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I. Neas devons la première partie de

NUBIE. — SEMNÈH.

que distance du NU, une grande plage désorte, qui fait biwitôl place à des sables mouvementés, parsemés de roches d'un granit noirâtre qui deviennent des monlicules , puis des collines entre lesquelles on s'engage en se rapprochant du Nil. On découvre bientôt (3 h. 30 min.), les rochers de la

Seconde cataracte. On arrive au bord du Nil. Partout le fleuve se divise en plusieurs bras. Son cours est encombré d'uoe multitude d'îles, d'îlots et de rochers entre lesquels ses eaut s'échappent en bouillonnant (F. la description de la cataracte, p. 644-64à).

Les crocodiles se trouvent là en grand nombre; on pourra souvent les approcher d'assez près pour les tirer.

On parcourt ensuite, tantOt à côté, tantôt à une certaine (Ûstance du Nil, des vallonnements et des défilés qui s'ouvrent entre des collines rocheuses. De toutes parts, c'est te môme désordre et la même incohérence, mais ce désert, manque de grandeur, justement parce qu'il £st accidenté et qu'alors l'étendue et la ligne horizontale lui font défaut. On atteint (4 h. 30 min.)

Ouady-Sedghiagèk, On traverse le lit du ouady tout près du Ml. Nulle part on n'aperçoit d'habitations. Il n'y en a que quelques-unes disséminées dans les environs, à des distances plus ou moins grandes, jaéqu*à (3 h. 30 min.)

Mourchid, vaste plaine au bord du Nil. Quelques cahutes, des palmiers et de la verdure.

Les JXiQnUculesetles collines reparaissent ensuite ^et prennent plus d'importance et d'unité. On s'élève tot^jours davantage, jusqu'à un co!

dominé à g. par deuxtommeta qu'on peut gravir en 5 min. On a de là une belle vue sur les déserts que sépare

cette r»ate jatqaes et y compris 8em- A^t^à llobligeance de M. 0. Bertrand, qui Ta p&rcourue tout récemment.

le Nil. De ce point dominant, le désert qu'on vient de parcourir présents un vaste ensemble de masses et d) lignes noirâtres qui ondulent dam plusieurs directions. Le désert qa:

s'étend sur l'autre rive, est partou:

couvert de sables d'un jaune fonct.

ondulant également jusqu'à un hor.zon assez lointain.

Après être redescendu, on ne tarif pas a contourner une montagne crû vous sépare du Nil et à laquelle Tieit s'associer une longue arôte de sables amenés et retenus là par un double courant d'air. On a devant soi, jusqu'aux bords du Nil, des cultures et des palmiers. On est à (3 h. 20}

Semnèh ou Kummôh d'après Le;sius, qui réserve pour la rive g. k nom de Semnêh (60 kii. environ r:

S. de Ouady-Hairah). Sur les dea^ rives, quelques cahutes en piem> sèches ou seulement en paille, appi raissent çà et là; nulle part il n'y i de village proprement dit. Les dêii petits templet qui se font vis-à-vis s;: Tune et sur l*aulre rive, et qui datent de la XVIII* dynastie, les rumfr des forteresses qui les entoureot et dont la construction remonte au K> gne d'Ousortésèn III (xii» dynasue la cataracte qui les sépare, l'antiquit du lieu et sa configuration gène.-a' font de Semnèh une localité intéressante pour le touriste comme pur l'archéologue. On y trouvera raremei:

des barques. Pour aller d'une rive i l'autre, on traversera le Nil sur ca simple radeau formé de quelque troncs de palmiers, juxtaposés el reliés ensemble par des branches trac«versales. Douk Nubiens se déshy billent, enroulent leur vêtement ^r leur tête, se mettent à lana^je et ros» poussent on 10 minutes sur rautit rive. Ce passage, tout imprc>sii>nnant qu'il puisse paraître, n'offre en réalité aucun danger, pourvu que les diverses parties du radeau soient solidement attachées.

lA situation de Semnèh est remarquable à plusieurs égards. C'est du

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