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PALEHME.
ûQ nB»|Be la stala dePhilippe V, sf tt fairt figares d'eacUves.
UfttkédraU», située à l'O. de la pttca ReUe, sur uoe place particuli^rt IPiaxsa del Uuomo , avec la aairn de sainte Rosalie), présente fia esseable de constructions fort jajcsliieax, bien que lo style en soit ifês-mêlé ( notamment un àùme moderac très- médiocre). Il ne reste flo que de faibles portions de Téiizct du zii* s. (1170). La façade xodeotale du xiv* s. est un riche ipeamtn d^arcbitecture ogivale siciUoae. Une haute arcade à ogive .û.ntla cathédrale au beffroi. L'entrée latérale de Téglise est aussi fort iitlk, L*mtérieur, de style corinwico, a été malheureusement modernisé. On y remarque pourtant un mu grand nombre de monuments fuaéraires des anciens dominateurs •ie I île. -» La ville possède un assez gra£d nombre de belles églises, mais ^ voyageur pressé fera mieux de les ^i^r pour visiter l'Université »ec ses musées de sculpture (restes ùe Séiinonte) et de peintura (tableaux (l'Antonello de Messine, du Monreaieâe, du Corrige, etc.), ainsi que les pUcia principales de la ville : Piana JbrtiM (Giardino Garibaldi), près de 1â rue Toledo et du port, récemment Uuuloriaëe en square; Piaxia Fiera ^techia (sur un rocher, statue du Gé njëde Palerme) ; Piajsa Bologni (statue de Charles-Qumt) ; Piaxsa Pretorîaavec ie Palais sénaiorial, les palais Bardonaro et Serra di FaUo, et une feiataine colossale exécutée en 15o4 ; enfin la Piaxia San Domenieo avec eue colonne élevée à la Vierge en IM Hors de la viUe, on peut, en Muvant la Strada délia Libéria, gruide rue qui s'étend à TO. de:»
l^aalLro Cantoni, voir un grand théâtre tout nouveau, et visiter le Jarditi is^iaif, nouvelle promenade, qui, Kkon les caprices de la mode, suppuate parfois la belle promenade de U Marine. C'est sur ces promenades ^ le ioir se réunit le beau monde.
Dans la même direction, on peut aller faire Tafceniioa dn Monta Pellegrino, Tancieu Ercta (environ 6C0 met. de haut), où lé Carthaginois Hamilcar Barca se défendit pendant trois ans contre les Romains. Un chemin qui s'élève en lacet conduit en moins de 2 h. à la Grotte d« Sainte-Rosalie, lieu de pèlerinage où. l'on ne voit qu'une petite madone de marbre de ciiBirrare couchée sous l'autel. Il faudra monter jusqu'à la statue colossale de sainte Hosalie, d'où l'on domine la mer d'une hauteur énorme. La chapelle de la sainte a été détruite et la statue décapitée deux fois par la foudre ; on a renoncé à lui donner une troisième tète; les deux anciennes sont dans uu trou à ses pieds. De ces hauteurs, on jouit d'une vue superbe sur la mer et la plaine de Palerme. (Environ 4 h. en tout, aller et retour. La descente est plus fatigante que la montée, car les dalles et les roches sont ghssantes.) — On pourra s'arranger pour visiter au retour la Zisa {Strada degli Emiri)^ petit* palais carré mauresque situé à 1 mille à l'O. de Palerme vers Olivuzza, et la Cuba (de l'arabe Koubba, coupole), de même époque, qui sont de charmants échantillons de l'architecture sarrasine.
Mais l'excursion principale des environs de Palerme, celle que l'on ne doit manquer à aucun prix, dût la visite delà ville même en être abrégée, est la cathédrale et le cloître de Monreale ou Morreale, situé à 4 milles au S. 0. de Palerme, en haut d'une montée assez raide (3 h. environ, aller et retour, en voiture). Le Duomo ou cathédrale est remarquable à l'extérieur par son style simple et sévère.
On en fera le tour pour voir la partie extérieure de l'abside, richement décorée d'arcatures ogivales et de mosaïques, et au portail occidental les belles portes de bronze attribuées à Bonanno de Pise (1186). L'intérieur, divisé en trois nefs séparées par 18 colonnes de granit oriental, est
DE MARSEILLE A MALTE
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décoré de mosaïques qui n'ont d'analogues et de rivales que celles de Saiiit-Març de Venise, celles des édifices de Ravenne ou de Salonique, et surtout de Sainte-Sophie de Constantioople. — Le cloître du couvent, attenant à l'église, est abandonné, mais sa colonnade (216 colonnettes) est d'une éléganoe incomparable.
Une autre excursion à l'E. de Palerme, celle de Bagheria ou Bagariay est recommandable surtout au point de vue des beautés de la nature. On y voit quelques villas d'une bizarrerie qui touche au burlesque. On peut y aller en chemin de fer, mais il vaut mieux prendre un callessino (cabriolet découvert) .
UExcursion du tour de la Sicile ne saurait trop être recommandée au touriste maître de son temps. Cet admirable pays résume à lui seul, selon nous^ les montagnes et la mer azurée de l'Italie, la végétation de JAfrique et les monuments de la Grèce. Enfin l'Etna est une des merveilles de la nature, et le plus con> sidérable des volcans de l'Europe.
L'excursion est singulièrement facilitée aujourd'hui par les bateaux à vapeur (paquebots-poste siciliens) qui font le tour de l'île dans deux directions opposées, celle de Palerme & Syracuse par IVapani, Marsala, Sciacca, Girgenti et Licata; et celle de Palerme à Messine, Catane, Syracuse, que nous allons décrire, parce que c'est la route la plus suivie. Mais à ces voyages par escales, il faut encore, en attendant Pachèvement du réseau des chemins de fer, préférer l'excursion par terre, et surtout l'excursion à petites journées à dos de mulet, avec un guide pris dans les principaux hôtels de Palerme. Le tour de la Sicile ne demande pas moins de 30 jours, encore faut-il se presser. On peut l'abréger, en profitant sur certaines routes des tronçons de chemins de fer et des diligences, ou des communications
maritimes, soit en bateau à vapeui soit en tperonare (barque pontée] .\insi, prendre la diligence jusqu' (]alatafimi (près du Temple de Ségesti et regagner Trapani (excursion a* mont Eryx)., — De Trapani à Gir ^enti, il y a avantage à aller pa mer, en touchant à Selinunte. Gir genti est par ses anciens temple grecs, et par sa végétation tout afri caine, le point le plus remarquable de ce voyage. De là, le voyageur qu n'a pas le temps de gagner Gâtant par le pays montagneux de Galtani^ setta et de Castro Giovanni (l'antique Enna), vHles très-pittoresques^ pourra par mer gagner Syracuse en doublant le cap Passaro. De Syracuse à Messine , chemin de fer. A Syracuse, antiquités très-remarquables :
murailles , catacombes , latomies , oreille de Denys, théâtre grec, amphithéâtre, tombeaux antiques, temple de Minerve, fontaine Aréthuse et fontaine Cyané, etc.; à Catane, beaux couvents, ascension de TEtna trèsrecommandée (7 h. 1/2 de montée dans la cendre à partir du village de Nicolosi (3 h. de Catane), où l'on trouve guide et mulets). — A Giardini, s'arrêter pour monter àTaormina (théâtre grec admirable) ; à Messine (V. R. S) on trouvera la correspondance pour Malte (V. pour tout ce voyage l'excellent Guide en Italie et en Sicile de M. Du Pays, ou VltaUe diamant).
La route de Palerme à Messine par la côte N. sera prochainement parcourue par un chemin de fer, dont deux tronçons sont exécutés. La route de terre à mulet est fastidieuse et doit être évitée. Le trajet peut se faire par mer (bateau à vapeur en 9 h. environ : il y a un service par escale (F. Renseignementt généraux). C'est celui que nous décrirons sommairement parce que c'est celui que suivent les voyageurs en Orient, lesquels feront bien de consacrera la Sicile quelques jours , mais pas un temps trop long, qui pourrait ap-
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