I. DE MARSEILU A QÊNES
3 4 milles siarins 03 377 kil. — Trajet en 23 h. environ.
Pour la sortie de Marseille, jusqu'à la rade de Toulon, V. route 1, p. 1.
—Au delà de la rade de Toulon, s'arrondit le golfe de Gien et s'avance la presqu'île du même nom, en face de laquelle se dresse en mer l'Ile pittoresque de PorqueroUes, la première des fies d'Hyëres. Suivant le temps, le navire passe au large, ou, tournant à TE. et à TE. N. E., il s'engage entre la délicieuse rade d'Hyères et la rangée des lies du même nom (Porquerolles, Bagaud, Porcros et l'île du
Nice, avec ses riactes construcUoi apparaît ensuite, dominée par 1 vaste amphithéâtre de montagaes q s'étendent jusqu'aux sommités m geuses des Alpes. Un cap rocaillei sépare cette ville de la rade et ( petit port militaire de ViHefranch protégé du côté de i'£. par la poia du môme nom, qui porte un phar et au delà de laquelle on range pointe. et la tour de Saint-Hospice. I golfe suivant est dominé par di montagnes abruptes sur lesquelles 0 pourra distinguer à une grande liai teur le tracé de la célèbre route d la Corniche, entre les villages pitt( resques d'Ëza et de la Turbie. Ce dei
Levant). Après le cap Bénat, qui clôt nier s'appuie sur un promontoire n à l'E. la rade d'Hyères, on double et bizarre, nommé la Tète de chien
les caps Lardier et Camarat, qui mas quent le golfe étroit de Saint-Tropez.
Le navire incline beaucoup plus au N. £. et l'on découvre le beau golfe de Fréjus, où Bonaparte débarqua à son retour d*Égypte. Au delà de Fréjus, la côte se relève considérablement avec les montagnes déchiquetées de VEsterely dont la pointe la plus avancée, le cap Roux^ marque l'entrée du golfe de la Napoule, au fond duquel, sur une montagne éloignée, se montre la ville de Crassef ot, sur le rivage, le port de Cannet, entouré de riches villas. On range ensuite les îles de Lérins (Sainte- Marguerite, célèbre par la captivité du Masque de Fer, et Saint-Honorat, qui montre du côté de la haute mer les ruines d'un vieux château bâti par les moines de Lérins) ; puis on voit s'arrondir le golfe Jouan, où Napoléon débarqua en 1815, à son retour de ri le d'Elbe, et que limite à TE. le promontoire allongé de la Coraupe, dominé par le grand phare d'Antibes, dont le feu est visible à 37 kil. au large. Derrière ce promontoire se montrent le port et la forteresse d'Antibes, d'où la côte fuit presque directement vers le N. jusqu'à l'embouchure du Var^ ancienne limite de la France et de l'Italie.
derrière lequel on découvre la vill de Monaco, bâtie sur une presqu'il< rocheuse, et séparée par une ans( connue dans l'antiquité sous le noa de Port d'Hercule, du promontoire sur lequel on a bâti le nouveau casino. Au delà de Monaco, on découvre sur la montagne le village de Roquebrune, et après avoir dépassé le cap Saint-Martin et son sémaphore, la charmante petite ville de Menton.
A TE. de Menton, au milieu des falaises abruptes du cap de la Murtola, on peut apercevoir le pont Saint- Louit, grande arcade jetée sur un ravin, qui marque la frontière actuelle de la France et du royaume d'Italie. Bientôt après se montre la forteresse et la petite ville de Ventimiglia^ bâtie à l'entrée de la large vallée de la Roja. La côte s'abaisse ensuite vers le promontoire de Bordighera, célèbre par la culture des palmiers, ainsi que la petite ville de San Remo qui lui fait suite. On n'a plus rien à voir jusqu'aux deux ports jumeaux de Porto Maurizio et d'Oneglia, bâtis en face l'un de l'autre, l'un sur une colline qu'il couronne de constructions pittoresques^ l'autre sur une plage basse. Au delàd'Oneille, on se dirige directement sur le cap délie Melle, qui marque le milieu de
[ROCTE 3]
GÊNES. — UVOURNfi.
la n^tn et Gènes, entre cette ville et !€a. Ot berdi promontoire est coonoé fan sémaphore et d'uu pliife de premier rang, visible jusfu'iSîi^ A partir de ce cap, la càieét Ugarie court presque directeaatay S. et Toa gouverne sur le cip de .Soli, laissant à gaucbe Tile deGiikaua, les villes d'Alassio, d'Al- ^Q^deLoanoet de Finale. Un peu iâtasâthi c^ de Noli, on remarque (^aigoifiqoes falaises rougeâtres u ^ûc desquelles serpentent la nsie de la Comicbe et ie chemin ^ fer de la Ligurie. A partir de ce ^\, le Davire pousse au large en ^iiihgeant direciament sur Gènes, ;^^^aat assez loin vers la gauche '>eùte vUle de Noli, enlourée ^ Burailles et de tours pittores- V^- la petite baie de Vado, le n£d port de Savone, Yarazze et eda foUri à partir duquel la côte « coQTre de villas et de palais an- ^^^^^^fit la métropole de la Ligurie.
^ ptutre de la Lanterne, qu'on a pu ^•eicefoir depuis longtemps, marque v^'ite da port, et dès qu'on Ta dou- HU ville tout entière s'offre aux J^iris du voyageur avec son vaste ^]^\biéàtre de palais, de construc- ^^iiouTelles et sa couronne de forîttttses.
^^t { T. Eerueignefnents yéné- ^ttx à la fin du volume, pour les hô- '^; correspondances maritimes, che- »^ ûe fer, etc.).
^ devra visiter à Gênes : le port,
^P^ et la cathédrale de San-Lo-
'^020, ^e pont et Téglise Santa-Maria
'Ji CâTiguano, la belle vue des forli-
^iio&s, U promenade de VAequa-
^f Véghse San-Stefano (un tableau
^ Baphtél) ; les rues Nuova, Nuovit-
'^ «l Haibiy avec leurs palais prin-
=^, Brignole'SaU, BMi^Palla-
'^leùu, idorno, etc., ornés de belles
«alênes de tableaux; l'Université, le
^iàlaCittà, réglise de VAnnufi-
^1 magnifiquement décorée ; la
I^ de ÏAcqua Verde, avec la sta-
^^ Christophe Colomb, et la
gare du chemin de fer ; le palais Doria et ses jardins en terrasse sur le port; VAlbergo dei Poteri, avec une Hetà^ attribuée à Michel-Ange, etc.
S. DE QÊNES A LIVOURNÈ.
8j milles marins ou 148 kiL 1/2.
Ce trajet se fait toujours de nuit, et, à cause de sa brièveté, on ne part qu'assez tard, de sorte qu'on ne jouit môme pas des beaux aspects que présente la rivière orientale entre Gènes, Nervi, Recco et le promontoire de Porto-Fino. Du reste, à partir de ce promontoire, on s'éloigne de plus en plus de la terrre, laissant à g. le charmant golfe de Rapallo, les villes de Chiavari et de Sestri di Levante, La céte ne présente plus de localités importantes] usqu'à la pointe de Porto- Yenere et File Palmaria qui annonce l'entrée du beau golfe de la Spexxia.
Le navire est déjà très au large, et ce n'est que de loin qu'on pourrait apercevoir les montagnes de l'Apennin qui, du reste, à partir de Massa-Carrara, s'éloignent de la côte pour s'enfoncer à TE. dans l'intérieur des terres.
£n approchant de Livourne, on découvre une côte basse et sablonneuse, couverte seulement de pins maritimes entre lesquels on distingue par les temps clairs la tour inclinée et les dômes de Pwe, au pied du Monte- Pisano. La chaîne des Apennins au N. E. de cette ville a pour point culminant le Monte-Altissimo. Au S. de la grande plaine qui marque la vallée de TArno, une chaîne de collines aboutit au Monte-Nero, devant lequel l'œil rencontre les phares et les tours du port de Livourne. Au large, une petite tour blanche signale l'écueil de la Meloria^ tandis qu'au S. 0. se dessine yiie de la Gorgone, On mouille dans l'avant-port de
Livourne (K. Renseignements généraux). Il n'y a à voir à Livourne que la statue d.u grand-duc Ferdinand I*', avec ses quatre esclaves de
DE MARSEILLE A MALTE
[ROUTl
bronze, p&r P. Taoca ; la grande place d^Àrmes avec le Dôme, la place des Deux-Princes avec les statues des grands-ducs Ferdinand et Léopold II, le palais Mrderel, la place et le réservoir, appelé Cistemone ; la plage des bains et la promenade desCofctne dilardema. Cette ville de commerce, qui s*accrott incessamment, n'a d'autre intérêt que son aclivité et Taspect de sa population mêlée. On y vient l'été de toute l'Italie pour les bains de mer ; tous les jours il y a bals, concerts, théâtre, courtes, etc. Elle n'offre d'ailleurs aucun intértît à l'artiste et à l'archéologue, mais ceux-ci pourront sans doute profiter du chemin de fer pour aller à Pise, et revenir à temps pour l'embarquement.
Pite. On visitera : les quais, le pont, réglise Santa-Maria dellaSpina, et les célèbres monuments réunis sur une seule place : la cathédrale, la tour penchée, le baptistère et le Campo-Santo; on peut encore voir la place des Chevaliers, où s'élevait la Tour de la faim, qu'a rendue célèbre le supplice dIJgolin, et l'église San-Stefano; puis aller aux cascine de San Rostore.