BIRKET EL-KÉROUN
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ei-Fail région orientale, qui est la plus renvfitée, se trouve à environ 8 met.
irte j^Klessus de la partie du Nil la plus ]. Lîïprochée. La seconde région, qui 3^ i reloppe celle-ci au N. et à TO., est ] z. 7 met. plus basse que la première, .: 'Conséquemment presque de niveau la partie correspondante de la lée du Nil, au-dessous de Bénif. Ces deux régions sont coupées s tous les sens d'une multitude canaux et de rigoles qu'alimente Bahr-Youssouf, et la seconde priniement est d'une fertilité prodise. Médinet el-Fayoum, la capidu pays^ est à peu près au cen- , sur la limite de la première et ela seconde région. La troisième, Qi est la plus occidentale de Fayoum, V it occupée par un vaste lac, le Birket el-Kéroun, lequel tire son lom, U lac de la Corne , de sa i)rme, qui, assez large à TE., se fétrécit en se recourbant à Textré- ,auté opposée. Il se développe du 1 0. au N. E. sur une longueur de . Irèsde 50 kil., avec 7 ou 8 kil. de •rgeur moyenne. Sa profondeur arie selon le moment de Tannée, Dais la moyenne dans la partie orientale est de 30 pieds. L'eau en )st saumâtre et salée, surtout avant îue Tinondation Tait rempli d'eau douce. Cette troisièine région présente, par rapport aux deux autres, une dépression considérable. Le niveau du lac est de 26 met. au moins ïu-dessous de la première, et conséguemment de 18 met. ou 55 pieds pi'is bas que le Nil à Bénisouef. Ces déterminations, dues aux études de M. Unant-Pacha, sont d'une grande importance pour la géographie historique du pays.
Pour se rendre de Médinet el- Fayoumau Birket el-Kéroun (24 kil.), on se dirige vers l'O., et on traverse d'abord les champs bien cultivés de la deuxième région, pour arriver à ane pente absolument stérile qui conduit au lac. On rencontre d'assez nombreux villages, mais pas de
monuments. Une lie qui s'élève vers le milieu du lac, leGéÀret el'Kéroun, ou el-Kom, n'a rien qui soit digne d'attention, non plus que des ruines qui sont un peu plus au N. sur la côte occidentale, et que les cartes désignent sous le nom de Médinet- Nimroud. Il est toutefois des ruines plus intéressantes au S. E. du lac; et, du reste, le pays offre un caractère assez original pour mériter une visite de quelques jours. Dans le cas où l'on voudraitfaire cette excursion, il sera bon de demander au gouverneur de Médinet des lettres de recommandation pour les cheikhs des principaux villages.
On se dirige d'abord, au N. 0., vers Fidémin^ en longeant une des branches du Bahr-Youssouf, et suivant de charmantes routes à travers bois.
De hautes herbes, des lianes courent çà et là d'un bout de la route à l'autre, reliant entre eux les palmiers et les arbres vénérables, qui barrent parfois le chemin. On atteint peu à peu un plateau élevé, et l'on arrive au bord d'un grand ravin, au fond duquel on aperçoit les maisons de Fidémîn sur les bords d'un ruisseau. Fidémin est un charmant village arabe, où l'on trouve un excellent campement et une population très-hospitalière. La descente au milieu des troncs de palmiers, des aloès répandus entre les rochers sur le versant de la gorge, est assez difficile. L'amateur de chasse trouvera dans le dédale des arbustes et des herbes qui croissent dans cette gorge sauvage un gibier abondant.
 4 kil. au S. 0. de Fidémîn, on pourra visiter à Ahouquits une fabrique de sucre. De Fidémîn, en passant par (4 kil.) Sanhour^ pittoresque village , sans ruines , on atteint (4 kil.) la plaine sablonneuse qui borde le lac à l'E., et, de là, laissant à dr. des ruines sans importance (6 kil.) ISl-Hammam, sur les bords du lac, en face de Gézîret el-Korn.
On y trouve des ruines de bains.