PRÉPARATION AU VOYAGE. XXV
.€ susf^ esluapage des bas-reliefe et des inseriptions qui ne demande que qtt«lqaei mûns de papier gris et un pinceau de peintre en hâtiments pour laxjîSBer le papier humide, constitue un moyen aussi simple que facile de içrTter des documents précieux'. Enfin, apprendre à lever un plan, à '^ieftr ia hauteur des montagnes au moyen du baromètre, à déterminer :23c iitiiade et surtout une longitude, sera le moyen de donner à ses notes 2f KTigi une véritable portée scientifique.
^«s anms Tair d'exiger de notre voyageur un travail encyclopédique ; tes: an privilège bien rare que de réunir des connaissances si variées, ^ij ^ ToD s'assigne sa tâche, que dans une caravane de plusieurs voya-
•39f{Q« le monle est bien sec, on la détache avec précaution; s'il y a encore
a baoLidité dans le» épaissears, on les met sécher à l'ombre, pais on endoit le
''SU sott de soif fonda, soit d'halle additionnée de cire jaune (s onces on
4 Ârasunes) et d'essence de térébenthine {2 onces ou so grammes par litre
îâadc]. On expose alors le bas-relief à un soleil ardent, qai fait pénétrer les
turjA iras dans les bons creox, et les met eosaite à l'abri de ia pluie, de la neige
*i ^ IlkQfflidité. 11 faut enduire ensuite le deiêou9 du moule de la même mixtion,
< wcber de nouTeau. On a alors des bom crtvx, qui peuvent scjonrner 94 heures
^«'iV'eaa sans s*altérer. — Pour le transport de ces moules, on les enferme dans
> £ cjâse en bois, en les scindant, au besoin, avec de forte ciseaux, en plusieurs
• ■ a bien numérotées qu'il sera facile de rapprocher an reionr. — Une caisse de
' ?>«^ de long sur 66 centimètres de large et autant d'épaisseur, a suffi
* '^ Utttn de Laval pour rapporter toute sa collection des bas-reliefs de Persé-
.' is. -> An f€tour, mais au retour seulement, on devra faire subir aux moules
i'^'t dernière cuisson devant un grand feu, puis, quand ils sont tout brûlants, les
csdaire à rintéricar d'une mixtion composée d'halle de lin coite avec de la
'^^e,de la cire jaune et de l'essence de térébenthine, et chanfTer ensuite, dans
^ ^r, à M* on toc, pendant nne demi-heure. — Les bons creux peuvent alors
*<rnr à tirer autant d'épreuves en relief qn'on voudra. — En résumé, substituer
•* P&c< de papier an plâtre pour le moulage, consolider avec la colle de farine alu-
^v^e «i la gélatine, puis sécher au soleil avec la mixture grasse : tel est le pro-
^<I< de M. Loltin de Laval.
^eor One inscription ou une sculpture de peu de relief, on peut naturellement «tUre beaucoup moins de pâte, et prendre moins de précautions. ^s le plus grand nombre des cas, l'estompante pur et simple suffit. I. Eitampage HmpU. — On n'a plus besoin des divers ingrédients de li. Lottin uUTtL Do papier, de l'eau et un gros pinceau suffisenL
(ia mooille avec le pinceau la surface du bas-relief ou de l'inscription, puis on ^^ptiqae sur sa surface une feuille, ou deux feuilles superposées, de papier B^Ué, rapidement, en tamponnant doucement avec le pinceau, pour faire péné- ^tr i« papier dans les creux. On laisse sécher sur la pierre jusqu'à ce que le ^^^r Mit frtsquê seCf mais encore un peu moite. On achève la dessiccation cbmr^etc 10 eoleil. Le papier conserve bien la trace de ses reliefs. On peut, an besoin, Séries contours avec quelques hachures faites avec un crayon A dessin ou une esioape. Ces documents se réduisant k l'épaisseur d'une feuille de papier, penîeet être rapportés en nombre considérable dans une petite caisse ou dans un <^^i à dessin.
£afio, QA estampage qui ne demande plus que du papier a été appliqué, par l'aa d« Bos attachés à la mission de Perse, à la reproduction des arabesques les I^^Ms, è la condition qu'il n'y ait pas de creux trop profonds ni des reliefs ^^ lailiasls : on applique le papier sur la surface à estamper, et on tamponne ^^ umpiement avec la brosse qui sert à cirer les chaussures. Les reliefs visait ea Qoir^ «t les creux restent blancs.
XXVI INTRODUCTION OÉNÉRALE.
geurs chtciin ait son Me et son but, et l'on n*aura pas à regretter les sa< fices que Ton se sera imposés.
Parmi les notions utiles à un voyageur, les connaiuaneet médicales tic nent incontestablement le premier rang. L'adjonction d'un médecin ou d' élèye en médecine à une caravane de voyageurs est la plue désirable toutes, non-seulement pour assurer la sécurité personnelle des menabres < l'expédition, mais aussi parce que le médecin est le personnage que 1 Orieniaux recherchent et respectent le plus. Dans l'impossibilité de s*ai joindre un médecin, nous engagerions le futur voyageur en Orient à sui v. pendant quelques mois un service chirurgical dans un de nos hôpitaux poi apprendre ce qu'on appelle la petite chirurgie^ c'est-à-dire l'art de faire 1< pansements simples et de pratiquer les opérations élémentaires; quelqu< leçons pratiques prises avec un interne de nos hôpitaux, et quelques notioi sur la manipulation des médicaments simples, seraient d'une utilité inap préciable. A défaut de ces études, nous engageons le lecteur à se bien pén< trer des considérations qui font l'objet du paragraphe suivant, que no études spéciales et notre expérience des voyages en Orient nous autorisen à lui présenter.
S 3. Hygiène. Maladies. Pharmacie. — L'Orient, dans lequel on y\ vivre pendant plusieurs mois, comprend des climats déjà si différents di nôtre, qu'il est nécessaire de tracer d'avance quelques règles de conduit! dont le voyageur fera bien de se pénétrer s'il ne veut pas compromettre sj santé.
Adopter autant que possible la manière de vivre des peuples chez lesquels on se trouve est un précepte dont on comprendra immédiatement la vérité. L'expérience des siècles leur a appris les pratiques qui pouvaient leur être nuisibles, et, abstraction faite des passions et des vices de la nature humaine, les mœurs d'un pays trouvent en général leur raison d'être dans les conditions climatologiques qui lui sont propres. En Orient surtout, les règles de l'hygiène ont été formulées dès les temps les plus anciens par les législateurs religieux, Moîse et Mahomet. La purification personnelle, la fréquence des ablutions, Tabstinence du vin et de certaines viandes, érigées en précepte religieux, sont des règles hygiéniques dont la valeur est incontestable. Toutefois, nous devons ici tenir compte du régime habituel des Européens et ne pas leur conseiller sans transition la manière de vivre des Arabes.
La chaleur est le premier ennemi que l'Européen ait i redouter en Orient. Éviter une insolation prolongée, garder le repos pendant les heures de la journée où les rayons solaires sont le plus voisins de la verticale, c'est-à-dire de 11 à 3 h., sera une précaution facile à prendre dans les villes. Dans le cours du voyage, il faudra partir de bon matin, faire sa halte principale de 11 h. à 2 h. et marcher de nouveau jusqu'à 6 ou 7 h. du soir.
S'il doit craindre l'extrême chaleur, le voyageur doit également redouter la fraîcheur subite des soirées, et s'abriter soigneusement contre le rayonnement nocturne, qui produit un abaissement notable de tempéi-ature : une bonne tente, de bonnes couvertures de laine, de la flanelle portée sur le corps et changée dès qu'elle est baignée de sueur, une ceinture autour du ventre, sont de toute nécessité.
HTOIËNE. — MALADIES. XXVII
L*ifc"pniiifioH ne demande pas des précautions moins grandes. C*est pojT fïiQfr rien voula changer à leurs habitudes européennes, pour a'it« pas Tould renoncer à Fusage des viandes fortes et des graisses, à Vm^ft des boissons fermentées, que tant d'Européens succombent en ÂÈsfÊe et dans les Indes. Boire du yin pur, manger des yiandes fortes mm^m les dial€mr$ de la journée goiênî passées, c'est s'exposer à rester u^ ie jour dans nn état d'apathie, de torpeur, de dyspepsie et de congés- 1'-^ <^' amènera les accidents les plus graves, s*ii se prolonge ; bientôt rs ége»tîons s'altéreront, les diarrliées, les entérites et les maladies du f.^nrnendront. Manger très-légèrement le matin, des œufs, des viandes j-^ches, ne boire que de Teau ou du vin coupé et en petite quantité, s-mi des fègles dont il ne faudra pas se départir, quand on voyagera dans la A!9QB chaode. Quelques gouttes, mais quelques gouttes seulement de ràki . 3 de wtostie (F. p. 197] pour apaiser la soif, et humecter la bouche en route, sefîst sans inconvénient, parce que ces spiritueux sont immédiatement exhalés par la respiration. Mais la boisson par excellence, c'est le eafé, tel ^ le prennent les Arabes, le café peu torréfié, réduit en poudre impalpable, et préparé au moyen d'une décoction rapide. On s'habituera rapidela^ai à avaler la poudre avec le liquide, et l'on aura alors une boisson, 'pfnqae un aliment) à la fois rafratchissant, tonique, qui diminue la transpirai]^ cntanée, et relève les forces. L'alimentation en voyage est fort moiciCoce, les œufs, le poulet, le riz, les légumes et les fruits secs la constitient presque exclusivement quand on est en route. Cette nourriture est saine, mais elle n'est pas assez réparatrice pour les Européens. Plus éprouvés que les indigènes par la chaleur, ils ont besoin de se sustenter davantage. AuKi, si nous leur avons interdit les viandes fortes et le vin pur le matin, avaat la dialeur, nous les leur eonseilkrons le soir, pour relever les forces affaiblies par les déperditions de la journée Quant aux aliments gras, quant a h. Tiande de porc, quant aux alcooliques proprement dits, nous croyons :[ull (aut positivement y renoncer dans les pays chauds.
Griee à ces précautions fidèlement observées, le Toyageur peut se flatter
de s'éprouver aucune altération dans sa santé. Celui qui se trouverait ma-
•aèt en Orient trouvera dans les grands centres des médecins européens
éclairés, ou ayant étudié en Europe; nous en indiquons plusieurs par la
sQite de cet ouvrage. Les médecins sanitaires que le gouvernement français
1 établis dans les résidences principales (Constantioople, Beyrout, Damas,
Alexandrie, le Caire), tiennent incontestablement le premier rang, et mé->
riteat toute confiance. Mais dans l'intérieur des pays ottomans, le voyageur
» trouvera à peu près complètement dénué de secours, car les médicastres
toits ou même grecs ne présentent aucune garantie, d'ailleurs plusieurs de
DOS routes traversent des régions complètement désertes, aussi croyons-nous
utile de donner quelques indications sur les maladies auxquelles le voyageur
est spécialement exposé en Orient. Nous lui indiquerons plus loin une phar-
aade sommaire dont il fera bien de se munir en Europe.
Le coup de toUil peut avoir une extrême gravité en Syrie, en Arabie et ^Q Egypte : il amène un véritable érysipèle phlegmoneux de la face et du cBir dievelu, et par la propagation de l'inflammation aux enveloppes du '•«rTtati, il peut amener la mort en quelques heures^ la saignée, de larges ^ittnons d'eau froide sur la tête sont à peu près le seul remède dans ces