ROUTE 28] SIXIÈME CATARACTE. — KHARTOUM
Après (15 kil.) Dtrreira (rive g.)» de profonds ravins descendent yers le fleuve à travers les rochers de granit de la rive g. Sur la rive dr.^ s*étendent de vastes plaines où croissent quelques acacias rabougris. — Plus loin (25 kil.)
Guarri est un v.composé d'une suite de cabanes éparscs, habitées par des Arabes Hassânyèhs. Ces Arabes extraient le sel gemme qui, cristallisé en pains, devient une branche de commerce assec productive avec Chendy et le Sennàar. En face de Gébel-Guerri, la plage devient plus agréable et plus pittoresque. De beaux acacias et des nebkhas couvrent de leur ombrage des tapis de verdure. Le Nil coule encaissé entre
' deux chaînes de petites montagnes.
Des rochers de granit obstruent le lit du fleuve et y forment La sixième cataracte ou Gata-
- racte de Gnerri, plus petite que les
'.autres et aisément franchissable en bateau. X^s mariniers rappellent les Çtiatre-vingt-dix-^neuf îles, tes rivages offrent une perspective des plus attrayantes. — On aperçoit à dr. la montagne de Rahouîl&n. Les bords du fleuve, Trive g.), sont bien cultivés. — Âpres avoir dépassé (40 kil.)
• rîle d*ilout*t oii des bois touffus se montrent à dr. et & g. et (15 kil.)
' rîle de Manati, on arrive en face de
' (21 kil.)
Halwal, rive dr. (15» 44' 20* latit.
N. et 30» 22' 15" longit E.), village situé i 250 met. envih)n du fleuve.
Les maisons basses et surmontées de terrasses sont distribuées par groupes épars et entourées de grands enclos. Des gouttières en troncs de dattier servent & Técoutement des eaux pluviales. La population est de 3 à 4000 hab. A partir d'Halwaî, il n'y a pi us de terres cultivées jusqu'à (12 kiL)
Khartonm, par 15* 37' latit. N.
(Caiiliaud), au confluent du Nil Blanc (Bahr el-Abiad) et du Kil Bleu (Bahr el-Azraq). La pointe de la grande
presqu'île formée par les deux Nils, a été nommée par les Arabes Ras H^ Khartoum, La ville est une création de Mohammed-Ali. Le célèbre pacha comprit l'importance d'une position qui ferait de la nouvelle ville l'entrepôt naturel du commerce du Sen* nâar^ du Pazogii, du Kordofan, du Taka. Khartoum, à peine créée, devint la station principale des négociants attirés dans ces contrées par la traite des esclaves et de l'ivoire.
Ils 7 Recevaient les précieuses denrées apportées des postes ou gérihtCs qu'ils ont créés dans l'intérieur de l'Afrique. Les mesures sévères prises par le gouvernement égyptien contre la traite des esclaves, tout en fermant dans un avenir plus ou moins éloigné la source d'une prospérité achetée au prix de la liberté et souvent du sang de milliers de victimes, n'arrêteront pas l'essor de la ville naissante. Des voies diverses s'ouvrent et s'ouvriront au commeroe, à mesure que Ton pénétrera plus avant au cœur d'un pays aussi riche que le centre de l'Afrique, et le travail des nègres eux-mêmes procurera aux colons européens établis là-bas des revenus plus élevés que le commerce de l'homme. Khartoum semble appelée par sa position admirablement choisie à être pour le centre de l'Afrique, ce qu'Alexandrie a été autrefois pour le monde connu des anciens.
Cette ville avait été choisie comme station principale de Missions. Cellesci semblaient devoir réussir et étaient parvenues à créer des succursales jusqu'à Gondokoro; mais le climat, d'une part, le trafic des esclaves, de l'autre, ont anéanti leur œuvre.
Khartoum, résidence du gouverneur général du Soudan égyptien, compte actuellement de 40 à 50 000 habitants. C'est un amas dévastes maisons en maçonnerie pareilles à celles de la haute Egypte, abritées par de beaux arbres, et s étendant sur la rive S. du fleuve Bleu, dont les eaux sont de beaucoup les plus pures. Le
NUBIE
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long du quai sont rangées de nombreuses barques, qui indiquent un commerce actif. On remarque l*b6tel des Missions catholiques^ habité en ce moment par quatre moines tyroliens, qui vivent du produit d'un fort beau jardin. >- Plus loin, se trouve le jardin zoologique, où l'on a réuni de nombreux échantillons de la faune de TAbyssinie et du fleuve Blanc. La seule construction remarquable est le palais du gouverneur, véritable monument pour le pays.
OE BERBER A SOUARIR.
A DOS DX CBAMKAU.
13 joars. — 95 heures de chameau.
S70 kil.
Od se procarera à Berber des chameaaz, do priz de 10 fr. ohaqae. On (e> ra bien, si l'occasion le permet, de se joindre à qaelque caravane de pèlerins da Kordofan, composée de Darfoariens et de Pellatahs. Les Bédouine Bicharis forment Tescorte. On aura soin, à «haque halte de la caravane, de veiUer à ce que les outres soient remplies, sans attendre que la provision d*eaa soit tout à fait épuisée.
Les communications entre Souakin et le Soudan sont connues des Européens depuis 1814, époque à laquelle Burckhardt parti de Ghendy sur le Nil se rendit à Souakin en passant par Filik, Ooc Redjeb, l'Atbara et le désert. Le premier Français qui passa de la côte de la mer Rouge sur le haut Nil fut M. Eugène Combes, en 1834. C'est à lui que revient l'honneur d'avoir trouvé la route la meilleure et la plus courte, celle de Berber à Souakin.
Après avoir quitté Berber, on rencontre (4 h.) un puits où les Arabes préfèrent remplir leurs outres^ pour
n'avoir pas la peine de charrier Teà.
du Nil* On plante ses tentes (4 h/ .
Ahou-Sélem, pays sans eau, nu.
oii l'on cultive de beaux champs i dourah, après les pluies d'automi; On s'engage ensuite dans une lor.c.
plaine aride jusqu'à <17 h.) Obéit où l'on trouve de l'eau excellente, f.
souvent, du lait des troupeaux c. les Arabes Bicharis mènent paii^ dans ces régions. A J^f^ou (4 h. f Âyamet (8 n.) il y a des berbas^ pour les chameaux. 'On traverse us.t vallée où se trouvent de beaux >pe cimens de bois pétrifiés. — (4 li La fontaine de Hahouik, dans VO\lïdy-Youmga, est le rendez - vous c* tous les nomades qui parcourent \tlocalités voisines.
Vient ensuite (14 h. 1/2), TOusùj Kokréb, qui a plus de 3 kil. de larvt Après ces longues marches dans îdésert, on campe avec bonheur ^-.
le palmier de Kokreb, près d'cc petite source. Le jour suivant, >traverse une chaîne de belles ce.. nés. Ahàb (10 h.), puits profond, hi mauvaise. — Barra-Treb (5 h. 1!
bonne eau. — De là, à travers de ;<tites montagnes, on atteint (8 - Ouehed, charmante petite oasL« .% les eaux abondantes entre tiencts: 1 une fraiche végétation. On triK.^encore de l'eau à ( 10 h.) Otan et (3 1 i Hamdou. Cette ville qui relevait nr \ trefois de la Turquie, a été cédée r:
ISbS, ainsi que Massàouah et la cU adjacente, au khédive. Le tratîc ci Nil par Berber lui donne une impc tance croissante. Au delà de Ha^dou, on s'élève sur la crête d"\iit montagne d'où la vue s*étend ^.' l'horizon brumeux de la mer Rouge::
sur la ville de Souakin que l'on attei:* bientôt (4 h.}...» Sur Souakin, et.?^ côtes de la mer Rouge, (F. p. Tu:^;.
Sm y donnent naiiMnc« * ^^ <»^>» <>*«*'» iniermmou«, «effli»