‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 267 sur 408 · TEMPLE DE DAKKÉH · texte numérisé non relu

TEMPLE DE DAKKÉH

précède. Elle a été ifabord un pro^ pylône qn'Évergète II renferma dans la construction de son prontos, achevé par Auguste. La eomiehe présente la décoration ordinaire, un disque ailé. Sur le bandeau de la porte, kg,, Thoth est représenté, avec une déesse. Sur les jambages et dans répaisseur de la porte, à dr. et à g., Ptolémée Philopalor et Tempereur Auguste font diverses offrandes. L*intérieur de la ioUê n'offre de sculptures que sur une paroi. Dans l'angle ft dr., un escalier monte sur le toit. Sur la porte du fond, le roi Ergamène (Arkamoun) en Sokaris fait des offrandes à Osiris-Onnophris, à Isis, & Horus, à Ammon^RA, à Moût et à KhoDs. Au soubassement, se voient des Nils et rSgypte portant des produits de la terre. Sur la porte du sanctuaire, mêmes représentations. Le roi Ergsp mène fait des offrandes à Thoth ibiocéphaie, à Khons, à Hathor, etc.

Lesanetuairt a été restauré par Auguste dont lescartouches se montrent sur les jambages de la porte ; l'empereur est représenté sur le bandeau de la porte, conduit par Hathor et offrant la vérité à Thoth de Pnoubs. Les sculptures conservées sur les parois du sanctuaire sont consacrées exclusivement aux actes d'adoration faits par le roi Ergamène. Autour de la troisième chambre, qui est la dernière, règne une série de bas-reliefs représentant tous la- même femme, coiffée de fleurs de lotus, ayant de doubles mamelles, et tenant de chaque main une urne, qu'elle présente à une grande tige de lotus. A ses pieds, repose toujours un animal, tantAt un boeuf, tantôt une chèvre, t&ntôt un oiseau.

Le village de Kobbfln, vis-à-vIs de Dakkèh sur la rive E. , représente le GontrA-Pselcis de l'Itinéraire.

C'est une localité irès-aodenne. Les ruines d'un petit temple qu'on y trouve portent les cartouches de Hamsès VII et de Ramsès VIU, et on lit même le nom d'Amenhotep III sur

une itèle. D'autvM mines volabies

portent les cartouches de Thoutmès IIL Ces ruines n'offrent à l'observation aucun objet important. On y voit des fragments de colonnes a vingt pans coupés, analogues à la colonne dorique et mesurant 0 met.

90 c. de diamètre.

A Koité (S kil. rive 0.), un trèspetit temple de l'époque romaine était consacré à Isis. Les hiéroglyphes du portail la qualifient de déesse de JTori^. Dans l'Itinéraire Antonin, le nom est écrit Corte, La première fondation de l'édifice est bien antérieure; car le nom de Thoutmès III, se lit sur des blocs employés dans la construction romaine, et M. Lepsius croit même avoir reconnu les substruotions de cet ancien temple, -il ne reste de ce petit temple que la façade et quelques pans de murs.

L'fle de Dérâr ou DMérâr, à 5 ou 6 kil. au-dessous de Kortè répond peutêtre i 111e Taohompso, qu'Hérodote mentionne, comme marquantau S. la limite extrême du Dodécaschœnos.

C'est également au point voisin appelé aujourd'hui Ouody-Méhofrakoh (6 kil. de Koriè, rive E.), autrefois Hiora Syoaminos ou le Sycomore ioeréf que se terminait la province gréco-romaine qui répondait au Dodécaschène des temps pharaoniques.

On voit encore en face de Hébarrakah, au petit village de Hoffedouinèh, rive 0., sur les murs d'un petit temple ruiné de l'époque romaine (mais pour lequel on s'est servi, comme de coutume, de pierres provenant d'une construction ancienne), la représentation assez grossière d'une Isis assise sous le figuier sacré.

Tout près de là est une autre ruine, dont l'ensemble présente un carré de 12 met. environ de façade, sur 16 m.

de profondeur. La porte principale est tournée vers le fleuve, et les quatre côtés offrent exiiferieurement un mur plein sans ornement. A l'intérieur, une galerie régnait sur trois

NUBIB. — OUADY-SÊBOOA. [ROUTE «

faces de l'édifice, et l*un des angles de la façade est occupé par la cage d'un escalier en -spirale de 25 marches, qui conduit sur les terrasses des galeries.Xet édifice, dédié à Isis et à Osiris, est du temps des Césars, et on peut voir que plus tard il fut consacré au culte chrétien.

Bientôt après Méharrakah, la pai^ tie cultivable de la plage commence à se rétrécir. Les montagnes sablonneuses de la rive O. s'abaissent et se rapprochent du fleuve, dont elles ne sont souvent séparées que par un espace de quelques mètres. On n'a presque plus ici d'autre perspective qu'un sable 'aride qui brûle le regard, et des rochers nus d'un grès rougeâtre.

Oiiady-Séboiia(32 kil. — rives 0.

et E.), ou le village des Lions, a été ainsi nommé par les Arabes à cause des sphinx qui formaient autrefois une avenue devant le temple dont cette localité renferme les restes, et qui sont maintenant pour la plupaft enfouis ou brisés. Ce temple était un de ceux que Ramsès II éleva en Ethiopie. Il est entièrement construit en grès, à l'exception du sanctuaire qui est excavé dans le rocher. Les sculptures en sont d'un style grossier. Le dromos, ou cour antérieure, était orné d'une double rangée de huit sphinx chacune qui conduisait jadis jusqu'au fleuve; maintenant il n'en reste plus que quatre, dont deux sont décapités. Deux statues sont adossées à des stèles sculptées.

Au fond, étaient les deux constructions pyramidales du propylôoe, qui regarde l'E., et est éloigné du Nil de 300 pas environ. Il est assez bien conservé et présente quelques figures colossales. Puis venait une seconde cour avec huit pilastres à cariatides. Les salles et les chambres intérieures sont envahies par le sable.

Plusieurs des chambres ont été afiectées au culte chrétien. Au-dessus du dieu, dont l'image est gra-

vée dans le sanctuaire, on a Uk sur un badigeon le portrait de ni::

Pierre. On voit ainsi Ramsès II ^' sant des ofin^andes à un saint cè^ tien. La grande divinité du liea é& Ammon-Rà, à côté duquel Ramsès u même figure comme divinité.

Le nom de la localité était h Amen, la demeure d'Ammon, corne Thèbes d'Égypte.Une qoantitéde fn; ments de briques et de poteries repu* dues au voisinage en doit marquer it site. Quelques huttes s'y élèveDiecore; mais le village même de Se boua est sur la rive opposée.

A Séboua se termine la presi^^ division de la basse Nubie, ifîpe^ Ouady-Kénouty du nom de la nff aborigène qui l'habite, et oommeace le (hukdy d-Ârab qui s'étend josçi' Derr. Les Arabes de ce canton ses de la tribu d'el-Léghât. Us mooti^ gnes prennent im aspect de plus^ plus décharné.^

Korosko, situé par 32* 34 56" litet 30* 0'35" longit. £. (de BizeoocS (19 kiL, rive E.), s'élève sur \t bords du Nil à l'entrée d'une peti' plaine cultivée. Les masures qui cœ posent le village sont basses, carrées bâties en boue et disséminées. ^ bureau de télégraphe est insuUé"' une colline, rive 0., en face du Toilage. C'est à Korosko, àmi-cheisù>| peu près de Séboua à Derr, que Ti«^ aboutir le chemin des caravaDa" Sennàar. Ce chemin quitte le N^ J Abou-Hammed, au sommet du gra»

coude que forme le fleuve après)* confluent de l'Atbara. Us cararii^ emploient 9 jours i traverser le <»* sert qui sépare Abou-Hammed ^ Korosko. C'est le chemin queder^^i prendre les voyageurs «pressés, àffi^ l'intention serait de se rendre sun^ Haut-Nil, par le plus court cbeaip- Ils laisseront là le bateau et se jouidront à quelque caravane.

A parUr de Korosko, le ^f^^' tourne au N. 0. et décrit ^o»^ coude considérable jusqu'à Dsrr> ^ il reprend sa direction au S. ^

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