DE LIVOUflNE A CIVITA-VCCCHIA
120 millet marins oo 239 kil. — Trajet en IS h.
En quittant le port de Livourne, le navire range d'assez près la plage, où s'élèvent sans cesse de nouvelles constructions, et l'on se rapproche de la petite chaîne du Monte-Nero, où s'élève un sanctuaire célèbre. On laisse au large, à l'O., l'tle de la Gorgona, et bientôt on découvre vers le S. Capraja, puis File d'Elbe et par les temps clairs le cap Corse. La côte se creuse et forme un. petit golfe, où se jette la Cccina. A mesure qu'on approche de l'Ile d'Elbe, la presqu'île de Piombino, qui d'abord paraissait une lie sortant des ondes, se rattache peu A peu au continent. Â dr., au S. 0., vers le milieu de la côte montagneuse
de rUe d'Elbe, la viUe de Porto- F rajo te reconnaît le jour à ses fort calions élevées, et la nuit à sora de port. Un autre phare s'élève milieu même du canal piombino^ l'Ilot de Palmajola. Après quatre ix res de navigation, on franchit lo nal de Piombino, laissant à g. la vi et lo promontoire de ce nom, puis golfe profond de FoUonica, étendu. S. E. jusqu'à la petite lie Troja ; range à dr. (à l'O.) les lioU dfi F^ majola, de Cervoli et la côte abru| de l'Ile d'Elbe qni présente un s« port, ParUhLongone, où se charg-e les beaux minerais de l'ile d'Elbe e ploités aux fonderies de FoUonio sur le continent. Ad delà du cap C lamita, pointe extrême de l'Ile d'Ell au S. E., on peut de jour aperce vo au large les lies de Pianosa et de Moi tecristo : la dernière doit à la pi un d'Alexandre Dumas une célébrité ei ropéenne. La nuit et la distance d^ robentaux yeux le golfe de Grosses les bouches de l'Ombrone et les p€ tites fies appelées les Formiehe <lc fourmis). La oôte projette au loi dans la mer le mont Argentaro, qu paraît d'abord une Ile montagneuse On passe après 8 h. de navigatioi dans le canal compris entre ce pro montoire et les tles du Giglio et d* Giannutri, les dernières de l'arcbipe toscan. Au lever du jour, une côt< basse, inculte et déserte, où s'élèven à peine quelques leurs isolées, et plu* avant dans les terres, des montagne:
monotones, tel est le premier aspeci de l'ancien État romain. La petite ville de Cornelo se montre sur une colline, et bientôt au S. E. on aperçoit les clochers et les fortins arrondis qui défendent le port de
Civita-Vecchia (F. Renseignements générauT), — Civita-Vecchia n'offre absolument rien d'intéressant au voyageur, si ce n'est l'aspect extérieur de la forteresse bfltie par Michel-Ange. Les églises ne valent pas la peine d'être visitées. Rien de plus difficile que d'utiliser son temps de
} [mm 3] CIVTTA-VBCCHIA. — CORNETO,
rcttcèt Ah cette villa insipide. On
peut CBfBiiity mais à la condition
de i^pmàn dfei son débarquement,
se nâèi soit parie chemin de fer du
li^ico^MàaTecan bon calessino, À
C^fun. petite ville située à 12 milles
«:a&3S;]6 kil.) au N. On y voit une
sKKfibJe étrusque avec des cbam-
im iépiilcnies couvertes de peintu-
ns tRKvieiises : il est bonde 8*in-
f«aer i Corneto si le gardien {eus-
^ M trouve près de ees chambres,
seat éloignées de 15 min. de la
fjA Coraeto lui-même présente des
asaillcs pittoresques et quelques
îito palais délabrés. Il ne fout pas
^P l'f attarder, car rezcursion to-
tiie demande S à 6 h., et le paquebot
T?fKt de bonne heure.
^ ««rtiees direets existent de Mar^
^i k Civtta-Yecehia et à Naples, et
cs^roate êtaat asses fréquentéa par
.«! françAis, nous detont la décrire
ifiêvcflMot. — Pour la sortie de Uar-
t£^ f. IL 1, p. 1. — A partir des lies
;^7«res, le naTïre gagps tout à fait le
•^^ ce se dirigeant direotement à TE.
^«sV^o, la cdio de France reste en*
(«e iMfteiDpe en vae, à caose des hau-
^ ■oatagiies qai Tiennent baigner leur
Mdaas laiAediterranee.Ce n'est gaëre
qa'iffes s b. de navigation qu'on cesse
i^Toiraoenne terre à Thorizon, et, 4 ou
j i plos tard, les hantes montagnes de
'•& Cène apparaissent an 8. E. Il faut
«More conpur ^ b. pour voir distincte»
°^t It cap Corse, beaucoup moins éleTé
^ Ws montagnes du centre de llie.
U dîftaaee ne permet d'ailleurs de dis-
^i^^foer ancon détail vers les golfes de
uItî et de San Fîorenso. An boni de H h.,
^ cap Corse se présente arec toes ses
^tailk A sa pointe, et directement de-
^'^ 1« saTïre, se montre Tilet de Giror'
SK ci an peu plus an M., mais à une
Pude distance, Tile de Capraja. On
a«t eseore 2 b. A atteindre le canal qui
^^pve IHot et le phare de Garaglia du
^ Corse, dont les falaises présentent
'«beaux aspects. En même temps, on
*WBeiiee A apercevoir nie d'Elbe, et
^Pîs i^r doublé Is cap Corse et les
^ de Finoecbiarolo, le navire se di-
M* tt s. E., sur nie d'Elbe, dont on
■«^ 3 à 4 b. A atteindre l'extrémité
^' 0. Llle présente, de ce côté, une
belle montagne qoi baigne son pied dans la mer. Au S. se montrent les Ues de Pianosa, de Formica et de Montecristo.
Pais on perd de vue la côte méridionale de rilo d*Elbe pour atteindre, après environ 4 h. de navigation, le canal compris entre Tlle de Giglio et le Monte-Argentaro. — De ce point à Civita-V ecehia, K. ci:dessas, p. lO, b.