DE BRINDISI A ALEXANDRIE. [ROUTE 5J
l'Italie. On est déjà plus au largo quand on passe devant Otninte, la, ville la plus rapprochée de la péninsule hellénique, celle que les Turcs ont si cruellement ravagée au xv* s.
La côte italienne s'abaisse alors vers le S. S. 0. jusqu'au cap StktUn Maria^ di lAuea, tandis que le navire, gardant sa direction, gagne de plus eu plus le large. Par les temps trèsclairs, on peut apercevoir à l'E. les sommités des monts acrocérauniens et de Corfou. Plus on se rapproche du S., plus les montagnes de Céphalonie deviennent visibles, et l'oti passe en pleine vue de cette !le. On range d'encore plus près la côte de Zante, aux blanches falaises. La côte de Grèce, encore très-éloignée à TE., se distingue de mieux en mieux à mesure qu'on s'approche de l'écueil de Stanfanêf et bientôt parmi les montagnes de la Messénie on peut reconnaître l'arèie allongée qui constitue le sommet du mont Iihôme ; on range ensuite, mais de loin, l'entrée de la rade de Navarin, et le port de Modon, puis le petit archipel des iles de Sapienztkt Cabrera et VeneticOj qui se groupent autour de la pointe S. de la Messénie. Sur un plan beaucoup plus éloigné, la longue chaîne du Tay gè te annonce la Lacou i e , et reporte notre imagination. aux anciens souvenirs de Sparte. Puis tout s'efface, bien que lo navire relève uu peu sa direction du côté de VE. et se dirige sur le cap Kryo (ou cap Saint- Jean)f la pointe S. 0. de Tile de Crète. Les monts de Sphakia, puis les monts Blancs, montrent leurs hautes cimes pendant que Ton double le promontoire. On passe en mer près des Ilots de Gosxo-Poulo et de Goisv (de Crète), ou Gavdo, l'antique Glanda mentionnée dans le voyage de saint Paul ( K. p. 17, 6, note), puis on perd toute terre de vue jusqu^'t Alexandrie (K., pour l'arrivée ù Alexandrie, R. 4, môme page, a}.