‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 269 sur 408 · TEMPLE D'IBSAMBOUL · texte numérisé non relu

TEMPLE D'IBSAMBOUL

négyries. Scènes d'offrandes faites par le roi et la reine.

Paroi teptentrionaU : représentations analogues. Une porte ççntrab et deux petites portei Jatérârés donnent accès dans le sanctuaire ou naos. Les jambages de la porte, la frise, les portes latérales, à dr. et i g., portent des inscriptions et des scènes d'adoration. Dans le sanctuaire, un tableau (entre la porte centrale e^ la porte de g.) représente la reine coiffée des insignes d'Hathor, par les déesses Hathor et Isis. Sur les parois, Ramsès et Norert-ari font diverses offrandes. Au fond du sanctuaire, la grande vache d'Hathor, vue de facç, sort de la roche, tenant entre ses jamUes antérîc'ures une statue. Ce groupe ne laisse aucun doute sur le nom de la déesse adorée dans ce temple : il était ct-rtai* nemeut dédié à Hat bor. La profondeur totale des parties ezcavées e^tdc 'i7 à 28 met., depuis la porte d'entrée* Les sculptures sont d'un beau style, malbeuruuse nent très-détériorées.

Le Grand Temple, un peu plus au S., présente dans toutes ses parties des dimensions bien autrement imposantes. La surface du rocher, aplanie Oi taillée à pic sur 40 met. de ha.itcur et 30 de profondeur, en forâie la façade. La corniche est formée par 12 cynocéphales assis, les dea\ pattes antérieures sur les genoux. Chacun de ces animaux qui n'ont pas moins de 7 à 8 pieds de hauteur, est sculpté en runde bosse, ne tenant à la montagne que par leurs parties postérieures. Dans la frise qui succède à la corniche est gra\ée l'inscription dédicatoire suivante, traduite par Cbampollion : « L*Horus vivant, taureau puissant, Tami de MÂt, le fils du Soleil, le bien aimé d'Âiumon, Ramsès, aimé par Ammon- Râ, roi des dieux.*' Au-dessus du portail est sculptée Une figure colossale du dieu soleil Rft, à tftte d'épervier sur corps humain, d'un excellent travail. Ce que cette façade

OaUNT II.

offre de plus remarquable, ce sont lc!i quatre statues colossales qui la décorent. Ellessonttailléesdansle rocher même. Elles représentent Ramsès II, assis sur un trône, couronné du pschent, les deux niains placées sur Ihs cuisses, le visage entouré dé bandelettes^ les bras cerclés de bracelets qui portent le cartouche royal. Audessous du collier pend, en forme de pectoral, le prénom du roi horizontalement disposé. Quand Cham; oUion visita Ibsamboul, ces colosses étaient en partie enfouis dans le sable et notre illust e compatriote ne put déchiffrer les lé^rendcs des deux figures coiffées en Hathor, gravées sur les côtés du trône, et qui représentent Tune et l'autre la reine Notertari.

Depuis, l'envahissement des sâbes augmentant, le colosse de TE. seul resta libre, les trois autres s't-nfoncèrent peu à peu dans une montagne do sable qui ne laissa aa quatrième colosse que le menton à découvert.

Kn 1869, des travaux de déblaiement furent entrepris etaujoard'hui la façade est entièrement dégagée.

La hauteur des col >sses, d'.' la plante du pied à Texirémité du psciient, est de ?0 met. environ; le front a Omet, ô» de hauteur, le nez (i met. 98, Toreille 1 met. 6, l'œil 0 met. 8^, la bouche l met. 10, la main i met. ()4, la largeur de la face, d'ane oreille à l'autre, est dé k met. 17, la longueur de la barbe est de 1 mot. 65. Malgré ces proportions énormes , le travail en est très-beau et te visage est doublement remarquable par l'expression et le fliii.

Des quatre colosses, trois sont bien conservés. Le second, à g. de la porte d'entréo,' est brisera la hauteur des genoux. Les trois têtes encore subsistantes'se ressemblent parfaitement et reproduisent tjus les traiU» du co' lôese de- Hamsès & Memphis. A la base d'un des colosses du S., on lit une inscription très-curieuse, en grec archaïque^ tracées vers Tan 660 av.

J. C, par une troupe de soldats grecs au service de Psamôtik, envoyée i la poursuite des soldats égyptiens qui se réfugiaient en Ethiopie. (Hérodote, u, 30). Elle est ainsi conçue : Le roi Psamatikh étant venu à Éléphantine^ ceux qui étaient avec P$amatikh, fiit de Théodéi, oM écrit ci ci» lit firent voile et ai rivèrent au-deuus de Kerkis à Vendro\t uU ta rivière fait un cou-^ de.,,, et l'Egyptien Amasie, Ceci a été écrit par Vamearckon, filt d'àmoibicUoSf et par Pelepkos JiU d*Our iamo*. Quelques soldais syriens au service de TEgypte suivirent l'exemple de leuri camarades gre.set gravèrent à côté des inscriptions analogues, mais en caractères phéniciens.

Intérieur du temple, — L'intérieur répond au grandiose de la façade.

Eu ire le second et le troisième colosse s'ouvre la porle dout le linteau esi formé d'un bourrelet saillant. ii.IlG donne accès dans une salie de 18 met.

de lung» 16 met. 69 de large, appuyée sur huit piliers osiriaques, contre chacun desquels s'adosse, sur la face N., un colosse de près ae 10 met. de hauteur. Ces colosses sont tuus semhlables, coitlés du psch«.nt orné de Tursea», tenant de la main droite une sorte de fouet, et de la gauche le sceptre. Le contour des yeui est indiqué en noir ainsi que le cordon qui rattache la barbe. Ils sont véius d*une tunique plissée, légèrement indiquée. Ënire leurs genoux pend un appendice carré. X^s traits ^ leurs visages rappellent ceux des colosses extérieurs.

Sur les autres faces de chaque pilier, sont gravées des scènes d'offrandes, à RA, Hathor, Thoth»

Khnoum, Tafhé, Ammon, Osiris, etc.

On remarque parmi ces divinités un dieu de couleur noire, et un autre, à tdte de crocodile. Anoukâ y est appelée la dame de Nubie.

Sur les parois, on a tracé de véritables tableaux qui se rapportent.

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comme ceux des murs du Ramesséîon,

des temples de Louqsor, de Kamak., et deBeît el-Ouali, aux exploits guerriers de Ramsès IL Voici diaas leir ordre ces tableaux qui sont à la ft.h des bas-reUefs et des fresques : C6u g. de la porte : paroi là. K&msri frappe de sa hache d*armes uc groupe d'ennemis dont les têtes soc:

attachées ensemble. Âmmoa-R& ss tient devant lui. A dr. de la porie.

même paroi, Ramsès offre au dit%:

Hâi un faisceau semblable de pnsonniers. Dans le soubassement de ces deux tableaux sont représenté» les entants du roj ; à dr., les pnncesses, grande tunique, chacune tenant dans la main l'emblèaie d'Hi* thor; à g., les princes. — Sur la pta; S., trois tableaux : 1* Ramsès, deba^:

sur son char qu'entraîne le galop 'ai quatre chevaux, la tête empanaciier ae plumes d'autruche, lance des flèches contre une forteresse située sj:

un rocher élevé. Un homme toml^ du haut de la muraille. Le vauioti vole au dessus du Pharaon. 3* Ras ses foule aux pieds des cadavres e perce de sa lance un ennemi qu'il ties de la main gauche par les cbeveoi 3" Ramsès triomphe. Des prisonmevont devant lui, les mains liées dt:

ri ère le dos et le cou serré dans &•' carcan. Parmi eux s'agite un nêgr que « nul peintre de nos jours, i M. Maxime du Camp [le NU, p. û' ne rendrait avec autant de sciencr de naturel et de vérité. • Les mscni tions nous apprennent que la ai pagne à laquelle se rapportent et tableaux avait été entreprise dais ^ première année du règne de Raisi^ contre les Éthiopiens. Le registre sj périeur de cette paroi nous offre .^ scènes ordinaires d'adoration. — De représentations mieux conserK*.

sur la paroi de dr. ou paroi N., ^ rapportent à une guerre contre k Khétas, dans la cinquième anfi^ du règne. C'est la reproduction d podme de Pentaour (F. p. &11, La moitié supérieure du mur e:

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TBMPLE D'JBSAMBOUL.

consacrée à nn combat livré autour de la fort, de Kadesch, entourée d'eau. Touâ les détails de la stratégie égyptien De sont reproduits dans ce vaste tableau en deux rangées. Une grande inscription partage en deux la citadelle et se termine à la chambre du roi. Au registre inférieur, à dr., le roi offre les prisonniers qu*il conduit, à la triade tbébaine. On remarquera avec quel soin sont distingués*, non-seulement par les traits et le costume, mais aussi par la couleur, les différents peuples avec lesquels les Egyptiens se trouvent en contact.

Sur la paroi du fond, on a peint le roi faisant des oblations & Âmmon générateur, à Râ, à Thotb îbiocéphale, à Pbtah, à la déesse Tafné léoutocépUale, à Anubis et à d'autres dieux. Des portes pratiquées sur la paroi de dr. conduisent à des chambres creusées profondément dans Tépaisseur du rocher.

Une porte percée dans Taxe du spéos mène à une seconde chambre, de 1 1 met. 20 de long sur 7 met. 70 de large ; elle est soutenue par |

quatre gros piliers carrés dont les 1 dégrossies.

gueuf. Les murs de ce sanctuaire sont trè^ dégradés. Au milieu, se dresse un autel. Au fond, sur un banc de pierre, sont assises quatre statues. La première, àdr., est > Horus, dans les deux horizons, qui a sa demeure dans le temple de la ville de Ramsès ». Vient ensuite Ramsès, puis Ammon et Phtah.

Les autres salles, an nombre de huit, sont disposées latéralement comme des ailes. Nous avons déjà signalé les deux chambres qui s'ou»

vrent à dr. de la grande salle. Deux portes httérales, ménagée^ dans la paroi du fond de cette grande salle, conduisent à dr, et à g., à une chambre établie obliquement à Taxe du spéos et communiquant elle-mdme par deux petits passages avec deux chambres allongées dans un sens perpendiculaire à l'axe du spéos. Gea salles ne paraissent pas avoir été terminées. On y trouve des figures indiquées au pinceau, incisées à moitit» et restées dans Cet état. Plusieurs d'entre elles n'ont m*éme ni sculptures, ni inscriptions, ni peintures, et leurs paroi» soiit à peine

décorations représentent le roi dans les bras de diverses déesses, Anouké, Saté^ Batbor, Moût, etc. Les tableaux gravés sur ses parois se rapportent à des sujets religieux, en particulier à la procession de la barque sacrée (bari) portée par des prêtres.

Tiois portes ménagées dans la paroi du fond conduisent dans une troisiëme salle, aussi large que la précédente, mais n'ayant que 3 met.

21 de profondeur, oméa de tableaux représentant des scènes d'offrandes ;t d'adoration. Trois autreâ portes,

La ville i laquelle ces deux tem* pies appartenaient a complètement disparu. Elle s'appelait, du nom de son fondateur, Pe-/iameMoi«,la ville de Ramsès.

sûtes. Sur lé rocher d'n>Bamboul, un peu au K. du petit temple, sont gravées quelques stèles historiques ou religieuses. Elles sont pour la plupart du règne de RarnsèlTI/Cbe seule, celle qui «st située le plus au N.. est du règne de Ménephtab.

Féralg (l kil., tive fi.}, presque vis-à-'Vis d'Abou-Simbel, sur la rive opposée, a un petit temple ereusé

lans l'axe des précédentes, ouvrent 1 dans le roc par Harmhabi' (Armais) mr la partie la plus reculée du tem- (xviii* dynastie) et, par (sonséqoeat,

^le, qui se compose de trois cham- >res, don^ les déuX latérales sont rès-petites et celle du milieu, l'adyum, plus grande, mesure près de i met. en largeur et 1 met. en Ion-

plus ancien d'un siècle ^ demi que les temples de Rainsès II. Il se compose d*une ftalle sappônée par quatre colonnes, de deux chambres latérales et d'un adytum. Su^ la porté ornée

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