HAUTE EGYPTE. — SOUHAG. — AKHMIN. [R
Souhagièh. Toute la plaine oixsidentale^ siïlonnée de canaux, est couverte de villages. Mechtèh'^ Chabdikéh (I h.), Cheïkhr-Chénédin (1 h.) sont d'anciens sites, mais sans ruines, tous sur la rive occidentale. Un peu plus bas (1 h.), se trouve
Tahtah (20 kil. de Gaou el-Kébir.
Rive 0.), ville d'une certaine importance, chef-lieu de province, à 30 m.
de la rivière; le lieu de débarquement se nomme Sahel. Sur la rive opposée, la chaîne orientale projette un promontoire élevé qui vient aboutir tout près du fleuve, et qu'on nomme Gébel Cheikh-Haridi. Il y a là quelques ruines et des grottes, qui n'ont rien de particulièrement remarquable.
Fahou (rive E., 4 h-) ancien site.
Sur la rive g., entre Maragay Dtha, et le gros village de Chindaouîn, le Nil décrit de grands circuits, allant tantôt à l'E., tantôt à i'O., mais sans perdre sa direction générale du S. E.
au N. 0.
Souhag (rive 0. 5 h. 40 kil. de Tathah, 516 kil. de Boulaq; les ? bateaux à vapeur y font du charbon), petite ville assez bien b&tie, avec plusieurs mosquées. Là se détache du Nil une dérivation (le Bahr-Souhagièh), qui se porte au N. et qui est le véritable point de départ du Bahr-Toussouf. Â 3 h. de Souhag, dans l'intérieur, au pied de la chaîne libyque, près du monastère copte appelé Déir-Chénoudi (le couvent blanc), sont les ruines d'Athribis, avec les restes d'un temple de l'époque romaine. Le lieu garde encore le nom de Médinet-Àihrib ; on le nomme aussi Médinet-Àehaisch. Â 5 kil. N. du couvent blanc se trouve le couvent rouge , Deir elrÀhmar.
Ces deux couvents remontent probablement au règne de Théodose.
Après un coude que le Nil fait vers le N. O.,on aperçoit Akhmin ou Ekhmln (2 h. 30 min., ou 10 kil.
de Souhag. Rive E.) qui a succédé à Apoa ou Ghemmis (appelée aussi
par les Grecs Panopolis), autrefois une des places les plus considérablef de la Thébaîde. Elle avait ud temple du dieu Khem qu'Aboulféd* range parmi les plus remarquable de l'Egypte. Selon Strabon, c'était une très -ancienne ville. La vilU actuelle garde encore de l'importance. Elle a un bazar et un marcbc chaque mercredi. En dehors de h ville, du côté du N., on retrouve quelques restes de la vieille ciU, avec des inscriptions grecques de l'époque romaine. Dans les grottes situées dans les rochers au N. de 1& ville, on peut voir l'image du rci Thoutmès III, faisant des offrandes, et celle du roi hérétique Âî, successeur d'Amenhotep lY.
Au M. E. d'Akhmln s'oavre uae gorg?où passe une grande route qui coudait de la vallée d' Akhmin à Koçeîr sor J raer Rouge. On trouve sur cette roQt:\ à 30 kil. d'Akhmln, un couvent copt^ établi près d'une source.
Après avoir décrit vers TR un*', vaste courbe, les collines rocheuse^ de ta chaîne arabique se rapprochent du fleuve qu'elles rejoignent au poict ou se voient un couvent copte e4 plusieurs cheîks ou santons musulmans, en face de
Menchyèh (2 h. ou 9 kil. d'Hkt* mîn. Rive E.). Les vestiges de i^ ville ancienne à laquelle elle a su:
cédé, marqués par les moDticS' les habituels, sont assez étende On croit que c'est Ptolémais, q^-^^ était, au rapport de Strabon, la plc^ grande ville de la Thébaîde après thèbes, et que Ptolémée surnom&e Hermiou. Le nom hiéroglyphique dt la ville était Soui, ayec l'artick P'ioui, Ptais.
Dans tout l'intervalle entre Meschyèh et Girgèh, la chaîne arabiqst arrive jusqu'aux bords mémeis ài *Nil, qu'elle domine comme une Ulaise.
Girgéh (5 h. ou 20 kil. de Menchyèh. Rive 0.) a été avant Syout M