ROUTE 27] KALABGHËH. -«- LE TEMPLE
des pics. On a desoellé lés assises, bouleversé les escaliers, brisé les aatels, martelé les inscriptions, pulvérisé les statues, gratté les peintures et comblé les souterrains. » (Maxime Du Camp, Le NU, p. 181.)
Autant l'intérieur du temple est ravagé, autant son eitérieur est intact, surtout sur sa face occidentale.
De nombreux tableaux y sont gravés.
On 7 remarque la déesse Isis et Ptolémée Césarion, fils de Cléopâtre et de Jules César. Le roi debout, la tôte ornée de l'uraeus, soutient des cornes de bouc étendues au milieu desquelles s'arrondit une spbère. Il offre à Isis un petit vase d'où s'échappe une flamme. La déesse est debout aussi, et tournée vers lui. De la main gauche, elle s'appuie sur un sceptre termine par un bouton de lotus entr'ottvert. De la main droite, elle tient la croix ansée. Un long vêtement de plumes ceint son corps et dessine ses formes délicates. Elle porte des bracelets et des colliers.
Le temple est entouré de deux enceintes qui se rejoignent au propylône. L'espace intermédiaire est occupé par plusieurs chambres et à l'extrémité supérieure est une sorte de petit péristyle formant l'avantcour d'une chapelle taillée dans le rocher. A l'angle N. E. il y a aussi une petitd chapelle qui date des plus anciens temps de l'édification du temple. On voit au N. une autre enceinte d'une étendue considérable qui s'appuie sur le mur extérieur, avec deux portails ou pylônes détachés.
A une courte distance du temple, dans la direction du N. 0., sont des earrièret de grèt d'oii Ton a tiré les pierres qui ont servi à construire le temple. Sur la hauteur à laquelle s'adossent les carrières, on a trouvé des débris de momies. L'ancienne ville s'étendait des deux côtés du temple, au N. et au S., et le long de la colline qui conduit au Beït el- Oualû Les fragments de briques et de |
poteries se Toient dans toutes les directions. l>Llmis était la ville principale du Dodécaschène, comme Kalabchèh, toute proportion gardée d'ailleurs, est le principal village entre Assouàn et Derr.
Ce qu'on nomme Béit tUOttàli (la maison du saint) est un petit temple creusé dans le roc, à un quart d'heure de distance du village. Ce petit sanctuaire porte les légendes de Ramsès II et il est dédié à Ammon- Rft, à Noum ou Kneph, et à Anouké.
Il se compose d'une petite chambre intérieure ou adytum, d'une pièce soutenue par deux colonnes polygonales d'ancien style, et d'un espace découvert en avant, aux murailles duquel sont sculptées des scènes guerrières rappelant les victoires de Ramsès II sur les peuples de Kousch et sur les peuples do l'Asie. —
ISur le mur du S., les Kouschites, pré- , cédés par le prince de Kousch, apportent au roi divers tributs, des bagues d'or et d'argent, de l'ivoire, des peaux de léopards, etc., et une députation s'avance amenant des gazelles, des bœufs, une antilope, une girafe, des singes, des animaux sauvages, etc. Au registre inférieur, des chefs égyptiens présentent des plantes de leurs contrées. Suit le tableau d'un combat dans leqiiei Ramsès, du haut de son char, Isoce des flèches sur les ennemis en fuite.
— Sur le mur du N. est retracée la guerre contre les Khétas et une copie du poème de Pentaour, racontant la bataille de Kadesch. Ramsès abat le général ennemi. Vient ensuite la représentation d'un siège. Ces tableaux se terminent par'des scènes d'hommage dans lesquelles on voit, accroupi aux pieds du roi, le lion qui l'accompagne dans ses campagnes.
De nouveaux récifs et de nouveaux rapides se retrouvent à Abou-Hôr (Il ktl.} où le fleuve ne laisse dans la saison des basses eaux qu'un étroit passage pour les barques en serrant la rive arabique. Ce passage était