‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 252 sur 408 · ROUTE 25] KARNAK. — GRAND TEMPLE · texte numérisé non relu

ROUTE 25] KARNAK. — GRAND TEMPLE

^D I**. On peut donc se demander i Ton n'a pas là le reste d'un très- Dcien temple.

La vibration sonore rendue par des locs de granit au lever du soleil, ce héDomène qui a donné autrefois lot de célébrité à la statue de Memûn, a été remarquée aussi dans les ppartements de granit. Voici ce que isent à ce sujet ceux des membres b la commission scientifique de 198 auxquels on doit la description le Thèbes : « Il nous est plusieurs ois arrivé, lorsque nous étions occulés à mesurer les monuments ou à lessiner les bas-reliefs dont les paoIb des murs sont couvertes, d'en- Bndre à la même beure, après le leer du soleil, un léger craquement onore qui se répétait plusieurs fois.

A son nous a paru partir des pierres Dormes qui couvrent les appartelents de granit, et dont quelquesines menacent de s'écrouler. » La ause du phénomène est bien connue.

Grande cour postérieure (p) et sanc- Mire, — En quittant les appartements de granit, si l'on continue l'avancer à TE., dans le sens du grand le de l'édifice, on voit d'abord, à «tt de distance des ruines, les restes le colonnes polygonales qui porent le nom d*Ousortésèn. Elles sont • seize pans unis, comme celles de toni-Hassan. Elles représentent tout e qui reste du sanctuaire du Grand 'emple. Les fondations elles-mêmes >nt disparu, enlevées sans doute par 3S entrepreneurs de fours à chaux ^n peu plus loin, deux énormes blocs nt dû servir de base à des statues oiossales ou à des obélisques. Enfin,

la distance d'une cinquantaine de 3èt. des appartements de granit, on e trouve de nouveau devant une lasse de constructions considérables ue l'on désigne ordinairement sous B nom de

Édifice de Thoutmès III. La façade, insi aue a porte d'entrée, en sont omplétement ruinées. Deux piédesiûx (a) en avant du portail, étaient

probablement surmontés d'obélisques. Aux extrémités de droite et de gauche de la façade, on voyait, il y a peu de temps, quelques restes de murs avancés, ou plutôt de trois piliers à cariatides (q) précédés de colonnes , lesquels probablement faisaient partie d'une ga> le rie couverte qui s'étendait sur tout le front du palais. Ces restes n'existent plus que du côté droit.

Des portes latét:ales conduisaient dans des appartements intérieurs composés, comme on en peut juger par ce qui en reste sur la droite, d'une ou plusieurs salles d'entrée, et d'un couloir (c) parallèle au mur d'enceinte du S., menant à une suite de chambres (d) adossées à ce mur. Les deux dernières chambres, à l'angle S. E., ont leurs plafonds soutenuspar des piliers

Au milieu du mur ruiné de la fa* çade, en regard des deux piédestaux vides que nous avons mentionnés, le portail (r)donne entrée dans une grande salle (sj de 44 met. de largeur etde 16 à 17 met. de profondeur. Cette salle, de forme rectangulaire, a son plafund soutenu par 2 rangées de colonnes dans le sens de sa longueur, outre une rangée de piliers carrés qui y formaient une galerie dans tout son pourtour. Elle était probablement un lieu de passage ou de station pour les processions. Les murs de clôture sont presque entièrement détruits, surtout à l'C, à TE. etauN.

Vers l'angle S. C, se trouvait une chambre connue sous le nom de Chambre des ancêtres , dont la décoration intérieure a fourni quelquesuns des monuments historiques les plus importants qu'on, ait trouvés dans les temples de l'Egypte. Dans cette chambre, que M. Prisse d'Avesnes rapporta en France et dont il fit don à la Bibliothèque nationale, on voyait le roi Thoutmès faisant des "ofl'randes devant cinquante-sept de ses prédécesseurs au trône de l'Egypte. Ces personnages sont représentés assis sur quatre rangs, et cha-

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