‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 246 sur 408 · EL-ASSASIF · texte numérisé non relu

EL-ASSASIF

)mine il s'en trouve dans tant de im beaux, occupent la piroi N.

Sur la paroi gauche de la chamre du fond sont représentés quae pavillons de bois. Le toit en est ipporté par des colonnes en bois, }nt le chapiteau est en forme de sur de lotus épanouie. Les couleurs 9 ces colonnes sont encore d'une aîcheur remarquable. Au-dessous es pavillons, le sarcophage d'Amenm-beb est porté sur un traîneau ne tirent les serviteurs du défunt et ne vache blanche. La paroi de droite nous transporte ans la demeure terrestre d'Amentn-heb. Un jardin y est représenté, u milieu est un étang carré, en- )uré de rangées d'arbres, palmiers, attiers et doums. Enfin, dans le mur u fond est une niche, dans laquelle 5t placée la statue du mort. Dans ctie même chambre, M. Georges bcrs a trouvé des débris de la loraie d*Amen-em-heb.

"ignalons encore, au N. de la mai- )n Wilkinson et beaucoup au-dcs- )us, le n» 9, qui se distingue par ses ix colonnes protodoriques, dont deux )nt ornées de hiéroglyphes. Les inrripUons nomment Ramsès IX, relésenté avec un vase d'encens à la lain devant une magnifique barque u soleil.

Mous avons décrit les princinales )mbes. Toutes sont dignes a'êlre isiiées. Bien que les sujets traits soient à peu près les mêmes, haque scène offre cependant quelque (Haal nouveau, qui trouve sa place ans le tableau des mœurs égypennes, tel qu'on peut le reconstituer après ces représentations. Les incriptions offrent aussi, comme on l'a u. un grand intérêt; et l'exemple de 1. Georges Ébers prouve que, même ans ce sol déjà si souvent fouillé, un xploraleur attentif peut encore trou- '<ir de nouveaux et importants maiélaux.

Colline d'el-Assasif. Cette colline ie trouve à dr. et & une très-petite dis-

tance de Cheikh Abd el-Qoumab.

Les hypogées diffèrent par leur aspect extérieur des autres tombes thébaines. La plupart sont creusés dans la plaine même qui borde les hauteurs.

Une entrée de forme monumentale s'élevait sur la base même du rocher; un escalier descendait dans une enceinte ou cour rectangulaire (d'environ 25 à 30 met. de long sur 12 à 20 met. de large], creusée aune profondeur de 3 4 4 met. Elle était bordée de murs en briques ou en pierre, dont les restes subsistent encore dans plus d'un endroit. Les cours remplies de décombres apparaissent aujourd'hui comme de larges fosses ; cependant pour quelquesunes d'entre elles, les fouilles ont mis à jour les murs, finement' travaillés. Sur l'un des côtés de la cour, une porte, en forme de pylône, donne accès au tombeau. Les deux montants sont ornés de l'image du défunt et des inscriptions & sa louange sont gravées des deux côtes.

Les souterrains sont de grandeur variable. Dans quelques-uns, un couloir d'une longfueur médiocre conduit à une seule chambre. Dans d'autres, au contraire, et c'est le cas du plus grand nombre, la tombe se compose d'une suite de chambres et de salles reliées par une galerie continue.

L'orientation, parmi les tombes innombrables dont la vallée d'Assassif est criblée, étant difficile à déterminer, le voyageur fera bien de se laisser diriger par son guide^ qui le conduira de suite aux plus importantes.

Il convient de s'attacher de préférence à celles dont la porte est ornée de figures et de cartouches.

Tombe de Pet-Àmen-em-Apt {Peta^ mounoph). Elle est située à l'extrémité 0. de la Nécropole. C'est la plus importante des tombes de l'Assasif. Elle surpasse de beaucoup en étendue toutes les autres tombes de Thèbes, même celle de Séti i**^. dans la vallée des^Rois. Ses galeries^ depufo

HAUTE ÉGyPTB. — THÈBES, [ROUTE î\

la porte d'entrée jusqu'à leur extrémité, n'ont pas moins de 266 met. de développement, avec un grand nombre de chambres et de salles, toutes couvertes de sculptures et de peintures. La cour extérieure a 32 met. de long, sur 24 de large. L'entrée, établie entre deux murs massifs en briques crues et, sans doute, surmontée autrefois d'une arcade, donne sur un escalier qui descend vers le milieu de la cour. La porte intérieure, percée dans le rocher calcaire, mène à une seconde cour, plus petite, ornée de chaque côté d'un péristyle de piliers. Une porte sculptée conduit dans une première salle, de 16 met. sur 7 met. 30, qui avait autrefois une double rangée de quatre piliers. La chambre suivante, de y met. 60 de côté, a quatre piliers sur deux rangées. Une troisième chambre, plus petite, s'ouvre à g., sur un espace carré, et à dr., sur une série de couloirs, qui, par deux escaliers, aboutissent à une troisième porte. Un couloir mène alors à une chambre contenant un puits dans lequel, au tiers environ de la profondeur, 8*ouvre une autre chambre.

Revenant sur ses pas et remontant les deux escaliers, on trouve à main droite un autre puils de momies, dans lequel débouche une autre série de chambres. Vient ensuite une grande salle carrée, la plus intéressante de toutes. A chaque angle est figurée l'une des huit déesses suivantes : Neith, Salé, Isis, Nephthys, Nou, Mât, Selk et Hathor. D'autres chambres se présentent encore, formant un véritable labyrinthe souterrain dans lequel on ne s'avance qu'avec peine.

Tous les murs de ce labyrinthe funéraire sont sculptés. Les sculptures, fort détériorées dans les premières salleS) se présentent dans un meilleur état de conservation à mesure qu'on avance , et atteignent dans une des dernières salles une finesse

remarquable. Leur style les a f; ranger parmi les oeuvres de la xit dynastie, bien qu'on ait cru reco naître sur une des parois, le nom roi Harmhabi de la xvin* dynast — L'occupant de la tombe, Petaa numapt était un des fonctionnai de la cour du roi, appartenaol l l'ordre des prôlres.

Les autres tombes de l'Assasif sool semblables à celle de Petamenumafk' Elles sont toutes ornées de sculpiurâ et de peintures, et plus ou moins bien conservées. On trouve dans quelques-unes des cartouches de rcL Elles sont de la xix*, de la xxii* et de la XXVI* dynastie.

Hypogées des hauteurs de Beir el-Médinèh et de Qoumet eMInr rayi. Toute la suite des hauteurs qa:

forment la ceinture de cette par^e de la plaine et qui se prolonfi^c:

vers ro. et le S. 0. à partir de \ic.r line d'Abd el-Qournah, est reo7i-( d'excavations semblables, mais e^ général d'époques moins aIlcienD^ Toutes ces hauteurs sont composer d'énormes bancs de dépôts calcaitr^ coupés à pic, et présentant, du ri-' de la plaine, des parements escarpe et très-élevés. Lorsque, d'en bas, a porte les regards vers cette l:p?

d'escarpements arides, on aperçoa dt tous côtés, à toutes les hauteurs, ut multitude d'ouvertures semblables i des fenêtres percées dans le roche:

qui en est criblé. Ces tombes fasaient partie sans doute de la néav pôle commune. Elles sont génenlement petites et décorées de scn\Ytures intérieures. Quelquefois U nature friable de la roche a oblige d'en revêtir la partie supérieure d*une voûte de briques. U semble qu'au temps de la xvin* dyn., ue quartier particulier de ces colline»

au voisinage d'Abd el-Oournah et ih Qournet el-Murrayi, ait été réservé à l'ordre des prêtres. Beaucoup de tombes étaient accompagnées ou recouvertes d'une pyramide en briques dont plusieurs se sont conserv^sa.

[ROUTE 2S] DEÏR BI/-MÉDINÈH. QOURNET EL-MURRAYI 549

Parmi les tombes les plus intéressantes de cette partie de la Nécropole, nous citerons celle d'un certain //ouï, haut fonctionnaire de la xvni* dynastie. Elle est couverte de peintures malheureusement mal conservées. Un des tableaux représente une procession défilant devant le roi Amen-totU'ankh assis sur son trône ; les Rotennou et les Ethiopiens viennent déposer aux pieds du roi leurs tributs. Les premiers, sur la paroi du fond, à dr. , offrent des vases d*or et dVgent, des pierres précieuses, des animaux, des peaux de panthère et autres produits de leur pays. Les Éthiopiens, à g., ayant à leur tête le prince Houî, présentent au roi des anneaux d*or et de cuivre, des peaux, des éventails, des taureaux, des girafes et des chevaux, etc. La reine d'Ethiopie a accompagné le prince Houî. Elle paraît sur un char trèsorné, traîné par des taureaux. Elle descend de son char, précédée et suivie des principaux personnages de sa suite, et elle s'avance au-devant du roi.

Une autre tombe malheureusement très-dégradée, renferme la peinture d'une chasse, dans laquelle les animaux du désert, renard, lièvre, gazelle, bouquetin, antilope, autruche, bœuf sauvage, hyène, sont représentés avec une parfaite ressemblance.

Tombeaux des Reines. Un emplacement spécial était attribué, dans ce vaste quartier des morts, aux tombeaux des femmes du sang royal. On y arrive en continuant de s'avancer à ro., en longeant le pied des rochers depuis la colline d'Âbd el- Qournah, l'espace de 30 à 40 min.

Un autre sentier y mène directement de Médinet-Abou. Ces tombes, que les Arabes connaissent sous les noms de Biban el-Hagi-Hamed et de Biban es-Soultandt ont surtout un intérêt archéologique. Le feu, qui y a détruit la plupart des peintures, a laissé subsister un certain nombre d'inscriptions hiéroglyphiques inté-

ressant&s. Les hypogées des Reines appartiennent aux trois dernières dynasties thébaines, la xvm*, la xa* et la XX*. Il y en a en tout une vingtaine. La première tombe que Ton trouve en arrivant, à dr. à l'E., est presqu'entièrement détruite.

La seconde était celle d'une femme de Ramsès III, dont le nom ne s'est pas conservé. Plus haut, au N., un tombeau, orné de diverses scènes d'offrandes, nous montre une reine dont le cartouche est demeuré vide.

La dernière tombe de cette rangée était celle de la reine Stfra, de la XX* dynastie. Le côté 0. de la gorge renferme le tombeau assez bien conservé de la reine Tiout-Apet, de la XX' dynastie. Un autre, plus au S. , a appartenu à la fille chérie de Ramsès II, Bint-Anal. Beaucoup plus au S. est celui de la reine Amen-merit.

Vers l'extrémité S. de la vallée, est le tombeau de TU ou Tata, épouse d'Amenhotep III et mère d'Amenhotep IV, le Khou-n-aten de Tell-Amarna. Il se compose d'un long et étroit couloir, d'une grande salle et de trois chambres communiquant les unes avec les autres et se recommande par le bon état et la richesse de ses peintures. L'arrangement particulier des vêtements et de la coiffure de la reine, ainsi que les traits de son visage, confirment l'hypothèse déjà émise à propos des tableaux de Tell-Amarna (p. 476), de l'origine sémitique de cette reine.

Nous avons dû suivre sans interruption toute l'étendue de la nécro* pôle thébaine. Nous allons maintenant rentrer dans la plaine et en visiter les monuments, à partir des ruines, d'Abd el-Qoumah.

Immédiatement au S. de la colline d'Abd el-Qournah, à la distance de quelques min. seulement, on rencontre une large enceinte de briques crues. Un temple construit en pierres calcaires en occupait autrefois l'intérieur ; il en reste à peine quelque I trace. Le nom de Thoutmès HI (xvm*

dyn^j empreint sur les briques de Tenceinte, en détermine Tépoque. — A 6 ou 7 min. de là, dans la direction du S. C, on se trouve devant des ruines dont les colossales cariatides et les colonnes monumentales se détachent en belle couleur jaune sur le fond des montagnes voisines. Elles appartiennent à ce qui fut autrefois un des plus beaux monuments de rÉKypte.

Rames8é!on, ou Temple de Ram- 8Ô8 II. Une confusion qui remonte à Strabon avait fait appliquer le nom de Memnonium à cet édifice dans les anciennes relations. La lecture des inscriptions depuis ChampoUion, en faisant connaître avec certitude quel fut le constructeur de ce magnifique palais, ne permet plus d'hésiter sur sa véritable désignation. Le temple est un monument funéraire élevé à sa propre mémoire par Ramsës II lui-même. Les bas-reliefs et les inscriptions de ce palais, de même que bien d'autres monuments de VE^ gypte, retraçaient Thistoire des expéditions de ce prince. Il y a longtemps d'ailleurs qu'on a reconnu que l'édifice décrit par Diodore sous ^ le nom de Tombeau d'Osymandias ne peut être que notre Hamesséîon.

L'édifice, dans son ensemble, se composait d'une entrée monumentale, d'une vaste cour ornée d'une double ligne de colonnes, de deux grandes salles successives soutenues par de nombreuses colonnes, et enfin d'une suite d'appartements formant l'extrémité de l'édifice. La disposition en était tout à fait régulière, et le grand axe sur lequel se succédaient la cour, les salles et les chambres, avait une longueur totale de 167 met. environ. Un dromos d'une étendue proportionnée, avec une allée de sphinx, selon l'usage égyptien, ajoutait sans doute à l'aspect grandiose du palais, et l'intérieur en était orné à profusion de sculptures, de peintures et de statues colossales. Les statues ont été brisées, les murs et les colonnes en

partie renversés, les peintures et les sculptures mutilées ou détruites; et cependant ce qui subsiste encore, tant des constructions primitives que des fondations, permet de se rendre compte de ce que fut le monument dans sa magnificence.

Le pylône qui formait la façade, sur une largeur totale de 68 met., et au milieu duquel était la grande entrée, est encore en partie debout, mais très-dégradé. Les bas-relieCs de ce pylône commençaient la série des tableaux historiques du monument.

Il en existe encore quelques parties à la face intérieure du pyl3ne de dr., accompagnées de légendes qui en font connaître le sujeL On ne peut bien les voir qu'à une certaine heure du jour, lorsque la lumière devient frisante. Il s'agit ici d'une double expédition du roi contre les Khéta, en l'an 5 et en l'an 8 de son règne. Ramsès est entouré d'eonemis ; son escorte a pris la fuite.

Il s'élance courageusement au milieu des chars; il tue les chefs des vils Khéta, force leurs troupes à repasser précipitamment le fleuve (Orounta, Oronte), et change li déroute en une victoire. Les ennemis sont broyés sous les pieds des chevaux et sous les roues des char«.

D'autres, étendus par terre, sont percés des flèches lancées par la main du roi ; quelques-uns sautent dans le fleuve et s'y noient. D'un autre côté, le roi est représenté assis sur son trône. Les officiers viennent le complimenter; mais le roi leur reproche leur fuite qui l'a laissé, tout seul, exposé aux attaques de « milliers de nations » . Au-dessus d'un de ces tableaux de batailles, on a figuré une procession de prêtres sur deux files, portant les statues des prédécesseurs thébains du grand Ramsès, au nombre de 13.

La cour, dont le pylône décrit formait le côté méridional, était de forme à peu près carrée, un peu plus large que profonde (56 met.

[ROOTB 25]

AAHESSÉION.

sar 52). Les mors de clôture, à dr. et à g., sont presque entièrement détruits, ainsi que les galeries soutenues par une double rangée de colonneS) dont il n'existe quelque trace qu'au côté g. Au fond de la cour, faisant face au pylône, et à g. du portail qui conduisait à la première salle, était une statue colossale de Ramsès en granit rose de Syène, assise et dans l'attitude du repos. La statue a été brisée, et ses débris couvrent tout un côté de la cour; le piédestal, de forme oblongue, est seul resté en place. La statue entière devait avoir, quoique assise, plus de 17 met. de haut, près de onze fois la grandeur naturelle. On a calculé que son poids était de plus d'un million de kil., 4 fois 1/2 ce que pèse l'obélisque de Louqsor (229 500 kil.) aujourd'hui dressé sur la place de la Concorde. On reste confondu en présence de telles masses et des moyens mécaniques par lesquels les Égyptiens pouvaient les transporter et les établir sur leurs piédestaux. Si l'on admire la patience des hommes qui ont pu tailler un tel colosse et transporter un bloc si énorme des carrières d'AssouAn, on s'étonne de l'acharnement de ceux qui ont renversé le colosse sur le dos et qui ont assouvi sur son visage leur rage de destruction. Rien n est plus propre à montrer la folie humaine que ces efforts gigantesques appliqués tour à tour, avec .la même incroyable énergie, a élever et à renverser le même monument.

Ce qui reste du second pylône, à l'extrémité N. de la cour, ne semble tenir debout que par un miracle d'équilibre. U donnait accès dans une salle carrée, qui ne présente également qu'un spectacle de destruction.

Les dimensions de cette salle étaient un peu moindres que celles de la cour (52 met. de largeur sur 43 de profondeur). Une double rangée de colonnes, à dr. et à g., y formait deux galeries latérales. Les deux autres

côtés, celui de l'entrée et celui du fond, n'avaient qu'une seule rangée de piliers cariatides. Une partie des cariatides existent encore, plus ou moins mutilées; elles ont 9 met.

&0 de hauteur. Ce qui subsiste des murs est couvert de bas-reliefs représentant des scènes guerrières. Sur la façade intérieure du pylône auquel le colosse de Ramsès était appuyé, et du' côté droit, sont sculptés de nombreux tableaux historiques où l'on retrouve l'épisode déjà décrit du combat contre les Khétas. Ici, le jour est plus favorable que sur le premier pylône et l'on pourra mieux y étudier tous les détails de la scènel Ramsès est au milieu de la mêlée, entouré des ennemis morts qu'il a abattus. Ici, c'est Garha^ toiaa, l'écuyer du prince des Khétas; là, c'est Ràbioutif capitaine des archers, qui tombent atteints par les flèches du roi. L'Oronte est sur la route des Khétas qui fuient éperdus. Us s'y précipitent, et, de l'autre côté du fleuve, on voit retirer des flots un des généraux ennemis que ses soldats suspendent la tête en bas, pour lui faire rendre l'eau qui l'a suffoqué. « Ces tableaux, dit M. Ch.

Blanc, sont pleins d'imagination, de chaleur, de verve et aussi de cette vérité naïve qui est parfois un élément du subÛme. * La scène dans laquelle Ramsès est représenté chargeant lui-même l'ennemi et le forçant à repasser la rivière, est le sujet d'un long poëme historique, gravé sur l'un des murs extérieurs de Karnak et sur la face N. du pylône du temple de Louqsor. Il est connu sous le nom de Poème de Pentaour et a été traduit par M. de Rouge.

Au-dessus de ces scènes de bataille est une procession de prêtres, portant les figures des ancêtres thébains de Ramsès II. Le premier de ces princes est Menés. Viennent ensuite un roi delaxr dyn., Mentouhotep, et les rois de la XVIII* dyn. D'autres tableaux représentent Ramsès II en adoration

devant les dieux de Thèbes, Ammon, Moût et KhoDs (F. p. 121); les dieux Mentou et Atoum introduisent le roi en présence de la triade thébaine.

Trois perrons conduisent de cette première salle à un vestibule orné d'une rangée de colonnes dans toute sa longueur de dr. à g. De chaque c^té du perron central est un buste colossal de Ramsès II, Tun en granit noir, l'autre en granit mi -partie noir et rose.

Un vestibule sépare la première salle de la seconde. Celle-ci mesurait 41 met. dans sa largeur de dr. à g., sur 31 met. de profondeur. On y pénétrait par trois portes en granit noir, qui répondent aux trois perrons de la première salle. Les murs latéraux n'existent plus. On y comptait 48 colonnes, disposées sur 8 rangées de 6 de profondeur; 5 rangées entières sont restées debout, et portent encore une partie des plafonds. Leurs chapiteaux en fleurs épanouies leur donnent une grâce que ne possèdent pas les lourdes colonnes de la salle hypostyle de Karnak. Le plafond du centre est plus élevé que les deux plafonds latéraux. Ces plafonds étaient peints en bleu et semés d'étoiles d'or. Partout où des pans de murs subsistent, on voit reparaître ou les scènes guerrières, ou des représentations et des emblèmes religieux.

Des chambres qui formaient le fond de l'édifice, il no reste plus qu'une à peu près entière, c'est la chambre de la bibliothèque, à l'entrée de laquelle on lisait, d'après Diodore, cette inscription : Baume de Vdme. Elle est supportée par 8 colonnes. Un curieux tableau astronomique, que les beaux travaux de M. Biot ont rendu célèbre, décore le plafond. Quatre colonnes de la chambre suivante subsis> tent encore. Tout le reste est détruit.

Le monument de Ramsès était entouré de constructions en briques d'un genre particulier. On en voit des parties intactes au N. de l'édifice, à la distance d'une cinquantaine de

mètres. C'est une double rangée de voûtes acculées les unes contre les autres au nombre de 10 à 12 pour chaque rangée, et surmontées d'une plaie-forme. Il est difficile de deviner quelle a pu être la raison d'une pareille construction.

Raines à l'O. et an S. du Ramessélott. Parmi d'autres restes de constructions antiques qui avoisinent le Ramesséfon, on remarque à une petite distance au S., deux statues brisées d'Amenhotep III (xvm* dyn.}.

Leur hauteur totale était d'environ 11 met. Un édifice de ce prince, dont il ne reste que quelques débris de murailles où son nom se lit, est voisin de ces deux colosses.

Deîr el-Médinéh. A 10 min. à l'O.

du Ramesséîon, au pied de la colline de Qournet el-Murrayi, du côté N., et perdu dans un pli du terrain, est un petit temple commencé par Pto* lémée Philopator (vers 50 av. J. C) et achevé par les successeurs de ce prince et en particulier par Physcon.

Le nom de Deîr el-Médinèh lui vient de cette circonstance qu'il a servi de demeure aux premiers chrétiens. La place qu'il occupe dans la Nécropole et la présence d'Osiris parmi les dieux de l'intérieur le font ranger parmi les monuments funéraires, bien que les inscriptions nous laissent réduits à des conjectures sur U destination définitive du monument.

Il mesure 18 met. de long bur 10 met. de large. Il est précédé d*un petit pylône qui porte l'image de Ptolémée Aulétès en adoration devant les dieux de Thèbes. Vient ensuite un vestibule, avec deux colonnes qui portent le toit, mais sans sculptures. Des inscriptions en langue démotique st lisent sur les murs. Le vestibule est séparé du pronaos par un mur d'entre-colonnement, à mi -hauteur, qui relie deux colonnes à chapiteaux ornés de boutons de lotus 4 deux piliers surmontés d'une tête d'Hatbor. Des inscriptions et des représentations diverses couvrent les murs de cette

[Route 25]

D£lH ËL-MÉDINËH.

salle. Sur le mur E., Ptolémée Philométor , suivi de « son frère, le dieu » Physcon,et de la reine CléopAtre^fai; des offrandes à Ammon-Râ. A g.

de cette salle, un escalier éclairé par une fenêtre d'une forme élégante et digne d'être étudiée, conduisait autrefois sur le toit. Trois portes s'ouvraient sur trois chambres qui forment la partie postérieure du temple. Celle du milieu, Tadytum, présente les images de Philopator sur la paroi du fond et sur la moitié des parois latérales, et ces sculptures ont été complétées, ainsi que l'atteste une inscription, par Évergète II et Cléopâtre. La chambre 0., par la nature de ses représentations, donne au monument un caractère funéraire ; Philopator y accomplit ses dévotions à Osiris et à Isis. Sur la paroi E., Physcon ou Évergète II encense la statue du dieu JChem, précédé d'Ânubis et suivi de l'arche de Sokari, et sur le mur opposé est la scène du jugement, {V. p. 127), telle qu'on la rencontre fréquemment sur les papyrus égyptiens. Osiris est assis sur son trône. Devant lui, se tiennent Harpocrate et les quatre génies des morts. Thoth enregistre sur une tablette les actions du défunt. Horus et Haroêrissont occupés à peser les bonnes actions ; un cynocéphale, emblème de Thoth, est assis sur le baut de la balance. Le mort s'avance conduit par deux déesses. Les quarante-deux juges des enfers, représentés sur deux lignes, complètent les sculptures de cette paroi. — Les représentations de la chambre E. appartiennent au même ordre de sujet; le monde égyptien souterrain s'y trouve réuni. Le roi s'y tient devant Ammon-Rft, devant « la grande vache, la mère des dieux et des déesses, l'Hathor de l'O., devant Ma, la déesse de la vérité et de la justice, et devant Isis «. Sur le mur en face, il se tient devant Osiris, Nout, Isis, Harsiesis, Nephthys et Anubis. Une représentation astronomique sur la porte représente

Sothis (Sirius) et la constellation d'Orion.

Si le Deîr el-Médinèh ne présente pas grand intérêt au point de vue historique, à cause de la date récente de sa construction, c'est au moins, au point de vue artistique, un des plus charmants édifices qu'il soit possible de voir. L'élégance, la finisse de ses piliers et de ses moulures, la fraîcheur de ses sculptures et de ses peintures, en font un des plus gracieux exemples de ce qu'a pu produire l'art grec mêlé discrètement avec l'art hiératique des Égyptiens, à une époque où les anciennes traditions étaient encore bien conservées.

Parmi les autres ruines dont tout ce terrain est couvert, on peut encore remarquer, à 7 ou 8 min. de Delr el-Médinèh vers le S., les restes d'un petit temple au milieu d'une enceinte en briques crues. Les peintures, comme celles du temple de Philopator, sont exclusivement religieuses et d'un caractère funéraire.

A 5 min. plus à l'E , des restes, connus des Arabes sous le nom de Kôm el-Hettan^ la Butte de grès, marquent l'emplacement d'un temple d'Amenhotep 111. Cette construction se développait sur de grandes proportions. Il en reste à peine quelques traces :

des bases de colonnes, des statues brisées, des débris de sphinx, etc.

Un dromos de 340 met. en formait l'entrée. Des colosses brisés dont les débris gisent dans la plaine (on en a cojipté 17] appartenaient probablement à cet édifice.

Colosses de Hemnon. Les plds célèbres de ces colosses sont les deux monolithes que, d'après les anciens, on connaît encore sous le nom de statues de Memnon. €e sont deux figures assises, élevées sur un piédestal, à 5 met. du Ramesséîon vers l'Ë.

Les légendes portent le nom d'Amenhotep III. Chacune des deux statues fut originairement taillée dans un seul bloc de grès-brèche, conglomc-i

HAUTE ÉGYPTB. — THÈBES. [ROUTK 25]

rat dont l'eztrôme dureté défie nos ciseaux les mieux trempés, et que cependant les sculpteurs égyptiens travaillèrent avec une admirable perfection. Leurs proportions, supérieures à celles du colosse de Ramsès, étaient exactement les mêmes, 15 m.

60 c. depuis le pied jusqu'au sommet de la coiffure {pschent) qui surmonte la tôte^ à quoi il faut ajouter 4 met. 30 c. pour la hauteur du piédestal, en tout près de 20 met. C'est la hauteur d'une maison de cinq étages. La statue du S. est entière, quoique très-dégradée. Celle du N. a été rompue par le milieu, accident que quelques-uns attribuent au tremblement de terre de l'an 27 av. l'ère chrét. , dont les monuments de Thèbes eurent beaucoup à souffrir; tandis que d'autres disent, d'après Pausanias, que Cambyse fit couper en deux le colosse. Cette dernière statue est celle que les Grecs connaissaient sous le nom de statue vocaie de Memnon, parce que chaque jour, au lever du soleil, elle faisait entendre, disait-on, un son harmonieux. Le bas de la statue est couvert de nombreuses inscriptions grecques et latines tracées par des voyageurs qui rendaient témoignage du phénomène. L'une d'elles se fait remarquer au milieu des autres par sa forme poétique. « Apprends, ô Thétis, toi qui résides dans la mer, que Memnon respire encore, et que, réchauffé parle flambeau maternel, il élève une voix sonore au pied des montagnes libyques de l'Egypte, là où le Nil, dans son cours, divise Thèbes aux belles portes, tandis que ton Achille, jadis insatiable de combats, reste à présent muet dans les champs des Troyens, comme en Thessalie. >• Les plus anciennes de ces inscriptions sont du temps de Néron (deuxième moitié du 1" s.).

Les plus récentes sont contemporaines de Sepiime Sévère (commencement du in* s.). Sous le règne de ce prince la partie détruite de la statue fut refaite au moyen de blocs de

grès superposés en cinq assises, tels qu'on les voit encore aujourdliui.

Le phénomène de pierres sonores n'est pas rare en Egypte, et la brèche dont la statue d'Amenhotep est faite y est particulièrement favorable pour peu que des fissures on peu profondes y pénètrent. Les inondations du Nil, qui atteignent depuis longtemps le pied des statues et y déposent leur limon, ont enterré k bas des piédestaux d'une profondeur de plusieurs pieds. Les Arabes désignent les deux statues sous l'appellation collective de Sanamdi, les idoles, en les distinguant par les noms particuliers de Charnu (qui est la statue du S.) et de Tdma (celle du N.).

Édifices de Médinet-Abou. Parmi tant de remarquables monuments qui dominaient la plaine occidentale de Thèbes, ceux de Médinet-Abou tenaient une place éminente. lis sont malheureusement au nomk« de ceux oii le temps et la main d«s hommes ont exercé le plus de ranges ; néanmoins ce qui en reste sufSt pour qu'on en puisse restituer l'ordonnance générale et en apprécier U magoificence.

Nous avons à peine besoin de faire remarquer que le nom de Médinet-Abou est arabe. Il exista.; sur ce point, à l'époque de la conquête musulmane, un village, oa plutôt une petite ville copte, nommée tantôt Djémé, tantôt la forteresse du Memnonium, qui avait approprié au culte chrétien plusieurs des salles du grand temple. 11 paraît qu'à rapproche des conquérants, une partie des habitants abandonnèrent leurs demeures pour se retirer à Esnèh. Médinet-Abou n'en continua pas moins d'être un bourg assez important pendant tout le moyen Âge. Les maisons s'étaient élevées sur les monceaux de décombres qui obstruent l'édifice et qui en ont mis sur quelques points les parties supérieures de niveau avec le sol; si bien

[ROUTE 25] MÉDINET-ABOU. — TEMPLE DE THOUTMÈSn. 555

que jusqu'à ces derniers temps les masures couvraient en jparlie les constructions antiques. Depuis 1858^ Tattention de M. Mariette s'est tournée de ce côté, et aujourd'hui les voyageurs sont à même de connaître ces ruines bien plus complètement qu'on ne pouvait le faire auparavant.

Les constructions anciennes forment deux groupes principaux : le Temple de Thoutmès II et le Temple deRamsês III ^ comprenant le Pavillon et le Grand Tempù. Le tout est enveloppé d'une enceinte générale en briques^ dont on reconnaît encore plus d'un vestige. Le 1" temple fut élevé par Thoutmès II et Thoutmès III. Lé grand temple et le pavillon royal appartiennent à Ramsès III, le fondateur de la XX* dynastie (vers 1280). La façade des monuments regardant le Nil, c'est de ce c^té qu'il faut les aborder.

1* Temple de Thoutmès II. On entre d'abord dans une cour rectangulaire Ca) de 25 met. sur 39, fermée, sur trois côtés, par des murs en talus. La porte d'entrée a 5 met. de largeur, et sur les montants, qui sont en saillie, on lit, en hiéroglyphes, les noms de plusieurs empereurs romains, depuis César jusqu'à Antonin.

Même en dehors de ces inscriptions,

i d'autres indices avaient fait reconnaître depuis longtemps ces constructions extérieures comme devant être d'une époque relativement moderne.

La cour est fermée au fond par un double pylône (p) qui en occupe toute la largeur.et en avant duquel s'étend une rangée de 8 colonnes (m) qui sont du temps d'Antonin le Pieux, et que relient des murs d'entre-colonnement Le pylône à moitié construit (p) qui ferme cette cour est aussi d'époque romaine, bien que la porte cen-

, traie, dont les montants sont décorés de bas-reliefs religieux, soit, d'un

' côté, du règne de Ptolémée Lathyre, de l'autre côté, du règne de Ptolémée Aulète. Cette porte donne accès

dans une petite cour hjfpèthre (b) bordée de deux rangées de quatre colonnes s'élevant de beaucoup audessus du mur d'entre-colonnement qui les relie entr'elles et avec le pylône du N, Un second pylône (p'), œuvre de l'Éthiopien Tahraka, et dont les sculptures se rapportent aux victoires du roi fondateur, fait face, à la distance de 15 met., à celui sous lequel on vient de passer.

Outre les cartouches de Tahraka, on y lit les cartouches de Nectanébo II.

Ptolémée Lathyre a usurpé çà et là les cartouches de ces princes.

Le second pylône franchi, on pénètre dans une cour (c) de 19 met. de long, dont la clôture qui subsiste en entier^ est une addition du temps des Ptolémées. De chaque côté était une rangée de 9 colonnes. Cette cour est comme un vestibule intérieur, qui précède l'édifice primitif.

Cet édifice est ce que nous avons nommé le l**^ temple construit par Thoutmès II. Les cartouches les plus anciens qu'on y trouve sont ceux de Thoutmès II; les plus nombreux sont de Thoutmès III. Il se compose d'un sanctuaire isolé (dj, entouré de trois côtés par une galerie de piliers carrés, et du 4* côté par un massif de 6 petites chambres. Aux angles de la façade du temple, on remarque, sous la galerie, deux portes qui conduisent à deux chambres (i,f) remplies d'inscriptions en langue copte. Ces pièces sont au nombre de celles qui furent appropriées au culte chrétien dans les premiers siècles.

A une trentaine de mètres vers le N. 0. du temple, on voit les restes d'un bassin carré revêtu en pierres de taille, et dont les côtés ont dû avoir originairement environ 15 met.

On a trouvé, non loin de là, les fragments de deux colosses en granit, de 12 met. de hauteur.

2* Temple de Ramsès III. Il se compose de deux parties : La première est celle qu'on appelle Le Pavillon de Mamiis ÎIL Cette con-

struction^ située au S. 0. de celles que Ton vient de parcourir, était primitivement isolée I^e mur (g.) qui la rattache aujourd'hui au temple de Thoutmès II a été élevé plus tard.

Deux tours rectangulaires (M) à murs inclinés en forment rentrée. A.près avoir franchi cet intervalle , on arrive à un bâtiment élevé de plusieurs étages: c'est le pavillon proprement dit. Il se compose de deux tours carrées, doDt les parois sont couvertes de sculptures. La partie supérieure est malheureusement démolie. Le passage s'élargit ensuite, formant une sorte de cour.

Le palais se termine par une porte surmontée d'une construction carrée, à fenêtres, d'un gracieux effet; des restes de créneaux sont encors visibles. Une porte au rez-de<p chaussée donnait accès dans l'intérieur. « Tout est remarquable et imprévu dans ce pavillon, dit M. Charles Blanc et d'abord, ce qu'on ne rencontre pas ailleurs en Egypte, des fenêtres finement ornées (F. surtout le c6té N.) et des balcons portés par des figures, à mi-corps, de prisonniers barbares, couchés sur le ventre et engagés dans la muraille ». On voit quelles cariatides ont été employées en Egypte, longtemps avant de l'être en Grèce.

Des appartements dont le pavillon se composait, quelques-uns seulement subsistent encore. Ce qu'ils offrent de plus digne d'attention, ce sont les peintures de leurs murailles.

Dans une salle du second étage, dont le plafond est orné de losanges et d'un encadrement disposé avec goût, on voit représentées des scènes de harem. Le roi est assis dans un fauteuil de forme élégante. Il porte une chaussure qui ressemble à des patins et dont la tradition se retrouve dans les souliers à la poulaine. Une femme est debout devant lui et lui préseute un fruit; lemdtre la prend d'une main parle bras, et de l'autre, lui caresse le menton. Dans d'autres groupes, le

roi joue aux échecs avec la reine, on bien des esclaves agitent un largf éventail au-dessus de sa tète. Su:

les murs extérieurs du pavillon, les tableaux ont un autre caractère, ù sont des scènes guerrières. Le rc frappe ses ennemis en présence d< son protecteur céleste, Ammon-Hi La paroi 0. du passage est décorée de sculptures. Les peuples vaincus sos; représentés, comme toujours, sous leurs traits et leur costume caractéristiques, en même temps que leu:

nom est inscrit dans des cartouches On admire, dit M. Ch. Blanc, la putv sance extraordinaire et peut-^ir^ unique du ciseau égyptien dans Tar; de saisir et de rendre le type des différentes races. Du côté dr., côté db N., sont les captifs de l'Asie, d«^ Iles et des côtes de la Méditerranée; du côté du S., sont les captifs de h Libye et du pays de Kousch. Les prisonniers asiatiques et leurs iïbés sont ainsi désignés : 1" « le vilchel des Khéta, en prisonnier vivant»; figure pleine, sans barbe ; les oreiller sont ornées de grands anneaux: h tête est couverte d'un bonnet collai, d'oii s'échappe une sorte de qucu^ qui retombe sur le dos; 2* « le vi:

chef du pays d'Amoour (Amo:héens) » , figure allongée , bart-^ pointue; 3" « le chef des ennemie de Takkrou (Teucriens) ■ bonne:

évasé coupé droit au sommet, figure pleine et sans barbe; 4* le pays des Schardina (Sardes), « qui est dans U mer » ; le personnage qui symboli^ ce pays porte un casque surmonté d'une boule; 5* le chef des ennemi) de Schasou (Arabes nomades) ; 6* te pays des Tourscha (les Étrusques- Lydiens), « qui est dans la mer»; 7* le chef des ennemis de fa... * La file des prisonniers de la Liby« est plus endommagée. On voit encore : !• le chef de la vile race de Kousch (Ethiopie); 4* le chef da pays de Libou (Libye) ; « barbe pointue, tresse pendante sur roreille •:

5' le chef du pays de Tounha (type

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