‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 58 sur 408 · EXCURSION Â GOZZO · texte numérisé non relu

EXCURSION Â GOZZO

50 c; F. t I, Grèce, p. 251, a). Les deux montants ont. Tan 3 met.

43 c, raatre 3 met. 23 c. de hauteur. Le festibnle qui fait suite a été mal* heareiisement transformé en étable, et rinlériear de Tenceinte sacrée est joechée de débris. Le rivage voisin est creusé d'une multitude de foêses cirnietres. profondes d'env. 3 met., dont les parois toutes calcinées présfoscat les traces évidentes du feu.

Aasa&at-il y reconnaître probablesesii Jes foyers où Ton allumait les ttui qui faisaient partie du rituel renfitQi de THercole Tyrien. — C'est fsr erreur qae Houel avait cru trouver U temple de ce dieu dans une belle muiaiUe régulière de 30 met.

de iong, non loin de la Madenna ad Nirtt, sur la route de Casal-ZeitouD.

—On a trouvé en 1874, près de Uartt, un ctm«tiére creuié dans le roc, fonoé de deux grandes chambres ifec plus de ÔO tombes qui paraissent remonter aux premiers chrélieos.

Vigliu de Saim-Gré^oire à Zetloun ^ une des plus révérées de l'ile.

Dans la région voisine du temple de Xekart &as la Contrada d% Me- «tauef, on signale encore la Giganttja os Chor-eUGigarUxidJUTe des géants), lacienne citerne carrée, de 10 met.

de cété et de 4 met. de profondeur.

12 piliers massifs, rangés en trois fies et très-bien jointoyés, soutienoeat one soffitte plane, la seule voûte qoi fat connue des Égyptiens et des Phéniciens. De Zeitoon on revieot visiter les fortifications de Cott»er, Cilti-Vittoriosa, laBurmolaei Il Single, et Ton rentre à la Valette Cv le Corradin, le Casai neuf et la Kioriana.

YtL ■xeorslofi à Oosao.

(CetU exeorsioo demande un ou deux jours.)

On M rend de Halte à Gozzo, soit directement par mer , soit en allant l'embarquer i Marfa, à l'extrémité 0.

delUe de Malte. Dans le trajet, on

passe près de lllot de Cumino, qui doit son nom à ane espèce d'anis, le cumin, qui y croît avec abondance.

L'ile de Gouo, l'antique Gaules, éloignée de 8 kil. de Halte, a environ 24 mil. anglais (38 kil. l/2j de circonférence, 9 mil. (14484 met.) de long et 6 mil. (9650 met.) de large.

Gaulos a été, comme nous l'ayons vu, assimiléeavec l'Ogygîe d'Homère.

Dans l'histoire, elle est souvent mentionnée par les écrivains de l'antiquité : elle a d'ailleurs suivi constamment les destinées de Malte et a appartenu comme elle aux Phéniciens, aux Carthaginois, aux Grecs et aux Romains. Procope la nomme aussi duis le récit d'une des campagnes maritimes de Bélisaire (Beii. v, 1, 14). L'absence de ports l'a toujours constituée à l'état d'infériorité vis-àvis de Malte.

La population est aujourd'hui de 15495 hab. (y compris la popul. de Cumino). On y, trouve plus de végétation qu'à Malte, mais pas de grands arbres. On y cultive avec succès le blé, le coton et les arbres fruitiers.

Elle produit aussi de l'albâtre. Ses habitants sont d'excellents marins et se livrent à la pêche et à la chasse des oiseaux.

On débarque à la Calle Miggiaray petit village près duquel on aperçoit le fort et la cité Ckambray. On trouve à Miggiara des ânes et des voitures pour se rendre à Habhato , la forteresse et !e chef-lieu de llle, bAti sur une colline élevée, où Ton remarque dans une grotte une soixantaine de tombeaux antiques. Près de Casai- Ze66ottg on peut visiter un couvent de capucins et une autre groUe qui n'a, du reste, rien de bien remarquable.

Un peu plus au N. est la saline de l'Horloger. C'est une plate-furme de rocher qui s'étend au-dessus d'une grotte dans laquelle pénètre la mer.

Uii horloger maltais y fit creuser un puits pour élever l'eau de la mer jusque sur la plate-forme, où il espérait la faire évaporer. Son attente fut

MALTE

trompée, car la roche était trop poreuse pour tenir l'eau. Mais, un jour de tempête, la mer s'engouffrant dans le puits, jaillit par son ouverture à plus de 20 met. de hauteur, et, en* retombant, inonda les terres voisines à plus d'un mil. de distance. Vainement on a bouché le puits avec de grosses pierres, la violence des vagues et de l'air comprimé dans la caverne sousmarine l'ont déjà débouché plusieurs fois avec une violente explosion.

Vers l'extrémité S. 0. de Tile on va visiter VÉeueil au» ChampigtumM, rocher détaché à près de 100 met. du rivage, et élevé de 30 met. au-dessus du niveau de la mer. Il y croît une espèce de champignon {fungut eocdneus ou meUtentit) fort estimée. On passe sur ce rocher au moyen de deux câbles solides, tendus entre recueil et le rivage, et sur lesquels roule, au moyen de quatre poulies, une caisse qui peut contenir deux personnes : pour mettre cette caisse en mouvement on n'a qu'ik tirer sur une corde fixée au point où l'on veut se rendre.

En revenant dans la partie orientale de rtle, on visitera, près du village de Jara, la Tour des Oéanti (Torre de^ Giganii), vaste monument phénicien, qui semble avoir été consacré à Âstarté, la Vénus phénicienne dont le culte se confondait avec celui de la lune. Cet édifice est entièrement semblable aux ruines de Crendi) mais de plus grandes dimensions. L'ensemble de ces ruines est de forme circulaire; les portes sont formées de 2 larges pierres de 3 met.

de long sur 2 de large. L'édifice sacré se compose de deux temples ou enclos ayant chacun la forme d'un double trèfle. La construction est, comme celle de Crendi, formée de pierres énormes mesurant de 3 à 4 met. de' long. La première assise est immédiatement sur la roche, les pierres en sont placées alternativement une en long, l'autre en large et en trayers, de manière que l'une

d'elles rassorte alternativement en dehors du mur et en fasse un pilierbutant qui devait donner de la solidité i rédiflce» Les pierres de la première' assise ne présentent aucune face qui paraisse avoir été taillée, et elles n'élaieiit liées par aucun ciment. Les pierres des assises supérieures sont placées avec une sorte de régularité, sans être cependant régulièrement taillées, mais elles ne sont ni posées ni alignées scrupuleusement.

Le temple principal, celui qui se trouve à g. du visiteur lorsqu'il arrive, présente une entrée très4ippa> rente d'env. 2 met. de large, et formée de grandes et belles dalles fort bien taillées. Les autels, les tables de pierre et les débris sculptés qu'on y a trouvés sont analogues à ceux die Crendi, et, pour éviter les répétitions, nous ne ferons qu'indiquer sommairement les objets principaux : dans le sanctuaire à droite en entrant, deux pierres superposées avec l'ornement en spirale sculpté en creux. Dans le sanctuaire en face (à g. de l'autre), une grande dalle perpendiculaire de plus de 1 met. de large sur 4 de haut. Au fond, un grand cône (F. p. 27, h) ayant 75 cent, de haut. Le second passage, conduisant dans la deuxième partie du trèfte, est aussi formé de grandes pierres, et, près de la paroi de g on remarque une sorte de vase ciroulaire creusé dans la pierre, destiné, selon M. de la Marmora, à contenir de Teau pour désaltérer les colombes consacrées à la déesse. On se trouve alors dans un espace terminé par trois hémicycles, un sanctuaire à dr., un à g. et un au fond, dans l'axe des entrées. Le sanctuaire de dr. présente les restes d'une clôture. On remarque à l'intérieur un creux en forme de puits peu profond, taillé dans le roc, bordé d'une sorte de margelle, et qui parait avoir été destiné à recevoir le sang des victimes. En face, sur la muraiUe, à la naissance de la

[Roots 4] D£ MALTE A ALEXANDRIE.

eoariM de lliéiiiieyelê, est une pierre ■cttiplée et poreée d'an troa, qvi ét»r blitnjt, dlt-oo, une communication entre le grand temple et le temple ▼oisin, et ser^t pent-étre à rendre des ondée. M. de la Marmora n'y ^t qu'an four pour cuire les pains surée. La sanctuaire de g. est tout délabré, et lee constructions récentes qa'on ^«it an fond ont été faites par les chrétiens pour y célébrer la messe. Enfin l'hémicycle du milieu est pavé de grandes dalles qui rexhaoïeeiit d'environ 30 à 35 cent, et dont le bord est creusé d'un grand nombre de petite trous Ibrmant un dessin irrégulier qui se retrouve sur les liioee yertieales des dalles des autres sanctuaires (F. p. 27, b, sur le sens mystique de ces ornements). A rentrée, on remarque sur les dalles trois trous qui paraissent avoir servi de pivots à des portes.

Le second teniple offre les mémos dispositions que le précédent, mais il est de plus petites dimensions^ et en générai plus endommagé. Son entrée est an peu masquée par un passage oblique. Quelques traces de contmelioas, en dehors de cette entrée, font penser que de nouvelles fouilles pourraient donner des résultats. A l'autre extrémité de la façade et au ddà de l'entrée du grand temple, on voit aussi la muraille se continuer, et l'on reçonnatt les vestiges d'une porte; peut-être y avait-il un troisième temple dans cette direction.

A 300 met. environ vers l'O., près da casai Caccia, se retrouvent aussi les vestiges d'un vaste édifice de construction analogue. Deux grandes pierres de 6 met. de haut, 2 met d'épaisseur et l met. 30 o. de large forment les deux côtés de l'entrée.

Elles sont i peine taillées et leur position n'est pas parfUtement verticale. (F. pour plus de détails la longue Mrs du général Albert de la Marmera à M. Moioul Roehette, publiée dans les ÀnnàUM noueeiléf de r/fuftMa archéologique de Rome,)

Tour de GoxMO en bairque. On admirera surtout ses rochers à pie,, les vastes cavernes qui s'y sont ouvertes et où la mer s'engouffre avec un fracas assourdissant, la hardiesse des habitants qui se suspendent à de longues cordes soit pour se livrer à la pâche ou pénétrer. dans les cavernes à la chasse des oiseaux aquatiques; mais cette navigation intéressante offre parfois quelques dangers, quand la mer n'est pas très-calme.

OC MtSStnt ou oc MLTC A ALCXANDRIL

De Messine à Alexandrie, 8SS milles ou tS48 kil. — Trajet en 70 h. env. — De Malte à Alexandrie, 7S6 milles ou 1456 kil. — Trajet en 72 h.

Pour la sortie de Messine, F. p. 13, a et b). Le navire se dirige au S. et rase de moins près la céte de Sicile.

On ne voit que de très-loin les promontoires de San Alessio et de Taormina; mais longtemps après que l'on a doublé le cap délie Armi (c6te de Calabre] et pris la direction du S. E., le colossal Etna reste encore en vue et disparaît le dernier sous l'horison.

Dès lors on ne voit plus aucune terre, si ce n'est au bout de 40 h. de navigation, où l'on aperçoit au loin au N. £., comme des nuages» le sommet des monts Blancs de la Crète.

Puis tout 3'efface jusqu'à ce qu'on soit en vue de la céte basse d'Alexandrie.

De Malte, on a bientôt perdu de vue les blanches murailles de la Valette, et l'on reste entre le ciel et l'eau jusqu'à Alexandrie. Quelquefois par les temps très-clairs, vers le milieu du trajet, on aperçoit au S. la côte d'Afrique entre le cap Razat et Raz-el-Tynn, mais ce n'est qu'une apparition sans intérêt.

En arrivant à Alexandrie, on ne voit d'abord qu'une côte basse et

nae, puis quelques moulins, et des constructions bizarres qui entourent le palais du vice-roi à Gabari ; une forêt de mâts limitée à TE. par les murs blancs du palais de Raz-el- Ty^n, et la to\^r massive du phare (qui a remplace désagréablement dans les temps modernes l'antique tour de Pharos, une des merveilles du monde); par-dessus cette forôtde mâts, la colonne de Pompée et le fort Caffarelli : tel est le premier aspect de la ville fameuse d'Alexandrie On pénètre dans le port par ime passe longue, sinueuse et difficile, et l'on mouUle en iace de quais oii se presse une population criarde (F.

R. 6, pour la description d'Alexandrie).

DE BRIHDISI A ALEXANDRIE.

834 milles marins ou i&36 kil. — Trajet en 83 h. environ.

En sortant du chenal tortueux du port de Brindisi, le navire met le cap au S. E. et court pendant quelques heures parallèlement à la côte d'I lalie. Cette partie de la péninsule n'offre pas le spectacle grandiose et pittoresque que présente la côte de l'Italie méridionale du côté de l'O.

La côte £. est basse et formée de collines sans relief et sans physionomie, d'un aspect monotone, faute de grands arbres et de montagnes. C'est bien l'aspect décrit par Virgile :

.... procul obscures colles , humilem-

[que videmus Italiam. {^ntid., 1. ia,T. &3i.)

A peine Tilot et le phare avancé qui signale Brindisi ont-ils disparu que l'on aperçoit sur la côte le clocher élevé de la cathédrale de Lecce, une des villes les plus intéressantes et les plus lettrées de cette partie de

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