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KOUTE DJiS* ISRAÉLITES. 719
trois personnes. Les lits (généralement en fer}^ lesUbles, les cbaises et tous les accessoires de la tente doivent être examinés et vérifiés. I^s tentes doivent être pourvues de cordes de rechange et d'une double provision de pieux et de maillets. L'eau sera emportée dans des barils exactement fe^'més ou dans de larges outres (gerbëh). Le touriste fera bien d'avoir sur sa propre monture un petit tonnelet d'eau et quelques gourdes ou Hacons recouverts d'osier (préférables aux femzemiyèh , ou sacoches de cuir). L'eau amëre ou saumâtre des sources sera utilement coupée par du jus de citron, des spiritueux, du café concentré, du thé.
Quant aux provisions, le voyageur doit se persuader qu*à partir de Suez il ne trouvera plus rien, si ce n'est quelques moutons près du Sinaî. Outre les viandes conservées et les vivres ordinaires, on emportera une provision de poules, de pigeons, de dindes pour tout le voyage. Du lait concentré sera aussi utile. On pourra laire cuire du pain au SinaL Les oranges sont un vrai régal.
Le prix de location des chameaux, fort variable, est en moyenne de 9 à 12 fr. par jour. Nous avons vu (p. 235) que, dans une excursion de quatre voyageurs, le prix peut descendre à 40 fr. par jour (vins non compris).
Le voyage de Suez à Sinaî et retour peut durer de quinze jours à trois semaines, suivant le temps que Ton consacre aux étapes et au couvent. .
Pour la pharmacie de voyage, les vêtements et la coiffure, V. notre Im^?
TRODUCTION GÉN£RALE.
Quant à la selle du dromadaire, à la manière de s'y tenir, T. p. 205 et
Aoate anMm par l— ItmëliUis, d'éfypt* «i mont SlnaX.
L'intérêt de la route du Sinaî réside presque entièrement dans les souvenirs bibliques qui se rattachent à la sortie des Hébreux et à leur, marche dans le désert. Nous indiquerons, dans le cours de notre description, les endroits qu'on a essayé d'identifier avec les étapes mentionnées dans l'Exode et dans le livre des Nombres, ainsi que les objections qui ne peuvent manquer de se produire en un sujet aussi difficile. Mais nous croyons utile de mentionner dès à présent divers itinéraires supposés. Le point de départ des Hébreux est appelé, dans la Bible, Ranisès (Ex., xii, 37; Nombres, xxxiii, 3, 5). Divers noms ont été proposés pour l'identification de cette ville. Les principaux sont : Babylon (aujourd'hui Vieux Caire) (F. p. 345); Héliopolis (Mataryèh) ;un endroit mal déterminé, dans le Ouady-Toumilât, oii l'on voit encore aujourd'hui un monument du temps de Bamsès 11. Enfin, tout récemment, on a proposé Tanis (San). Les partisans de la première identification admettent que la route, à partir de Ramsès, traverse le désert Ouady el-Tih, passe au pied du mont Atakah et rejoint la mer Bouge au-dessous de Suez. La seconde hypothèse, plaçant la route un peu plus haut, la fait passer par le Derb el-Hamra. C'est l'ancienne route de la malle des Indes. Elle aboutit un peu au N.de Suez, près de la têle actuelle de la mer Bouge, et le passage est alors placé aux environs de Suez. La troisième hypothèse assigne aux Hébreux comme route le Ouady-Toumilât, et les fait arriver en unpuintsitué.près des modernes Lacs Amers ou du Lac T^msah, qui faisaient autrefois partie du golfe Héroopolite. Là, la mer Bouge était suffisamment étroite pour être traversée par toute la tribu dans une seule nuit (Ex., xiv).