I. RTVE OCCIDENTALE
On M fait habitaellemeiit coodaira en hataaa d« Looqior, an doublant ViU basiê ( F. le plan), au point directement opposé où aboatit le chemin direct des Colosses et de Médinet-Aboo : c'est à ce point de débarquement qa*on trouTO le pins de guides et de montures. Toutefois, pour la première journée qui est d'ordinaire consacrée à Ooumah, et au Bab el-liolouk, il vaudra mieux descendre le Nil jusqu'au lieu dit el-Ghimmatz^ e Sycomore. C'est aussi l'endroit où Ton est forcé de se faire conduire an temps de rinondation pour rejoindre par la lisière du désert le Ramesseton, les Colosses et MédineWAbou, que l'on ne pourrait aborder directement à cause de la présence des eaux.
La nécropole. Les temples. Le long de la ligne légèrement recourbée qui sépare les champs inondés et cultivés des sables qui s'entassent en pente douce sur les derniers mamelons de la chaîne libyque, se présentent, parmi de nombreuses ruines, trois monuments importants. Ce sont en allant du N. E. au S. G. : le temple de Qoumah, le Ramesiéion et Médinet Âbou, Au delà, des terrains arides, désolés, coupés de monticules, s'étendent jusqu'au pied da la chaîne libyque, qui dresse par-dessus ce désert ses crêtes arrondies.
C^est là que se trouvait la nécropole de Thèbes. Les tombes qui remplissent cet espace forment plusieurs groupes. Ce sont, en allant du S. E.
au N. 0., et formant une première ceinture autour des temples, les tombes de Drah Àhou'l-Neggah, d^el^Astasif, de Cheikh Abd el-Qoumah et de QoumeP-Murraye. Parmi ces groupes, deux monuments sont à signaler : le temple de De'ir el-Bdhariy dans une petite vallée à PO. de TAssasif et de Cbeïkh Abd el-Qournah, et le temple de Detr el'Médinèhf entre les collines de Cheikh Abd el-Qournah et Qournet- Mur raye. Enfin, 5 kil. environ au N. C, une gorge profonde de
ORlSlfT II.
la chaîne libyque renferme les tom" beaux des Rois, tandis qu'au S. 0. la nécropole se termine par le groupe de grottes funéraires connu sous le nom de tombes des Reines.
Les temples que nous avons signalés appartiennent eux-mêmes à la nécropole. Ils ont, en effet, la même destination que les chapelles funéraires, ces chambres extérieures des mastabas où se réunissaient les parents du mort à certains jours de Tannée; seulement le défunt est ici le roi, et la chapelle est devenue un magnifique temple. Quant à la momie, elle reposait, non sous la chapelle, au fond du puits , mais dans Thypogée lointain de Bab el-Molouk.
Ainsi, le temple de Qournah est la chapelle funéraire de Ramsès I*'. Le Ramesséïon est la chapelle funéraire de Ramsès II. Deîr el*Bahari a été consacré à la mémoire de la régente Hatasou. Le souverain auquel on rendait un culte à Deir el-Médinèh n'est pas connu, mais la destination funéraire du monument n'en est pas moins certaine. Enfin, les deux temples qui forment le monument connu sous le nom de Médinet-Abou, sont consacrés à la mémoire de Thoutmès II et de Ramsès III.
Les tombes sont de quatre sortes.
Celles de la première sont des hypogées creusés sur la déclivité des collines. Elles consistent en une ou plusieurs chambres situées sur un plan horizontal et destinées à contenir les momies. Quelquefois l'entrée en est cachée par des décombres amoncelés à dessein devant la porte. Le plus souvent, la façade est une œuvre d'architecture qui s'aperçoit de loin et dont la porte s'ouvre à volonté.
Les tombes de la deuxième sorte sont situées dans la plaine. On bâtissait un édifice quelconque, souvent massif et de forme pyramidale.
Dans cette masse, on ménageait une salle qui contenait la momie et à laquelle donnait accès une chambre toujours praticable.
HAUTE ÉaTPTE. — THÉBBS. [ROOTB S^
Les tombes de la troisième sorte ont encore des ehapeHes «rtérieores, mais ce& ctiapelles recouvrent un puits Tei^ical qui lui-même abontit à des caveaux souterrains. Après la ce* rémonie, ce puits était rempli jusqu'à la bouche d'éclats de pierres mêlés de sable et de terre, comme c*est le cas pour les tombeaux voisins 'des Pyramides.
Les tombes de la quatrième sorte sont les plus simples. Bans le sol pierreux de la ])laine, on faisait un trou de quelques mètres de profondeur. On descendait le cercueil dans ce trou, qui était ensuite rebouché.
Ces quatre manières d'ensevelir les morts ont été indifféremment employées pour les rois et ponr les particuliers. (F. Mariette-Bey, Ret).
archéol., juillet-décembre, 1860).
V&ge de ces tombes varie depuis la XI* dynastie jusqu'à la domination romaine. Un grand nombre d'entre elles, après avoir été violées, ont servi à la sépulture de générations bien éloignées de celles pour qui elles avaient été construites. Nous signalerons, comme exemple, la tombe découverte à Cheîkh Abd el- Qoumah, par H. Henri Rhind. Construite pour OuT-en-ma, chef de mercenaires attaché à la police du temple d'Ammon-Rà, elle avait été violée et utilisée comme lieu de sépulture à l'époque romaine. On y trouva dans une première chambre un groupe mutilé représentant Ouren-ma et sa sœur assis sur un même siège : au fond du puits, plusieurs chambres renfermaient des momies de basse époque (F. Rhind, Thebet, itstomht..., p. 89 et 91.)
La plupart des tombes assez bien conservées et assez importantes pour mériter une visite^ appartiennent soit à des rois ou à des reines, soit à de hauts fonctionnaires civils et militaires et à des prêtres. Les plus anciennes tombes royales remoîitant à la XI* dynastie ont été découvertes par M. Mariette dans le cimetière de'
Drah AbottU Meggaà (F. p^ b33-&33 L'usage d'y enterrer les rois persista avec des interruptions diverses, jo^ qu'à Amenhotop I. A partir du rt gne de œ prince, les rois se fca préparer leurs tonibes dans la vaJIé nommée par les Arabes, Bob H-Mt^ louk. Les tombes de hauts fonctio.naires et de prêtres remontant aui KViu", XIX" et xz* dynasties, se reir contrent en assez grand nombre i Cheîkh Abd el-Qovmak. Nous décr.
rons tout à l'heure les principales.
Les temples et les tombes ofTrari le même caractère funéraire, il u, nous parait pas indispensable de cozh sacrer à chacun de ces ordres lic monuments une description distinct^'.
d'autant plus que deux des templei sont au milieu même des tonibes, u cœur de la nécropole. Nous les gnscperons donc, autant que possikf.
d'après leur proximité relative, po-r que le voyageur puisse les yrisixt^ successivement, sans faire des oastre-marches inutiles. Chacun revHVdra, du reste, visiter tel on tel m<-•£l^ ment, selon ses goûts particiiii«n», les études auxquelles il se livre on le temps dont il dispose.
Temple de Qoitmali. C'est la première ruine que Ton rencontre et montant du Nil vers Bab el-Holooi Le village est sur tme petite émineoce, à un peu plus d'unkilom. (1/4 dV du fleuve. L'édifice, comme la plup&.'t des constructions de cette partie occ* dentale de Thèbes, avait tout à la Uj le caractère d'un temple et d*un monument funéraire. Les habitants tt désignent sous le nom de Katr tr- Roubaïk. Il fut commencé par Bamses I*', premier roi de la xix* dynastie (vers 1460 av. J. C), continué pa:
son fils Séti I"" et terminé par scl petit-fils Ramsès II, Les inscriptioc:?
le placent sous Tinvocation d'Anr mon, le grand dieu thébain. Les dimensions en sont médiocres, mii« il est intéressant à cause de l'élégante pureté de ses hiéroglyphe»
et de ses sculptures murales. On ;
[BÙVTZ 35j
tBUPLB ÛB QÛORNAH.
arrive par un pyMna enpartie détruit, qui porte tes noma de Séti et. de Ramsès III, et qui marque l'entrée du dromos. Une allée de sphini de 40 mètres de Kmgueor est difficile & reconnaître au milieu des masures des fellAbs. Un second pylône, à l*eztrémité de cette allée, conduisait à un autre dromos presque égal au pf»> mier, et qui aboutit au péristyle formaot la fa^de du temple. Ce portique, qui a près de 60 met. de long et 10 met. de hauteur, est souteau par 8 colonnes (il y en avait 10 à l'origine), dont le fût se compose d'un faisceau de tiges de lotus, et le chapiteau, des boutons de cette même plante tronqués pour recevoir le dé.
I.es quatre faces du dé des chapiteaux portent les légendes de Séti 1**^ >. Le rapprochemenrt de ces deux nous trouve son explication dans la double légende dédicatoire qui décore Tarchitraye du portique sur toute sa longueur. On y Ut que Ranisès-Melamoun a exécuté des travaux en rhonneur de son père Ammon-Rà, et embeiii le palais de sob père. Mamen-Hà, Séti-Ménephtah.
Tous les baa^reliefs qui déeore&t riniérieur du portique et Textérieur des trois portes par lesquelles on pé-* nètre dans les appartements du temple représentent Séti V et Rameès II, rendant hommage à la triade thébaine et aux d^inités de l'Egypte. On y remarque particulièrement use série de vingt petits tableaux dans lesquels sont figurés les nomes de TÉgypte, aUernattvement sous forme d'homme et de femme, et présentant à Ramsès II leurs divers produits. L'iascrip* tien qui s'étend horixontalemeat audessus de ces bas^reliefs indique que
1. ChampoUioa appela d'abord ce prince MénephUb, d'après son prénom, faute d'avoir pu lire le si|{ne qui forme la partie principale du véritable nom. Il finit pu- découvrir, quelques jouni avant sa mort, que 1« signe représentait le dieu Set {V. p. 116) et qa'il {allai* Ure te nom Héti.
ces biens sont mis à la disposition du roi, afin qu'il pnlsaa célébrer la panÀgyrie de la maison de son père. On doit en conclure que Tédifice avait une destination funéraire, et que cette partie de l'édifice a été consacrée par Ramsès II à la mémoire de son père Séti I*% comme la partie antérieure avait été consacrée à Ramsès I" par Séti 1".
Trois portes pratiquées dans le vestibule donnent accès à l'intérieur de rédifiee. La salle du oûlieu (appelée par les figyptiens omukhet^ la large), a 18 met de profondeur. C'est ta plus grande du temple. Six colonnes semblables à eeUes du portique soutiennent le plafond subsistant encore en très-grande partie. Deux longues inscriptions, toutes deux au nom de Séti, !}ervent d'encadrement aux vautours ailés qui décorent ce plafond. De nombreux tableaux sculptés décorent les longues parois de droite et de gauche de cette salle hyposiyle. Bans tous, on voit le roi fondateur, Sétil*% oifraot des parfums, ,des fie ors, à la uiade thébaine et partMulieremeut à Âoimon-Rà, sous sa forme ordinaire et sous sa forme de générateur. D'autres tabteaux représentent la même triade adorée par Ramsès.
Dans un bas-relief, à gauche de la porte, le jeune roi présenté par la déesse Moût et par Khons, fléchit le genou devant Anunou-Rà. Le dieu lui accorde les attributions royales et les périodes des grandes panégyries en présence de Séti, représenté debout derrière le trône. Plus loin, on a figuré Ramsôs 11, sous Ut forme syar bolique d'un enfant debout embrassé par Moût, la grande mère divine,qui lui offre le sein. La légende porte textuellement: « Moût, dame du ciel,. a dit:
Mon fils qui m'aime, seigneur des diadèmes, Ramsès Meîamoun, je suis ta mère, je me compiais dans tes grâces, je t'ai nourri de mon lait. > Ce tahleau fait pendant à une composion analogue sculptée sur la paroi opposée : la déesse Hathov allaitant
Séti. La frise entière de la salle hypostyle se compose des noms et prénoms répétés de ce Pharaon. Les dés des colonnes portent les légendes alternées de Séti I*' et de Ramsës IL
Adroite et à gauche de cette salle, sont trois petites chambres. La première, à droite, à l'Ë , présente des sculptures appartenant au règne de Ramsès 11, et d'une exécution inférieure à celles de la salle Ousekhet.
La seconde nous offre le roi Séti I" en Osiris, faisant des libations, offrant des objets variés, vases, sceptres, meubles, sachets d'or, pierres précieuses, à Ammon ithyphallique, coiffure jaune, cbairs noires et justaucorps jaune. Sur la paroi du fond, Séti est purifié par Thotb à droite et Horus à g. : le jet passe par-dessus la têle du roi. La troisième salle à dr. rappelle aussi les offrandes pieuses du roi, faites à Osiris, assisté d'Xsis, d'Hathor etd'Ânubis. Derrière ces trois chambres s'ouvre une cour de 2^ met.
de long sur 14 met. de large, que Chauipoliion suppose avoir été une grande salle ou une cour entourée de galeries à colonnes ou à piliers. Elle présente encore sur ses quatre parois un grand nombre de tableau, représentant Kamsès II adorant Ammon- Râ, Khons, Rà, Hathor, Moût, Osiris.
Les chambres qui s'ouvrent à gauche de la salle centrale contiennent des scènes analogues à celles des chambres de droite. Dans celle du milieu, on voit Séti I**^ en Osiris. Un dieu à tête de chacal, debout, fait devant le roi Séti en Osiris une cérémonie funéraire.
Derrière ces trois chambres de g. est une salle latérale, qui forme la partie la plus intéressante et, sans doute, la plus ancienne de l'édifice.
£ile était dédiée par le roi Séti, ainsi que les trois chambres qui y font suite au N., à son père Kamsès I". Séti mourut avant l'achèvement de la salle et le fils de Séti, Ramsès II, ajouta les sculptures qui '>rneat l'intcrieur et les mur^ du cor-
ridor. La soène sculptée sur le mur du couloir, à dr. de la porte, représente dans le compartiment inférieur le roi Ramsès II, présenté par Menton à Ammon-Râ, derrière lequel se tient Ramsès I", portant les eoiblèmes d'Osiris. Dans le compartiment supérieur, le roi est présenté à Ammon-Rà par Atoum et par Mentou, le tout accompagné de légendes rappelant les noms des trois constructeurs du temple et sa dédicace au dieu Suprême.
Dans le registre au-dessus de la porte, Ramsès 1*', assis dans un naos, reçoit les offrandes de son petit-fils Ramsès II. De l'autre côté de la porte, le roi fait des offrandes à Ammon-Rà, Khons et Ramsès 1*'.
A l'extrémité de la salle du milieu s'ouvrent cinq chambres, dont l'une, celle du centre, conduit à une nouvelle salle soutenue par quatre piliers carrés. Au delà était le sanctuaire; mais ici la dégradation de l'édifice ne permet plus de reconnaître sûrement la disposition pnmitive. Comme le temple d'Abydoi dont il est contemporain, le temple de Qournah est avant tout funéraire :
c'est le cénotaphe de Ramsès 1**, élevé à la mémoire de ce roi par son fils Séti.
Le terre-plein qui s'étend devant l'entrée du temple de Qou mah est orné de beaux bouquets d'arbres, qui encadrent parfaitement le lond du paysage fourni par les hauteurs, remplies d'excavations, de Drah Abou' l>Neggah, et d'el-Assasif auHlessus des»
quelles se dresse la grande montagoe pyramidale qui domine le vallon de Bab el-Molouk (F. ci-après). Plus au S., on aperçoit au loin le Ramesséioo et les colosses de Memnon. Au temps des fortes inondations, toute la plaine au S. 0. de Qournah est recouverte par les eaux. Les Colosses apparaissent au loin comme des îles surgissant au milieu d'un lac immense dans les eaux duquel -se réfléchit rimagc des montagnes environnantes.
[ROUTE 2»] THÈBES. — DRAH ABOn'L-NEQGÂG.
A 160 met. enTiron de l'édifiée qu'on vient de parcourir, deux ftataes mutilées, en granit noir, représentent aussi Ramsès II.
Drah Abou 1-Neggah. Cette plaine est un peu plus loin vers le N., à la pente de la colline du même nom et presque à l'entrée de la vallée qui conduit à Bab el-Molouk. Elle comprend aujourd'hui une portion du désert, un quartier de Qoumah et des terrains en culture. Là se trouvait la nécropole la plus antique de Thèbes, celle où l'on a trouvé des tombes de la zi« dynastie. Là s'élevaient les pyramides funéraires des Entef. Dans la tombe de l'un d'eux, les Arabes ont trouvé au commencement du siècle la momie et les cercueils de deux rois, dont les musées de Leyde, de Londres et de Paris se sont partagé les dépouilles. M. Mariette a reconnu à Drah Aboul '1-Negg^ah l'emplacement de sept tombes royales. Celles des rois Ra-Anoub- Khoper-Entef et Sevek-em-saf étaient creusées à l'O. de la plaine, dans les flancs d'une colline. La tombe du premier de ces rois est un hémispéos, et la façade est ornée de deux obélisques. Celles des rois Entef II, Entef III, Entef IV, éUient des constructions élevées dans la plaine, avec da portes toujours praticables. Dans la tombe de Se-Râ Ente f-Aâ, M. Mariette découvrit encore en place les fragments de la stèle funéraire du prince, représenté debout avec ses chiens favoris à ses pieds.
Cette stèle est aujourd'hui au musée de Boulaq. Par un hasard curieux, la tombe d'Entef-Aft nous était connue par les documents écrits avant d'avoir été retrouvée par les fouilles.
Dans une pièce d'un procès en violation de sépulture, jugé à Thèbes vers le xii* siècle avant notre ère, sous Ramsès IX, il est conté comment des voleurs essayèrent de s'introduire dans cette tombe en perçant la muraille en maçonnerie qui l'enveloppait, mais ne purent réussir dans leur en-
treprise ou furent arrêtés à temps. A ce propos, le greffier égyptien et les magistrats chargés de l'enquête dé* cri vent le tombeau, la stèle du roi et nomment un des chiens, Behouka, qui y étaient représentés. Le nom de ce chien est encore lisible aujourd'hui sur ce qui reste de la stèle.
(Maspero, Une enquête judiciaire à ThêbêSjtous la TX* dynastie, dans les Mémoires de Vlmtitut, Savants étrangers, t. m, f* partie). Le même document mentionne au même endroit des tombes aujourd'hui disparues, et que les mêmes voleurs avaient déjà fortement attaquées : celles du roi Sebekemsaf et de sa femme Noubkhas (xn* dynastie) dont ils avaient pillé et brisé la momie, et celles de petits princes de la xviii* dynastie.
Sur ce même emplacement, M. Mariette, en 1859, a fait une découverte du plus haut intérêt. Ayant remarqué sur ce point une bande de terrain toute semée de poteries brisées, et qui ne semblait pas avoir été jamais fouillée, il y fit appliquer la bêche, et bientôt sa prévision se trouva justifiée. A la profondeur de 5 à 6 mètres, on rencontra, déposée dans le sable même, toute une série de caisses de momies, et entre autres un magnifique cercueil doré, qui s'est trouvé renfermer le corps d'une princesse appelée Aahhotep.que Mariette croit être là mère du roi Ahmès, ou Amosis, le chef de la xvni* dyn., une partie des objets que renfermait la momie étant marquée au nom de ce prince. Ce sont des bijoux de diverses sortes, tous en or et d'un travail précieux. Ces bijoux, qui témoignent du haut degré de perfection où l'industrie était arrivée à Thèbes plus de 1700 ajis avant notre ère, figurent maintenant parmi les trésors du Musée de Boulaq (V. p. 367-368).
HypogéM de Qonmah. Au N. de Oournah, à la distance de 10 à 12 minutes, on trouve une localité curieuse à voir. Cest une excavation
HÂOTfi EGYPTE* — THËBES* [ROUts â5j
de plus de 100 met. d'étândue prati* quée à la pente de la coUine et qui sert d^entrée commune à de nombreuses catacombes précédées d'une sorte de galerie formée par un double et quelquefois un triple rang de piliers carrés ménagés dans la masse du rocher. Ces excavations, au temps des derniers mamelouks et même de Mébémet-Ali, servaient de refuge habituel aux habitants du village quand venaient les collecteurs de Timpôt, et peut*étre n'en ont-ils pas encore tout a fait perdu Thabitude. On n'en a pas fait jusqu'à présent une exploration exacte, que nous sachions.
Toinbeàttz dat Rois. A une centaine de mètres au N. du temple de Qoumah, on trouve un carrefour où quatre chemins se réunissent. L'un de ces chemins, celui de g., prend sa direction vers le N. 0. : c'est celui de Biban el-Molouk, ou les Cavemeidei Rois (au singul. Bab el*Molouk), nom donné par les Arabes à la vallée solitaire que les anciens rois des dynasties thébaines avaient choisie pour y placer leurs tombeaux. Bientôt le sentier s'engage dans une gorge étroite et sinueuse, entre les murailles escarpées des rochers (F. le plan).
Il se replie à l'O. et au S. 0. en contournant la montagne, puis il tourne directement au S. pour pénétrer dans la nécropole royale. A ce point, la vallée se bifurque en deux branches, l'une qui continue au S., l'autre qui se porte à l'O. et au S. 0., et que l'on a distinguée par la dénomination de Vallée dé l'Ouest.
La première branche, celle que l'on suit d'abord, devient bientôt de plus en plus étroite. On franchit une courte tranchée (20 à 35 pas) qui parait avoir été pratiquée de main d'homme, et qui se termine par un passage étranglé, semblable à une porte (de là, peut-être, la dénomination arabe de B<Uf él-Molouk) ; on est arrivé au fond de la gorge. — > Cette partie extrême est la vallée des Tombeaux proprement dite. C'est là que
89 trouvent les hypogée» soysnx. La di3Canee, depuis le carrefour de Ooumah, est d'environ 3 kil. 1/^- Rien de plus aride et de plus désolé que toute cette roule et la vallée elle-même. De grands rochers éboulés au milieu du vallon, et entre lesquels serpente le sentier, augmentent l'impression sinistre du tableau.
Pas le plus léger signe de vie ; pas la moindre trace de végétation :
tout est morne et silencieux comme la tombe. Cette longue gorge est le digne vestibule du séjoiù* des morts.
Au fond se dresse une belle montagne dont la forme rappelle la pyramide à degrés de Saqqarah sur des proportions colossales. L'imagination fertile de quelques voyageurs leur avait fait supposer que cette montagne de la vallée sacrée avait donné aux anciens Égyptiens la première idée des pyyamides artificielles do^t ils recouvrirent leurs monuments sépulcraux. Il n'y a là qu'une ressemblance fortuite.
Visiter toutes les tombes et les examiner en détail demanderait autant de semaines que la généralité des voyageurs peut y consacrer d'heures. Elles n'ont pas ioute<.
d'ailleurs, le même intérêt, ni au point de vue historique ni au poict de vue de l'art. Il suffira de voir le^ principales; on aura par celles -ia une idée des autres. Rlles sont toutes disposées sur le même plan ti ne diffèrent entre elles que par retendue et la richesse de la décc>ration. Uoe porte taillée verticalement dans le rocher sert d'entrée à une galerie qui pénètre dans l'intérieur de la montagne et qui descend par un plan plus ou moins incliné.
De distance en distance, on renconire de petites chambres carrées ou des salles oblongues, dont la voûte est soutenue par des piliers, jusqu'à ce que Ton arrive à la pièce principale ovl était déposé le sarcophage. L'un de ces hypogées, le plos grand, n'a pas moins de 126 met, de longueur
[ROUTE 25] THABSS. — TOMB«iiUX DiS ROIS.
totale» et dans toute eette éteadiie il n'est pas use seule partie des parois, aussi bien des galeries que des chambres ou des salles, qui ne soit couverte de peiatures ou de b4.«H relieCs^
Une remarque, que Ton doit à Cbampollion, et que les études ultérieures ont de plus en plus confira mée» c'est que l'étendue des lombes est toigours en rapport avee la longueur de» règnes. Chaque roi, dès les premiers tempe de son avènement au trône, faisait travailler à Thypo* gée eu devaient être déposés ses restes. S'il régnait longtemps, les travaux se déployaient sur une large échelle, les chambres et les salles se multipliaient » la chambre destinée au sarcophage était portée trte*avant dans les entrailles de la montagne; les peintures et les sculptures, enfin, étaient exécutées avec tout le fini et la perfection dont étaient capables les artistss égyptiens. Si le rè^ i gne était court, au contraire, les tra* vaux ne pouvaient avoir que peu de développement, et il arrivait même que les peintures ou les sculptures restaient à Tétat d'ébauche. On a vu précédemment (p. 382) que M. Lepsi us a fait une remarque analogue sur la dimension différente des Pyramides, qui furent les tombeaux des anciens rois de Memphis, comme le furent les hypogées de Biban el- Molouk pour les dynasties qui résidërent à Thèbes.
Wilkinson . i l'époque où il vi* si ta les tombeaux des rois, peignit au-dessus de l'entrée de chaque tombe un numéro de reconnaissance qui a depuis lors servi à les distinguer. Nous nous servirons de cette indication, qui offre l'avantage d'être brève et claire.
Tomba do Séti I*'. La plus remarquable de ces tombes est celle de Séti 1*' (1400 ans env. av. J. C).
G*est le n* 17 de Wilkinson; on la désigne aussi sons le nom de tombe de BeUont, parce que la découverte
f en est due à cet intrépide explora teur^ L'hypogée 'était remarquable, U y a peu d'aimées encore^ par la beauté de ses sculptures peintes ei paf son état de conservation. Malheureusement la tooibe a subi depuis quelque temps et par la main des voyageurs de tels outrages qu'il n'en resjlera bientôt plus rien. Nous ne saurions assex à cette occasiou flétrir, avec M. Mariette, le vandalisme des voyageurs qui détruisent en un quart d'heure ce ^pte quarante siècles ont respecté.
On a d'abord à descendre un escalier très-rapide de 21 marches, qui s'enfonce à 7 wàU \/% au*dessaus dit sol de rentrée; puis on trouve un passage de & met. 72 sur i met. 80 de large, dont les inscriptions et les figures se rapportent à Séti I*% père de Ramsès II. On passe une autre porte et l'on descend un second escalier, sur les côtés duquel sont représentés, d'un côté, 37, de l'autre, 39 génies de diverses formes. Au bai de cet escalier, un nouveau corridor de 9 mèt« conduit à une chambre oblongue de 3 mot. 70 sur 4 met. 32.
Cette salle, et le passage qui précède, sont décorés de scènes allégoriques, représentant le passage du roi dans le monde inférieur, TAmenti (Amènt signifie en égyptien l'occident, le couchant), et sa réception par différentes divinités. Un puits, que Belsoni a comblé, semblait fo^mer ici la limite eitréme de la tombe; mais ce puits, qui n'aboutit à rien, n'était destiné qu'à dérouter la recherche de ceux qui auraient voulu trouver la salle oii reposait le corps du roi. Belzoni n'y fut pas trompé. £^ sondant avec soin les murs de la salle, dont la maçonnerie est recouverte d'une couche de stuc ornée de peintures, un son creux sur un certain point lui découvrit le secret.
Une ouverture fut bientôt pratiquée, et l'on vit alors reeonmiencer une nouvelle série de salles et de galeries.
HAUTE ÉayPTB. — THÈBBS. [ROOTE 25]
La pièce ou Ton pénètre d*abord est une salle carrée de 8 met. de côté, dont la voûte est soutenue par quatre colonnes, décorées, ainsi que les murailles, de belles sculptures recouvertes de couleurs qu'on dirait appliquées d*hier. « Des rouges, des bleus, des verts, des blancs, d'un éclat neuf, d'une fraîcheur virginale, d'une pureté inouïe, se détachaient de l'espèce de vernis d'or qui servait de fond aux figures et aux hiéroglyphes, et saisissaient les yeux avant qu'on eût pu discerner les sujets que composait leur assemblage. »
(Théophile Gautier, Le roman de la momt>, p. 39.) Un des sujets les plus intéressants est une procession allégorique des quatre races du monde assistant aux funérailles du héros :
la race égyptienne appelée RotoUj peinte en rouge (comme le sont toujours les Égyptiens sur les monuments] ; la race des Amou, de couleur claire, avec des yeux bleus et de longues barbes : ce sont les peuples du Nord (Asiatiques) (Palestine et Syrie, Asie Mineure, Chaldée, etc.); la race noire, les NohéioUj qui sont les Nègres du S.; enfin, la race des Tamahou, peau blanche, yeux bleus, barbe en pointe, plumes dans les cheveux en guise d'ornement, grandes robes flottantes, les peuples de la Libye englobant aussi les îles de la Méditerranée et certaines contrées de l'Europe. Ces races étrangères sont placées sous la protection de dieux égyptiens ; les Nègres sont à Horus, les Amou et les Tamahou, à Sekhet « qui sauve les âmes ». Ce fait d'une commune providence veillant sur tous les peuples de la terre est d'un grand intérêt, et tout à l'honneur des conceptions religieuses des Égyptiens. Sur le mur du fond, dans un tableau remarquable par l'élégance du dessin et la richesse du coloris, le roi est conduit par Horus en présence d'Osiris et d'Hathor. Là, s'ouvre la suite de la galerie.
Quelques marches que Ton descend conduisent à une autre salle de dimensions semblables à celle que Ton vient de quitter, mais qui n'est soutenue que par deux colonnes. Les scènes qui devaient en orner les murailles sont esquissées en noir sur le stuc, d'un trait ferme et bien arrêté; mais le sculpteur, dont ce tracé devait guider le ciseau, n'a pas eu le temps d'aborder son travail, sans doute interrompu par la mort du roi. Un double passage, dans Tua desquels le roi est représenté devant Hathor, Horus, Anubis, Isis, Osiris et Phtah, conduit de cette salle inachevée à une chambre de 5 mèu 25 sur 4 met. 33, dont les peintures se rapportent à des scènes du ntuel funéraire. De cette chambre, oo pénètre, par une porte du fond, dans une salle carrée plus grande qu'aucune des précédentes (chaque côté a 8 met. 34), et dont le plafond est supporté par 6 colonnes. A dr. et à g. est une petite chambre latérale, et à rextrémité de la salle s'ouvre un espace transversal de 9 met. 27 de largeur sur une profondeur de 5 met. 88. Le plafond en est arrondi, en voûte. Au centre de cette espèce de chapelle funéraire, ornée d'une profusion de sculptures, était un sarcophage en albâtre oriental ; mais ce sarcophage était vide.
Il a été transporté en Angleterre. 11 fait aujourd'hui partie de la collection de M. Sloane, et a été publié par MM. Sharpe et Bonomi sous la nom assez bizarre de Sarcophage et Oimenephtah (in-4* Londres). A g.
est une autre chambre dont les parois sont chargées de tableaux allégoriques.
Là ne se termine pas encore cette longue série d'excavations. De même qu'il avait découvert la porte masquée qui conduit à la chambre du sarcophage, ici encore, à. la base même du cénotaphe, Beizoni s'aperçut, au son que rendait le sol, qu'un espace vide devait exister en cet
[Route 25] thébés. — tombeaux des rois.
endroit. Cette partie du plaocber enlevée mit effectivement à jour rentrée d*un plan incliné , accompagné d*un double escalier à dr. et à g., par lequel on descend très-avant dans Tintérieur de la montagne. Des éboulements, survenus à l'extrémité de cette descente, ne permettent plas de s*y avancer que de 46 met.
environ. Il est probable, du reste, que le couloir n'a jamais été achevé.
Depuis rentrée extérieure jusqu'à l'endroit du plan incliné où l'on est arrêté par les éboulements, ce vaste hypogée présente un développement en longueur de 145 met. Le point extrême du plan incliné est à 56 met.
environ de profondeur au-dessous du niveau de la vallée. Les sujets représentés dans cette tombé n'offrent plus le même caractère que ceux des tombes de Saqqarah ou de Béni-Hassan.
Loin de nous faire assister^ dans des tableaux familiers, simples, presque joyeux, aux incidents de la vie quotidienne du défunt (F. Tombeau de Ti, p. 396-399), ils nous mettent en présence de scènes tragiques.
De longs serpents se glissent çà et là au bas des chambres ou se dressent contre les portes ; il y a des condamnés qu'on décapite, d'autres qu'on précipite dans les flammes; le dogme a pris possession de la tombe ; la foi simple des anciens âges a fait place à une théologie compliquée. Le jugement de l*àme, les épreuves qu'elle traverse, les peines qu'elle endure, voilà le sujet des représentations qui couvrent la tombe, de la porte d'entrée au fond de la dernière chambre.
Dans la dernière salle de l'hypogée on a découvert récemment un texte des plus curieux. C'est une sorte de récit soi-disant historique, se rapportant aux époques primitives qui avaient précédé Menés. On est sous le règne dU dieu Rà et le dieu- roi irrité contre l'impiété des hommes assemble son conseil divin pour délibérer sur le parti à prendre. On résout de détruire la race humaine,
et elle est détruite sous l'effort combiné de tous les dietix.
Tombe de Ramsés III, dit de Bruce ou des harpistes (n* U).
Celui-ci, dont le voyageur Bruce a parlé le premier, offre un très-grand intérêt, sinon par l'exécution des dessins qui est fort médiocre, du moins par la nature des sujets représentés dans ses peintures. Toute la vie sociale des anciens Égyptiens y est en quelque sorte figurée. Le roi pour lequel la tombe fut creusée est le 3* Ramsès, chef de la xx* dyn.
(ver5t 1260). Le développement total de l'hypogée, moins considérable que le précédent, est de 125 met. en longueur, et sa plus grande profondeur n'est que de 9 à 10 met.
La partie la plus intéressante est la suite de petites chambres des deux premiers passages. Dans la première, à g. en entrant, on voit représentées différentes scènes relatives à la préparation des aliments. Des hommes sont occupés à abattre un bœuf et à en détacher les quartiers, que l'on met dans des chaudrons posés sur un trépied sous lequel brûle un grand feu. D'autres pilent quelque chose dans un mortier, hachent de la chair, font cuire les viandes, la pâtisserie, les légumes, etc. D'autres, sur la ligne inférieure, transvasent des liquides au moyen de siphons. Tous ces groupes, quoiqu'ils aient souffert, sont parfaitement reconnaissables.Sur le mur du fond, les boulangers pétrissent la pâte et préparent la cuisson du pain dans des fours pareils aux nôtres.
Dans la chambre opposée, on voit diverses sortes de barques richement peintes et très-ornées. Quelques unes ont- des cabines spacieuses, d'autres n'ont qu'un siège près du mât.
La chambre qui vient ensuite, à main dr., nous montre les armes diverses et les instruments de guerre des Égyptiens, coutelas, sabres droits et recourbés, poignards, lances, arcs, flèches et carquois, cottes de mailles,
HÀUTB ÉGTFTR. — THÉBBS. [ROUTE tt]
casqmes JtTelotSy masettès, étendards, etc. De chaque oM de la porte , est représentée une yache notre avec les ornements de tète dUathor; les légendes hiéroglyphiques qui les accompagnent désignent pour Pune, le N.y pour l*autre, le S., comme pour indiquer que les armes sont celles de la haute et de la basse Egypte. La couleur hleue de quelques-unes de ces armes montre qu'elles étaient en acier et permet de conclure que les Égyptiens connaissaient Tusage du fer.
Dans la chambre suivante, on voit représentés des sièges et des couches de formes élégantes, couverts de riches draperies et du plus beau travail, ainsi que tous les accessoires d'un somptueux ameublement, vases, bassins, peaux de léopard servant de tapiSj etc. Ces représentations, aussi bien que les bijoux trouvés par M. Mariette près de Qoumah, suffiraient pour montrer tout à la fois à quel point étaient arrivés chez les Égyptiens de cette époque reculée les arts qui tiennent au luxe et les raffinements de la vie intérieure.
« Tout le mobilier de Tappartement royal, dit M. Charles Blanc (Voyage de la haute Egypte, Paris, 1876), est figuré d*un trait pur, et peint avec les couleurs propres à chaque objet, dans les plus fins détails. »
La chambre suivante nous transporte au milieu des scènes agricoles.
Le Nil débordé se répand sur les terres à travers les canaux. Ici, on répand la semence, plus loin, on fait la récolte et on rentre les grains.
Seulement, autant les Égyptiens ont excellé à saisir le caractère des animaux qu'ils voulaient représenter, autant ils ont été inhabiles à peindre les arbres et les fleurs.
D'autres chambres sont consacrées à différentes divinités et à leurs emblèmes. Puis viennent des représentations d'oiseaux du ciel et d'oiseaux domestiques, avec les productions des jardins et des vergers. ^
Enfin, dans la deriûère chambra, on voit figurés deux musiciens îouani de la harpe devant le dieu Shou. On remarquera la forme exquise de ces harpes; elles ont une console simple, presque droite et une cuvette élégante, richement ornée et travaillée, qui se termine par la tête royale, coiffée, soit du pschent avec ruraeu.'t au front, soit de la couronne rouge (symbolisant la royauté de la haute Egypte) avec le même serpent. L'attitude des harpistes est rendue avec vérité et le mouvement des sMûns est finement observé. C'est de là que rhypogée a reçu le nom de Tombe des Harpistes.
Chacune de ces chambres a un puits, maintezumt fermé, où furent probablement enterrés des officie r> de la maison du roi. On peut supposer^ avec beaucoup de vraisemblance, que la décoration de chacune de> chambres avait rapport aux fonction^ de chacun de ces officiers.
Cette première galerie» avec se^ chambres latérales, a une longueur de 40 mètres. Ici, la proximité de la tombe contigue a obligé de décrire un coude, après lequel la galerie reprend sa direction première. Les sujets figurés sur les parois de celte seconde galerie se rapportent au passage du défunt dans l'Amen ti ou monde inférieur. On y voit aussi, commedans la tombe de Séti, le cortège symbolique des quatre races du monde; seulement les quatre figure> qui représentent la race égypUenot:
sont ici peintes en noir, quoiqutr avec la même dénomination hiéroglyphique, Uotou. Après la grande* salle du sarcophage, on trouve encore trois passages successifs.
Cette tombe est une de celles qui furent ouvertes sous les Ptolémée^; il n'est donc pas surprenant que le sarcophage en ait été trouvé vide.
La cuve de ce sarcophage, qui est en granit rose, est au Louvre; le couvercle est à l'université de Cam* bridge.