LACS, COUVENTS, BANR-BÉLA*MA
(De 20 à 22 h.)
Ezearaioo qui ne présente d'intérêt que poor les géologoea oa les amateurs de cariosités cénobitiqaes. Ces derniers même ont peu de chose à y voir maintenant et feront mieux de f^e réserver {>our le Sinaî. — Le minimum du temps qu'elle réclame est de &o à SOh., en profitant da cbemin de fer. On peut alors se dispenser d'un équipage spécial, si l'on passe les nuits à Teranèh, dans les couvents ou dans les buttes près de De)r- Harranioûs. On peut trouver à Teranèh les chameaux, les Ânes, les provisions nécessaires. On devra également s'y munir près du Cheikh el-beled d'une lettre d'introd action sans laquelle on ne serait i>as reça dans les couvents. Mieux vaut encore se pourvoir au Caire. Pour une exploration plus attentive devant durer environ i^fours, il faudra se pourvoir au Caire de l'attirail ordinaire des voyages du désert, dromadaires, tentes, provisiODS, etc. {Y. p. 244-24S).
On pourrait aller directement du Caire aux lacs Natroun par le chemin du Bahr-tlr-Farigh (le fleuve vide), cmbrancbement du Bahr-béla-mA (le fleure sans eau), qui débouche au pied de la pyramide ruinée d'Abouroach et continue de là vers l'O.
N. O. C'est la voie des Arabes; elle est de 16 h. environ. Mais la route habituelle est celle de Teranèh, qui diminue de 5 à 6 h. la traversée du désert.
On ne rend à Teranèh (10 h.) par le Nil (F. p. 299, a) ou mieux encore par chemin de fer, de Boulaq- Uakrour à Alexandrie {V. p. 300, b).
— Teranèh est un gros village qui a succédé, sur la rive g. du Nil de Bosetle, à l'ancienne ville de Terena tbis, dont il garde le nom, sans en occuper la position réelle. Les habitanU vivent principalement du transport du natron, des lacs au Nil. En quittant Teranèh, vers l'O., on passe (30 min.) devant des ruines ancien-
nes, assez étendues, composées surtout de débris de briques cuites et que des monnaies trouvées dans les décombres font remonter, selon toute apparence, à Tépoque romaine.
Elles n*offrent rien d'intéressant et Ton est en droit de supposer que la ville dont elles occupent l'emplacement et que Ton a identifiée, avec grandes probabilités, avec l'ancienne Terenuthis, n'a dû une certaine importance qu'à sa situation sur la route qui conduisait aux lacs de natron. La ville actuelle de Teranèh s'est élevée un peu à l'E. de l'ancienne Terenuthis, sans doute à la suite d'un changement dans le lit du fleuve. On n'a plus, à partir de ces ruines, que laride monotonie du désert pendant toute une journée. Enfin on voit apparaître et s'étendre la vallée où sont situés les lacs. On s'arrête au village de Zâkik ou Zakoukj fondé il y a une trentaine d'années dans un lieu appelé auparavant BlrKasr, le château, et qui est habité par les ouvriers et leurs familles. On y voit les vestige?
d'une verrerie que l'on croit dater du temps des Romains.
Le Ouady-Natroun, le district de Nitria ou Nitriotis des Grecs (Hérodote et Strabon), la Scythiaca regio (en copte, district de Shiôt) des Romains, mesure environ 33kil. de longueur sur une largeur de 3 à 8 kil. Il n'a qu'une très-faible population :
200 âmes environ pour le village, et 80, un peu plus ou moins, pour Ie<t quatre monastères. La végétation de la vallée est rare et chéti ve. La massette à larges feuilles (Typha latifolia) est la plante la plus abondante au bord des lacs. On y voit aussi le grand roseau {Arundo maxima), le taniarisc {Tamarin gallica), l'armoise {Arlemitia mari(tma),le jonc épineux [Junem spino8ut)jet un certain nombre d'autres plantes. Ces végétaux servent à fabriquer des nattes, qui sont, avec le natron, la seule industrie de cette vallée. Il y a çà et là quelques bouquets de pal-