OU CAIRE AU FAYOUM
Excursion très-recommandée. te Fayoum, par son caractère agreste et pastoral, forme une région à part dans l'Egypte. Ses canaax, ses iacs, ses raonaments, le« soaveairs de l'ancien Maris, Doas reportent aux problèmes que l'irrigation de TÉgypta avait sonievés aux temps pharaoniques. Le peintre y trouvera de nombreux sujets d'étude, le chasseur un gibier abondant. A un autre point de vue, le Fayoum est une excellente occasion d'essayer un drogmao, les tentes et les équipages de dromadaires dont il dispose, avant d'entreprendre les courses plue lointaines du Sinaï ou des oasis dp Touest. Celui qui ne voudrait prendre qu'une îdee sommaire de ce pays, peut, grâce au chemin de fer, s'y rendre sans apprêts spéciaux, avec an drogman qui saura lui trouver un gite à Médinet el-Fayoum. On peut, dans des conditions analogues, visiter le Fayoum pendant le voyage du Nil en faisant arrêter sa barque à Bénisouef {V. R. 2o). L'excursion du Fayoum peut d'ailleurs être enchaînée avec la course de Saqqarah et des pyramides de Dachour et de Meîdoam pour celui qui n'aurait pas encore visité ces localités. Dans ce cas même, deux routes se présentent & son choix, celle du Nord et celle de l'Est. Nous décrirons ces deux routes, après le trajet direct par le ehemin de fer.
On trouve au besoin à Médinet e>- Fayoum des ânes et des chameaux pour parcourir le Fayoum. Les chameaux sont néce saires pour Texcursion extrême du Birket el-Keroun. Aus5i, pourune visite approfondie de Fayoum, est-il préférable d'avoir tout amené du Caue, tentes, bagages et bétes de transport.
Le voyageur fera bien d^entrer dans le Fayoum par une route et de revenir par l'autre; le chemin de fer est le plus convenable pour le retour. La partie S.
[ROUTE 17] LE PAYOUM.
et S. O. du Ftyonm ne prétente rien d'intéressant et n'est ptrcoarue qne par les voirageors qui se rendent à la petite Oasis, on à l'oasis d'Ammon iK.R. 19).
L Ha Oaira à Médiikat «I-rayonm par la ohamlB da flir.
[lU UL Ponr les heores et lea prii, V. RtneifffrnnênUgénéraïux^akemïnsdB fer égyptiens. Tem]» d'arrêt^ variable, à £l-OnasU).
Ho part de la gare de Boulaq- Dakrour (appelée aussi gare de Gizèh), où l*on se rend par le pont (Ij Kasr el-Nil. La voie ferrée court entre le Nil et le plateau libyque, à travers une riche plaine, semée de nombreux bois de palmiers. On laisse sur la dr. les Grandes P3rramides de Gizëh, puis celles d*Abousir. et on arrive à (23 Icil.)
Bédréehein, à 1 kil. environ du Ni), village formé de huttes de terre et qui d'aiUeurs n'offre d'autre intérêt que d'être élevé sur l'emplacement de la ville de Menés (F. p. 403, b).
On aperçoit, à dr., les pyramides de Saqqarah, et, un peu plus au S., les y)\Tamides de Dachour(F. p. 403, a).
Viennent ensuite les stations de .ia kil.) m-Ayat et (13 kil.) GhirMèh.
Au-dessus de Ghirzèh, on laisse sur la g., Mekka ei-ifëWr, sur la dr., Meldoum et sa pyramide (F. p. 40S, b), et Ton arrive à (10 kil.)
El-OnasU (82 kil. du Caire), embrarjchement pour le Fayoum.
C'est un charmant village, bien situé au bord du Nil; de nombreuses bar* qut:s, gracieusement groupées, lui donnent Taspect d'un petit port marchand, fort animé; on y trouve des canges de louage. On aura Toccasion d\ voir de nombreux chameaux, défilant prooessionnellemeut entre le Nil et la voie ferrée, oii ils transportent les marchandises. Après un arrêt, généralement long, on prend le train du Fayoum. La voie se dirige à TO. à travers un pays bien cultivé, ayant, à dr., la ligna blanchâtre du désert