HAUT£ EGYPTE
cuû d'eux est iccompagné de son cartouche -prénom. M. Mariette a vainement cherché dans cette partie du temple les fondations qui conviendraient comme dimensions au monument de M. Prisse.
Au delà du mur maintenant détruit qui formait le fond de la grande salle dont Tangle de droite est occupé par la Chambre des Ancêtres, est un espace de 29 met. sur 16, autrefois si rempli de décombres, qu'au premier abord on avait peine à en reconnaître la forme. M. Mariette l'a fait déblayer et y a reconnu plusieurs chambres. Dans Taxe général de l'édifice, est un couloir donnant accès par deux portes, l'une à dr., l'autre à g., dans une série de chambres. A dr. une première chambre (X), où Ton voit le roi adorer le grand épervier, communique avec une autre à 8 colonnes (u), qui s'ouvre ellemême sur d'autres chambres adossées au mur oriental du temple. A g. du couloir est une première chambre (v) avec 4 colonnes en ligne dr. occupant le milieu de la salle et séparées deux à deux par un pilier. La salie qui suit renferme une grande table de granit (z), sur laquelle le roi déposait des ofi'randes. Un couloir extérieur menait à de petites cellules et à un escalier. Enfin deux dernières chambres, dans l'une desquelles on remarque 3 colonnes, conduisaient au couloir extérieur. Les inscriptions de toutes ces salles sont très-mutilées. Dans l'angle S. Ë. du groupe, on a découvert sous le dallage des sii chambres des sortes de cryptes oii se trouvaient des momies ae grands crocodiles. Toutes ces chambres paraissent avoir été construites par Thoutmès III, peut-être sur les ruines d'un édifice ancien.
Derrière ces chambres, on rentre enfin dans une sorte de couloir qui les sépare du grand mur de clôture de rédifice.
Depuis le grand portail extérieur du premier pylône, à l'O., jusqu'à ce
point extrême de Tédifice, à FE., la longueur totale de ce gigantesque monument de Kamak est de 36S met.
Sa plus grande largeur est celle du premier pylône, lU met. Le pourtour total est d'environ 950 oièt.
RécafntukUion chronologique. Ce vaste ensemble de constructions qu'oc désigne sous le nom de temple de Karnak, présente deux grandes divisions bien distinctes, dont Tespace découvert {FF) compris entre U grande salle des Colonnes et la cour des Cariatides, marque la séparation. La division orientale, qui comprend la cour des Cariatide», les appartemenu de granit, et l'édifice de Thoutmès 111, est la pîus ancienne. Elle est tout entière l'ouvrage de la xvni* dynastie sauf le sanctuaire ou temple proprement dit, noyau de tout l'édifice, dont la fondô^ tion remonte à la xn* dynastie. La division occidentale, c'est-à-dire k grande salle des Colonnes, la r« cour avec sa colonnade centrale, et le ^rand pylône formant la façade, appartieni à la xjx*, à la xx* et à la xxii* dynastie, indépendamment des restaurations postérieures qui eurent liea surtout sous les Ptolémées. Uoe petite chambre découverte en 1876 par M. Mariette prouve que les roii éthiopiens, même au plus fort de li défaite , continuèrent l'agrandissement de Karnak comme une sorts de devoir national. Commencée par Tabraqa, interrompue par rinvasioo assyrienne, elle fut reprise et terminée trois ou quatre ans plus Urd par Tonouat-Amen. On voit par là que pendant plus de 2800 ans, les roi$ d'Egypte ne cessèrent de travailler comme à l'envi à l'agrandissement, à l'embellissement et à la conservation de cet immense édifice, qui était en quelque sorte le monument national par excellence. U n'est pas sans intérêt de réunir ici les dates principales que la lecture des légendes permet d'assigner aux diverses parties de Tédifice.
[route 25] ÉPOQUES DO ORAKD TJSMPLB.
XII* OTllA8.\V«n3060 lOUflORTÉSBM.
Vers 167S (THOuniis I"..
Entre 1644-1M2.