TEMPLE D'HATHOR
bassement de la salle, côté dr., Hatbor et Horus reçoivent le roi age> nouille. •— Sur le côté g., tableau analogue.
Troisiime groupe. Les deux portes du corridor (r) une fois fermées, dit M. Mariette, onze chambres sont isolées du reste de l'édifice ; elles entourent sur trois côtés la chambre E, et sont marquées sur le pian s, t, u, T; X, y, 2, a', h', c', d'. Les inscriptions les nomment Shetaouij mystérieuses ^ fermées. La paroi du fond de la chambre (s), comme les parois du fond de toutes les autres cham> bres, est ornée d'un tableau compris dans la monographie des offrandes de la Vérité.
la chambre (t) s'appelle le Meskherif c'est-ànlire « le berceau, le lieu de Taccouchement. » Isis est censée naître « sous la forme d'une femme noire et rouge. » (F. p. 499, b.) La paroi du fond de la chambre nous montre le roi assimilé à Thoih offrant à la déesse une statue. La déesse promet au roi de faire régner la Vérité dans ce monde, d'où elle effacera le péché. Le roi est décrit comme celui qui ne souffre pas de malfaiteurs en Egypte.
Dans un grand tableau qui décore cette chambre, Thoth et Khnouphis suivis du roi et de la reine se présentent devant Isis et Nephthy.s.
Tbotb adresse à Isis les paroles suivantes : « Ta face est belle, ô régente, fille de Seb, grande reine, toi que la déesse Nout a mise au monde sur la terre de Dendérah, le jour de la nuit de l'enfant dans son berceau», c'est-àdire le jour qu'avait précédé la nuit où l'enfant Horus était né et avait été mis au berceau. Quant à JUinouphis, il est cité comme « le dieu d'filéphantine, le grand dieu qui réside à Dendérah, qui a formé les hommes, qui a créé les divinités, qui est le père dès le commencement, qui a fait toutes choses, le bon génie, le seigneur de la chambre de raccouchemenU *
Chambre (u). Elle s'appelle le Menkh. Les tableaux qui ornent cette chambre et les chambres suivantes V, X, y, sont consacrés à Osiris et à son mythe. Sur la feuillure de la porte, le roi offre l'encens et une libation à Hathor. On lit au bas du tableau :
■ Porte d'entrée de l'intérieur de la barque HounTMu de l'ady tum d'Onnophris le justifié, pour rajeunir son corps (le corps d'Osiris), pour habiller ses membres et faire ce qui est agréable à Sa Majesté le jour du nouvel an. Sur la paroi du fond qui, selon la règle constante, représenle l'offrande d'une sUtuette de la Vente faite par le roi assimilé à Thoth, Thoth est appelé Tekh, celui qui règle le commencement de l'année.
Dans les tableaux qui font suite à celui-ci, à dr. et à g. de la paroi, Onnophris est appelé « le dieu de Mondes, le roi dans le ciel, le souverain sur la terre, le grand chef dans l'enfer. > A l'autre extrémité, le roi est présenté comme celui que revivifie l'Os iris-An de Dendérah, celui qui accomplit la cérémonie de l'ensevelissement d'Onnophris.
Chambre (y). Osiris est censé enterre dans la chambre (v). Sous la* formn d'Osiris renaissant, il prend le nom de Hor-sam-ta-oui.( F. le tableau place dans la feuillure de la porte, oii la chambre est décrite comme le sanctuaire d'Hor-sam-ta-oui « quand les rayons de son fils se réunissent avec son corps à la belle panégyrie du Nouvel-An »).
Chambre (x). Osiris est ressuscité.
Hathor est invoquée comme soleil femelle, récipient oii le soleil, identique à Osiris, prend chaque jour naissance. Le sistre, symbole de joie et de revivltication, revient souvent dans les tableaux (feuillure de la porte). Sur un des tableaux de la paroi du fond, Hathor est un serpent Mehen, c'est-à-dire un diadème sur le front de son père, image de Sinu^»
qui devance le soleil.
Dans la chambre (y), Hathor sous la
HAUTE EGYPTE. ~ DfiNDÉRAH. [ROCTfi SO]
forme d'Àpet, déesse à tète d'hippopotame, paraît comme déesse solaire. Osiris ressuscité se montre dans la chambre comme le fils d'Hathor.
Chambre (z). Elle peut être regardée comme l'adylum du temple, elle en est le résume (K. p. 1U2).
On y conservai^ deux groupes de statues. L'un est le groupe des deux statues d'or du roi Fépi (vi« dyn.).
Pépi présente à une Hatnor assise u^e statuette d'Hor-sam-ta-oui tenant le sistre ( K. le tableau au-dessus de la niche). L'antre représente un roi à genoux offrant un miroir à une Ua- Oior d'or enlermée dans un double naos. Dans le tableau situé dans la niche, au-dessus de l'entrée, le roi est en présence de sa propre image divinisée: Après avoir assuré poui' toujours le service des ohrandes dans le lemple, le roi est devenu désormais Ùl troisième personne de la triade.
Chambre (a'). Le soleil est représenté comme disparaissant à Thorizon. La chambre (a') nous offre les symboles du mal, des ténèbres victorieuses, de la destruction. Hathor y est souvent identifiée avec Sekhet, la déesse qui détruit, qui dévore par le feu.
Chambre {b'). Elle est la continua»
tion de la chambre (a'). Le roi y est identifié à Horus, fils d'Isis; il perce de sa lance le crocodile, syznboie des téaèbres.
La chambre (c') est dédiée à Uathor-mena-t, une des formes de la déesse. La cnambre (d') est consacrée à rUathor terrestre. Celle-ci y est adorée comme la déesse de la leçondite; on y trouvera donc des offrandes de pain, de fleurs, de liquides.
Le quainéme groupe se compose des cnambres et des escaliers qui servaient pour la fôie principale du temple.
II. Chapelle du Nouvel-An. -> Une parue du temple d'Hathor était réservée à la célébration de « ta
grande panégyrie dé tout Us t< de to%Uet ûs déesses. • Cette partie du temple est comme un peut temple dans le grand : elle a sa chapelle, sa cour, son trésor, ses chambres, aa crypte. Les deux grands escaliers du N. et du S., le peut temple hypèthre situé sur les terrasses^ lui appartiennent.
Chapelle (i). £lle n'était probablement ouverte que pour la grande panégyrie de tous les dieux et de toutes les déesses, célébrée À Toccasion du renouvellement de Tannée.
Elle renlérmait une statue d'Halhor qu'on couvrait de ses vétemenu sacrés pendant un des jours de cette panégyrie. Dans un grand tableau, neuf personnages divins, suivis du roi, se présentent devant Hainor; le premier est Thuth, il amené a la déesse huit figures allégoiiques alternativement a tête de vipère et de grenouille. Le sens de ces allégories est difficile à saisir» bien qu'on aperçoive dans Hathor ainsj représentée une forme vivante au
Cour {m). On y réunissait toutes les offrandes, pains, essences, légumes j on y apportait les membres des victimes immolées en deuors du temple (F. parois g. et dr., avec légendes;.
La chambre (n) renfermait en dépôt les objets précieux dont on se servait pour la tête du Mouvel-Au; même décoration que pour la chambre (j). Le roi ottie à la déesse un coffret rempli de lingots ( K. ternilare de la porte d'entrée). Un grand tableau allégorique se développe sur les quatre parois de la chambre.
Cinquante-trois personnages, decans ou horoscopes, défilent devant Hathor.
La chambre (o) communique par une porte avec la cour (m). EUe servait de dépôt pour les bières,ies vins, iw pains, les offrandes de toute sorte. M. Mariette a découvert, sous la chambre (o), une crypte dans laquelle
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TEBfPLB D'HATHOR.
se trouvaient les restes d^nne momie de Tacbe.
Dans la ehamhr^ {p) . leroi présente à la déesse des offVandes diverses en liquides et en pains. La chambre (p) servait à la préparation ou au dépôt des denrées destinées aux fêtes du Nouvel-An. Mêmes sujets que dans les salles précédentes. Les soubassements portent gravées des processions des Nils.
Chambre {q). Lieu de passade pour les processions. Cest ici, dit une inscription (feuillure de la porte), le chemin pour arriver au irrand escalier de la déesse khou-t, qui réside à Dendérah.
Esealiers. Les deux ^rrands escaliers du S. et du N. partent tous deux de la salle C, située dans Tintérieur du temple et vont déboucher sur les terrasses. TJne même procession y est quatre fols représentée, deux fois monUnt et deux fois descendant. Les personnages y sont à peu près de grandeur naturelle. Le personnel du cortège comprend des prêtres reconnaissables A la longue robe qui tombe jusqu'aux pieds et à leur tAte couverte d'un bonnet serré, et des assistants qui portent le caleçon court et la longue perruque. Parmi les assistants, il en éuit quatre ou cinq qui se couvraient les épaules de cartonnages peints imitant la tête des animaux symboliques qu'ils représentaient.
Cette procession avait lieu le premier de l'an; eUe montait sur les terrasses, et là, la statue dllathor.
revêtue de ses habits sacrés, était exposée à la clarté du jour — oA elle s'unit, dit un texte « aux rayonx de celui qui Va eréée. » Les textes gravés sur les escaliers n'offrent aucune trace d'astronomie ni d'observations astronomique. Aucun d'eux ne mentionne une coïncidence quelconque de cette fête avec le lever héliaque de Sothis. La fête du Nouvel-An durait plusieurs jours. Le 29 Mésori, on couvrait de leurs vête-
ments sacrés les statues d'Homs et des autres parèdres. Le quatrième épagomène, c'était la statue d'Hathor qu'on habillait. Le surlendemain, arrivait la fête du Nouvel-An. — Le jour oii l'on habille la statue de la déesse est désigné sotts le nom de • jnvr de la nuit de Venfant dantt ton berceau. > Ce jour correspond à la naissance d'Isis, à la naissance d'Hor-sam-ta-oui, à la grande panégyrie que les textes appellent tantôt « la grande fêfe du monde enti^^ • tantôt « la grande fête de Véquilibre du mondCy » ce qui semb!e répondre à l'un des sohtices.
III. Cryptes. — Les crirptes sont des corridors secrets ménagés dans l'épaisseur des murailles ou des fondations , d'un mètre environ de largeur et de deux mètres de hauteur.
On y arrive en s'en gageant dans de» trous pratiqués soit dans le dallage des salles intérieures du temple, soit dans leur mur vertical.
Les cryptes de Dendérah sont au nombre de douze : six sont souterraines'; les six autres circulent à travers les murailles qui enveloppent la partie postérieure du temple. Les cinq cryptes découvertes par M. Mariette avaient été violées à une époque déjà éloignée; mais leur mobilier consistait surtout en statues, en emblèmes de matières précieuses. Aucun des objets qui ont servi à leur ameublement n'est venu jusqu'à nous. Les cryptes étaient de véritables cachettes, et, pour mieux en dissimuler les entrées connues do<; prêtres seuls, on les* fermait an moyen de pierres dont la face tournée vers la salle était sculptée commr le reste de la muraille. Aux jours de fête, on descellait l'ouverture et le familiers du temple allaient chercher les statues et les emblèmes dont on avait besoin pour les processions. De toutes ces cryptes, les plus intéressantes sont les souterraines et celles de l'étage moyen. Plusieurs, du reste, étant très-endommagées et d'autres
ii*offrtiit qu'un iaterét médiocre, nous ne décrirons que les principales, celles dont Taccès est le plus facile.
Nous ferons remarquercependant que presque toutes ces cryptes renferment des données importantes sur le rôle d*Hathor, sur la nature du culte qui lui était rendu, et, d'une manière générale, sur la religion des Égyptiens.
Un trou quadrangulaire, qu'on trouve à 0"60 du sol dans la paroi S. de la chambre (v), sert d'entrée commune à la crypte n* 1 et à la crypte n* 2. La crypte n* 1 est très-ruinée.
On y trouve cependant desinscrip> tiens et des tableaux qui nous montrent Ptolémée XII faisant diverses offrandes. Les inscriptions donnent rimportante mention d'un voyage d'Hathor à Edfou. « Elle vient de la Terre Sacrée (Pount) et navigue vers la ville d*Horus (Edfou), chaque année, à l'époque de la néoménie d'Epiphi.
La crypte (2) est très-curieuse et mérile d'être visitée. Elle a peu souffert. Les hiéroglyphes y sont grands, bien en relief et parfaitement lisibles. Les tableaux du couloir de la crypte représentent les serpents qui défendent l'accès de la porte. « Je suis le serpent protecteur du temple de la déesse suprême, je suis celui qui défend les portes du temple, celles des cryptes. • Des inscriptions dédicatoires font le tour de la crypte à la hauteur des frises. Elles sont au nom de Ptolémée XI et de Ptolémée XIII. Nous remarquons un texte relatif aux fêtes célébrées dans le temple, dont le caractère orgiaque est nettement exprimé. « Quand la déesse sort, tout mal est écarté, le cœur de la déesse, les divinités du ciel sont en joie; les Hathors font résonner le tambourin. Les habitants de Tentyris sont ivres de vins et des couronnes de fleurs sont sur leurs têtes. Les habitants du nome de Test-Hor (Dendérah) circulent joyeusement, la tôte ointe d'huiles odori-
férantes de première qualité. Tous les enfants se réjouissent en l'honneur de la déesse d'or (Hathor) depuis le lever du Soleil jusqu'à son coucher. Dans la plupart des tableaux de la crypte, le roi fait de nombreuses offrandes variées à Hathor, à Hor-sam-ta-oui, Osiris, etc. On remarquera les processions qui ornent le conduit étroit situé entre la chambre du temple et la crypte.
Crypte (4). Cette crypte découverte par M. Mariette est la plus belle de toutes et la mieux conservée. Les couleurs y ont encore presque toute leur fraîcheur. Elle appartient à l'étage souterrain et se trouve placée au fond du temple, derrière le sanctuaire. On 7 descend par un couloir qui s'ouvre dans l'angle S. 0. de la chambre (oO (F. le plan). Elle s'étend le long de la paroi occidentale du temple, sur une longueur de 26 mèU 40 c. et se compose de plusieurs chambres communiquant entre elles par des couloirs. Parmi les tabletox des couloirs servant à passer dTune chambre dans une autre, deux méritent l'attention. Dix divinités sont rangées l'une après l'autre, en deux séries. En avant de chaque série est une courte légende où on lit les titres de cinq livres que M. Mariette pense avoir appartenus à la M'MtotM- (/«e de Dendérah. Plusieurs temples d'Egypte possédaient en effet des bi* bliothèques placées sous la garantie de Thoth (F. p. 127). Une inscription placée sur les parois du petit escalier contient une description do la fête du quatrième épagomène. Les parois de cette crypte offrent de nombreuses et curieuses scènes d'offrandes; elles renferment aussi d'étranges représentations symboliques, dont le sens n'est pas encore parfaitement connu. C'est là que M. Mariette a trouvé une momie de vache et un socle en calcaire. Des inscriptions font le tour de la crypte à la hauteur du plafond.
Les cryptes (6-8) ne nous offrent
TEMPLB D'HÂTHOR.
rien do plus que les précédentes :
scènes d'offrandes, caractère sothiaque d'Hathor, lutte entre le bien et le mal, figurée par divers symboles, etc.
Crypte (9). C'est un corridor qui s'ouvre dans la paroi N. de la chambre d'. Il s'étend sur une longueur ininterrompue de 26 met. Les deux hautes parois sont couvertes de listes extraites des archives du temple.
On y remarquera surtout une précieuse inscription en cinq parties; on y lit : « En ce qui regarde la localité Aa-ta, c'est la ville An, c'est le siège d» la déesse Hathor, maltresse de An, c'est le nome du dieu Ra, etc. ; on l'appelle aussi Ta-rer, . . . Hathor est la déesse Tafnout, et Amen-t, le crocodile. Une partie de cette inscription est réservée à l'énumération des fôtes. Nous y remarquons la mention de prescriptions faites par le roi Thoutmès III,en souvenir de sa mère Hathor de Dendérah.
IV. Temple dOsirif. — £n longeant sur la terrasse le mur d'enceinte du N., on rencontre trois petites chambres construites en enfilade. La première est à ciel ouvert et {'orme à proprement parler une cour.
Les deux autres présentent les mêmes conditions de construslion et d'éclairage que les autres parties du tempJe. Une autre cour et deux chambres semblables se trouvent en Ion»
géant sur la terrasse le mur d'enceinte du S. Ces deux groupes forment un seul monument qui est le temple nommé par les inscriptions Ba-Sakar-rès, le temple du Sokar du Sud et que nous nommons le temple d'Osiris.
Le temple d'Osiris n'est pas indépendant du temple d'Hathor, il en est plutôt le complément. Si Hathor apparaît comme la personnification de rHarmonie, Osiris est la personnification de la lutte nécessaire pour faire sortir constamment le bien du mal, la vie de la mort. Le mythe d'Osiris complète le culte d'Hathor. En ces deux divinités se personnifie la na-
ture ordonnée, c'est-à-dire l'univers ne durant que par le perpétuel triomphe de Tordre sur le chaos (Mariette, Dendérahy p. 269). Il y avait en Kgypte quarante-deux Osiris, parmi lesquels on en adorait plus particulièrement seize, vénérés dans les lieux où avaient été recueillis les seize membres du dieu, retrouvés par Isis. Dendérah était parmi les villes qui possédaient une des précieuses reliques. Nous décrirons le temple rapidement en suivant l'ordre topographique.
Groupe du S. Chambre (1). Elle est à ciel ouvert et s'appellerait plus justement une cour intérieure, les tableaux et les inscriptions y sont gravés par le procédé du relief dans le creux. Les textes qui couvrent les murs se rapportent aux cérémonies des funérailles d'Osiris dans les difiiércntes villes qui conservaient des reliques du dieu. Le côté N. de la chambre nous montre une procession des prêtres de la Basse Egypte, invités aux fêtes des funérailles et de la résurrection d'Osiris. Sur le côté $., procession analogue des prêtres de la Haute Egypte. Un long texte trèsimportant nous initie aux cérémonies de l'enterrement d'Osiris ( V. sur ce précieux document, Touvrage de M. Mariette, Dendérah, p. 273). Le texte commence par la description de ce qu'on peut appeler « lesf jardiTis d^Osirù ». Le jardin d'Osiris n'est autre chose qu'un coffre de pierre, près duquel est un bassin de granit où Ton puiser l'eau destinée à l'arrosage. Dans ce coffre sont déposées une image d'or du dieu, et, à côté de l'image, une caisse contenant la relique divine, c'est-à-dire la partie du corps d'Osiris appartenant au nome où se trouve le jardin.
Le 20 choïak, des grains de blé sont semés dans le coffre j on les arrose avec l'eau du bassin; le 30 choïak, on procède à l'exhumation d'Osiris m. de l'an passé », on entoure de plantes et on expose au soleil la caisse
qai le contient, tandis que le nouvel Osiris est enfermé dans une caisse de bois de sycomore.... Le reste de Tinscription concerne diverses cérémonies..., enterrement d'Osiris, fôtc de la déesse Schen-ta, fête de la Téna^ fête du labourage.
Chambre (2). Elle n*a aucune ouverture au plafond, le jour n'y entre que par les fenêtres ouvertes sur la cour que nous venons de décrire.
La partie du plafond où était sculpté le zodiaque circulaire a été enlevée il y a une cinquantaine d'années, et transportée à Paris. Cette cbambre est considérée comme la chambre sépulcrale d'Osiris et la momie du dieu y est censée déposée, attendant la résurrection. Mais le mal dans la personne de Typhon et de ses compagnons veille autour du tombeau, tout prêt à empêcher le mystère divin de s'accomplir. Aussi l'Egypte et la nature, dont Osiris est le type, envoientils à Osiris des esprits bienfaisants chargés de faire la garde autour du lieu saint et d'en écarter les malignes influences. Ce sont d'abord les nomes transformés en oiseaux. Ils sont distingués, suivant le nome, par la tête symbolique dont ils sont ornés ; ainsi, le premier oiseau a la tête d'un bélier pour rappeler le Khnouphis d'Éléphantine ; l'oiseau d'Edfou a le tête d'un épervier, etc. . . . Viennent ensuite les vingt-quatre heures du jour et de la nuit suivies des génies qui, pendant la durée de chacune d'elles, doivent se tenir auprès de la momie sacrée. Première heure de la nuit; Osiris sous sa forme Tentyrite; derrière lui, le génie Amset.
Devant lui,Thoth, Anubis, la grande jumelle et la petite jumelle, des prêtres; légende : « C'est à cette heure que Thoth se montre avec Anubis pour protéger Osiris. > Deuxième heure de la nuit; Osiris et son gardien Hapi, Anubis, Ap-heres, une jumelle, des prêtres ; légende : « C'est l'heure oîi Anubis se montre avec Apheres pour voir le dieu dans sa
forme. » Troisième htwre de la nuit ; Osiris et son gardien Taua-moutr-tf^ Horus, Thoth. C'est l'heure à laquelle Horus se montre avec Isis, ils amènent le fouet et ce qui sort des membres divins. Cinquième heure; Isis se montre avec Nephthys au moment où le dieu entre dans le lieu de purification.... Huitième heure; c'est l'heure où Horus sort avec ses compagnons pour battre les ennemis, etc.
Viennent ensuite les heures du jour.
Première heure du jour; le soleil entre dans la tombe du dieu. Deuxième heure; le soleil se lève au-dessus du divin corps. Cinquième heure; les animaux typhoniens sont massacrés à l'entrée du lieu de la purification : Septième heure; Isis exerce eon influence magique sur le corps d'Osiris, etc. Deux tableaux de cette chambre sont relatifs au mythe de la.
résurrection d'Osiris; Isis et Nephthys ont devant elles une balance, qui symbolise l'équilibre entre les forces opposées de la nature. Quelques grains de blé ont été semés dans deux vases et déjà montrent leurs épis en dehors. D'autres tableaux représentent des divinités années de couteaux, de flèches, chargées de protéger Osiris.
La chambre* (3) ne reçoit du jour que par une ouverture prismatique ménagée au plafond; la fumée a encrassé et noirci les murs : deux rangées de tableaux font le tour de la chambre, le mal est vaincu, les basreliefs nous montrent Osiris se dégageant des étreintes de la mort ; on v remarque les différentes barques d'Osiris, puis la série des cercueils.
Groupe du Nord. La disposition du groupe du N. est exactement celle du groupe du S. On y trouve uue cour et deux chambres ; jes tableaux et les textes se rapportent aussi aux funérailles d'Osiris et à sa résurrection. On y trouve les mêmes combats, les divinités protectrices, les cercueils.
Après avoir visité ces salles^ on