DE RENNES A NANTES
iS9 kil. — Chemin de fer. — Tn^etan 5 h.
15 min. et en 6 h. 40 min. — i** cl. I4 fr. 60 2* cl. 10 fr. l& c; 3« g1. 7 fr. 45 c
Aprfis avoir laissé & g. les lignes de Rennes à Saint-Maloet à Brest, le chemin de fer de Rennes à Nantes, tracé entre les routes do terre de Hennés à Redon et de Henaes à Nantes, parcourt d'abord une plaine monotone, sur laquelle alternent ou se confondent des champs, des prairies, des pommiers alignés et des chênes rugueux.
Sur la g. (I kil.) se trouve \echâteau de linuiuifinij , reconstruit au xviii* s. A dr. se montre Saint-Jact{uis-d€-la- Lande (900 hab.). La station de Briiz est établie au hameau de la Bihardayé, où 8'61èv3 un joli château récemment construit dans le style Louis XIII.
10 kil. Bruz, c. de 3006 hab., située en grande partie à g. de la station. Les évêques de Rennes y possédaient le monotr dê SatiiMrmel,
habité ensuite par le jurisconsulte Toullier. Sur le territoire de Bru/, se trouve, en outre, le château de Cicé, berceau d'une flunille célèbre dans la magistrature et dans l'église. Ce qui reste des tours et des pavillons de ce château porte scnlpié sur ses corniches l'écusson des Champion. — A l'O. de Bruz (2 kil.), près du confluent de la Vilaine et du Heu, se voit le château do Blossae, belle habitation du xviix* s., entourée d'eaux vives, de jardins, de prés, de massifs de verdure et de bois séculaires. La chapelle renferme le tombeau du général marquis de la Bourdonnaye, fondateur du chAteau actuel, et ceux de plusieurs membres (le sa famille. Quelques débris de l'an cien château se remarquent encore sur le bord de la Vilaine.
[Bruz est relié par une route de voitures à (9 kil.) Goven (2167 hab.) età(16kil.) narthn. c. d^ 1 r,'>ri liab., sur le territoire de laquelle s'éiève, au milieu des bois et entre deux éiangs, le château de la Mtuse^ qui a perdu ses tours et ses remparts.
Une habitation moderne a été construite à côté de l'antique manoir dont elle a pris le nom. La commune de Goven renferm ■ ])lusieurs autres châteaux, parmi lesquels nous signalerons le château des Etangs ^ flanqué de tours cylindriques et orné de sculptures, le châAeau de la Hayrie, bâti sur une éminencc d'où Ton découvre un immense panorama, et le manoir de la Feuillée, caché dans un vallon, au milieu d'arbres de haute futaie.]
La voie ferrée franchit la Seiche, sur le viaduc de Pierrefitte, puis la Vilaine, en aval du confluent de la
Seiche et un peu au-dessus du mou* lin et de Técluse de BoutHle, dans un site ravissant, a. La Vilaine, (jue côtoie le chemin de fer [Bretagne conteinporame)j traverse une suite de collines couvertes de bruyères roses et de riants vallons tapissés de vertes
DE BENNfiS A
prairies. A g., au delà de la rivière, les l ois de Laillé descendent le long des croupes du coteau , remontent en couronnant les rochets escarpés des bords de la Vilaine, enfeloppanl de leurs taillis et de leurs grandes futaies aux magnifiques sapins, le château seigneurial*, bA liment splendide que la Révolution trouva inachevé et dont elle ptlla les rîehesses. Le cbftteau de Laitté est Ftionnear du pays; aux alentours, tout habitant que vous interpellerez vous dira qu'il a autant de fenêtres qu'il y a de jours dans Tan. Tout déchu qu'il se présente aux regards , Laillé conserve encqre, de sa spacieuse esplanade, un aspect imposant. Les bois qui î'avoisinent
sages et de vastes jardins defflnév^ dit-on, par le Nôtre. Il appartient aujourd'hui à la famille de Mgr Brotsaaia- Salnt lf arc, arcbevêque de Rennes.
[Des Toitures de correspondance desservent (5 kil.,prix unique, 50 c.) Guichen, ch -L de c. de 3813 hab.,
ancienne chAtellenie. I/église rte Guicheii n'a aucune valeur architecturale, mais on vient d en construire une très-élégante dans le st|le ogival, au hameau de Pont-HAi»
(4ULanN.)-
41 Le territoire de Guîchen (Bretagne eontemporai7ie) s'étend vers le N. jusqu'aux bords de la Vilaine qui offrent, depuis les environs do Pont-Réan, une délicieuse variété
-~ a» j Foni-tvean, une ucnuiouso
s'appellent dans le pays la forêt «te L'asoects. Ce sont en général des col-
ilines schisteuses où s'exploitent de
a Dans les landes qui s'étendent au j^j.ges carrières de ce moellon connu N. du chAieau, on trouve un menhir ^^^^ ^^^^^ pierres de Cahot. Sur qui peut avoir 3 à 4 mèt. de hauteur ' ^ et qui est connu sous le nom de la ^^^^ ^^^^^^^ ciuisscui, pierre qui diôme, » bruyère et les gwiôts, tantôtde pe-
Un peu plus loin, sur la rive g. de .^J , d'éuais taillis. Bientôt
la Vilaine, un groupe d'-u-brcs en toure le manoir de la Iv auié, maison forte au temps de la Ligue, me nacée par le duc de Mercœur, en 1593, et que M. de Montbarot, gou verneur de Uennes, faisait garder par un détacliemeiU d'arqueltusiers.
Des escarpements abrupts, des rochers à pic, de 80 mèt. de hauteur, couverts les uns <le mousse, les au très de verdure , bordent le Ut de la rivière.
21 kil. Sourg-des-Comptes ^ v. de 160') hah., agréablement situé sur h îive g. de la Vilaine, à plus d'un kil. au S. E. de la station, établie au ha meau de Glanrei , sur le territoire de Guichen. Les escarpements de rochers qui s'y dressent, au-dessus du lit de la rivière, sont dominés par l'élégante flèche du clocher de Bourg-des-Com pies dont Yéglise a été reconstruite il y a quelques années dans le style ogival du xiv s. Le château du Bosehec (xTix* s.), bftti à 2 kil. au S. du bourg, est entouré de ravissants pay-
tltes futaies ou d'épais taillis. Bientôt les valiées s'ouvrent latéralement au fleuve, les coteaux s'ontrclaront, se rapprochent ou s'éloignent lour à tour en fuyantes perspectives i les eaux de la"^ Vilaine coulent entre de vertes prairies et des rochers grisâtres. Rien n'est riche de couleurs comme les bois qui tapissent les versants des deux rives. Sur ces beaux rivages, s'éK vent de charmantes maisons de campagne, des châteaux modernes et d'anciens manoirs* » Parmi ces châteaux, nous signalerons : le château moderne de la Massais, qui a remplacé un ancien château fort; le manoir de Bagat;; (xV s.), flanqué d^ tourelles; et le clidieau de Gay- Lieu, charmante habitation bâtie au xvui« s. sur la rive dr. de la Vilaine, par la famille de ISarbœuf.]
loursion i Guignen et à U Cbap«U« - Bouéxi c .
Une route, qui franchit la Vilaine près du château de Gay-Lieu, et qui
lûsae à g. le éhdtmu du Métairies, retie Bourg-dcs-Comptes à (9 kil.) Guignen et à (16 kiL) la Gbapeile-
Bf'Hf" xic,
Guignen, c. de 3010 hab., possède une égiùe romane qui mérite de fixer rattention des archéologues .
L'abside est décorée extérieurement d^arcades pleines, dont les cintres repn^îcnt sur les chapiteaux de colonnes engagées, en granit rougcf^tre. Les murs du chœur sont simplement garnis de contre-forts droits et peu satUants. L'abside et le ebœur, qui paraissent remonter au commencement du xn* sont surmontés d'une voûte en pierre parnie d'arcs doiiblpnnv qui retombent, ici sur des consoles, là sur des colonnes. L'ornementation des chapiteaux et des consoles se compose de tiges qui s*entre- croisent et vont s*enrouler anus les angles de l'abaque, puis de volutes, d'entrelacs et de fers de lance ou dcmi-llcurs de lis. Le transsept N . , plus moderiie que les parties dont nous venons de parler, offre deux fenêtres en ogives assez élégantes. Sous le chœur, une crypte voûtée en berceau, traversée par les eaux d'une fontaine qui servit probableraent au culte druidique, et quelques ai cadca cintrées portées sur des supporb prismatique:» a lE. de la nef paraissent plus aneiens encore que Tabside et le chœur. L'intérieur del*église offre un autre sujet de curi'Kitr-, c'est le tombeau d»' Jean de Saint' Àmadour, vicomte de Guignen, grand veneur et grand mciître des eaux et forêts de liieUi^ae, qui servit quatre rois de France, fut &it cheva* lier par le roi Charles VIII à la bataille de Fornoue, en 14%, assista à treize batailles rangées et fut inhumé dans le chance! do Guignen, en 1538.
Ce tombeau occupe un en feu pratiqué dans le mur du cliœur. La face antérieure est ornée de niches remplies de statuettes et séparées par de petits pilastres^ Une statue de grandeur.natureUe lapréseaie le noble
seigneur revêtu de son armure et d'une espèce de dalmatique armoriée
de ses armes (trois têtes de loup) , agenouillé, les mains jointes, devant un prie-Dieu.
Au village de la Chapclle-Bortëxic (1086 hab.), on visitera avec iulèrôt unmagnifiqueparc, Véglise, oiroée de bons tableaux, et, dans le cimetière, le tombeau armorié du vicomte de MenoUf dont la famiUi possède le cluUem du Momxia*
Après avoir aperçu, au loin sur U
g., l'église de Bourg-des-Comptea, on franchit la petite rivière de Canut à la sortie d'une tranchée qui dérobe à la vue le château de Gay-Lieu {V, ci-dessus). Les tranchées qui suivent le lunnet de la Trotinais (170 mèt.) empêchent d'apercevoir : à dr., la chdteem de la Molière, bâti au xviii* s., sur une colline couverte de bois {b"!!o vue de la terrasse), et SainU Senoux (1060 liib.); sur la rive g. de la Wûdiae» Pléchdtelj c. de 2G.>3 hab., qui possède une iglitef dont quelques parties remontent au zu* s., un calvaire (xV s.) monolithe (dans le cimetière) ; des vestiges deschdlcaux fort^ du Pairiii et du Coudray. Sur le territoire de PléchAtel, se trouvent aussi la villa et le haut fourneau du Pleuis-Bardoulf établis sur les ruines d'un ancien château fort, le ckd»
teau de MainléniaCy de belles promenades à Trélan, un menhir et les vestiges d un ju»i^ construit par les Romains.
Franchissant la Vilaine sur le t todue du Cambrée (60 mèt. de longueur), on laisse à dr., sans le voir, SairU-Malo-de-Phily (9î5hab.; c/iapeîle du Montserrat, construite entre deux rochers et but d'un pèlerinage ; ckâleau de la DriennaiSt érigé en vicomté on 1C54). La vallée prend un aspect plus sauvage. On y remarque de beaux rochers sur la g.
30 kil. Bain-Lohéac. C-ette station porta U nom de deux bourgs situés.
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