NUBIE. — TEMPLE DE SOLEB. [ROUTE S
quent-elles remplacement d'un ancien Tillage.
Continuant la route le long du Nil, on atteint (5 h.) la montagne de Dock, qui s'avance sur le fleuve et forme la limite de la province de Soukkot et de celle d'El-Mahat. Le rocher de Doch renferme une petite grotte égyptienne, dont les parois présentent quelques traces d'hiéroglyphes et au fond de laquelle sont trois petites statues assises, sculptées en relief et trës-mutilées. On trouve sur le rocher quelques stèles de diverses dimensions, trè»-dégradées.
La route, en cet endroit, n*est point praticable pour les chameaux, tant elle est escarpée ; on la tourne vers ro. Revenant au Nil, en descendant le désert qui est trè»-élevé, on découvre [1 h.), près du petit v. de Gourien-Taoua, une belle ruine formée de colonnes très-hautes, et des restes d*un grand pylône. Ce sont les ruines du
Temple de Solib ou Soleb. Ce temple bftti par Thoutmès 111 fut reconstruit par Amenhotep III (Maspero, p. 209). Quoiqu'il soit dans un grand état de délabrement, M. Cailliaud a pu en reconnaître le plan (F.
Caillaud, ouv. dtéf 1*** vol. p. 375).
Un sphinx de granit gris à feldspath blanc, représentant un lion à tête de bélier, monolithe de 1 m. 75 c. de longueur, d'un bon style, quoique mutilé, et des débris parfaitement reconnaissables d'autres sphinx, marquent l'avenue qui conduisait au pylône. La partie S. du pylône est écroulée; mais la partie N. subsiste encore dans toute sa hauteur, à quelques assises près. Il devait avoir 15 met. d'élévation. Les pierres sont généralement petites, de 40 à 50 c.
de hauteur d'assise. Devant la façade orientale et occidentale du pylône, M. Cailliaud a pu distinguer encore des figures en relief, tenant d'une main le sceptre, de l'autre la croix ansée et deux figures.
Le portique présente sept colonnes
encore sur pied. Elles sont éleTées,^^ forme de tiges de lotos liée» enaenoi-.'* et d'une proportion élégante. Ht::
avait autrefois trente qui formatei une galerie couverte autour de .
cour. Des débris et des fondation indiquent l'emplacement des autiv- Le sol est couvert de fra^meots è colonnes, de soflites, de chapitea^i La salle hypostyle, dont les foKJsments se sont affaissés, se oomposa:
de quarante-huit colonnes sembli> blés à celles du portique. On ez trouve encore sur le sable des troeçons ; tout le reste a été emporté. La salle suivante renfermait douze c> lonnes nues, à l'exception d'an seoi tableau. Trois seulement sont enooR sur pied. Une seule est intacte dais toute la hauteur. Leurs cbapiteic:
sont à feuilles de palmier. EUe ont 8 met. de hauteur, sur 4 mèc 86 c. de circonférence. Leur part/ inférieure porte des baa-reliels r* présentant en buste des captifs, le deux bras liés derrière le dos. Leta^ figures offrent des profils de nèfm et autres étrangers, avec des haAei courtes; leurs jambes sont masqii<^ par un cadre hiéroglyphique. Ai >• et au S. de la colonnade, étaient f^ chambres, aujourd'hui écroulées. l< mur du fond laisse apercevoir o^f porte. Le sol est tout couvert ^ bases de colonnes. Il paraît avoir t2 fouillé et bouleversé par les eaux pliviales.
(9* jour.) Les rives du fleuve as^ cultivées et couvertes de bois £•* dattiers. Des rochers (3/4 d*h.) s'anscent jusque sur le fleuve. En fux de (3 h.) Kohé ou Xokêh est Kù^ Matf où les terrains cultivés sczi plus ^étendus. Sur un rocher ékré (l h.) une construction en tern, ancien couvent, contient plusieurs pièces voûtées. Plus loin fS h.), sur un autre rocher qui domine le Nil, s'élèvent les restes d'une citadelle, avec des tours bien bâties en pierm sèches et brutes; c'est un ouvrage des musulmans. Après (3 h. 1/2).
Route 28]
tSMPLE p£ SESEBL
iibor, grande lie ou se trouyent de lauts rochers, et dont les bords «uls présentent quelque régétation, )n sV^nce (1/2 h.) dans le désert, e long du NU, jusque (2 h.) au )etit V. d^Koumar,
(10* jour.) La marche continuellement arrêtée par des rochers entremêlés de quelques pièces cultivées, ^parses çà et là, devient plus facile i mesure qu'on approche de (3/4 d'h.) 9orgot (rive 0.)f un des plus grands âllages du Dâr el-Mahas, situé au )as d'une haute montagne qui s'éend dans TO. Ce lieu est aussi ap- )elé le village des Àbàbdèht, parce [ue ces derniers restent quelquefois i Gorgot et y laissent leurs chaneaux. A partir de (2 h. 1/2), Andek rive 0.), on gagne (1/2 h.) une monagne située sur les bords du fleuve, lont le sommet est couvert de ruines iu briques crues, restes d*une vaste mceinte fortifiée, ouvrage des musulnan», et Ton campe au S. 0. (3 h.), lans une grande plaine inculte qui .'étend à un demi-quart de lieue du leuve, près des ruines du
Temple de Sesebi. Ce monument occupe Tangle N. 0. d'une vaste enteinte dont on n'aperçoit que de iaibles débris au-dessus du sol. Il ne este que quelques débris de muailles dans la partie septentrionale le l'édifice; 4 colonnes sur 12 qui le iomposaient sont encore sur pied, elles sont à chapiteaux à feuilles de )almier^ très-courtes, et portent cha- ;une des hiéroglyphes, parmi lesluels on a lu le nom de Séthos I.
)n y remarque une iniage d'Isis offrant des fleurs de lotus à Osiris, [ui tient le sceptre et la croix ansée. Zes figures sont très-dégradées. Au )as des colonnes, comme à Gourien- Taoua, sont représentés des captifs, es bras liés derrière le dos.
(11* joiAr.) Après avoir visité ces 'uinea, on reprend sa route le long les bords du Nil, garnis de dattiers lui masquent la vue de l'autre rive, iprès SoVidlèh, hameau composé de
quelques maisons, et Artemiriy longue ile bien cultivée, la route passe (2 h.) à Koukéj grand village d'assez belle apparence, traverse ensuite un sol aride offrant çà et là quelques herbages, et rejoint (2 h.), Kayabar ou Kadjebahy v. composé'de quelques maisoQs et en partie entouré de dattiers.
(12* jour). On aperçoit sur la rive opposée (rive dr.), quelques maisons et de jolis bois de palmiers, en particulier près de Baffyr, et les rochers de Kisbalet et de Mahùury, Ici, le Nil fait un coude do 6 lieues vers ro. Dans le N. 0., à Vouf-Ouanaçt une montagne s'élève en face de la jolie petite Ile de Deitouièhy couverte de dattiers. La route, fbrt agréable, dépasse deux ou trois hameaux insignifiants, rejoint (2 h. 1/2) le sol primitif, formé de graniU à feldspath blanc et mica noir, et d'autres à feldspath rosei Les rochers se rapprochent du fleuve et ne laissent qu'une lisière étroite de verdure sur les deux rives. Un circuit, d'une demi-lieue de la rive, sur' de beaux granits roses, ramène (2 h. 1/2) au fleuve à Fthir-Efendi (150 kiL de Sftîs), en lace d'Outaia^, grande Ue de 2 lieues de long. Ici le Nil tourne rapidement vers le S. A partir de cet endroit, le désert s'avance jusqu'au fleuve, formant un passage nérissé de rochers. Quelques places sont pourtant couvertes d'acacias et de plantes herbacées.
Xa6at ou Kàbadj (4 h. rive 0.), est un petit hameau, situé sous de beaux acacias, où se trouvent des ruines de constructions arabes.
(13* jcfUr.) On rencontre (1/2 h.) Simnob, Ue fort longue, contenant quelques parties de terres cultivées.
A dr., une chaîne continue de blocs de granit masque la vue dans l'O.
A (2 h. 1/2), SemU ou Zémit, le Nil est obstrué de petits rochers qui annoncent le voisinage d'une cataracte.
La vue s'étend au loin à l'O. vers un désert élevé ûù sont épars des mon-
NUBIE. — TROISIÈME CATARACTE. [ROUTE î^
ticules de granit, de forme arrondie.
La culture reparaît (l h.) sur les terres d'Ànneq {19» 41' 30* latitude N.Ji grand village qui donne son nom à la petite
Cataracte d'Anneq ou 3* cataracte dont le passage est assez dangereux. Sur le neuve est Koubdn, longue presqu'île dirigée du N., au S., qui conserve un étroit canal dont les bords, bien garnis d'arbres, offrent un site très-agréable. Là on quitte la province de Mabas pour entrer dans celle de Oongolah.
Vers le S., La vue s'étend sur une immense plaine de sable et sur des terrains couverts d'berbes et d'acacias. Le caractère du paya change peu à peu. Les groupes de palmiers sont remplacés par des bois épais de grands acacias et de .nebkas. On campe (3 h.) à Haffir. De l'autre côté du fleuve, dans une vaste plaine déserte, sont les ruines d'une grande forteresse dont les murs, construits en briques crues, ont encore de 14 à 15 met. de haut.
(U* jour,) Sur le territoire de Dongolah, apparaissent les fourmis blanches, abondamment répandues sur les terres, oii elles font de grands ravages. (V, p. 623.) Il est nécessaire d'élever et d'isoler les bagages, autant que possible, pour les mettre hors d'atteinte des ravages de ces insectes. La vue se prolonge dans ro. sur de vastes plaines où se produisent avec une grande intensité les effets du mirage. Beaucoup de terres incultes. Après (3 h.) Bennèh sur le NU, lieu couvert d'acacias et de dattiers, en face la grande île de Bennéh, et d'autres lies qui augmentent considérablement la largeur du fleuve, on campe à (3 h. 1/2) El- Meçid 9l-Hagar (19- 18' 11" de latitude) . On y trouvera des barque^ pour passer dans .
L'Ilo d'ArgOj gande île qui n*a pas moins de cinq Ueues de long, présentant une bordure épaisse de bois d'acacias entremêlés de champs cul-
tivés. Elle ne compte pas moins • vingt-cinq hameaux composés d€ -> banes carrées, construites en pau On débarque au hameau de Tr.~ De là, se dirigeant au N. E., à t~ Vers des terrains couverts de \ épais d'acacias, sous de magnifie berceaux formés de gigante^.
lianes, on arrive (2 h.) aux mie* Celles-ci consistent en deux <tefe' colossales en granit gris. Elle^ ùrî' met. de hauteur , y compris le fatr qui est de 56 centim.; les fifursont plates, le nez écrasé. Elles rmontent à la XIII* dynastie, et kz* présence en cet endroit prouve cci cette époque encore les princes tfefbains n'avaient pas penlu les cesquêtes des princes de la XIP d^ra* tie. Ils les avaient même élenL*^ et leur autorité derait être soii^ ment établie, puisqu'ils pouvair élever en paix de pareils colosse?
dans un canton si éloigné de h gypte. (r. p. 610.) Les deux siitues sont renversées. Celle qui tau S , est la moins bien cooserfcf les deux bras jusqu'aux épaules si:
emportés, le nez est un peu moM^.
L'autre statue, au N., s'est bn^e^ vers la poitrine, sans doute en tuLbaut, et est séparée en deux parL-^ du reste bien conservées. Toufc les deux portent des agrafes et ur ceinture semblables. 8a r le f».
droit, posé en arrière, est une fi^u::
d'Harpekhroti, dont la hauteur à teint aux genoux de la statue. J dieu tient un petit rouleau on roansscrit dans la main et porte Tau;'?
main à sa bouche. La coififure de»
deux statues est semblable à otUs des colosses de Hièbes. ËUe est ornée de guirlandes.
Sur l'emplacement du temple, $« voit une'petite statae de granit boj:, assise, figure humaine d'un bon styî«, portant une chevelure semblable a celle des Baràbrali. La tête est mutilée et séparée du buste. Il ne rtut absolument rien du temple que de:
débris informes.
KOUtE 28] ILE D*ARGO. — KOOVBAU-DONGOLAH. «55
barqaes, de NoaTeao-DongoUh à Debbah, est de is à 30 francs.
a. DE NOnVBAU-DONOOLAH A. DEBBAH.
Par barque. — Dnrée da Tojage, S joars, ei le vent est favorable.
A partir de ce point, vers le S., le ciel perd peu à peu l'invariable sérénité qu'il conserve dans la basse Nubie; il est souvent nébuleux.
De Nouveau-Ûongolah on s'avance au S.^ traversant plusieurs hameaux composés de quelques cabanes, la plupart en paille^ éparse^ et entourées de verdure et d'acacias. Le plus grand est Kaj(Utèh (rive g.). Les acacias se montre ut en grand nombre, les dattiers deviennent plus rares.
Nous notons (3 h.) Sortot, bâti sur les borcls du fleuve et entouré de murs, et Uannak , grand village ruiné, sur un rocher qui domine le fleuve, présentant les restes d'une forteresse. Â Tetli ou Teit^ sont les ruines d'un couvent copte bâti en briques cuites. De vastes plaines désertes se déploient toujours dans ro. Après les villages insignifiants de Ourbi, de S&ri, et l'île d'Omm- Oulouâh, le Nil est bordé à VO. par un terrain montueux, à la surface duquel se montre le grès, puis par une vaste plaine déserte, couverte de petits fragments de quartz roulé, parmi lesquels végètent quelques faibles acacias.
Hellei el-Khanddq (rive 0.), village assez grand, près du fleuve, offre les restes d'un château ou forteresse, ouvrage des musulmans, semblable à ceux que nous avons déjà rencontrés. On dépasse Chabatout, sur le Nil, puis Salahi (70 kil. de Marakah), en face l'île Kognê^ cultivée et plantée d'arbres. La plaine, bordée à TO.
par des bois d'acacias, présente souvent des effets de mirage intense. Laissant plusieurs villages aasez étendus, on découvre les dattiers de Boilein, bourgade située vis-à-vis de l*lle du même nom. Après Bakri, êl-XéUh, él-Uan ei Kodokôl^ assez
(15* jour.) Continuant à se diriger .u S., rive 0., on suit, le long du ^il, une route plantée d'acacias. Dans l'O., la vue s'étend sur des plaines cultivées. A TE., on aperçoit des bois iioDQbreux d*acacias. On dépasse des aameaux et des îles avant d'atteindre
Marakah ou NouTeau-Dongolah (19« y 54" lat N. et 28» 25' lo* ion- .j^itude £.). aujourd'hui capitale du bongolah, 90 kil. de Fakir-Efendi.
C^est là que les mamelouks établirent Leur résidence, après avoir abandonné Vieux-Dongolah.
La plupart des habitations, isolées l'une de l'autre, sont grandes et assez sommodes. Elles ont des cours, des terrasses, des écuries. Les habitants en se donnent pas la peine de fabriquer des briques pour élever ces constructions. Les murs sont en torchis, c'est-à-dire en terre et en paille liachée mêlées ensemble et rendues compactes par le tassement et la dessiccation. La ville possède une mosquée avec un minaret et des bazars. Du haut des terrasses, la vue s'étend au loin sur le Nil et sur les plainesi fertiles qui le bordent. Le pays est peu sain.
B. D« ■ow«Mh-D«nffol«h à Méraouf
(e4b«l-Bwkal).
Distance 370 kiL — Daréa da trajet, 8 jours.
Les voyageurs pressés par le temps peavent aller dirseienient de Nonveaa- Dongolah à Méraoay par le dèserti en 3 jours. On trouvera à Doogolah des chameanx frais,àmoias que Ion ne préfère ceux que Ton a déjà employés. — Mais le voyage par le fleuve est à la fois plus agréable et plus Intéressant; 11 offre surtout cet avantage de permettre de laisser la tocomotioa par les ebameanzt dont an voyage de 14 jours de marche vous a amplemont lassés, pour la transport en baxtine. Le Nil est, en effet, navigable de Dongolab & Dtbbah. Les bar* ques employées dans cette partie do coars da fleuve s'appellent i^Hiçgu. Klles sont mentées par trois eu quatre hom* mes. Le prix de location. d'an* de eee
NUBIE. — VIEOX-DONGOLAH. [ROUTE 28]
grands villages, on atteint Guûr- Dongolahf lieu qui fiût face à (115 kil. de Marakah)
YMUx-Dongolah (18*12'58"Ut. N.
et 28*47 W longit. £.). Dongolah existait déjà du temps du vieil empire égyptien. Elle s'appelait Dengour ou Dong-oul, le grand Dongou par opposition à un petit DongoUy qui est quelquefois mentionné sur les monuments. Au temps des rois éthiopiens de Napata, elle était très-importante, et par sa position, et par son sanctuaire. Le roi Nastosenen vint 8*y faire couronner et y consacra en Tan VIII de son tègne une stèle qui est aujourd'hui au musée de Berlin. Dongolah resta la capitale de la Nubie durant le moyen &ge (F.p.6l6j.
« cette riche capitale du royaume de Dongolah au moyen âge, que les anciens auteurs arabes représentent comme très-commerçante et peuplée de 1 0000 familles, mérite plutôt, dit H. Cortambert (Halte-Brun et Cortambert^ ouv. cité, vol. 4, p. 385), le nom de village. Elle s^étend du S. E. au N. 0. Sa longueur est de 800 pas d'une extrémité à Tautre, et sa largeur de 200 à 250 pas. Elle est bâtie sur un rocher long de 125 pas, taillé à pic du cdté du fleuve, audessus duquel il s^élève de ?5 à 30 met. Un chemin sablonneux monte à la ville par les extrémités S. E. et N. 0. du rocher. Pour leur sûreté, les cheîkhs avaient fait bâtir des murs de 8 met. et plus qui forment l'extérieur de leurs maisons, et présentent de grands corps de b&timents élevés en style pyramidal et flanqués çà et là de petites tours carrées.
Cette enceinte est remplie de maisons qui toutes se lient Tune à l'autre et ne sont séparées que par de petites cours; elles consistent en salles au rez-de-chaussée, très-élcvées, pour faciliter le passage des chameaux que Ton renfermait tous les soirs.
A l'extrémité N. 0. de la ville sont les restes d'un ancien couvent,
transformé en mosquée, et d'aut.*^ ruines insignifiantes.
Ce rocher isolé en plein dé -en était exposé à tous les vents, et !• .> rues en étaient obstruées par les >z blés. Les incursions incessantes d*:.- Chaîkhyèhs avaient achevé d*en fair?
un séjour inhabitable. Aussi les bibitants se sont-ils presque tous réfugiés dans la province de Berber e:
dans celle de Chendy ou 6nt émigré jusqu'au Kordofan et au Dar/our.
La ville est aujourd'hui à peu près complètement abandonnée.
Depuis Dongolah, le Nil décrit vers le S. E., une ligne courbe; Guebr-Ahmar et Korodaguil (rive S.], sont des villages assez grands et habités. Laissant derrière soi de nom breuses Iles, on atteint [30 kil.) la petite ville de Debbiih ou Edab rive g.
Dé Debbêh part née rente directe do oaravanes sur Khartoum et ear le Kordofan, à tra?eri la désert (lo jours .
— Oa peut s'y procurer d'exceileoteà dattes.
b. SB DEBBAH A llinAOCT.
A partir de Debbab, leNil n'est plas navigable— Oq loue des chameaax a Debbab; prix: de Debbah à Méroe, 12 fr.
chaque chatnean.
(l'* jour.) — Passant en bac le Nil, en face llle Gourèh, l'on chemine le long de la rive dr. — on laisse à sa dr. de nombreux vtllage>, et les longues lies parallèles de Taba- Nôrti, D^oum-Nàrti, GrmehabieiCui^ gri avant d'atteindre (4 h.) Tirguissê, La route est couverte de genêts, d'acacias, d'asclèpias et d*une quanti ud'autres plantes et d'arbrisseaux à travers lesquels on a peine à se frayer un chemin. A (i h.) El-Fdt^ petit village dont les cultures sont assez étendues, le Nil cesse de couler au S. pour se diriger au N. E., en décrivant une grande courbe. Le chemin suivant toujours la rive dr. du fleuve, traverse une plaine ioeulle et atteint DeffWj village près duquel
[ROUTE 88] MÉRAOUY. — OÉBEL-BARKAL.
sont les ruines d'un chAteau-fort où Ton a trouvé une colonnjB de granit, ornée de la croix grecque.
En dépassant deux petites lies, et les villages de Dabet-Mamour, Heltayn, rive g., on fait halte (6 h.) à EUKoun, V. composé de cabanes en paille, (2« jour.) — La plaine s'élève au N. et descend au S. vers le Nil. Sur la rive g., on aperçoit Korti^ village Chaikhyèhj près duquel l'armée égyptienne, commandée par Ismaîl-Fa-
tendent entre le désert et les terres cultivées. Il n'y a entre Kéraouy et l'antique Méroé, qu'une simple analogie de nom. On s'arrêtera à Méraouy, pour visiter les
Ruines de Gébel-Barkal.
On se procorera i Méraoay des Aaes pour cette excursion.
On se dirige au N. E. et, après avoir dépassé quelques restes de for-
cha, fit éprouver une sanglante 1 teresses et le hameau de Chibat, on défaite aux Chaîkhyèhs. En face de découvre les ruines étendues au pied (4 h.) El-Karafdt, est l'île de Chatrahy de la montagoe.
grande et cultivée. Des montagnes de grès dominent au N. l'étroite vallée du Nil. La route passe au bas de rochers qui se dirigent vers le N. E. A Daigàhj se trouvait l'ancienne limite des provinces de Dongolah et de Chaîkhyèh. — Les montagnes s'éloignent vers le N. et l'on marche sur une vaste plaine, à cinq cents pas du Nil, dont les rives sont bordées d'acacias; une espèce de ces arbres étale ses branches comme le sycomore et produit des fleurs blanches et odoriférantes. El -Barak (2 h. 1/2), est un groupe de cabanes construites près du fleuve. A (2 h.) El'Magdt ou Magaeh sont les ruines d'une ancienne église et, çà et là, les restes de tours et d'épaisses murailles. (2 h.) Hannek est une iancienne petite ville des Chaîkhyèhs, maintenant déserte ; restes de forteresses, villages abandonnés. On voit sur les confins du désert beaucoup de puits, creusés, pour la plupart, dans le grès qui constitue la montagne. Ils sont carrés et ont de 4 à 5 met. d'ouverture. L'eau qu'ils contiennent sert à arroser les terres éloignées du Nil. Après (3 h.) El-Tell-Bendb, lie grande et bien cultivée, les rochers escarpés s'avancent jusque sur le lit du fleuve.
Héraouy (120 kil. de Vieuz-Don-
golah par 18* 27' 50'? latitude N. et
9*46^30" longitude E.) est un grand