‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 214 sur 408 · EGYPTE. — LE FAYOUM. [ROUTE · texte numérisé non relu

EGYPTE. — LE FAYOUM. [ROUTE

encombré de sable ; sa largeur est ici de 12 kil. On n*y voit ni végétation ni sources; mais^ en revanche, on y trouve une grande quantité de ces troncs d'arbres pétri fiés tels qu*ou en a déjà rencontré à la forêt pétrifiée, au pied du mont Moqattam (F. p. 377). Seulement, comme le lieu n'a été que très-peu visité par les Européens, les pétrifications y sont bien autrement nombreuses et de plus grandes dimensions. Quelques troncs changés en pierre ont jusqu'à 8 et tO met. de longueur. On y a observé aussi des empreintes de poissons fossiles, et Ton a remarqué que les galets qu'on y ramasse paraissent appartenir aux nrontagnes primitives de la baute Egypte. Les pétrifications se trouvent aussi dans le Babr el-Farigh.

Nous avons déjà indiqué (p. 37) pourquoi l'on ne pouvait plus admettre aujourd'hui l'opinion que le Babr-béla-mà ait été autrefois une branche du Nil. « Ce nom, dit M. Rohlf, le savant explorateur des oasis libyques*, dans le sens d'un ancien lit du Nii, doit disparaître pour jamais des cartes géographiques. Nulle part le plateau entre le Nil et les oasis de l'O. ne présente un ouady qui mérite un tel nom , et les indigènes qui traversent ce désert affirment n'avoir jamais entendu employer ce mot dans ces endroits.

Aussi ne peut-on pas penser que les deux autres Bahr-béla-mà aient un rapport quelconque avec un ancien cours du Nil. 11 est vrai qu'àDakkbel une dépression locale est nommée .ainsi, mais la formation géologique du sol et la configuration topographique écartent positivement la pensée d'un ancien lit du Nil. Celui qui fut traversé par Pacho et Cailliaud, et qui se trouve à TO. de Ouah el-Babari ne mérite pas non plus le nom d'un lit de fleuve.

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