‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 254 sur 408 · DES · texte numérisé non relu

DES

. I Fondation du sanetoaire.

fCoar des Cariatides aTOc ses 32 colonnes. Pylônes IV et V. Obélisqaes de l'espace décoayert qui borde le pylOne oriental de la salle 4es Colonnes.

Hatasou, régente, ^outo les deux obélisques de la cour des Cariatides. On abat seiie des ▼ingt-deux colonnes, et l'on prali- \que une bràcbe dans le mur du S. pour faire passer les obélisqnes; la régente et Thoutmès II construisent les salles S et R.

Thoutmès III entoure d'une enceinte le temple de Thoutmès I*', U construit les nombreuses chambres de l'E. connues sous le nom de palais de Thoutmès III, et les . chambres qui enveloppent ^es ap- .{ parlements de granit. Mur numérique. Les deux obélisques sont engagés dans une forte maçonnerie. Il ëlèTe le pylône VII, relié au temple par un mur, avec le petit édicule attenant, et fait creuser le ilac. Il biUt le pylône VI.

' Répare la brèche faite par Hatasou dans la cour des Cariatides ei remet les colonnes en place.

Sculptures des chambres de granit et de l'espace découvert qui borde le pylône oriental de la salle des Colonnes

Construction, du pylône III, qui fait mieux cadrer la laçade du temple avec l'enceinte de Thoutmès m.

Construction du pylône II en avant du pylône d'Amenbotep m.

Grande salle des Colonnes, entre

ile pylône II et le pylône III. Décoration intérieure de la salle den Coloones. Ramsès II ajoute une enceinte i l'enceinte de Thoutmès UI.

Continuation des bas-reliefs de la grande salle des Colonnes.

t Un petit temple est élevé sur le futur emplacement de la grande cour antérieure. Colosses en avant du perron du deuxième pylône, au ,fond de la première cour.

Les Buba&tiles ferment la conr en avant du pylône de Ramsès I", Jen lui donnant pour limites les co- Uonnades du N. et du S.

I Colonnade centrale de la prc- (mière cour.

PTOliMiu.

ORIENT II

Restauration du sanctuaire.

Les Ptolémées élèvent le I*'. pylône, entre 106 et si. Ptolémec Alexandre restaure la chapelle du ^palais de Thoutmès ill.

HAUTE EGYPTE. — KARNAK. [liOUTE ^

Enceinte générale des monuments de Kamak (F. le plan de Karnak).^ Une vaste enceinte en briques crues (D), dont les côtés N. et E. subsisteal encore presque en entier^ mais dont il ne reste que quelques arrachements des côtés 0. et S.^ entourait nonî-seulement le grand ensemble de constructions qui constitue le temple de Kamakj mais d'autres constructions qui i*avoisinent, surtout du côté du S. On pénétrait dans cette enceinte, indépendamment de rentrée principale de ro. et des propylées du S., dont il sera question tout à Theure, par différentes portes ou propylônes, dpnt une seule subsiste encore à la partie orientale. Cette enceinte mesure dans son pourtour entier de 2300 à 2400 met. Ce sont précisément les 13 stades de tour (2397 met.) que Diodore indique pour le plus ancien des quatre temples de Tbèbes.

Ruines diverses an pourtour du grand temple. — A. Au nord. — Les premières ruines que Ton rencontre en s'avançant au N. de la salle des Colonnes sont les restes peu importants d'un petit temple construit et décoré sous les règnes de Psamétik 11 et d'Abmès II ou Amasis, son second successeur (xxvi* dyn., entre 571 et 527).

Temple de Phtah. — A 150 met.

de là vers l'Ë., tout contre la grande enceinte extérieure des monuments de Kamak, sont les ruines d'un autre temple (E) dédié à Pbtah. C'est un petit édifice précédé d'une porte isolée et qui est détruit jusqu'au niveau du sol. On reconnaît les vestiges d'un pylône de très -petites dimensions, d'un portique ou pronaos, et de plusieurs salles entourant le sanctuaire. Ce temple a été construit sous le règne de Thoutmès m et continué, du moins pour la décoration, par Kamsès III. On lit aussi dans les cartouches le nom de Sabacou, de Tahraka, le roi éthiopien, et celui des Ptolémées Philo-

pator et Évergète I**". Horus et k Ptolémées ont fait graver leurs a touches à l'intérieur du temple, st quelques parties de murailles r^cs libres.

Deux autres petits temples, blayés par M. Mariette, se trouî^ au S. du temple de Phtah.

De l'autre côté de la grande e:

ceinte, qui les sépare de ce p-t.

temple, sont des ruines bien a&t?

ment considérables, marquées (F ^»

le plan de Kamak et connues s^ le nom de

Temple d'Amenhotep III.— i-^ trée du monument faisait face s ^ Enl'abordantde ce côté, on trou^^ avenue de sphinx (a) dont une ^^ taine sont encore en place. Cette / nue conduit à un propylône {b], porte les légendes d'Évergète, àerénice et de Philopator. En avao:

propylône sont 2 statues en grès sceux, plus grandes que nature (Sc^- 25 c); elles représentent Ramsès en pied. A dr. et à g., en dehors^ l'avenue de sphinx, sont les restes ?

petits bâtiments qui paraissent an servi d'habitation. Quand on a d passé le propylône, on trouve les socles en granit rouge de 2 obélisque érigés par Amenhotep III, et dont c5 ne voit plus que les débris. Vienneti ensuite quatre rangées de colonae> formant une sorte de péristyle [c], ^j précédant un pylône après leq^^' d'autres rangées de colonnes paraissent avoir soutenu une salle spacieuse- Plus loin, on voit les fondations as beaucoup d'autres pièces, qui term^' naient l'édifice du côté du S. Ce monument, comme ceux de la rive g »

a été détruit de préférence, pai^^ qu'il était enpierro calcaire d'une »• cile exploitation. Le sol est parl^"' jonché de fragments de chapiteaui, de colonnes et de staues brisées.

Tout près de l'emplacement d'i palais, à main dr., sont les resio d'un édifice (G), où l'on trouve les légendes de Nectanébo '" f* dvnastie. Le tout était entouré a ud»

TEMPLE D'AMENHOTEP,

enceinte en briques crues (H), percée de six por(es devant chacune desquelles s'élevait un petit temple. Ces six temples (e) ont été découverts et|déblayés pendant les fouilles de M. Mariette. Le second, en allant du N. au S,, est le moins maltraité; il laisse voir sur ses soubassements des jambes de personnages (probUblement des Nils) défilant en procession. Le cartouchenom d'Aménéritis y alterne avec les cartouches de Sabacon. Dans les autres chambres, on lit les noms de Takélothis II, Osorkon II, Néphéritès et Tahraka.

B. A Vest. — A peu de distance du mur oriental de Tédifice de Thoutmès III, et dans la prolongation du grand axe du temple, on voit quelques restes de fondations et de colonnes qui ont appartenu à un temple dédié à Ammon. On y reconnaît répoque de Ramsès II avec quelques additions ptolémalques. Un peu au delà est la granAe enceinte en briques d^ monuments de Karnak, et dans celte enceinte, xineporte (/) toutà fait monumentale par ses dimensions et son aspect. Plus loin, en s'élevant au N. E., il y a encore des débris de colonnes, des fondations de murs, et les restes de deux propylônes. Tout le terrain environnant, où devaient commencer de ce côté les habitations particulières de la ville, est rempli de monticules et couvert de ruines en briques crues.

G. Au sud, — Tout près de l'angle S. E. de la grande enceinte des mo*numents de Karnak, on voit les restes d'une petite enceinte quadrangulaire de 100 met. de côté, percée, sur chacune de ses faces, d'une porte en bloc de grès (F. le plan général).

Ces portes conduisaient à un édifice dont il ne reste plus que des débris et qui parait avoir été un temple. Le seul nom qu'on y aît trouvé est celui de Kamsès III.

En se rapprochant du grand temple, immédiatement au S. de sa par-

tie orientale, on trouve les restes d'un bassin de forme oblongue, qui était entièrement revêtu de pierres, et dont il ne se conserve qu'une mare, que les eaux du Nil alimentent par infiltration. C'était le lac dans lequel on descendait les barques sacrées dont la marche circulaire devait simuler la marche du soleil dans le ciel. Entre le bassin et l'enceinte particulière du grand temple, il y a quelques restes de maçonnerie en forme de couloirs.

De l'autre côté du bassin, c'est-àdire au S., sont des restes d'une construction (L), qui ofi're cette particularité rare en Egypte, de n'être ni un temple ni un tombeau. On y remarque surtout des cellules symétriquement disposées, et l'on se demande si l'on n'a pas affaire à un lieu qui servait de retraite à une classe de prêtres. On y a lu, sur un socle, le nom de Kamsès II et, sur un basrelief Recouvert par ChampoUion, le cartouche du roi Psemout.

Plus au S. encore, ou plutôt au S. 0., et tout près de la grande enceinte, on voit un pclit édifice à portique (M), avec deux ailes latérales, qui porte les légendes d'Amenhotep II. Une ligne de piliers formant gaîlerie règne sur la façade, et dans l'intérieur, un quinconce de piliers carrés sur quatre rangs sont encore presque tous debout, mais aucune partie de l'édifice n'a gardé ses plafonds. Ce sanctuaire était probablement un de ces reposoirs oii les processions s'arrêtaient.

Mais les restes les plus importants sont à ro. de ceux qu'on vient de visiter. Vis-à-vis du côté S. de la cour de Thoutmès 1*% comprise entre le troisième et le quatrième pylône du grand temple, et communiquant avec elle par une porte pratiquée dans l'enceinte, s'ouvrait une longue avenue marquée de distance en distance par quatre pylônes 7, 8, 9, 10, semblables à autant de portes triomphales, et qu'ornait en outre une

HAUTE EGYPTE. — KARNAK. [ROUTE ib]

{k) où se dresse une double rangée de six colonnes, et ensuite, une série de chambres (l) qui constituaient le sanctuaire proprement dit et ses annexes.

Ce que ce temple offre de plus intérêt sant, ce sont les statues de Sacht,â tête de lionne, qui remplissent les deux premières cours et les couloirs aui bordent le temple à TE. et à TO.

suite de colosses monolithes de plus de 10 met. de proportion.

Douze de ces colosses se retrouyent encore , et les fragments épars montrent qu'il en existait un bien plus grand nombre. Cette avenue, dont on peut se figurer la magnificence monumentale, est connue sous le nom de Propylées du Sud^ Les pylônes sont plus ou moins dégradés. Le pylône (7), le plus enfoui, exploré soigneusement par H. Mariette en 1874, a donné les fameuses littet géographiques. Le second (et le précédent aussi, probablement) doit être du règne de Thoutmès I", dont il porte sur la face N. les légendes et les bas-reliefs. Le troisième et le quatrième, élevés cent ans plus tard, appartiennent à Harmhabi. Mais les légendes, ainsi que les inscriptions des statues colossales, portent aussi les noms de Pharaons des xvin«, XIX» et xx« dynasties, qui sans doute firent travailler À Tornementatlon des pylônes.

A partir du quatrième pylône (le plus méridional), une longue avenue de sphinx (marquée (g) sur le plan) conduit à une grande enceinte en briques crues (N), qu'un mur transversal partage en deux parties. C'est dans la partie du N. que sont les ruines du

Temple de Mont. — On y trouve les restes du temple (P) environné d'un mur. Il était consacré à la déesse Moût, deuxième personnage de la triade thébaine. Cette destination de l'édifice est attestée par les restes d'inscriptions et de sculptures retrouvés dans ses ruines et qui fournissent des portions de légendes de Thoutmès III et d'Amenhotep III, ainsi que de Ramsès II et de Tahraka.

On entre par un premier pylône dans une cour (h) au centre de la* quelle est une avenue de dix colonnes. Un pylône la sépare d'une se* conde cour (t) ornée elle-même de colonnes. Vient ensuite un vestibule

qui

Toutes sont en granit noir et à peu près uniformes de travail et de style.

Elles sont symétriquement placées 1^ long des murs, sur un rang et quelquefois sur deux, et se touchent presque du coude. On exploite cette mine de statues depuis 1760. M^ ont approvisionné les musées d'Ei)rope. Celles qui restent sont très-mutilées. Elles sont pour la plupart san^ inscriptions. Quelques-unes portent les légendes d'Amenhotep III et de l'un des Shashank. Au S. du tempk, on croit reconnaître les vestiges des bassin.

Deux temples plus petits (Q etRl'un au N. 0., l'autre au S. E. di temple de Moût, et dont il ne rcsU que quelques pans de murs et qu&' ques blocs, reconnaissables aumili^^ des ruines, sur lesquels on a lu 1^ nom de Thoutmès III, occupent avec le temple de Moût une enceinte particulière au S.

DE THÉBES Â ASSOUÂN

A LA PREHltRE CATARACTE

ETAL'lLEDEPHILiE.

(218 kiL)

En quittant Thèbes, on jette un dernier regard sur le temple de Louqsor, plus loin, sur les pylônes de Karnak, et enfin, du côté de la rive g< sur les colosses de Memnon qui ^ tent assez longtemps en vue. ^ fleuve incline vers le S. 0. et ne présente à considérer que Ja pnj* d'eau du canaJ de Sanhour, au N- ^^ Kafr Métayèh (r. dr.). On attemi bientôt

[Route 26]

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