliers, mais le reste de sa personne est repoussant. Ses bras, sa poitrine, ses jambes sont en effet comme chargés de chairs amollies ; le bassin se projette en arrière et accuse une difformité que l'artiste égyptien a rendue avec une naïveté singulière.

9U. Stèle en forme de façade de naos.

Un roi inconnu, l'uraeus au front, lève les mains en suppliant devant le dieu générateur (xni« et xiv« dynasties].

1003. Belle stèle funéraire ayant servi d'épitaphe dans le tombeau de Tounar, flabelliière du roi Thoutmès IV. Représentations symboliques.

lois. Belle stèle ayant servi de plaque commémorative.Elle est divisée en deux registres. Le premier registre nous montre un roi faisant une offrande, d'un côté à Horus, seigneur de la ville de Pe, de l'autre, à Bouto, dame de Pe et Tep. Les cartouches sont vides.

Le second registre est occupé par un magnifique texte de dix-huit lignes; il nous apprend que Ptolemée Lagus, viceroi d'Egypte au nom d'Alexandre II, avait restitué au temple de Bouto tous les revenus du nome (jue le roi Khabbasch avait concédés a ce temple, en reconnaissance de sa victoire contre Xerxès.

1014. Décret connu sous le nom de décret de Canope, et que M. Mariette pro- I

pose dé nommer Pierre de San. [Y.nr cette pierre, R. IS).

c La découverte de la Pierre de Si*;.

dit M. Mariette, s*e&t faite en plusieurs fois et dans des circonstances qu'il est intéressant de rappeler. A la suit» de travaux d'excavation opérés par n<u> sur l'emplacement du temple de Tar..9.

un écroulement de muraille s était produit à notre insu et un angle de la pierre de S&n s'était montré, émergeant du sol bouleversé. Cinq ou six lignes grecqoes du bas de la stèle étaient visibles. Ud pharmacien d'Ismallia, M. Gambard, pissant par San, les aperçut, et bieot^'t après eut occasion de les signaler i M. Lepsius, qui fit déblayer le monoment tout entier. Mais M. Lepsias n'en! connaissance que du texte hiéroglyphe que et du texte grec, et le texte démotique, qui, ft son tour, fut, pour la première fois, vu par nous, lui échappa. H résulte de là, que si, pour découvrir un monument, il suffit d*ètre le premier à le voir, la découverte du texte grec appartient à M. Gambard, la découverte àa texte hiéroglyphique appartient & M. Lepsius, tandis qu'avec tout autant de droit, la découverte du texte démotique peut être réclamée par nous. Quant à la dé> couverte vraie, nous n'avons pas à nous prononcer. •

r. — Balte du 0«nir«.

Aux quatre angles de La salle du Centre s'élèvent les quatre cages dont nous avons parlé et qui correspondent aux quatre divisions principales du catal^ga* de M. Mariette. La cage A et les su armoires disposées sons la travée de gcontiennent la collection des monuments religieux, qni se continue dans la vitrine octogone du centre. La cage P et les six armoires disposées sous la travée i^« dr. renferment les objets funéraires ^^ petites dimensions. Laçage X commence la série des monuments civils, la cage / commence la série des monument» '>=•'" toriques.

Cage A. On y a réuni, aussi complète que possible, une collection de tout^-^ les divinités qui forment le panthéon ég}'plien. Nous indiquerons les principales. Pour plus de deuils, K. la A'o/«« de M. Mariette.

lOS. Groupe en brome représenUnt Osiris assisté de ses deux sœurs, Isis et Nephthys (K. sur le rôle d'Osiris et d'Isis, p. 122, et pour plus de dévelop-

[Koutb J2]

MUSÉE DE fiOULÂQ.

pemcDti, h caUIoga« de BC. Mariette- B«f, déTeloppemeot sur le râle d'Osiris» diea Um, iotermédiaire entre l'homme ciDteiiiIe typeetlesauTearde l'homme).

Osiris cet, dès la plus haute aatiquiléi le dit« local d'Abydos; mais il dut à son cvteiTO propre de ne pas rester cantoQBé du» ce district. ■ Tous les Égyptieas, £t Hérodote, n'adorent pas les

niéaa dieu; ils ne rendent toos le

Béai eolte qu'A Osiris et à Isis. »

W. BronM9, SUtuette d'Osiris. Le

âin «3t eoiffô de la mitre des régions

ii'ffleores, flanquée des deux plumes

dejJutice et de la Vérité. Il tient

^eUqoe main le fléau et le crochet,

sjaèoles dn gouvernement. Le grand

eouier dont chaque défunt devait être

•'(*êta, selon les prescriptions du Rituel,

^nw son cou. On remarquera le travail

<^« ce eoUier, qui est fait de fils d'or

'isatis et enchàasée dans le bronze.

M5. Bronze. Belle figure dlsis dans VLtiile de mère. Elle tient sur ses gevigx son fils Horus, nu et coiffé de la ^me de Tenfance.

tu. Marbre gris. Isis est Agenouillée; ^ petite image d'Osiris est déposée >ar Ms genoux. Conformément à la tra- £iioo, elle va par ses chants rendre la ^ i son divin époux.

i20. Porcelaine grise. Un Horus de- .^^ (K.p. 133). Il a une tète d'épervicr, i' est coiffé du pochent complet.

t». Faïence émaillée. Nephthys (Y.

h itt).

tu. Porcelaine. Typhon nommé aussi ^^ le frère et l'adversaire constant *Ostfis(K. p. i25,note).

'^&< Terre cuite bleue. Déesse Thouê- ^ SUe a le corps de Thippopotame et ^|)ittes de la lionne. Elle tient devant ''le le naad symbolique.

ta?. Bronze. Uarpe-Khroti (Horus enr7^K type de l'Harpocrate des Grecs ^^- p. 125 et IM).

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