LE FAYOUM
sur laquelle se dresse la Fausse P3rramide (F. p. 405, b), à g., la végétation la plus riante. Après avoir franchi le Bahr-Toussouf, la route commence à gravir la petite cbalne qui sépare la vallée du Nil de Toasis du Fayoum, et, de l'autre côté de la chaîne, elle rencontre près d'un monticule de ruines le lit d'un ancien canal nommé le Bahr-Ouardan, qui se dirige au N. 0., sur la lisière de la colline. A partir de ce point se trouvent des fragments de murailles épaisses qui ont appartenu à une très-forte digue; ils restent en vup jusqu'à (32 kil.)
El-Edona, petit village sur la lisière du pays cultivé. Le gibier abonde, dans les environs, surtout le Kibier d'eau auquel le pays entrecoupé de canaux convient admirablement. Un quart d'heure après, on arrive (10 kil.) i Médinet el-Fayoum (F. ci-après, m, p. 446).
n. Par ftaqqarah at la voto da Mord.
102 kil.)
Du Caire à Gizèh et à Saqqarah (31 kil.) ( F. p. 379 et sq) . — De Saqqarah à Dachour(F. p. 403, a), on longe le pied de la chaîne libyque que baigne le Bahr-Youssouf,ou fleuve de Joseph (9 kil.) On traverse des bois de palmiers très-rapprochés les uns des autres.
Le canal auquel on donne le nom de Bahr-Youstouf, parce que la tradition copte en attribue la création à Joseph, fils de Jacob, n'a pas été creusé de main d'homme : c'est une branche naturelle du Nil. Il se prolonge, sous différents noms, dans toute l'Egypte moyenne, depuis Farchout, entre Rénèh et Girgèh, jusqu'au-dessous de Gizèh. De Dachour, continuant à longer le Bahr - Youssouf , on traverse successivement une série de canaux et de mares. Aussi , pour ne pas perdre trop de temps, le voyageur fera-t-il bien de prendre à Dachour un guide indigène. Après avoir dépassé les petits villages de