‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 87 sur 408 · ÉCRITURES HIÉROGLYPHIQUES · texte numérisé non relu

ÉCRITURES HIÉROGLYPHIQUES

cette méttodQ, fort vague de sa nature, une plume d*autrucbe signifiait la :uaieef parce que^ disait-on, toutes les plumes de cet oiseau sont égales; un ^meau de palmier représentait ratifiée, parce qu'on supposait que cet arbre piHissait douze rameaux par an, un dans chaque mois; une corbeille tressée <n joncs était le symbole des idées de seigneur et de totalité ; le serpent YLrsttâ de eelles de royauté et de diviniié*

combat

feu

écrire

mère

fils

chef»

SQpérieor

^ vaillance

jattice

année

seigneur, tout

dieu, roi

Les idéogrammes, soit figuratifs, soit symboliques, se placent souvent a;rà des mots écrits phonétiquement, à titre de déterminatifs , pour éciaireir le sens et empêcher la confusion entre deux mots homophones. T&oi les mots sauf les mots grammaticaux ont au moin$ un déterminatif. Il y a des déterminatifs spéciaux, qui ne s'appliquent qu'à un objet déterimoé ou à une certaine idée et sont l'image de l'objet ou le symbole constant de ridée; il y en a, et en plus grand nombre, de génériques, qui cinctérisent des ordres étendus de choses ou d'idées : ainsi un brat armé ^une massue est le déterminatif des actions violentes, le moineau de tout Ce qui est mauvais ou nuisible, etc.

L'écriture hiéroglyphique se montre à nous dans les monuments des pre- Œières dynasties avec toute la complication qu'elle a conservée jusqu'au dernier jour de son existence; et une telle complication suppose, avant d'arriver au temps où le phonétisme vint s^y joindre aux éléments symbohqoe et figuratif, deux états successifs, qui, pour se former et se modifier, ont dû réclamer de longs siècles, un premier état purement figuratif, et un ï^ond état on le symbolisme a étendu et complété ce que Ton pouvait iiphmer avec la méthode figurative. Combien de siècles déjà écoulés ^ut41 donc supposer avant la date où ont été exécutés les monuments d'une i&Uquité déjà si surprenante 1

Les noms des dieux s'écrivent assez ordinairement d'une manière idéographique, tantôt par une image figurative représentant la figure du dieu &vec les attributs symboliques qu'on lui donnait dans les représentations moaumentales, tantôt par celle de son animal sacré, Vépenier exprimant, par exemple, le nom d'Horus, tantôt enfin par des combinaisons emblématiques de plusieurs symboles. Ainsi pour rendre le nom d'Hathor, personnification du principe féminin dans le sein duquel le dieu solaire s'engendre . lui-même, on place l'image de Vépervier d^Hortu {Bor) dans le signe maison (JkU),eiprimantaftnsi l'idée do kt demeure d*Uorus (Hat-hor) (voy.p. 112, D). Nephthys est figurée par un autre rébus représentant le signe syllabe neb "^■r vas une maison.

Nous plaçons, du reste, ici les formes les plus habituelles des noms des principaux dieux, classés d'après différentes manières de les exprimer. Le

signe J (avec une barbe) placé derrière chaque nom phonétique est un déter-

minatif, qui indique un dieu; le signe J (sans barbe) indique une déesse;

les signes ^ t, marque du féminin, et % (rœuf), déterminatifs, se mettent derrière les noms de femme, i % est le déterminatif de la voûte céleste.

A. MOMS ÉCRITS PHONiriQUCIlKNT.

Ammon. Khnoum. Rhonsou. R&. Phtah.

Menton (Month). Toum. Seb. Sebek. Anoapoa (Anubis).

Noot. Nit (Neilb). Sekhet. Tafnout. Ma. Serek (Selk).

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