‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 275 sur 408 · V. lagB dont les maisons éparses s'é · texte numérisé non relu

V. lagB dont les maisons éparses s'é

OaïKNT II.

Les ruines de Gébel-Barkal occupent l'emplacement de l'ancienne Napata, qui fut la Noph de l'Écriture. Napata existait déjà sous la XVIII* dynastie, au temps d'Amenhotep, et était le chef-lieu d'un des nomes de la vice-royauté d'Ethiopie.

A partir de la xxii* et peut-être de la zxi* dynastie, elle devint la capitale du royaume indépendant d'Ethiopie. Les rois-prêtres la modelèrent à l'image de Thèbes d'Egypte et s'efforcèrent de lui donner un éclat égal à celui de son modèle. Après des vicissitudes diverses, elle fût peu à peu supplantée par Béroua (Méroé). Prise par le général d'Auguste, Pétronius, et livrée aux flammes, elle ne se releva plus.

Le mont Barkal, Isolé sur la plaine du désert, est un plateau de grès de 1340 met. de circonférence. Son côté méridional, taillé à pic, a 64 met.

d'élévation, et présente des déchirures d'un aspect pittoresque. C'<tst sur ce point que sont situés tous ies temples qui font face au fleuve.

On peut reconnaître six temples sur lesquels deux seulement, le Thyphonlum et le Grand Temple méritent une visite. En allant de VO.

à l'E. , on trouve à une hauteur de quelques mètres au-dessus du sol, un petit édifice (spéos) pratiqué en grande partie dans le roc. Les portions de murs qui saillaient hors de la montagne sont détruites. Le spéoe

NUBIE. — GéBEL-BARKAL. [hOXTTK 28]

se compose encore de cinq pièces, de la longueur totale de 15 met. 53 c et placées dans Taxe de Tédliice. La première pièce a 4 colonnes. La seconde, qui lui fait suite, semble en avoir eu deux. Vient ensuite le sanctuaire, de chaque côté duquel est une pièce longue, ayant au fond un socle ou un banc taillé aussi dans le roc.

On reconnaît dans ce temple des vestiges de bas-reliefs sculptés dans le creux, mais trop détériorés pour qu'on puisse en distinguer les sujets.

T]n[ihoilisiil« Â 9 met. environ à TE. du 1" spéos est le Typbonium, temple en forme de deml-spéos. 11 est orienté du S. £. au N. 0., son axe faisant avec le nord magnétique, un angle de 23 degrés vers TE. Sa longueur totale depuis le pylône est de 35 met. environ. La partie antérieure est précédée d*un pylône, presque entièrement détruit. Quelques bases de colonnes semblent indiquer les restes d*un portique. La première salle ail met. de long sur 12 met. 50 c. de large. Huit piliers sur deux rangées y formaient une avenue centrale, et, sur leur lace tournée vers le passage,, était adossée une statue de Typhon, sorte de personnage monstrueul aux joues épaisses, au menton retombant sur la poitrine, au rentre proéminent, aux jambes lourdes. Ces statues, debout sur un piédestal, ont 4 met. 80 c. de hauteur; sur leur tête s'appuie un chapiteau en forme de dé, orné de longues plujQRS, de fleurs de lotus et de cartouches hiéroglyphiques. Un seul de ces piliers est aujourd'hui debout. Deux rangées de colonnes avec chapiteaux à tète d'isis, dont la forme rappelle les chapiteaux de Dendérah, et qui sont surmontés d'un petit édifice en forme de pylône, sont parallèles aux piliers-Typhons. Il n'en reste plu;»

que six, assez bien conservéï^s, sans inscriptions.

La salle suivante, qui a la même largeur que la précédente et seu-

lement 6 met. de long, avait huit colonnes, à tête dlsis, portant un« ligne d'hiéroglyphes chacune; oc en trouve les débris sur le sol. A partir d'ici, le monument creus<r dans la montagne présente un meilleur état de conservation. La pièce qui précède le sanctuaire, a deux statues de Typhon adossées à des piliers, comme celles du portique. Le> murailles sont couvertes de bas-reliefs sculptés dans le creux. Le tableau à g. face S., en entrant, représente une offrande du roi au dieu Amxnon, sou»

la figure humaine, assisté de Sacht, la déesse à tête de lionne; à dr..

mêmes scènes d'offrandes à Isis. Le« deux tableaux des faces latérales. Y..

et 0. représentent le même roi, suIt d*une reine, rendant leurs hommage^ au dieu Ammon qui est assis et a derrière lui Isis. Bans l'un de ces tableaux, le dieu est représenté a>ec une tête de bélier; dans l'autre, avei. une figure humaine. Le i>as-relief dt TE. représente le même roi faisan:

une offrande à Ammon, à tête de bé lier, suivi d'une déesse et des figur<'> d'Horus et de Thoth. Sur l'autre bi< relief, le roi présente au dieu deut vases de parfum. On remarquera qur le roi porte sur le front deux urzu^ symbole de domination sur l'Égyp:.

et l'Ethiopie.

Cette 3' salle communique par ua porte centrale avec le sanctuaire, q^ à 6 met. 95 c. de long sur 3 m. 7^ l large, et dont les bas-reliefs sc<r.

tous détruits. Selon une dispositif :

assez ordinaire aux speos, le sanctuaire est flanqué de deux pièces .atérales en forme d'ailes, de grandeur inégale et communiquant soit a\e^ le sanctuaire, soit avec la salle précédente. Dans la pièce de TE, on to.

l'image de Thoih , une suite de petitefigures assises, et quelques légende^ hiéroglyphiques endommagées. Le> sculptures de la pièce de l'O. nor montrent les scènes ordinaires d'frandes.

Selon ChampolHon, le temple

[ROUTE SB] GÉBBL-BÀItKAL. — GRAND TEMPLE.

de Tahràka (K p. 612). Le style des figures et des ornements est le pur style des mcmuments de l'Egypte et de la basse Tfulne.

A en juger par' les firagments retrouvés à l'O. du Typhôniam, des monuments remarquables s'élevaient de ce côté. On reconnaît encore un demi-spéos, dont un éboulement a totalement comblé Texcaration. Il n*en subsiste plus qu'une partie du pylône, quelques débris de colonnes et des pans de murs, sur lesquela se montre encore Hi trace des seulptoras dont ils étaient cooterts. Après atoir passé deux autres ruines de petits temples, où rien ne eolUcite l'attention du voyageur, on arrive au

Gnind Traiple. 11 est orienté du S. E. au N. 0. 9a longueur totale est de 151 met. Construit par Amenbotep tîl, il a été restauré et embelli par TahraVa.

Des monceaux de débris annoncent un premier pylône, de 43 met. 83 c.

de Ibogueur. II donnait entrée dans une cour hypostyle, où Ton ne distingue plus que les fragments de buit colonnes, encore en place. Les murs latéraux ne sont plus indiqués que par une tratûée de décombres.

Le massif de g du second pylône a conserfé les deux tiers environ de sa hauteur. A g. on reconnaît l'ouverture d'une porte et l'entrée d*un escalier qui devait monter sur le pylône.

La' salle bypostyle de 46 met.

88 œnâm. de longueur, contenait quarante^îx colonnes, à en juger par les restes et par les bases de vingt colonnes encore en place. Une seule, à dr., est restée entière. Bile est sans sculptures et sans ornements et rappelle, par sa simplicité, les plus anciennes colonnes. Elle a 7 met. 15 c.

d'élévation, son chapiteau est formé d'un bandeau uni, surmonté d'un dé sur lequel posaient les soffites. Une partie du 'mur latéral de TE., où se trouve une entrée, est restée debout

et l'on y distingue quelques restes de sculptures. L'autre mur est tout à fait écroulé.

La salle suivante n'avait au milieu qu'une avenue de dix colonnes, plus ou moins détériorées aujourd'hui.

Dans les entre « colonnements, se trouvent .des piédestaux avec de petites corniches.

# Une poite pratiquée dans l'axe de l'édifice donne acccès dans le sanctuaire, qui a 14 met. (â'c. de long sur 4 met. 66 c. de large. Au fond est un autel en granit gris, couvert de sculptures, d'un travail soigné. La

Iface principale au S. B. est à moitié brisée. On y voit les cartouches de Tafaraka, pareils A ceux de Typhonium. Deux figures serrent des tiges de lotus nouées avec lesquelles ils fixent un support qui soutient les cartouches de Tahraka. La face opposée du N. 0. est d'une parfaite conservation : même sujet ; la tête des personnai^s est surmontée de fleurs de lotus. Cet autel monolithe, surmonté d'une corniche cannelée « est d'un gracieux effet. Sur des portions de murailles, i dr., on distingue des restes de figures en relief, d'un joli travail. De ce côté, est un<) chambre longue d'où l'on communique à d'autres appartements. A g. de l'adytum s'ouvre une salle rectangulaire, par laquelle on entre dans une cour au fond de laquelle est un autel de granit. Trois autres salles terminaient l'édifice du côté du N., derrière l'adytum. Il ne reste des murs de ces salles que quelques assises, qui permettent seules d'en retrouver le plan. •

Cinq stèles trouvées en 1863 A Gébel-BarkaI par M. Mariette, maintenant placées au Musée de Boulaq, ont jeté un jour inattendu sur la suite dis rois éthiopiens de TÉgypte. Ce sont celles des rois éthiopiens, Piankhi mert-imen, Torumat-Amen, Ac»-(neferf)''Ka'Atpalout, Hor-n-atef et d'un roi dont le cartouche est martelé. I (F.'p. 61^14 et ii0ou«arcftéolo(^«,

NUBIE. — Q£BBL-BARKAL. [ROOTE 28]

nouvelle série, tome VIT. Uttré de M, Auguste MaiHeîfê à M. le vicomte dfi BwiQéy D. 413 et suiv., — et tome XII, Quatre po^lf^* ^^ Àrehivee offi- .eieUenU VÉthinnie, p. 161-179).

Les Pyramides. Les Pyramides de Gébel-Barkal sont situées dans le désert, à l'O. de la montage. Elles sont au nombre de tri*ize et distribuées en deux groupes. A 500 mètres environ de la monts ffne, sur un terrain élevé en ampbitbéàtre, sont les P3rr8mid^s N. 0, su nombre de buit, dont une entièrement détruite. L'autre frroupe est à 250 met. environ, dans Ip S. B.

Groupe ^ If. 0. La première a 10 met. 55 c, de bese, ses angles portent de petiti»s bordures carrées.

La deitxième.*psrfNitement conservée, a 11 met. 73 c. de base et est incl'née de 19 defrrés. File est terminée par une piste-forme. Rlle a nn petit sanctuaire, précédé de son pylône, Tunel Tautre en partie écroulés. La troisième a 10 met. 50 c. base, et 18 m.

de banteiir. Son petit sanctuaire est surmonté d'une voûte à ofrives. Ses parois intérieures présentent des basreliefs grossièrement ébauchés et sans inscriptions. Il est précédé d'un pylône. La quatrième, plus grande, a 15 met. 98 c. de base. Elle est de même forme que les précédentes, mais moins bien conservée. Quelques assises de sa façade se sont écroulées. Son petit sanctuaire, encore recouvert de ses plafonds, présente sur les murs latéraux, des bas>reliefs d*un dessin médiocre. Ils représentent un roi et une reine à qui Ton offre des parfums. Ces deux personnages sont assis sur de riches sièges en forme de lion, ils portent sur la tête les attributs de diverses divinités. La forme de leur lonvue robe se rapproche du costume éthiopien. Derrière eux se tiennent des figures ailées d'Isis.

La cinquième pyramide a 1 1 met.

57 c. de base et 15 met. 40 c. de hauteur. EUe est bien conservée. Lo

sanctuaire est couvert de ses plafonds. Les bas-reliefs des murs latéraux représentent un roi assis, as^ sisté d'Isis et d'Osiris, tenant dans sa main gauche im arc et recevant les offrandes d'un personnage précédam de longues suites de petites figure»

singulières, les unes portant des bnnches de palmiers, les autres chargées de divers dons.

I La sixième pyramide, qui ail mè:.

50 c. de base, s'est écroulée sur U moitié de sa hauteur. EUe ne différait point de? précédentes.

La septième pyramide, la plus grande, a 1 9 met. de base. A 2 m^ au-dessus de sa base, est une retraite de 2 met. 70 c. qui diminue dans la même proportion la largeur des côtés, comme aux pyramides de Saqqarah.

Groupe du S. E. U se compose de cinq petites pyramides, semblable^ aux précédentes et dont la plus frrand': a 36 met. 30 c. de base. Les pierrv^ de celle-ci ont 40 c. de hauteur d'a^ sise et saillent chacune de 8 à 10 c. Ses faces à l'E. et au S. subsister:

encore sur un tiers de leur élévation.

A diverses hauteurs, il existe de< retraites qui rappellent la constroction de la Pyramide de Saqqarab. Le massif intérieur est composé de biocaille, liée avec un mortier de cbiai et quelquefois d'argile. Cette pyramide n'avait point de bordure et oc paraît pas avoir eu de sanctuaire. De même que la dernière du premier groupe, elle parait très - andeniK Les trois autres pyramides de ce groupe n'offrent rien d'intéressant

Un puits aujourd'hui comblé pa:

les décombres de chaque monument conduisait au caveau souterrain.

On remarquera que dans ces Pynmides de Nubie, contrairement à U r^gle généralement suivie dans le$ Pyramides d'Egypte, la hauteur eicède toujours le plus grand diamètre de la base.

A l'O. des pyramides, on voit les ouvertures de quelques hypogées creusés dans des monticulea de ^s.

[Route 28]

NOURI. :—• BEHBfiR.!

Dorée da trajet, de 15 à 18 jours.

a. OK MiRAOUT A BEABBE.

A doe de chameau, tf à 7 jours de marche.

A Méraouy, on se procurera des chameaux pour le voyage de Berber; ils coulent environ 25 fr. chaque. Comme la route traverse presque contioueliemeni le désert, on aura soin de faire bonne proTision d'eau.

(1" jour.) On se dirige le long de la rive g. du Nil sur la lisière des terres cultivées qui séparent les collines du fleuve. JL.e premier village important que l'on rencontre est (5 h.) Nouri (rive dr.). On y trouve quinze pyramides semblables à celles du Gébei-Barkal, et très- dégradées.

Comme celles-ci, elles sont effilées.

Leurs faces sont garnies d'un revôlement en grès très-uni. La plus grande a 48 met. ôO de base; ses faces vont se rétrécissant par giadins, comme celles de Saqqarab. La partie supérieure de Tune de se:»

faces s*est écroulée et laisse voira Tintérieur le sommet lisse d'une petite pyramide qui a été recouverte par la grande.

La journée suivante est d'environ 7 b. 1/2 de marcbe à travers le déserL Une autre journée de 11 h.

mène le voyageur à Sani, où est un puits d'eau saumâtre. On fera bien d'attendre, pour remplir les outres, d'Ôlre arrivé à (5 h.) Aàm-Kerit, où l'on trouve de l'eau plus pure.

D*Abou-Kerit à Berber, le voyage demande trois longues journées, pendant lesquelles on ne trouvera point d'eau. La route offre çà et là des sites pittoresques. De hautes collines^ aux flancs escarpés, entourent Abou- Kerit et une belle chaîne, appelée Gebel el-Azraq (collines Bleues), borde la route, 12 h. environ avant d'atteindre

' Berber. Cette petite ville, comme toutes celles de la Nubie, n'offre rien d'intéressanU Les malsoni sont sur

trois lignes, séparées par deux larges rues. Elles rappellent, par leur construction ou par leur disposition, intérieure, les maisons arabes déjà décrites (F. p. 19i). Berber est le point de départ des caravanes qui vont rejoindre les bords de la mer Kouge à Sooakin (K. p.6o8).

b, DK BBBBEH A KHARTOOM.

DistancSi 373 kil.

Le voyage se continue en barque (nougga); on trouvera de ces barques à Berber. Le pria est de 140 fr. pour un voyage qui dure ordinairement de 8 à 12 jours. — M. Schweinfurth, voyageant avec un vent coatiaire, mit 16 jours pour faire ce trajet.

Le Nil est bordé sur ses deux rives, d'un terrain uni et couvert de jeunes acacias, mais offrant peu de terres cultivées. La rive orientale est la plus riche. Kl - Fadiàb (25 kiL), grotipe de cabanes en paille est le dernier lieu habité de la province de Berber. Bientôt on entre dans le Odr-Djâl où se trouve {b kil.) l'tle de Oumei (^ued<^, en lace de l'embouchure encombrée de sables de

L'Atbarah {Astaboroi des géotpaphes classiques, AttamourcLt des Égyptiens). Cotte rivière, dernier alfluent du Nil, dont les eaux sont stagnantes pendant trois à quatre muis de l'année, est sujette à des crues périodiques.

On laisse sur la g. (4 kil) Ad-Dâmer^ gros village où se tiennent des marchés de chameaux. Des villages nombreux s'élèvent dans un pays assez riche, surtout sur la rive 0. Les bois d'acacias reparaissent. On laisse derrière soi hl-E dlydh, Sl-KetaydO, Dans l'E., se développent de vastes plaines désertes, tandis que des éminences rocheuses bordent la rive 0. Les montagnes reparaissent près du fleuve sur la nve E., au village de Ei-'Moqren, A deux lieues au delà, dans un enfoncement, est le village de Gibel.

NUBI£. — MÉROË.

Atiour ou Uachùur (83 kiL, rive E.), est un petit village situé i 250 met.

environ du fleuve par 16* h^'bb' latitude N.et31-34'l0DgitudeE. M Cailiiaud y a recoDDU les ruines de l'antique

Meroé. Le royaume de Meroé s'étendait entre les deux confluents de TAsUpus (Nil Bleu) et de l'Asta-* boras (Atbarah). Selon Diodore<I, 23), il avait 375 milles en longueur et 135 milles en largeur. Il était borné à l'E. par les hauts plateaux de TAbyssiniei à l'O., par les sables de la libye, le désert de Bahiotuia, C'était une contrée florissante, abondante en mines d'or^ de fer, de cuivre et de sel. Ses bois de dattiers, d'amandiers, étaient fort recherchés par le commerce. La ville principale du paya Bérova, que les Grecs appelèrent Méroé, placée entre TAfrique intérieure et la mer Rouge, devint, depuis un temps fort ancien, le siège d'un commerce actif et étendu. Elle servait d'entrepôt aux caravanes venant de la Libye, des ports d^e la mer Rouge, de l'Egypte et de rÉlhiopie.

Après la prise et la destruction de Napata par Pétronius (K. p, 615), Meroé, qui avait été le chef- lieu d'une province du royaume deRouscb, devint la capitale de l'Éthiopje et donna son nom à l'Ethiopie ellemême qui fut désignée, au temps des Romains, sous le nom de royaume de Meroé. Les monuments que M. Cailliaud a retrouvés sur l'emplacement de cette antique ville, appartiennent à la décadence de Tart égyptien et présentent des traces d'architecture grecque.

Ruines de Méroé. Elles s'étendent du N. E. au S. 0.^ à partir d'Assour, sur un espace de plusieurs kil.

On n'y reconnaît plus qu'une série de monticules recouverts de débris, dans lesquels on retrouve des fragments de murs, des débris de colonnes et de piliers. A 60 met. audessous du petit village de Danquéi' qui sont les restes d'une enceinte ièh, a pu entourer, soit la ville» soit

seulement le temple* Geluirci se reconnaît à 500 met. au S. de Danqueîlèh, aux débris de son pylône en avant duquel gisent les restes de six lions en grès, noirci par IV xyde de fer. Ils ont 1 met. SO de longueur, et sont établis sur une double rangée.

D'autres amas de ruines informes s'étendent à 200 met. environ dans ro., vers le fleuve.

Les Pyramides forment la seule partie vraiment intéressante de ces ruines. Elles sont situées à 1500 mèL environ au S. E. de DanqueHëh, et forment deux groupes.

Premier groupe. Lé plus, petit de ces groupes compte vingt pyramides environ. Elles rappellent par leur forme, par leur mode de construction, celles de Gébel-Barkal et de Nouri (V. p. 659). La plus grande a 11 met. de base, d*autres n'ont pas plus de 4 met. de base. Elles sont plus hautes que larges. Quelquesunes portent des bordures carrées ou arrondies. La plus grande a sa surface plane. Les autres, au contraire sont en assises établies fs forme de gradins. Plusieurs étaifoi précédées sur la faice E. d'un peUi sanctuaire et d'un pylône. Les pierres d'assise n'ont que de 35 à 40 c de hauteur. Le massif intérieur n'est qu'un remplissage de pierres brutes, entassées et mastiquées sans ordre avec de l'argile.

Deuxième groupe. A une lieue as S. E. de Danquéiiêhf sont les pyramides principales, élevées sur deux éminences N. et S. , au bas d*uDe chaîne de monticules qui 8*étend dans la même direction. Celles de l'éminence S. sont les moins considérables. La plus grande a 14 met. 7i de base, la plus petite, 7 met. Sii sont orientées dans la même direction, et forment aveé le N. magnétique un angle de 48» vers 1*0. Les trois autres sont orientées par un angle de 84*. La plupart paraissent avoir eu leurs pylônes et sanctuaires.

[ROUTB 28]

MEROÉ. — PYHAMIDJ5S

aujourd'hui .écroalét. Sur quelques parties subsistent des traces de figures hiéroglyphiques.

Les pyramides du N. de ce groupe occupent le plateau d'une colline de grès formant un angle presque droit avec celle du S. Entre elles et la chaîne de montagnes à TE., s'ouvre un petit vallon où croissent des plantes herbacées. l.eur position élevée les a garanties des dégradations produites par le séjour prolongé des eauz^ aussi, sont-elles bien conservées. M. CaiUiaud en a mesuré vingtdeux.

Elles ont de 6 met. à 19 m^t. de base et ressemblent aux pyramides déjà décrites. Elles sont toutes précédées d'un pylône qui conduisait à un sanctuaire y l'un et l'autre plus ou moins dégradés aujourd'hui, ies parois de ces sanctuaires étaient généralement ornées de représentations, d'un dessin médiocre. Leurs assises variaient de 35 à 40 cent, de hauteur. La plus méridionale (6 met. de base), offre cette particularité, qu^un large gradin règne à près de la moitié de sa hauteur, ce qui lui donne à peu près l'apparence d'une pyramide éle* vée sur un piédestal.

Le sanctuaire de la 5* pyramide, en allant du S. au N., quoique comblé en partie par les décombres des plafonds, montre encore une sculpture représentant la scène du jugement de l'âme.

La sixième pyramide est une des plus grandes et des mieux conservées.

Le pylône et le sanctuaire sont ornés de sculptures intéressantes!. Sur la façade du pylône, des deux côtés de la porte, deux personnages debout sont velus de longues robes et d'une espèce de manteiet en sautoir. Leur cou est orné d'un collier à gros grains qui tombe sur la poitrine. Des cordons, terminés par des glands, leur descendent des épaules jusqu'aux pieds. Leur coiffure est surmontée d'une sorte de diadème .

orné de plumes et du double uraeus.

L*un des deux personnages tient d'une main un arc et des flèches et le bout d'une corde enroulée autour du cou de sept prisonniers dont les bras sont liés aussi; de l'autre main, il lève une lance comme pour les frapper. L'autre scène est tout à fait analogue. Ces deux personnages représentent des femmes, ce qui s'accorde bien avec ce que nous savons de l'ascendant des femmes dans cette partie de la Nubie, où plusieurs ont exercé l'autorité souveraine. Le style de ces tableaux est bien inférieur au grand et pur style égyptien :

les formes sont lourdes, exagérées; la grâce et la majesté font défaut. Pourtant ces figures ont conservé quelques-unes des qualités dés œuvres égyptiennes dont elles sont sans doute une imitation.

Sous la corniche de la porte, au lieu du disque ordinaire, on voit une petite figure ailée.

Le sanctuaire nous offre une femme^ une reine, une Candacty portant surson épaule le manteau en sautoir, assise sur un riche siège en forme de lion. Son cou est orné, comme celui des précédentes figures, du collier à gros grains. Un bracelet, portant en guise de médaillon le scarabée, lui entoure le haut du bras. Sa tête porte la coiffure à uraeus et à plumes, indice de souveraineté. Elle tient deux cachets et une branche de palmier. Sous son siège, un chacal est accroupi. Devant elle est un jeune homme debout, qui lui offre des parfums. Pas d'inscriptions.

Le pylône de la septième pyramide est entièrement détruit. Les deux murs latéraux du sanctuaire sont ornés de sculptures en relief, représentant la procession de la barque sacrée. Au fond du sanctuaire est figurée une porte au milieu dé laquelle sont trois petites figures relevées en bosse, mutilées, que surmontent des corniches ornées

NUBIB. — GHENDT.

fROUTE 28]

de serpents. Toutes ces sculptures sont fort dégradées.

La neuvième pyramide, la plus grande, a 19 met. 31 c. de base. Son petit temple formé de trois pièces précédées d*un pylône. n*a pas moins de 15 met. de longueur. Le pylône a 5 met. 61 c. d'élévation. Le montant du côté méridional subsiste encore dans toute sa hauteur. Au delà du pylône est une petite cour rectangulaire, avec une petite porte dans l'angle S. 0. La pièce suivante était fermée de murs sur lesquels s'élevaient de part et d'autre trois petites colonnes. Les murs sont couverts de sculptures en relief, elles n'ont pas été achevées et sont en partie détériorées. Le sanctuaire est détruit et rempli des décombres de la pyramide, qui s'est écroulée sur la moitié environ de sa hauteur. Dans l'alignement de la porte une cavité semble pénétrer dans le rocher. Peutêtre est-ce l'ouverture de quelques couloirs conduisant à la chambre sépulcrale. Personne, croyons-nous, ne s'est encore assuré du fait.

Les autres pyramides situées plus au N. n'offrent aucune particularité digne de remarque.

Revenant au S., on trouve à quelques mètres des précédentes, une pyramide différente des autres, par son petit sanctuaire, qui est dans l'intérieur môme de la pyramide.

Elle est, xlu reste, en mauvais état, ainsi que celle qui la suit, vers le N. Un peu plus loin, est une petite pyramide très-bien conservée; les parois intérieures de son sanctuaire sont ornées de sculptures. Une autre pyramide isolée, située à l'E. des précédentes et à 40 met. environ, offre sur la façade principale de son pylône des sculptures intéressantes, surmontées d'inscriptions. La plupart de ces inscriptions, comme celles des monuments de même style, sont conçues dans un système d'écriture spécial, l'hiéroglyphique et le démtv tique éthiopiens, dérivés de i'égyp-

tfen, mais qu'on n'a pas encore réussi à déchiffrer. Elles sont publiées dans Lepsius {Denkm, F).

Le nombre dd ces pyramides a été beaucoup plus grand, à en juger par les amas de débris épars sur le sol.

Elles étaient sans doute destinées à recouvrir l'ouverture de caveaux funéraires. Les inscriptions et les représentations des sanctuaires montrent que ces pyramides ont été élevées pour des rois et quelques-unes peut' être pour des princes ou de» princesses de la famille royale. Seloe Lepsius, elles ne remonteraient pas au delà du premier siècle av. J. C.

Revenant à Asfour, et remontant le Nil, on laisse derrière soi le village de Kobochù Une chaîne d« montagnes peu élevée borne l'horizon à l'E.; puis, le pays devient plat. Après la grande Ue de Korgot, fertile et habitée, le Nil s'inclîû« vers ro. El-Boeîdah, rive dr., est le dernier village un peu important avant (42 kil.)

Chendy (16*4r26" latitude N. rt 31*15' longitude E.). Cette ville était le principal entrepôt du commefte de la Nubie, lorsque Ismafl-Pacba.

fils de Mohammed - A.li s'en eapara. Après la mort d'Ismall-Pachi, tué par le prince Nimir (V. p. 61^, Mohammed -Ali envoya une armée pour venger le meurtre de soo fils. On brûla Chendy, des milliers de femmes et d'enfants fureci massacrés, et Ton fit repeupler U ville par des Chaîkhyèhs. La vilk actuelle, située à 100 met. du fleuve, occupe un emplacement à peu près carré, de plus de 3 kil. de tour. ElU peut avoir 8 à 900 maisons et 6 i 7000 hab. Les habitations, de forme carrée, n'ont pour la plupart qu'ua étage, et leur toiture est en forme de terrasse d'où les eaux de .plaie s'écoulent par des gouttières saillantes. De petites ouvertures peu nombreuses, pratiquées au haut des murailles, sont les seules issues par oà l'air et la lumière puissent pénétrer

[HOUTB 28] NAGA. — BL-MEÇAOURAT.

dans ces maisons. Aussi sont-elles eh général fort obscures; mais elles sont vastes, commodes et fraîches.

Elles sont continués à des enclos spéciaux nommés Kocht, qui servent à renfermer les chameaux. La ville est percée de rues vastes, plus ou moins envahies par les sables.

Il se tient à Chendy des marchés bien «pproYisionnés, le vendredi, le samedi et le dimanche de chaque semaine. C'est là que se rendent les caravanes venant du Kordofan, du Darfour, de TAbyssinie, etc. Le climat de Chendy est sain. Il y règne cependant quelques fièvres à la suite des pluies, mais elles ne sont ni longues ni dangereuses. La population de Chendy jouit d*une mauvaise réputation. Les mœurs y sont trèslibres.

roteMd* Vâga orat.

•t 4*Bl-lle9aoi

Cette ezcorslon demande 3 ou 4 joors.

Oa se procurera des cbsmeaax et des guides A Chendy. On emportera une tente, des vitres et une bonne provision d'ean. On va coucher à S quarts de liene dans le S. 0. de Chendy, au petit village d'Ardân, qui est ordinairement le point de départ pour le désert du même nom.

On se dirige au S. sur une vaste plaine où végètent quelques acacias. Atteignant (2 h.) des monticules de grès, puis (3 h.) des montagnes éparses, on entre dans VOuady'Aouatéb^ vallée encore cultivée par les habitants de Chendy, de Ben Naga et par les riverains du Nil.

Dans ro., des montagnes isolées dominent la plaine. La chaîne qu'on longe à TE. s'étend dans le S. On atteint (s h.) les ruines. Elles occopent une des saillies d'une chaîne de montagnes longue de plusieurs lienes et dont la direction est du S-. au N. Elles consistent en trois temples, dont le mieux conservé est:

Le temple A« I'OvmI. Il est précédé d'an pylône, qui avait originairement environ 7 met. d'élévalion, et dont la partie supérieure est démolie. La eor»

niche de la porte est ornée du diaque ailé. La façade principale da pylône représente, à g., on rot de grandaur cèlossale, tenant par les cheveux des prison-

niers à genoQX, qu'il menace de sa hache. Il porte le collier à gros grains qui paratt être nn des insignes de la puissance souveraine en Ethiopie. Sur sa tète, complètement méconnaissable , plane nn épervier, tenant dans ses griffes un anneau. Sur le côté dr. de la fagade, est nn sujet analogue. Le personnage est ici une femme, portant le double uraens, le collier i gros grains et la robe en forme d*ailes rabattues.

Quelqn es hiérogl3rphes accompagnaient ces sculptures. Sur les soubassements de la façade dn pylône, on a scnlpté sept vases de Canope d'où sortent des tètes i coiffure variée et des bras liés. Peutêtre a-t-on voulu représenter des prisonniers sous cette forme grossière.

Le pylône donne accès dans nne chambre unique, rectangulaire, de 9 met. 50 c. de long sur 7 met. dp large. Les sculptures des parois latérales extérieures, assez bien conservées, nous montrent des princes et des princesses dont les riches costumes sont tout A Tait semblables à ceux que nons avons décrits, en parlant des pyramides de Méroé ; le double uneos, le collier à gros grains, le manteau en sautoir, la robe descendant sur les pieds, les cordons A glands, s'y retrouvent. Ces personnages se présentent devant les divinités, aussi richement vêtues, parmi lesquelles on reconnaît Sacht, Horus, Ammon.

Sur la façade postérieure du temple, est représentée une figure A quatre bras et A trois tètes de lion.

A 11 met. S. E. du temple, est un porfi^tie isolé, qui n'a point fait partie de l'édifice précédent. Il a 7 met. 49 c. de long, et 4 met. d'élévation au-dessus du sol. Il se distingue par l'originalité de son style gréco-romain, mêlé d'ornements égyptiens. Une ouverture carrée, flanquée de demi>colonnes, est surmontée de disques ailés A double uraus, enlacés de serpenta, au-dessus desquels s'élève la frise formée de serpents, tus de face, couronnés du disque. Cette décoration est toot à fait analogue A celle de la porte du pylône du temple de VO. De chaque côté de cette porte carrée, un arc en plein cintre, élevé sur des piliers carrés , corrige la lourdeur ordinaire des pylônes, égyptiens. Chaque angle est formé de deux demicolonnes, semblables à celles de la porte centrale, et dont le chapiteau est formé de feuilles de palmiers et d'ornements divers. L'ensemole est d'un gracieux ef-

NUBIE, — EL-MEÇAOURAT- [ROUTE iS]

f0t et peut-être peot-on considérer cet édifice comme an de ceux qai marquent le mieux, le passage du style égyptien au style grec.

A 200 met. environ de cette construction, en allant de i'O. à TE., on voit les ruines dn

TMnpIe 4« l*Bst. Il est dirigé de TO. à l^E. Il était précédé d'une avenue de sphinx à tête de bélier, élevés sur des piédestaux et dont quelques-uns subsistent encore, quoique renversés et mutilés. — Cette avenue conduisait à un portique formé de dix petites colonnes avec entablements. A rinterieur, sont vingt-huit petites figures pareilles sculptées en creux , couronnées de lotus. Le pylône est presque entièrement détruit, i: n'en reste que la porte centrale, ornée de sculptures médiocres. Le pronaos contenait huit colonnes, dont on ne retrouve plus que la place et quelques fragments. Le sanctuaire ne présente plus qu'une muraille encore debout dont les hiéroglyphes sont effacés. Il ne reste des chambres latérales que les portes principales entourées de bas-reliefs.

A 200 met. env. au N. E. du Temple de TE,, au pied de la montagne, sur un sol élevé, est un petit timple composé d'une seule pièce A quatre colonnes, sur le modèle do temple de I'O.

D'autres amas de décombres, épars çà et là, appartiennent à d'anciens temples dont M. Cailliaud a pu relever le plan, mais il n'en reste plus rien que les substructions, quelques pans de murs et des débris de colonnes.

Quant à la ville dont l'emplacement est marqué par ces ruines assez importantes, on n'en connaît pas le nom.

En revenant de Naga à Chendy, on pourra voir, à 4 lieues 1/2 N. E. de Naga, les

Anlnes d'B-Meçsonrftt. Elles se composent de temples , de chambres, de cours, de gnleries, de rampes, le tout enceint de murs et occupant un espace de 800 met. au moins de tour. Ce sont des ouvrantes médiocres, soit par le style, soit parles proportions, et n'offlrant qu'un petit nombre d'ornements.

Le tempfe central est le plus grand et le mieox conservé ; il est sur un terreplein élevé de 4 à 5 met. au-dessus du niveau des cours, et offre, par cela même, le point le plus favorable pour juger de l'ensemble des ruines. Sa longueur est de 14 met. 77 c. tl consiste ed une seole salle à quatre colonnes, percée de por-

tes non symétriques et ent<Kirée de vingt-huit colonnes qui devaient aatn^ fois former un portique extèrienr. '^^ colonnes du portique, en grès, dont plupart sont encore debout, n'appartit nent pas à la même époqae. Hait d>^ tre elles, les plus ancieooea sju» don*.'. sont couvertes de sculptures en s;? i gréco-égyptien, représentant des fig:=r^ en relief, parmi lesquelles on reco?

naît an Isis, an Horas à tète d*éperrir et un Osiris. Leur base est ornée f. feuilles de lotas. Elles portent des càsnelures coupées, sur quelques- 1£'^ d'entre elles, de guirlandes circalaire^ La colonne située à l'angle de dro^U s: portique, encore entière, est surmo-u d'un chapiteau particulier en lotus. L-^ sculptures dont quelqQes->uDes de r.^ colonnessont décorées, oflDreateet inter ' partîcoUer de marquer le passage .

l'art égyptien à Part grec. Les aQtrej> ; lonnes élevées après coup, et le derhe-: de l'édifice, sont totalement dépour>d'ornements.

Trois longues galeries partant d faces %., N. et 0. du portlqne mène à d'autres petits temples oti sanctaeirrtrès-dégradéS) n'offrant plus qroe d^ pans de murs, des colonnes brise*' quelques statues mutilées. Sur des tr:* çons de colonnes ayant appartenu i :

petit temple situé à 100 met. enTiroa:

S. E. de la grande enceinte, on a r<^nque des figures d'éléphants monte* • conduits par leurs guides. Ce gtnn -' représentation est inconnu aux xr:'menls de l'Egypte.

Ces petits temples étaient ent^aI^ d'appartements dont les murs s^ont r core en partie debout, et de cours terrasses.

Il est difficile de démêler le pi as . ces ruines et surtout de se reo.* compte de la destination de cet éàiksi complexe.

A partir de Chiendy, le Nil cour. > travers de vastes plaines en pa."^-* incultes et coarertes de plantes hf^ bacées. Les Tillages sont éloigB''> du fleuve et bâtis sur des monticul*^ de grès, à Torigine du désert, d sont : Heîlet'Chaykhyèh (rive t:

(hidd'birU'Naga et el-Goss (rive dr...

— Un peu plus loin, les rooheis sa rapprochent du Nil • vers (4ô kil' (rive g.) la grande Sle de Nasn.

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