GÉOLOGIE. — MÉTÉOROLOGIE
tés av^ UUâ et au terraia jurassique ; et^ sur les bords de la mer Rouge, dans le Tigré, dans le Sémen, dans le Chiré, les périodes tertiaires et mo^* deri^ea son^ jcepréseatées par des dépôts sédimentaires variés et par de grands ^^assiifs de roches éruptives, trachytiques et basaltiques. Le pays renferme des volcaud éteints, des iiources thermales, des mines de fer. Il y a des lacs salifères dWe grande richesse dans la région comprise entre la crôte Pi. fi. du plateau et la plage de la mer Rouge. Presque tout le lel qui se consomme en Abyssinie çu qui y circule comme monnaie provient de ç.ç^ lacs.
VégétQfUjf. "^ La configuration si fortement accusée de TAbyssinie a pour ejG[et d*y créer plusieurs régions naturelles différentes par le climat ety par suite, pa^ la physionou^ie tout entière de la création. Les hautes terres ou degas, dont la température pendant le jour est de 10 à 12% produisent: l'orge, qui croit jusqu'à la hauteur de 40ou met. ; le gibaroua^ arbre particulier à TAbyssinie^ qui grandit, Qeurit une seule fois, se dessèche et meurt; en&n le kovo, arbie de 20 met. de hauteur, de la famille des rosacées, 40A( Ic^ fleurs rougeitres agissent activement contre le taenia. Les pàluragea y nourrissent une belle race de chevaux et de nombreux bestiaux qui errent en liberté. La région des Quaina-degas, qui occupa les plu3 larges surlaces , produit toutes les graminées d'ii^urope, et d'autres spéciales i l'Abyssinie, telles que le theff, Vadja et la dokne. On y trouve le kolkoual, euphorbe particulier à l'Â^yssinie. Ses ramifications sans feuiUes préseoteut l'aspect singulier d'un immense candélabre. Un arbre à thé, l'olivier en forêts^ le genévrier, la vigne, l'oranger, le dattier, le pécher, l'abricotier y prospèrent; c'est la région la plus riche et la plus peuplée. Les basses terres ou koUai, dont la température est de 25* à 36% ne permettent plus la culture du froment; mais le dagousMa, qui sert à faire de la bière, le cotonnier, l'ébénier, l'indigotier, le baobab,^ le safran, la canne à sucre, ie caféier, que l'on dit aborigène de l'Énaréa et de JUfa, le bananier offrent à l'homme de spiendides moissons. La flore médicale est, d'après i^etit, excessivement riche.
Animaux. — La faune se distribue comme la flore, selon les altitudes* Dans les zones iOiférieuves, le lion^ la panthère, Thyène, le rhinocéros, l'éléphant sont abondants; des milliers de singes peuplent les forêts; on y trouve aussi la gazelle, la girafe, l'antilope et ie zèbre. Les reptiles y atteignent des proportions meastxueuses et des myriades d'insectes malfaisants remplissent l'air ou fourmillent dans les bas-fonds. Dans les zones moyennes, on trouve (|ueJ4ues espèces de singes, l'hippopotame, qui habite particaUècenent le Lu Tzaoa, bi civette. Les moutons des hautes terres sont remarquablfis par la longueur de leur laine.
Paroù lea oiseaux, oa remarqua l'aigle, ie vautour, le milan, qui planent pat bander d» plu&ieur4 milhécs. Signalons encore VindicaUur tnange'* mûlf qui attire l'homioe à la chasse des lions et des éléphants et des ruelles, en l'appelafti jusqu'à ce qu'on le suive et en le dirigeant vers l'objet de sa chasse.
§ 4. — Méléorotogi*. — X-es saisons ea Abyssinie sont à Tinverse de nos cUiDatSi. La saison des pluies dure du mois d'avril à la fin de septembre. Les piiiieavoiit croisMMil de mai en. ao&tet cessent peu à peu. Sites présentent presque tous les jours le môme caractère. Dans la matinée, le ciel
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est pur et le soleil splendide. Yen midi, les nuages s'amoDcellent ; le tonnerre éclate et la pluie tombe par torrents jusque vers le soir. Le lendemain, la même scène recommence.
La température du plateau abyssin est, pour un même lieu, très-uniforme; mais elle varie nécessairement avec Taltitude, à ce point que Bruce. au pied d'une montagne du Sémèn, à 2100 met., constata une température de. 14' 44', tandis qu'à 3000 met. le tbermomètre était à zéro. Le même observateur a relevé pendant seize mois la température à Gondar (2200 met). Le minimum mensuel se trouve au mois d'août, 13*»49, et ie maximum au mois d'avril, 22', 17, ce qui réalise, dit M. Daily {Dieiionnain des sciences médicaleSf I, p. 248], la conception du printemps perpétuel. A Adoua (190 met.), d'après les observations faites par M. Lefèvre en 1841 et 1842, la température a oscillé entre 16^ et 25*, dans les mois de juin, juillet, août et septembre.
Ces données ne s'appliquent, bien entendu, qu'au plateau abyssin. Stir la zone comprise entre les montagnes et la mer, les phénomènes météorologiques sont tout autres. Les pluies y coïncident avec l'hiver, c'est-è-dire de novembre à mars et avril. MU. Ferret et Galtnier ont, de plus, observé ce fait remarquable que, pendant la saison des pluies sur le plateau, les terres situées entre la mer et les montagnes ne reçoivent pas une goutte d'eau. Ce phénomilne tient, d'après eux, à ce que la colonne d'air chaud qui s'élève d'un sol trop fortement échauffé empêche, en s'élevant, les nuages de se cond^iser.
Ce sont les pluies régulières du plateau abyssin qui déterminent la crue du Nil en Egypte (V. p. 38). Cette coïncidence a été pour la première fojâ, croyons-nous, mise en évidence par sir Samuel Baker.
§ 5. — Divisions territoriales. Populations. — Nous avons vu ci-dessus que le Tacazzé partage le plateau abyssin en deux grandes régions, le Tigré et l'Amhara. La capitale du Tigré, depuis la ruine d'Axoum, est il doua; la capitale de TAmbara, Gondar. Chacune de ces régions est partagée en un grand nombre de provinces et chaque province renferme à son tour un nombre plus ou moins grand de districts particuliers. Nous nou? bornerons à signaler les plus importantes de ces divisions territoriales.
Dans le Tigré, les provinces principales sont : le Hamaçenf à la point; extrême du plateau, vers le N., capitale Dobarouo; VAghamé, capitale Adighérat, sur le bord extrême du plateau, au-dessus des plaines de sel; 1« Tigré propre, avec Asoum, la vieille métropole (F. p. 707), et Adoua^ la moderne capiule du pays; l'^nderea, capitale Tchélikot, une des pUÎoes los plus importantes du N. de l'Abyssinie, enfin le Icula, la province la plus méridionale du Tigré, capitale Sokota. — Dans l'Amhara, nous citerons : le Beghamider, la plus grande province de l'Abyssinie, avec Gondar, capitale moderne de tout le pays, Débra-Tabor, Débra-Mariam, Kirabsa, etc; le Sémèny que Ton peut appeler la Suisse de l'Abyssinie, avec Entchetkab et Dobarek; le GÎgam, qui a aussi de très-hautes montagnes, et que l'Abbaî circonscrit, capitale Mota; le Damot, un des plus beaux pays de l'Abyssinie. Il faut citer encore le Choa, qui forme la partie orientale de l'Amhara et l'extrémité S. E. de toute l'Abyssinie. Le Choa a un très-grand nombre de villes, dont la plus importante est Ankobèr.
Anihropoiogie. — Les types humains qui peuplent cette contrée pré-