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2* Idéogrammes, — Les mots écrits phonétiquement, c'est-à-dire dont récriture représente le son, la prononciation, composent la plus grande partie de tout texte hiéroglyphique. Mais, de distance en distance, on 7 rencontre aussi des mots exprimés an moyen d'un caractère idéogrophiquef c'est-àdiie d'une figure qui peint à elle seule l'idée exprimée par le mot, indépendamment du son de ce mot et de la prononciation qu'on lui donnait ea Uiant le texte. Un tel mélange d'éléments de deux natures absolument
différentes dans une même écriture n*est pas un fait aussi bizarre, aussi dehors de nos habitudes qu'il peut le sembler au premier abord. Nous au nous avons nos signes idéographiques, que nous employons souvent au mil d'une phrase dont tous les autres mots sont écrits alphabétiquement, sont nos signes algébriques (+ plus, — moins, etc.); t«is sont surtout chiffres, qui pour toutes les nations européennes peignent l'idée des mê nombres, d'une manière absolument indépendante de toute lecture p noncée, car chaque nation les lit par im mot différent, qui est celui lequel elle désigne le nombre.
Ainsi que nous l'avons déjà dit tout à l'heure, ces signes idéographi sont de deux espèces, figuratifs ou tymholtqties. Les premiers consis dans la figure même de l'objet matériel que Ton veut désigner, et n'o pas d'autre signification. En voici quelques exemples :
homme
femme
eafant
^boaf
oie
chemin maison
Quant aux symboles, ce sont aussi des représentations de choses concrètes employées à représenter des idées abstraites et quelquefois aussi des idées concrètes dont l'expression figurative directe aurait demandé des images trop développées et trop compliquées. Us sont formés de quatre manières différentes :
1* Par synecdoche, en peignant la partie pour le tout; ce sont alors de simples abréviations des caractères figuratifs dont on eût craint la complication. C'est ainsi (voy. p. 111) que l'idée de combat est notée par deux bras armés, l'un d'un bouclier et l'autre d'une hache d'armes; les deux prunelles rendent quelquefois l'idée des yeux, et pour écrire hcBufyOa se borne souvent à dessiner la tête de l'animal au lieu de sa figure entière.
2* Par métonymie, en peignant la cause pour l'effet, l'effet pour la cause, ou l'instrument pour l'ouvrage produit. Ainsi le mois est exprimé par l'image de la lune, le feu par une colonne de fumée sortant d'un réchaud, l'action de voir par les deux yeux ou les deux prunelles, Vécriture par le roseau à écrire uni à un vase à encre et à une palette.
3* Par métaphore, en peignant un objet qui avait quelque similitude réelle ou généralement supposée et facile à comprendre avec l'objet de l'idée à exprimer. Le vautour était le symbole de l'idée de mère^ parce que l'on croyait que cette espèce d'oiseaux ne comprenait que des femelles et reproduisait sans le concours du mâle ; la figure de l'oie du Nil signifiait /l^, 4 cause de l'opinion populaire qui attribuait à ce volatile des vertus de piété filiale dignes de servir d'exemple aux hommes. La priorité, la prééminence s'exprimaient par les parties antérieures du lion; les idées do vaiUance par la tête du même animal. L'abeille voulait dire roi, parce que cet insecte est soumis i un gouvernement régulier et en apparence monarchique.
4* Par émgmee, en employant, pour exprimer une idée, Timage d'un objet physique n'ayant que des rapports trèsKUUïhés, excessivement éloignés, souvent même de pure convcnûon, aveé l'objet de l'idée à noter. D'après