‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 95 sur 408 · SECTION IV. — ARCHITECTUAE ARABE · texte numérisé non relu

SECTION IV. — ARCHITECTUAE ARABE

S 1. CMgino et caractira dn tiyl» araba. — La conquête de l'Egypte par les Arabes musulmans introduisit dans le pays un nouveau style d'architecture, non pour les constructions privées qui n'ont jamais changé, mais pour les édifices consacrés au culte. Les Arabes ne paraissent pas avoir eu d'architecture propre avant Mahomet. A l'époque du Prophète, la Kaaba de la Mecque fut réédifiée par deux architectes étrangers. Sous les premiers khalifes, après la conquête de la Syrie, de l'Egypte et d'une partie de l'Asie Mineure, les Arabes convertirent en mosquées un grand nombre d'églises byzantines; les monuments qu'ils élevèrent par euz*mêmes furent édifiés par des architectes grecs. « Le témoignage des écrivains nationaux, dit M. Bfttissier, ne permet pas de douter que ce soit à l'école byzantine quelles Arabes aient emprunté les principaux éléments de leur système architec-

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toniqM. Beft ««rUiB eepeiidant quHb ont dû aussi s'inspirer desooiistnio* iampenuiM bftUas sous k dynastie des Arsaoidee et des Sassanides. Dire dans quel style étaient conçus ces monuments et quelles formes les Arabes lev est empruntées est un problème qu*il ne nous est pas donné de résou* dre; nous croyons pourtant que c'est aux Persans que les Arabes emprun* tëfOBi eette profunoo d'omementS| cette pompe et cette magnificence que éé^byaiattt à leur cour les souverains des empires de rOrient.... Les plus wrwawee mosquées sont bâties avec des matériaux enlerés à des édificee antiqwa Presque toutes les colonnes qui en soutiennent les plafonds et les dÂBo appartenaient à des monuments grecs ou romains. Les cbapiteauz QMS elb«nt anissi une imitation plus ou moins dégénérée de la corbeille esnaûdeone. Quant aux ornements, ils se oomposent d'inscriptions en etTKières arabes d'une forme plus ou moins ancienne. Aucune nation De multiplia d'une manière plus Tariée et plus ingénieuse les combinainos de figures géométriques, associées à des fleurs et à des fleurons, pour engendrer des formes applicables à la décoration des édifices. Les Arabes suppléèrent par ces différents enlacements de lignes et de plantes à la représenlation des êtres animés, qui leur était interdite par la loi mboméiane. Tous ces ornements sont rehaussés de couleurs éclatantes. Les miissd<pies byzantines, en verre émaillé, occupent aussi une place importante dans le système décoratif de Tancienne architecture arabe. Plus tard, elles furent remplacées par des revêtements de briques émaillées de diverses couleurs que l'on fabriquait en Perse depuis la plus haute antiquité. On taillait ces pièces en polygones variés de manière A en iMiBer toutes sortes de dessins. 0n autre élément architectonique, que l'on retrouve dans presque tous les monuments arabes, consiste en une série de petites coupoles en pendentifs, de petites niches superposées les unes audessus des autres, que l'on a comparées avec raison à des rtutoctttsf» et remplissant noD-seulement le vide des angles rentrants que présentent les consbuelions, mats encore formant quelquefois l'entablement supérieur des édifees. • — «Un des caractères les plus prononcés de l'architecture arabe en l%ypte, dit encore à ce sujet M. Charles Blanc ( Fofoye de la HouêU tfgfftty p. 81), est la fréquence de rmeorbellenMnt. On entend par ce mot la salifie des pierres qui, superposées de manière à dresser progressivement le nu du mur, s'avancent sur le vide pour former des corniches, des consoles, des balcons, des galeries, et servent à élargir en haut ce qu'on ne peut élargir en bas. L'encorbellement est ce qui donne tant de grftce aux minarets du Caire. Le goût des encorbellements se conçoit à merveille chez tous les peuples qui habitent les pays chauds. Il s'explique par le besoin de respirer en dehors de l'habitation, sans être obligé d'en sortir, par la nécessité de se créer des ombres au moyen de fortes saillies et de changer en parasol la toiture d'un abreuvoir où les cavaliers feront halte, la oomiehe et la couvertare d'une fontaine publique où les femmes se réuniront Mais l'enooibeU liment devait se développer dans les constructions musulmanes plus qu'ailleurs. Pour que chacun pût faire, aux heures canoniques, les dévotions prescrites par le Coran, il fallait de hautes galeries d'où le muezzin pût crier l'appel à la prière. Pour mettre l'architecture en rapport avec les moeurs d'un peuple qui veut que la vie privée soit murée, et que les femmes soient renfermées dans un harem impénétrable au regard, il IkUait

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